lundi 20 mars 2017

Ciné, musique, doublage, sport... en vrac !



J'ai vu cet après-midi le dernier film de Clint Eastwood, Sully, relatant l'histoire vraie de ce commandant de bord qui n'a pas eu d'autre choix que de faire un atterrissage forcé du vol 1549 dans la baie de l'Hudson pour sauver l'ensemble des 155 passagers. Mais alors qu'il est acclamé en héros par la population et les médias, une enquête interne tente de le discréditer en remettant en cause ce choix d'urgence.

Toute la force de Clint Eastwood est d'avoir bien compris que Sully était un antihéros par excellence. Son acte est héroïque aux yeux de tous, sauf du commandant lui-même. Ce n'est surtout pas de la fausse modestie. Il fait son job, et son job, c'est d'amener son avion à bon port et d'assurer la sécurité de l'ensemble des passagers et des membres d'équipage dont il a la responsabilité. Son job, c'est aussi d'évaluer les risques, même en situation d'urgence absolue, et de prendre en une fraction de seconde une décision qui peut être lourde de conséquences . Jusqu'au bout, sa seule obsession sera d'avoir confirmation que toutes les personnes à l'intérieur de l'appareil ont pu être secourues. Le film d'Eastwood n'est pas un film sur l'héroïsme et c'est en cela qu'il reste passionnant. Sans quoi, cela aurait été un simple copié-collé d'un fait réel, sans complément  d'âme. Alors qu'en suivant constamment le point de vue du commandant, avec sa normalité, ses doutes, son professionnalisme, il confère au film une humanité poignante et salvatrice. Et de professionnalisme, Sully n'en manque pas, d'une part évidemment lorsqu'il gère avec son équipage le sauvetage des passagers de l'avion mais également lorsque, confronté aux pontes des affaires internes, il ne s'en laisse pas compter face à l'absurdité d'un système bureaucrate qui ne laisse que peu de place à l'appréhension de l'humain. Bref, un grand film avec un Tom Hanks d'une sobriété absolue.



Une fois n'est pas coutume, je mets (doublement) Depardieu à l'honneur sur Epistol'Arts. Pourtant, aussi bon acteur qu'il soit, l'artiste m'indiffère globalement au plus haut point. Et que dire de l'homme public, ou en tout cas de l'image qu'il renvoie... Alors lorsque j'ai su que Depardieu s'était mis à chanter du Barbara, je n'en attendais franchement... rien. Bon, je dois être honnête, je ne suis pas un grand fan de Barbara à la base non plus. Sauf que Depardieu chantant / lisant du Barbara, avec pour seul mais majuscule accompagnement le piano de Gérard Daguerre, eh bien, ce n'est vraiment pas mal du tout. Le colosse Depardieu se fait tout petit face au répertoire de Barbara et véhicule une émotion dont je ne l'aurais pas cru capable. Il y a quelque chose d'infiniment touchant dans les (re)lectures qu'il en fait et le rapport qu'il entretenait avec Barbara à une époque n'est sans doute pas étranger à ces moments de grâce. Mon intérêt s'est quelque peu émoussé au fur et à mesure de l'avancée de l'album car, n'étant pas en terrain connu, ma concentration s'est quelque peu étiolée mais je serais curieux de savoir ce qu'en pensent les "puristes", s'il y en a. Personnellement, j'ai été très agréablement surpris.

Et puis ce soir, alors que je regardais le film Blow Out de Brian De Palma, j'ai eu la surprise de voir que c'était le même Depardieu qui avait doublé le jeune Travolta alors auréolé de sa nouvelle gloire post Grease. Je ne savais pas que Depardieu avait fait du doublage et, renseignement pris, il en a fait excessivement peu. C'était donc assez intéressant pour le passionné de doublage que je suis d'avoir pu voir cette rareté. Plus que le film en lui-même d'ailleurs, malgré un certain charme rétro pas désagréable. Je ne sais pas si les deux stars se sont rencontrées à cette occasion mais la photo les montrant ensemble est bien sympa en tout cas.


Je ne vais pas en faire des caisses, je parle bien suffisamment de Roger Federer en ce moment, mais voilà, c'est fait : après avoir plié un Open d'Australie d'anthologie, le Suisse a remis ça à l'occasion du premier Masters 1000 de l'année, à Indian Wells où il a fait plier en deux sets serrés son compatriote Wawrinka lors d'une finale assez âprement disputée. Le FedExpress est plus que jamais sur les rails et pointe désormais au 6e rang à l'ATP tandis qu'il conforte son leadership à la Race. Quel champion ! ! ! 

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1 commentaire:

  1. Depardieu qui chante Barbara, pour moi, c'est du très bon niveau, avec d'inévitables inégalités. Comme toi, je n'aime pas trop l'acteur et encore moins le personnage. Par contre, c'est un chanteur intéressant, même s'il n'a pas vraiment réussi dans ce domaine. Son album paru en 80 contient pour moi quelques merveilles.

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