dimanche 20 mai 2012

La Fiction du Dimanche : Desperate Housewives



Desperate Housewives a tiré dimanche dernier sa révérence après 8 saisons de bons et de moins bons services. Pourquoi je vous dis ça ? Eh bien parce que j'avoue que DH était devenu une sorte de petit plaisir coupable et, en disant ça, je sens bien que je vais forcément baisser dans l'estime de Denis. Oui Denis, tu as bien entendu : j'étais en quelque sorte "fan". 

Pourtant, au départ, je ne voulais pas en entendre parler car je pensais qu'elle était la série "pour femmes" par excellence. Et puis je me suis retrouvé devant un peu par hasard dans des circonstances que je ne me rappelle d'ailleurs plus... et j'ai été séduit essentiellement par l'humour et la qualité des dialogues. Pas des scénarios, des dialogues. La nuance est d'importance. Car si tous les scénarios ne se valent pas au fil des saisons, les dialogues sont globalement de haute tenue. Autour d'une intrigue dite principale se développent de petites saynètes souvent drôles, parfois moins mais toujours plaisantes.

Desperate Housewives raconte la vie de cinq puis quatre amies (L'actrice Nicolette Sheridan décidant de quitter la série à la fin de la saison 5, son personnage fut supprimé) dans un quartier résidentiel chic, Wisteria Lane. L'histoire démarre sur le suicide d'une de leur amie, Marie-Alice Young, et ce suicide sera en quelque sorte le fil rouge de DH puisqu'elle commentera désormais "d'outre tombe" les intrigues de ses anciennes amies en intervenant en voix off à chaque début et fin d'épisode.

Chaque desperate a évidemment sa caractéristique : Susan Delfino (Teri Hatcher) est la gaffeuse émotive par excellence, Gaby Solis (Eva Longoria) est l'ancien modèle dépensier et superficiel, Lynette Scavo Felicity Huffman) a du mal à concilier vie privée et vie professionnelle, jonglant avec ses 3 puis 4 enfants et enfin Bree Van de Kamp (Marcia Cross) est une femme un peu coincée, très propre sur elle, très organisée, très bonne cuisinière et qui ne supporte pas de ne pas être irréprochable. Voilà pour les caractéristiques de départ. On verra très vite que les choses ne sont jamais aussi simples qu'elles peuvent le paraître.

La série propose une intrigue principale par saison. Certaines sont passionnantes comme la saison 3 avec le personnage de Orson Hodges (joué par le toujours impeccable Kyle Mac Lachlan), ou encore la saison 5 avec Neal Mc Donough, acteur excellent dans la peau de Dave Williams (et hallucinant dans la saison 3 de Justified) tandis que d'autres sont plus classiques. Mais l'alternance de scènes franchement hilarantes et d'autres plus intimistes voire émouvantes rend le show toujours très agréable à regarder, même lorsque le rythme s'essouffle. Le mérite en revient aussi aux personnages secondaires, Karen Mc Cluskey et Katherine Mayfair en tête (pour ceux qui suivent la série), interprétées respectivement par Kathryn Joosten et Dana Delany). Et certaines guest stars sont vraiment savoureuses et amènent un vrai plus.

DH, c'est donc fini après 8 saisons et 180 épisodes. Sans véritable regret, la saison 8 n'étant de surcroît pas la meilleure du show. Comme l'arrêt de la série était connu dès la fin de la saison précédente, les auteurs ont pu faire ce qu'ils ont voulu pour clôturer le show. Je n'en dirai pas plus pour ceux qui ne sauraient pas encore le fin mot de l'histoire si ce n'est que la boucle est bouclée en quelque sorte. Pas inoubliable dans l'ensemble mais cohérent.

Allez Denis, avoue que je t'ai fait envie,non ? On se fera l'intégrale fin août si tu veux ! 

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2 commentaires:

  1. Contrairement à ce que tu penses, j'aime bien DH. Je n'ai à ce jour pu visionner que la première saison et une partie de la deuxième mais j'ai toujours eu envie de regarder les suivantes.
    La bande annonce me faisait un peu penser à Tim Burton et son film "Edward aux mains d'argent" (où la caméra prend place dans un quartier pavillonnaire typique des Etats-Unis avec ses pelouses bien propres, les allées et venues et des maris qui vont et reviennent du travail, les péripéties des femmes pendant que leur mari travaille, ....). C'est pour cela que j'ai regarder la première fois. Et puis je me suis pris au jeu du suspense assez fort pour savoir ce qui ce trame dans ce quartier. Après la deuxième saison étant moins passionnante, j'ai abandonné le visionnage mais je ne désespère pas de la reprendre un jour....

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    1. Tu as raison, ne "desperate" pas ! ;-)

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