samedi 2 septembre 2017

Du Larzac à l'Aubrac, une semaine en Aveyron (2)




Sainte-Eulalie-de-Cernon : Vélo-Rail et Commanderie


Dès le lendemain matin (mardi), nous étions sur le pont pour un circuit en vélo-rail puis en train touristique au départ de l'ancienne gare de Sainte-Eulalie-de-Cernon. Soyons clair : je craignais une attraction fantaisiste et attrape-touristes, il n'en a rien été et ce fut l'un des meilleurs moments de la semaine. Nous avions opté pour le circuit Grand Voyage avec une portion de 8 km, le Circuit des Papillons, en vélo-rail (4 de montée, 4 de descente) et 16 km en train touristique via le Circuit des Orchidées. En fait, nous avons pu prolonger le plaisir en faisant finalement 16 kilomètres en vélo-rail pour 8 km en train touristique.


Le périple en vélo-rail débute à la gare de Sainte-Eulalie-de-Cernon direction le Rouquet (extrémité de la zone orange). Une fois sur place, il suffit de faire pivoter le vélo-rail pour entamer le retour. Une fois revenus au point de départ initial, c'est le circuit vert qui nous attend, de la gare de Sainte-Eulalie-de-Cernon à celle de la Bastide Pradines. Il se fait généralement en train touristique mais, comme il restait quelques vélo-rail disponibles et que l'aller est en descente, on nous a proposé de profiter un peu plus de ce moyen de locomotion.


On démarre donc le programme global par la montée de 4 km, sans que l'on nous ait d'abord donné les consignes de sécurité, notamment la règle des 50 mètres de distance à respecter entre chaque machine ainsi que celle de ne pas stopper, bien évidemment, au beau milieu d'un tunnel. On me conseille de lever un peu plus ma selle mais comme je n'aime pas être trop haut par rapport au sol quand je pédale, je n'en fais rien. En faisant ce choix, je sais que je ne m'économiserai pas autant que si mes jambes étaient restées droites mais j'assume. 


C'est parti pour le court Circuit des Papillons: on est 3e, seulement précédés par deux vélo-rails dans lesquels se sont installés deux groupes de personnes en situation de handicap encadrés par un moniteur chacun. Ils s'éclatent et ne ménagent pas leurs efforts. Mais le retour sera un peu plus problématique, j'y reviendrai.


J'ai eu un peu peur lorsque, au bout de quelques centaines de mètres, Nath a commencé à se plaindre niveau endurance. Ce n'était que le début et, honnêtement, en guise de montée, ce n'était qu'une faible côte. Si elle fatiguait dès le départ, on était mal barré ! Heureusement, elle s'est bien reprise et ce fut un moment très agréable. D'autant qu'il y avait un peu de vent et que les tunnels offraient une fraîcheur bienvenue. Et comme le dernier kilomètre de l'aller était en fait une descente, nous sommes arrivés au Rouquet sans avoir à pédaler. 


Pour le retour qui s'effectuait donc en descente, l'ordre des vélo-rails était donc inversé et les premiers se sont retrouvés derniers. Et c'est là que nous nous sommes retrouvés pistés par des handicapés en feu niveau vitesse tandis que les moniteurs gardaient les yeux vissés sur leurs tablettes, confortablement installés à l'arrière. Envolés les 50 mètres de distance de sécurité, ce qui était particulièrement stressant lors des passages dans les tunnels. Après deux rappels polis à l'attention des moniteurs, je durcis un peu plus le ton et ils décident finalement de stopper plusieurs minutes afin de nous laisser une confortable avance. Je me doute bien qu'ils repartiront alors sur un rythme effréné mais bon, ce n'est plus mon problème. On arrive en gare sans même les avoir dans nos "rétroviseurs". Ils arriveront tout schuss quelques minutes après. 


On entame ensuite le Circuit des Orchidées, toujours en vélo-rail donc. On a la plus belle place : la dernière. On est donc maître de notre vitesse et surtout libre de nos arrêts pour prendre des photos de la vallée du Cernon. Je regarde juste de temps en temps ma montre pour être sûr de ne pas avoir le train touristique sur mes talons mais les horaires sont suffisamment décalés pour qu'il n'y ait aucun risque de ce côté-là.


Comme pour le retour du Circuit des Papillons, c'est très simple puisqu'on est en descente : on ne pédale pas et on freine de temps à autre. C'est tout et c'est particulièrement grisant. Nath et moi nous sentons enfin seuls au monde et savourons ce moment de lâcher-prise.


L'occasion de prendre quelques clichés mais la luminosité est un peu trop élevée, dommage.



Nous arrivons en gare de La Bastide Pradines quelques minutes avant le train touristique qui va nous ramener à Sainte-Eulalie-de-Cernon. Le retour sera très agréable à l'intérieur du train même si le contrôleur qui fait office de guide finit par agacer avec son accent italien poussif et théâtral à la Roberto Benigni.


Toujours est-il que cette matinée a été extraordinaire pour Nath et moi. Il y avait même un intermède musical en gare de La Bastide Pradines en attendant le train. Vraiment un beau moment.


Puisque nous sommes sur place (enfin presque, si on considère que la gare est à 2,5 km du village), nous décidons de visiter les lieux, non sans avoir préalablement mangé sur place (j'ai enfin retrouvé le goût exquis de la flaune à cette occasion), puis de nous rendre à la commanderie templière et hospitalière de Sainte-Eulalie-de-Cernon. Je vous laisse avec quelques photos.










Prochaine étape : La Couvertoirade

A suivre...
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