jeudi 6 octobre 2011

Les mots qui se dérobent

Je n'ai pas changé d'avis. Ce blog a bien pour vocation à être régulièrement nourri de dessins et de textes. L'envie d'écrire est bien là mais l'inspiration fait défaut. Mais davantage que le manque d'inspiration, je crois que c'est vraiment la difficulté de trouver les mots qui prédomine. 

C'est un vrai problème pour moi qui ai toujours considéré que le plus important dans une histoire était l'atmosphère que l'on distillait au fil des pages. Lorsque l'on me dit que l'on voit mon histoire se dérouler par le biais de mes mots, c'est le plus joli compliment que l'on puisse me faire. Lorsque le visuel de l'imaginaire ouvre ses portes et que nos mots agissent comme autant de panneaux de direction.

Actuellement, j'ai la tête pleine d'images mais sans les mots pour les définir avec la même émotion que celle ressentie avec les yeux. J'ai l'impression qu'on nous inonde tellement d'images que ça a pris le pas sur tout le reste. Le visuel, les images fortes, la mise en scène.

J'ai dormi quelques heures cette après-midi. J'ai fait un rêve. Un rêve étrange et décousu dont il ne reste que des bribes. Un début d'inondation comme une pression que l'on exercerait sur un bouchon de bouteille avant qu'il ne saute et n'engloutisse tout l'espace. Une araignée dont je n'aurais pas vraiment su dire si elle m'était hostile ou pas et dont la vision n'avait rien de fortuit puisque Nath et moi sommes curieusement "envahis" (toutes proportions gardées) en ce moment. Une punaise enfin, le genre d'insecte que j'ai en horreur, et dont l'aspect dans mon rêve était plutôt celui d'un demi-gland monté sur pattes.

Bref, je me suis réveillé mais assez paisiblement. Le rêve avait été angoissant mais sans plus. Je me suis alors fait la réflexion que ce pourrait être le point de départ de quelque chose. Au niveau de l'écrit, je veux dire. Pas pour véritablement créer une histoire mais simplement pour créer une ambiance, distiller un climat un peu pesant voire légèrement claustrophobique.

Et je me suis rendu compte qu'actuellement je n'en étais pas vraiment capable. Que les mots ne venaient pas. Ou pas comme je le voudrais. Ce n'est pas bien grave, ni très important. Ce qui me gêne davantage, c'est cette sensation que la société de l'image dans laquelle nous baignons est en train de me submerger et que les mots restent en retrait.

Je ne suis même pas sûr de m'être fait comprendre. C'est dire à quel point les mots se dérobent...


2 commentaires:

  1. Et bien pour quelqu'un qui cherche ses mots , je trouve que tu te débrouilles très bien ! L'émotion est bien palpable. Donc , tu vois même l'angoisse de la page blanche : tu la décris à merveille ! J'en profite pour te féliciter pour ton prix , et pour remercier Nathalie de me faire connaitre ton blog .
    Une petite question : pourquoi ne pas le faire partager sur FB ? Ce réseau est ce qu'il est ... mais l'effet boule de neige peut t'ouvrir d'autres portes .
    En un mot : continue !
    Pascale B.S

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  2. Merci Pascale ! (On est entre amis ici, tu peux laisser tomber les initiales)

    FB, je me suis posé la question mais je ne suis pas suffisamment convaincu. Le problème, c'est que je risque d'avoir des "J'aime" ou quelques commentaires sur FB au détriment de ceux que je trouve ici et qui me paraissent plus importants. Pour le moment, je préfère le bouche à oreille. Et puis c'est encore un blog en phase de démarrage. Mais plus tard, pourquoi pas... Je n'exclus rien.

    Merci encore pour ta venue, tu es chez toi ici !

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