jeudi 9 août 2012

L'Ecrit du Jeudi : Changer tout, tout le temps



Tels des nuages en perpétuel mouvement, je n'arrête pas en ce moment de vouloir tout changer, tout le temps. Et quand ça me convient à peu près, que j'ai trouvé un certain équilibre, ça ne dure jamais bien longtemps.

Prenez ce blog par exemple. Je devais faire un long break. Il n'aura duré qu'un mois. Je voulais supprimer les libellés, je les ai remis pas plus tard que dimanche dernier. Je ne voulais plus d'un rythme quotidien et j'y suis pourtant revenu. J'ai une énième fois changé l'image d'arrière-plan du blog il y a quelques semaines, et encore ce n'est rien, si vous voyiez à quelle vitesse je modifie mes fonds d'écran du bureau.

Chez moi, depuis que j'ai de nouvelles étagères dans l'entrée, tous mes livres sont bien rangés. Mais ça ne va pas. Je vais sûrement faire des inversions avec ceux présents dans mon bureau. Et les jeux, faut que je les change de place aussi. Ils sont trop bas. Je vais pas devoir me baisser quand même. Et puis pas assez inaccessibles. Allez hop, on change. Une bonne chose de faite. Jusqu'à la prochaine fois.

Côté boulot, c'est pareil. C'est vrai en plus que c'est pareil. Toujours pas de boulot. Statu-quo. Mais là aussi, je veux tout et je n'ai rien. Complètement désorganisé. La cuisine ? Un pétard mouillé qui n'aura fait illusion que quelques semaines. Des contrats en alternance ? Oui, sauf que j'ai tous les centres de formation que je veux mais pas les entreprises. Alors je vais devoir changer mon approche. Et en rechanger probablement derrière. Pas bien grave. Je garde le moral. Mais comme tout change à une vitesse folle...

Vie privée, je change aussi. Pas de femme rassurez-vous, je serais bien incapable de me passer de ma petite Nath et, heureusement pour moi, la réciproque est vraie, ouf !  Côté amis, ben, j'en suis revenu aussi. 
Il y en a visiblement qui ne savent vivre qu'entre eux, en petit comité, en famille. Ce sont les mêmes qui vous font miroiter que vous comptez pour eux, que vous leur manquez, qu'ils voudraient bien vous voir mais qu'en même temps là, ça tombe mal, là je suis un peu patraque, là faudrait pas que le trajet nous fatigue, là on peut pas mais dans deux ou trois mois peut-être bien... Ce sont les mêmes qui s'étonnent ensuite de ne plus avoir de nouvelles. Ben oui, c'est bizarre, la vie. Les gens se lassent au bout d'un moment, à force de se sentir délaissés et de sentir, surtout, qu'ils sont vachement tributaires quand même du bon vouloir de ces amis si bienveillants.

Mais, malgré les apparences, je ne suis même pas amer. Je m'en fiche un peu. Les gens font ce qu'ils veulent et sont ce qu'ils sont. C'est probablement tout aussi valable pour moi. Les gens qui comptent pour moi me suffisent. Si la réciproque est vraie, alors c'est la cerise sur le gâteau. Sinon, les masques finissent toujours par tomber. L'époque où je me posais des questions presque existentielles sur l'amitié est révolue. Carpe Diem. Pour le reste...

Certains regrettaient que ce blog ne soit pas plus personnel. Comme quoi... Mais attention, ce ne sera pas systématique. Et quand j'aurai un billet d'humeur, ce sera le jeudi et seulement le jeudi. Histoire que tout ne change pas quand même ! 

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