lundi 12 juin 2017

Cher François,





Quelle ne fut pas ma surprise ce matin en lisant votre édito du mois dans Télé 7 Jeux ! Vous avez décidé, et c'est un droit infiniment respectable, de passer la main et de mettre un terme à une aventure de très longue date. Télé 7 jeux, c'est votre bébé puisque vous avez créé ce magazine de jeux en 1978 pour ne plus jamais le lâcher. Presque quarante ans plus tard (et quel dommage de ne pas avoir attendu la date anniversaire pour transmettre le relais, soit dit en passant, bien que cela ne me surprenne pas pour un homme de votre discrétion), vous quittez donc la direction de ce magazine emblématique, nous laissant tous forcément un peu orphelins.

J'ai 45 ans et, d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours acheté votre magazine, à un rythme aléatoire au départ, l'ado puis l'étudiant que j'étais ayant alors d'autres centres d'intérêt,  puis avec la régularité d'une montre suisse ensuite une fois adulte. Mensuels, hors-séries, je n'en ai jamais assez.

Il y a quand même 3 types de jeux auxquels je ne touche pas : 
-le Maxiscore qui m'a toujours frustré de par sa difficulté (qui faisait que systématiquement je renonçais aux épreuves de sélection pour le tournoi de mots fléchés annuel).
-la Dictée que j'évite de trop regarder car, passionné par l'orthographe, je ne supporte pas d'être pris en défaut, et les années qui passent n'y changent rien, je reste mauvais joueur.
-la rubrique Cuisines et gourmandises parce que j'ai toujours regretté la rubrique précédente où l'on pouvait réviser différentes matières à divers niveaux de difficulté. Il y en avait vraiment pour tous les goûts et quand on séchait sur une question sur un thème donné, on pouvait se rattraper sur une autre. Et puis, cela nous permettait de nous rappeler de notions autrefois apprises et désormais enfouies dans le tréfonds de notre mémoire. Alors que la cuisine, quand on n'y connait rien...

 Mais à part cela, je crois avoir à peu près tout essayé. Avec mes rituels : je commence toujours par l'énigme BD de Duchâteau. Réminiscence sans doute des énigmes de Ludo de Pif Gadget ou de celles de Mickey dans le journal du même nom. Bon, soyons honnête, ces énigmes sont d'une facilité désarmante, quand elles ne sont pas tirées par les cheveux, mais c'est mon premier petit plaisir quand j'ouvre le magazine. Et puis mon attachement à l'univers de Ric Hochet n'y est sans doute pas étranger non plus.
Ensuite, je "remonte" le magazine depuis cette dernière page jusqu'aux premières. J'avale le Dixit en passant, je me délecte de l'Arbramot, un jeu que j'affectionne tout particulièrement (ma femme aussi malheureusement), je passe systématiquement par la case Scrabble, trop content que ce jeu emblématique ait enfin retrouvé sa place au sein de votre magazine. Je continue et avale les Syllabes en flèches puis le Chrono-logique (je viens enfin de comprendre qu'il y avait un jeu de mots, comme quoi...). Je fais une halte culture générale avec la rubrique Pointillés, souvent savoureuse, avant de m'attaquer à la Grille blanche. Le Mot mystérieux est également un immanquable, même si je le fais à l'envers, en cherchant des mots dans la grille avant de trouver à quelles définitions ils correspondent. Une fois que j'ai remonté le journal dans ses grandes lignes, je m'attaque aux trois Soyons logiques en remplissant comme je peux les tableaux de synthèse sans passer par les grilles. Enfin, je complète d'une traite les Mots Fléchés force 3 et 4, délaissant systématiquement les 1 et 2, désormais trop faciles pour les vieux lecteurs comme moi.

Bref, ce magazine est ancré dans mes habitudes de vie et, à ce titre, il fait partie de mon existence. Vous-même m'avez toujours été familier d'une certaine façon. Je ne sais pas si c'est dû à votre proximité avec vos lecteurs (vous avez toujours répondu à mes courriels, notamment la fois où j'avais ressenti le besoin d'exprimer ma peine lors de la disparition de Monsieur Lacau, l'un des tout meilleurs cruciverbistes à mon sens) ou si j'ai pu vous voir, gamin, dans Les Visiteurs du mercredi (Bazoum), ce dont je ne parviens pas à me rappeler, même après avoir vu des vidéos de cette grande époque sur You Tube.

Ce billet n'a pas grand intérêt, il n'est de reste pas particulièrement bien écrit, comme à chaque fois que j'essaie de coucher des émotions sur papier. Toujours est-il que vous m'avez accompagné durablement et que vous resterez associé à d'agréables moments de surchauffe neuronale des années durant. Ces quelques lignes sont simplement un moyen de vous dire merci et de vous souhaiter bonne chance.

En espérant quand même que, qui sait, ce ne soit qu'un au-revoir...

Bien à vous,

Franck
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