lundi 11 septembre 2017

Planète Tennis (2)



En remportant l'US Open, Nadal a rejoint Federer au nombre de titres engrangés depuis le début de la saison : 5. Nadal a remporté Monte-Carlo, Barcelone, Madrid, Roland-Garros et donc l'US Open. Federer s'est imposé à l'Open d'Australie, a réalisé le doublé Indian Wells / Miami avant de remporter Halle puis, surtout, Wimbledon. Les deux joueurs ont accompli une saison extraordinaire et devraient en découdre une nouvelle fin lors du Masters des maîtres en fin d'année. 

Difficile de départager ces deux-là. Nadal est numéro 1 mondial, a réalisé 3 décimas (Monte-Carlo, Barcelone, Roland-Garros), en est désormais à 16 titres du Grand Chelem et s'est montré plus régulier sur l'ensemble de la saison en n'ayant pas besoin de faire quelques impasses, ce qui explique aussi son avance désormais sur le Suisse qui a du davantage s'économiser. Federer, lui, est plus que jamais seul au sommet de la planète Tennis avec ses 19 sacres en Grand Chelem. C'est aussi sa longévité qui est remarquable et la gestion de son calendrier. Ce faisant, il a du sacrifier une place de n°1 qui lui tendait les bras mais qu'importe, à 36 ans, le Suisse a vécu un retour extraordinaire et inespéré suite à une saison 2016 rapidement avortée en raison de blessures. Il a aussi modifié le schéma de son jeu en se montrant bien plus agressif, notamment à l'Open d'Australie où il a remporté un bras de fer extraordinaire d'intensité contre Nadal en finale alors qu'il aurait systématiquement perdu ce genre de match au couteau contre l'Espagnol il y a quelques années.

En tout cas, plus que jamais, ce sont deux immenses champions qui ont donné à cette cuvée 2017 un goût délicieusement vintage. Que je sois fan de Federer et (beaucoup) moins de Nadal ne change rien à cet état de fait incontestable.



Concernant cette édition 2017, du moins chez les hommes, on ne va pas se mentir, il n'y eut pas grand chose à se mettre sous la dent. Entre les forfaits des cadors (Djokovic, Wawrinka, Murray entre autres) et les accidents de parcours, cet US Open fut bien palot. Mais s'il y en a un qui a une nouvelle fois montré toute son abnégation et une grinta incroyable, c'est bien Juan-Martin Del Potro. Malade et à deux doigts d'une dérouillée en huitièmes face à Thiem, il revient de nulle part, s'impose et déboulonne Federer dans la foulée avant de céder, à court physiquement, face à Nadal, non sans un ultime baroud d'honneur en lui prenant le premier set avant de s'éteindre. Del Potro tarde à confirmer son retour mais quand il est à ce point présent en de grandes occasions, c'est un plaisir de le voir jouer. 

Pour le reste, pas grand chose à rajouter. On ne va pas s'acharner contre des joueurs français inexistants et sempiternellement décevants. Carton rouge par contre à Andy Murray, antisportif au possible lorsqu'il a annoncé son forfait au lendemain du tirage au sort. Soit le forfait était acquis du fait d'une blessure à la hanche qu'il traînait depuis plusieurs mois (auquel cas il aurait du l'annoncer assez tôt, ce qui aurait permis à Federer d'être tête de série n°2), soit il aurait du intervenir juste avant son match de premier tour le lundi ou le mardi. Alors que là, en plus de créer un profond déséquilibre entre le haut et le bas du tableau, la méthode "limite" a soulevé des interrogations, chez Nadal notamment. Federer ne devait pas en penser moins. 


Du côté du tableau féminin, en l'absence de Serena Williams et avec les contre-performances des ténors, c'est la relève qui s'est imposée avec le sacre de l'Américaine Sloane Stephens. opposée à une autre étoile montante Madison Keys. Cette dernière n'a jamais trouvé les clés en finale (il fallait bien que je la fasse) mais cette affiche est prometteuse pour les mois à venir. Les deux amies revenaient de blessures, ce qui rend leur parcours d'autant plus atypique (Stephens notamment était encore classée 957e début août après une opération en janvier, la voilà désormais 17e).


Relève toujours avec Garbine Muguruza qui décroche la première place au classement WTA. Une place amplement méritée pour la jeune joueuse Hispano-Vénézuélienne qui, si elle n'a pas particulièrement brillé lors de l'US Open (éliminée dès les huitièmes), a déjà deux titres du Grand Chelem à son actif. 

Enfin, saluons la bonne forme une nouvelle fois affichée par Venus Williams. Elle ne fut pas loin d'atteindre une nouvelle finale mais céda en fin de partie face à Stephens. A 37 ans, elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et c'est tout le mal qu'on lui souhaite.

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