jeudi 13 octobre 2011

L'écrit du jeudi : la bonne blague !



Il s'en est fallu de peu que j'inaugure cette rubrique par une petite nouvelle mais elle est encore trop en gestation pour que je puisse proposer quelque chose de correct dès aujourd'hui. En plus, ça reste laborieux quand l'inspiration vous fait défaut, comme à son habitude. Mais bon, ça prend forme, lentement... Peut-être pour la semaine prochaine. Ou la suivante...

Du coup, en guise d'écrit du jeudi, vous devrez vous contenter d'une petite anecdote qui m'est arrivée le week-end dernier. Nath et moi avons invité à la maison mon amie Anita (une ancienne collègue qui vient d'Alsace et qui fait la choucroute comme personne !) et Luc, son compagnon avec lequel nous avons fait connaissance.

Vous connaissez la phrase "N'amenez rien" ? On l'a tous dite au moins une fois dans sa vie cette phrase là.
Bref, Anita et Luc se sont donc présentés avec deux petits paquets : l'un pour Nath, l'autre pour votre serviteur.
Evidemment, vous êtes bien contents mais un peu gênés alors au lieu d'ouvrir tout de go le paquet en question, vous le manipulez entre vos petits doigts en essayant de faire des pronostics. Au niveau de la taille, j'avais pensé à un CD mais je trouvais le paquet un poil trop épais. Il s'agissait en fait d'un livre de blagues, tandis que Nath arborait un foulard du plus bel effet.

Je ne sais pas vous mais moi, les blagues, je suis assez bon public mais je ne les retiens jamais. Surtout, je serais bien incapable d'en raconter. Je les oublie aussitôt entendues. C'est terrible !

Mais bon, ce n'est pas tout ça mais on est quand même là pour boire l'apéro. J'aurai tout le loisir de lire l'ouvrage plus tard, mais là, y'a urgence, faut faire péter le kir comme on dit avec les gâteaux apéro vachement diététiques qui vont avec.

Le repas se déroule parfaitement avec nos deux amis. On discute, de tout, de rien, juste le plaisir d'être ensemble. De toute façon, je suis toujours très heureux de revoir Anita. On n'habite pas très loin l'un de l'autre pourtant mais on ne se voit pas autant qu'on le voudrait. Parce qu'on n'y pense pas toujours tout simplement. Ou la vie de chacun qui veut ça. Mais c'est une personne que j'ai en très haute estime. Mais bon, faut pas le dire ! Des fois qu'elle passerait par ici...

La fin du repas arrivant, je reprends distraitement mon livre de blagues, histoire de faire mon intéressant et d'en raconter quelques unes. Je promets même à Anita de lui envoyer les meilleures par mail. Je feuillette le livre et je me rends compte que quelque chose ne va pas. Les blagues ne sont pas très drôles en fait et du coup, je ne me vois pas trop les lire à voix haute. Et puis au dos du livre, je lis ces quelques lignes :

"Plus de 150 blagues à raconter à tes copains dans la cour de récré : fous rires garantis ! Et aussi des devinettes, des charades, des combles, des "monsieur et madame", des énigmes pour animer tes soirées entre copains"

Je comprends mieux mon manque de fous rires... et également les dessins façon "J'aime lire" qui émaillent les pages du bouquin. Anita ne sait plus où se mettre, la pauvre, d'autant que c'est le genre de personne qui va mettre trois heures pour trouver un cadeau. Très vite, on en rigole de bon coeur et je commence même à leur lire quelques "bonnes blagues" du bouquin. On rit à gorge déployée, non pas parce que les blagues sont drôles... mais parce qu'elles sont navrantes ! Petit florilège, rien que pour vous (attention, c'est du lourd !) :

Dans un restaurant, un client commande au garçon :
-Servez-vous les escargots ?
-Certainement, monsieur.
-Bon alors pour moi, ce sera un bifteck frites et, pour mon escargot, une belle feuille de salade.

Sur la plage, un homme s'étonne :
-Vous allez vous baigner tout de suite après avoir déjeuné ? N'est-ce pas dangereux ?
-Rassurez-vous, je ne risque pas de couler. A midi, j'ai mangé du poisson.

Une conductrice demande à un agent de police :
-Je peux me garer, là, sur ce passage protégé ?
-Certainement madame, à condition de laisser les quatre portières ouvertes pour que les piétons puissent a traverser.


Bon, je suppose que vous ne m'en voudrez pas si j'arrête le massacre ici. En tout cas, nous avons bien rigolé du fait qu'Anita m'ait finalement rajeuni d'une trentaine d'années, ce qui est toujours bon à prendre lorsque l'on est à seulement quelques mois de la quarantaine (rugissante ?). Et au final, nous avons passé une excellente soirée. Du coup, plutôt que de l'offrir à un gamin, j'ai décidé de le garder, ce bouquin !

C'est quand même dans ce genre de situations qu'on est bien content de ne pas les retenir finalement, les blagues !


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