mardi 6 novembre 2012

UP and DOWN



UP : Les Bidochon sauvent la planète.
Bon cru que ce 21eme tome de Raymonde et Robert, ce qui n'était pas gagné tant tout a été dit ou presque sur l'écologie et les gestes "qui sauvent la planète" au quotidien. Binet étire quelquefois ses sketchs jusqu'à la corde (celui sur les ampoules basse consommation me vient tout de suite en tête) mais l'ensemble est d'une belle homogénéité dans l'humour. Scènes cocasses, personnages fidèles à eux-mêmes, on ne s'ennuie pas une seconde et il y a de belles trouvailles qui sont surtout bien exploitées. Faire rire avec un sujet aussi éculé qui sensibilise autant qu'il agace prouve qu'il y a mille et une façons d'apporter sa pierre à l'édifice. Une vraie réussite après quelques albums, à mon sens, moins inspirés.



UP : La Vérité sur l'affaire Harry Quebert
Une envie plus qu'un coup de coeur puisque je n'ai pas encore lu cet ouvrage. Mais le passage de Joël Dicker à On n'est pas couché m'a drôlement fait envie. Et comme c'est un polar, que les critiques sont dithyrambiques et que Dicker sera présent à la Foire du Livre de Brive, il y a peu de chance que je passe à côté samedi prochain. On en reparle une fois que je l'aurai acheté et que j'aurai englouti les 660 pages du roman.



DOWN : Blanche-Neige et le Chasseur
Nath a bien aimé, moi beaucoup moins. Au moins, je l'ai regardé, plus par curiosité que par envie (ce qu'il m'aurait été impossible de faire avec la version de l'horripilante Julia Roberts) mais au final, je n'ai pas été convaincu. Certes, le film est noir à souhait, Charlize Theron vaut le détour en reine malfaisante et la photographie est belle comme tout. Le problème tient en 3 mots : absence d'empathie. On ne s'attache à aucun des personnages. Le chasseur a le charisme d'une huitre, engoncé dans une virilité toute stéréotypée, Blanche-Neige est fadasse (mais on ne peut pas trop en demander à Kristen Stewart) et les nains nous laissent complètement indifférents. Alors d'accord, on ne s'attendait pas à une version Disney, mais quand même... Pour le reste, le film n'est pas catastrophique en soi mais il est chiant et sans âme. Dommage.




UP & DOWN : Jonathan Lambert
Parce qu’Éric Naulleau était invité dans l'émission On n'est pas couché, Jonathan Lambert a eu la très bonne idée d'apparaître sous les traits d'Eric Zemmour. Une transformation réellement bluffante et un pied pas possible visiblement pris par Lambert, déchaîné. Du coup, on regrette quand même la faiblesse de l'intervention, due principalement à un texte poussif et des effets qui l'étaient tout autant. Le mimétisme trouve ses limites dans le traitement de Zemmour par Lambert qui en fait quelqu'un de bête et méchant. Or, quoi que l'on pense de Zemmour ou de ses idées, il n'est, je pense, ni bête, ni méchant et Naulleau a d'ailleurs tenu à le préciser à la fin du "sketch". Avec une telle transformation et un peu plus de finesse, le "retour" de Lambert aurait pu rester dans les annales. Reste un bon passage et une claque née de la qualité du maquillage, ce n'est pas si mal ! 



UP : Je descends du singe, de Marc Lavoine
Je n'aime pas tout de Marc Lavoine, surtout ses premiers albums où ses tubes étaient noyés dans un fatras de compositions au mieux faciles, au pire ratées. Mais globalement, depuis l'album où il a cartonné en duo avec Christina Marocco, Lavoine s'est vraiment bonifié avec l'âge et j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter ses derniers opus. Le petit dernier est un bon cru et, si on est en terrain connu, un peu dans la lignée surtout de son album précédent, Volume 10, on prend beaucoup de plaisir. Et si on est tout à fait en droit de préférer quelques titres plus intimistes, j'ai pour ma part une vraie préférence pour le frais et l'enjoué (mais plus cynique qu'il n'y paraît) J'ai vu la lumière. Par contre, 36 minutes, c'est vraiment trop court quand c'est bon ! 



DOWN : Les Enquêtes de Murdoch.
Je ne sais pas vous, c'est peut-être aussi un effet de lassitude, mais la saison 5 de Murdoch actuellement diffusée sur France 3 m'ennuie prodigieusement. J'avais pourtant consacré un billet à cette série que j'aimais beaucoup mais je trouve désormais les enquêtes plus banales, ou moins passionnantes, à moins que le flegme tout monolithique de Yannick Bisson ne me lasse. On est moins dépaysé, moins "embarqué" dans les enquêtes policières. Pas de quoi me faire décrocher pour l'instant mais une vraie bonne intrigue ferait du bien.



UP : Kimi Raïkkonen 
Pendant que son coéquipier Grosjean était une nouvelle fois impliqué dans une énième collision, Kimi profitait des circonstances d'une course folle pour remporter son premier trophée de la saison, le premier également pour l'écurie Lotus qui tardait à confirmer son potentiel. Le Finlandais a rappelé au paddock déjà impressionné par sa forme après deux années d'absence qu'il n'avait pas été champion de monde pour rien. Personnellement, je suis ravi pour lui, bien que les deux dernières courses devraient sacrer Vettel, (extraordinaire 3eme après une disqualification en qualifs) ou Alonso (qui n'a pas su profiter des abandons de Hamilton et de Weber qui monopolisaient la première ligne au départ et qui ont été victime de déconvenues diverses), "Iceman" étant vraisemblablement hors course pour le titre.



UP & DOWN : Les séries américaines
Globalement, je me régale devant les séries que je regarde actuellement. Mention spéciale pour The Walking Dead où la 3eme saison tient pour l'instant toutes ses promesses et le mot est faible. Si la suite garde le rythme, ça nous promet des épisodes d'enfer ! L'introduction du personnage clé du Gouverneur (David Morrissey, exceptionnel) a rendu l'épisode de la semaine dernière passionnant de bout en bout. Par contre, j'hésite vraiment à me procurer la BD qui a inspiré le show, déjà parce que c'est une collection à rallonge (17 tomes parus, séries en cours) mais surtout parce que je ne suis pas certain de vouloir faire des comparaisons série / BD qui ne manqueront pas de s'imposer à moi si je franchis le pas.
Revenge a entamé depuis quelques semaines sa saison 2 et je suis moins emballé. Si la fin de la première saison était riche de promesses, toutes n'ont pas été tenues et l'ennui commence à poindre en ce qui me concerne. De plus, la série grille de précieuses cartouches en se débarrassant de personnages qui n'ont pas livré tous leurs secrets, comme l'homme aux cheveux blancs, campé par le toujours impeccable James Morrison (Bill Buchanan dans 24). Bref, il va falloir envoyer du lourd pour passionner les foules, même si la série a toujours de belles audiences.
Enfin, Mentalist reprend des couleurs en cette 5e saison, hormis l'épisode de dimanche dernier, pas bien passionnant mais nécessaire à l'évolution du fil conducteur John le Rouge. Une qualité globalement revue à la hausse donc mais qui n'est pas récompensée par des audiences en baisse, du fait d'un nouveau positionnement dans la grille de programmes. Dommage car du coup, la pérennité du show n'est pas assurée...



DOWN : The Tree of Life
On pourra me dire ce que l'on veut sur le dernier film de Terrence Malick, me rappeler qu'il a été primé, qu'il y a Brad Pitt et Sean Penn dedans, que l'ensemble se veut une parabole sur la vie avec son fatras de symboles à la con, moi, je n'ai qu'une chose à dire : je me suis emmerdé comme c'est pas permis, un cauchemar de 139 minutes heureusement rattrapé par une deuxième partie "normale" (comprenez sans documentaire façon national Geographic avec des volcans, des dinosaures, des cycles de la vie et j'en passe). Bref, je ne vais même pas chercher à savoir si c'est un bon ou mauvais film, mais en tout cas, du cinéma comme ça, non merci ! Je laisse ce genre d'OVNI à ceux qui sauront l'apprécier.



UP : Downton Abbey
J'avais déjà consacré un billet à cette série mais plus je la regarde, plus je l'apprécie. Elle est devenue incontournable pour moi et la saison 3 qui vient tout juste de s'achever m'a fait l'aimer encore davantage. Mais chut, je ne dirai rien, la diffusion française n'étant pas pour tout de suite, Nath ne me le pardonnerait pas.  En tout cas, l'attente va être longue jusqu'à la saison 4 ! ! ! 



DOWN : L'Âge de Glace 4
Succès garanti ne veut pas dire bon film. Et pourtant, j'aime l'Âge de Glace (surtout le 1 et le 3), je ne me lasse pas des péripéties de Scrat à la recherche de ses glands. Mais là, si on passe sur l'aspect technique, de plus en plus bluffant, le constat est amer. Parce qu'à part le plaisir de retrouver nos personnages préférés, il n'y a rien ou pas grand chose. Pas de scénario ou scénario bidon, prétexte à des gags bien moins inspirés que d'ordinaire. Surtout, le rythme effréné finit par lasser, on a vraiment l'impression que le réalisateur a voulu envoyer du lourd en repoussant les limites technologiques au détriment d'une vraie intrigue. Du coup, hormis quelques (sou)rires, on assiste à ce déferlement d'action presque de l'extérieur. Et quand le tempo fait mine de se poser, enfin, hop on nous balance une chanson façon Disney aussi inutile qu'insupportable. Bref, des prouesses techniques dans une coquille (presque) vide. Le volet de trop ?

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