jeudi 26 juillet 2012

Vous reprendrez bien un peu de poésie ?



Ah... Les belles journées d'été, le chant des oiseaux, les bruissements dans les arbres, la douce lumière du soleil, le clapotis paisible des cours d'eau, je ne sais pas vous, mais moi ça me rend léger, aérien, poète...

On est poète ou on ne l'est pas. A moins que ce soit par intermittence... Mais puisque je le suis aujourd'hui, autant en profiter et partager ainsi avec vous une anecdote délicieuse.

Depuis quelque temps, un peu par défaut quand même, je me suis mis en tête de m'orienter professionnellement vers la cuisine. Pas que ça m'enthousiasme démesurément mais bon, je ne peux pas rester chômeur longue durée ad eternam. Et comme je ne trouve pas de travail en rapport avec mes compétences administratives et littéraires...

J'ai donc commencé un stage de restauration en collectivité. Un stage de 10 jours sur deux semaines. C'est quoi deux semaines dans une vie ? Peu de chose. Deux semaines. Deux toutes petites semaines. Et encore, quand je dis deux semaines... même pas ! 

Je me suis arrêté à la fin de mon septième jour. Plus exactement, on m'a mis en arrêt, suspendant ainsi de facto mon stage. C'est ballot. Ça se passait plutôt bien et il ne me restait que trois jours.

A ce stade de mon récit, je vois chez certains poindre une inquiétude. Mais où est donc cette fichue poésie promise en introduction ? Paniquez pas, j'y viens. 

Deux semaines de cuisine dans une vie. Une goutte dans l'océan de l'existence. Qu'aurait-il bien pu se passer ?

Eh bien, vous ne le croirez sans doute pas mais... Attention, je vous préviens d'ors-et-déjà que l'émotion va vous piquer les yeux ! Peut-être pas que l'émotion d'ailleurs...

Allez, je vous délivre de cette attente insupportable. C'est un gros et beau... panaris qui a mis fin à la naissance de ma nouvelle carrière. Bon, vu que je faisais mon stage en restauration, j'aurais pu faire comme dans la chanson de Pierre Perret,  Le tord boyaux, en le glissant "au chaud dans la blanquette" ou dans tout autre plat mijoté mais bon... L'occasion aurait pourtant été belle avec le veau marengo de mardi. Zut, j'y ai pas pensé, tant pis. 

Bref, j'ai du déclarer forfait. Et comme en plus durant le stage, vu que je suis un tantinet maladroit, je me suis coupé à une reprise et brûlé à deux, j'ai décidé que je ne ferai pas de la cuisine mon métier. Mais quand même... Tiens, si j'étais matheux, je m'amuserais à calculer la probabilité d'avoir pu avoir un panaris pile poil la quinzaine de mon stage.

Voilà mesdames et messieurs, mon quart d'heure "Poésie sans limite" est terminé. J'espère que vous avez su en profiter.

Y'a pas à dire. L'été, ça vous change un homme ! 

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