dimanche 23 octobre 2011

La Fiction du Dimanche : Ratatouille

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S'il y a bien un film d'animation que je mets tout en haut de ma liste, c'est Ratatouille. Sorti en 2007, Oscar du meilleur film d'animation la même année, Ratatouille me ravit à chaque fois que je le revois. C'est surtout un film qui m'a fait pleurer, ce qui, je crois, ne m'était jamais arrivé pour un dessin-animé. Pire : je revis exactement la même émotion, au même endroit (mais je ne vous dis pas où), alors qu'il n'y a plus l'effet de surprise du premier visionnage.



Derrière ce bijou, Brad Bird, un des génies de Pixar, studio auquel on doit notamment les Toy Story, Monstres et Cie, Le monde de Némo, les Indestructibles, Wall-E, Là-haut et j'en passe. Avant d'oeuvrer pour Pixar, Brad Bird avait signé Le Géant de fer, un autre film d'animation mais pour les studios Warner.


Ratatouille raconte l'histoire de Rémy, un rat grand admirateur de la cuisine française qui va se retrouver entraîné dans les bas-fonds des égouts de Paris avant d'arriver près d'un très grand restaurant de la capitale.. Se liant d'amitié avec Alfredo Linguini, un jeune commis de cuisine timide et maladroit, il va mettre ses talents culinaires au service de son nouvel ami. Malgré les embûches tout au long du parcours, entre Skinner, un chef sans scrupule et Anton Ego, le critique gastronomique redouté par tous.


Il y a tout dans Ratatouille : des personnages attachants, beaucoup d'humour, de l'émotion, une représentation superbe et romantique de Paris, du rythme, de la musique. Il n'y a pas de temps mort et on ne s'ennuie jamais. Le film apparaît maîtrisé de bout en bout et il y a une vraie empathie pour les deux personnages principaux, Rémy et Linguini.


Si Ratatouille dénonce avec force et humour la malbouffe au travers de l'odieux Skinner, chef de seconde zone qui ambitionne de faire du prestigieux restaurant un lieu où se côtoieraient pizzas et burritos surgelés, le film est surtout une formidable invitation à la réalisation de ses rêves. A ce titre, le personnage de Rémy, le rat, est essentiel.


Car Rémy est un rat d'égout qui refuse sa condition et qui aspire à devenir un chef reconnu. Il a un nez imparable pour mêler les saveurs, accommoder les aliments et ne déteste rien de moins que de devoir faire les poubelles. Il a des rêves. Les évènements lui permettront de les réaliser.


Anton Ego est un personnage profondément antipathique, un critique culinaire sans coeur et aigri dont les écrits ont détruit la réputation de bon nombre de restaurants haut de gamme. C'est un homme de pouvoir mais extrêmement seul, engoncé dans une carapace qui finira par se fissurer lors de ce qui restera l'un des moments les plus émouvants du film.


Comme je l'ai évoqué plus haut, il ne faut pas oublier le soin tout particulier apporté à la représentation de la capitale. Jamais Paris, la belle romantique, ne se sera montrée aussi étincelante, aussi à son avantage. Un travail de fourmi a du être nécessaire pour arriver à un tel résultat. Graphiquement, c'est de toute façon tout le film qui est de très haute tenue. Quant à l'animation, c'est du grand art.



Ce billet est tout sauf impartial. C'est normal, me direz-vous, puisqu'il s'agit de mettre en lumière, chaque semaine, un film, une série qui m'auront particulièrement marqué. Mais c'est encore plus vrai ici. Car Ratatouille m'aura infiniment marqué, ému, rendu heureux. J'en avais probablement déjà parlé sur un de mes précédents blogs. Sûrement. Mais il faut croire que tous les prétextes sont bons pour parler inlassablement des belles choses.





5 commentaires:

  1. A moi aussi, ce film m'a touché et reste l'un de mes préférés. Je n'oserai dire en fait lequel des Pixar est vraiment mon préféré, tant ils sont d'une qualité irréprochable en tout point de vue. Petite parenthése, le dernier Cars est vraiment décevant, ce qui m'a vraiment étonné après tants de chefs d'oeuvres. Il est interressant de revenir sur le Géant de fer qui est un déssin animé de la Warner injustement oublié, et que j'ai adoré. Espèrons une sortie Bluray prochainement.Pour le petit moment qui t'a fait pleurer, et qui continuera, et je pense que c'est le même qui m'a donné aussi des émotions. Ne serait ce pas le moment ou Anton Ego goute sa ratatouille, et qu'il fait un flashback?? Ou celui ou les rats se mettent tous aux fourneaux??

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  2. En fait, je ne voulais pas spoiler (En même temps, est-ce qu'il y a encore des gens qui n'ont pas vu Ratatouille...) mais c'est effectivement la madeleine de Proust lorsque Anton goûte la ratatouille.
    Cars 2, effectivement, a été "incendié" par la critique mais je n'avais de toute façon pas été emballé par le 1. Un ami me 'a passé, je t'en dirai plus quand je l'aurai vu.
    Le Géant de Fer est un film sublime, j'en garde un très bon souvenir. Peut-être que je lui consacrerai un billet.

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  3. C'est vrai que ce film d'animation est savoureux ! Amusant et émouvant, une vraie réussite !

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  4. "Ratatouille" est un des rares dessins animés qui m'émerveille et m'émeut chaque fois davantage.
    Un petit chef d'oeuvre à déguster sans modération !
    Nath

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  5. Comme tu le sais déjà Franck, je ne suis pas un grand fan des films d'animation Pixar. Je préfère les sagas Shrek ou L'âge de glace même si je reconnais que les graphismes Pixar sont magnifiques. Je trouve que les sujets de leur films sont très (trop ?) enfantins (Les jouets de Toy Story qui sont des êtres vivants, les voitures qui parlent, les animaux qui parlent aux humains, etc...). Un des seul film Pixar qui trouve grâce à mes yeux, c'est Ratatouille (avec Wall-E mais c'est peut être le fan de sciences fiction qui parle). Et je ne saurais pas trop dire pourquoi. Est-ce du à la gastronomie que j'adore ? Est-ce que c'est grâce aux magnifiques vues de Paris ? Peut être également à la morale du film (un rêve même un peu fou peut être réalisé). Je pense que c'est un peu de tout ça à la fois.

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