dimanche 16 octobre 2011

La Fiction du Dimanche : Breaking Bad

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J'avais prévenu : la rubrique "Fiction du Dimanche" pourrait parler d'un film, d'une série, d'un acteur voire, pourquoi pas, d'un métier en rapport avec le 7e Art. Aujourd'hui, plein feu sur ce qui est ma série du moment (avec Justified) : Breaking Bad. J'ai été très rarement aussi happé par une série. Il faut dire que dans le genre sombre et complètement barré, on a rarement fait mieux.




Walter White est un enseignant en chimie qui apprend qu'il est atteint d'un cancer. Pour pallier aux frais médicaux exorbitants mais surtout dans l'idée de mettre sa famille à l'abri du besoin, Walter décide de passer "de l'autre côté" de la barrière en produisant des méthamphétamines avec un petit dealer de seconde zone, Jessie Pinkman. Dès lors, il est englouti dans une spirale infernale faite de règlements de comptes, de coups bas et surtout... de mensonges. 




Dit comme ça, on se dit qu'on a droit à une énième version de ces séries qui pullulent aux USA. D'ailleurs le pitch de départ ne m'enthousiasmait pas vraiment. Mais il y a eu un tel phénomène de bouche à oreille sur Internet que je me suis laissé tenter. Et depuis, impossible de décrocher.

Très vite, Walter White est dépassé par les évènements. D'autant qu'il est très doué et que sa came "fait maison" devient très vite la plus recherchée dans les réseaux. C'est d'ailleurs ce qui lui permet de rester en vie.  Walter et son "disciple" Jesse apprendront très vite que l'on ne marche pas impunément sur les cartels de la drogue et qu'il vaut choisir scrupuleusement avec qui faire des affaires ou pas. Cet angle permet aussi quelques moments humoristiques, justement parce que l'on ne s'improvise pas dealer du jour au lendemain. Il y a quelques couacs de communication entre Walter et Jesse qui sont tout bonnement hilarants alors que ces couacs les conduisent pourtant souvent dans des situations délicates.




Un des aspects les plus passionnants du show, du moins dans les premières saisons, tourne autour de la double vie que s'est créé Walter White. Pas question de mettre sa famille au courant bien évidemment mais il lui faut bien justifier les rentrées d'argent qui paient son traitement médical et qui garantissent un avenir financier radieux à sa famille. Un exercice d'équilibriste pas simple, surtout quand on a le bonheur d'avoir un beau-frère qui bosse au service des stups. Cette double vie sera, en partie, éventée et la série y gagnera en noirceur et en profondeur. 




Après deux saisons où White et Pinkman se font une jolie réputation dans le milieu, ils se rendent compte que pour rester en vie, il leur vaut mieux travailler pour un gros cartel plutôt que de rester à leur compte. C'est ainsi que la saison 3 marque une rencontre déterminante avec le très énigmatique Gustavo Fring (campé par un hallucinant Giancarlo Esposito), sorte de monsieur tout-le-monde qui s’avérera être le chef d'une puissante organisation liée aux cartels de drogue mexicains. Un personnage central, véritable pivot des saisons 3 et 4 qui mettra autant d'ardeur à embaucher Walter White que d'essayer de le supprimer ensuite, ce qui nous vaudra un final de saison 4 absolument dantesque.




Que dire de plus à part peut-être souligner le fabuleux jeu des acteurs, Bryan Cranston en tête. Il est épatant dans le rôle clé de Walter White, toujours sur le fil du rasoir, pris dans tous ses mensonges, parfois  si près de la folie. Autour de lui, tout le reste de la distribution est au diapason : Aaron Paul (Jesse Pinkman), Anna Gunn (Skyler White, la superbe femme de Walter au caractère bien trempé), Dean Norris (Hank Schrader), RJ Mitte (Walter White Jr) et tous les autres.

La série comptera 5 saisons au final. La saison 4 vient de s'achever aux USA en battant ses records d'audience tandis que la saison 3 a débuté depuis peu sur Arte. L'attente pour connaître enfin le fin mot de l'histoire et le dénouement de cette série hors-norme va être longue ! 


3 commentaires:

  1. Ah enfin je peux dire du mal en toute impunité !!Merci Monieur Franck !!Comme nous te devons la découverte de Justify ( vive la saison 3 d'ailleurs...), je me laisserai bien tenter par Breaking bad.Tu te trompes rarement sur la qualité des séries même si , personne n'est parfait, tu n'as pas aimé Live to Mars.
    Bises,

    Isa.

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  2. D'abord, Madame Isa, on ne dit pas Justify mais JustifIED... Impardonnable après 26 visionnages du générique !
    Concernant Live to Mars, le vrai problème est que, même si je suis doué de mon côté pour recommander de bonnes séries, tous mes amis n'ont pas la même pertinence dans leurs choix !
    Pour Breaking Bad, prière de visionner quelques épisodes avant de dire "c'est nul"... Vous avez vu à côté de quoi vous seriez passés si vous ne vous étiez pas un peu fait violence pour JustifIED ?

    Bisous itou ! ;-)

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  3. Vu que c'est la même chaine qui diffuse Walking Dead, et que Monsieur Franck a bon gout, je vais me laisser tenter. Faudrait d'abord que ARTE diffuse depuis la 1ère saison;-)

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