mercredi 8 août 2012

La Gueule du Mercredi : Jerry Lewis



J'ai depuis longtemps envie de consacrer mon billet du mercredi à Jerry Lewis mais jusqu'alors, quelque chose m'en empêchait. En effet, je ne connais quasiment rien de sa carrière. Je crois ne l'avoir jamais vu dans aucun de ses nombreux films comiques, pas plus que dans ses innombrables duos avec Dean Martin.

Je découvre véritablement Jerry Lewis en 1987 lorsqu'il accepte de parrainer le tout premier Téléthon français, un choix d'autant plus symbolique que Lewis a créé le premier Téléthon à l'échelle nationale aux Etats-Unis en 1966. L'homme m'émeut énormément et me fait aussi beaucoup rire. Un vrai trublion dont j'ignorais jusqu'à l'existence avant mes 15 ans.


L'année suivante, je découvre la série Un Flic dans la Mafia, série qui me marquera durablement et dont je ne comprends toujours pas qu'elle ne soit pas rediffusée ou éditée en DVD chez nous. Jerry Lewis n'intervient que dans quelques épisodes de la saison 2, dans le rôle d'un industriel new-yorkais trempant dans des affaires peu recommandables. Son interprétation me bluffe et, encore aujourd'hui, le simple souvenir de ce grand acteur dans ce rôle dramatique me donne envie de revoir cet arc passionnant.


Mais c'est dans le sublime Arizona Dream d'Emir Kusturica que Jerry Lewis trouve l'un de ses plus beaux rôles. Celui de l'oncle Léo qui voudrait faire partager à son neveu Axel (Johnny Depp) sa passion des belles voitures. Bien évidemment, comme toujours chez Kusturica, le propos est bien plus profond que ces quelques lignes (d'autant que l'histoire fait intervenir plusieurs personnages, tous aussi bien écrits les uns que les autres) mais revoir Jerry Lewis à son meilleur dans un grand film fait plaisir à voir.


Bref, vous l'aurez compris : ce billet est forcément réducteur au regard de l'immense carrière de l'acteur  mais  le Téléthon 1987 où je l'ai découvert et deux apparitions de haut vol dans Wiseguy et Arizona Dream ont suffi à faire de lui, en tout cas pour moi, quelqu'un d'incontournable.

Et comme Jerry Lewis est aussi un clown, je vous laisse avec, ci-dessus, l'un de ses plus célèbres sketchs (tiré à la base d'une scène de l'un de ses films mais qu'il réinterprétera ensuite à de multiples occasions)  : the typewriter. Court mais culte. 

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