dimanche 28 janvier 2018

Federer, toujours plus haut au sommet de la planète Tennis



Vingt titres dans la besace sur 30 finales de Grand Chelem disputées. Roger Federer a une nouvelle fois repoussé les limites de son sport en venant à bout du Croate Marin Cilic après 5 sets sous haute tension nerveuse.

La rencontre en elle-même ne laissera pas un souvenir tennistique impérissable, même si les deux joueurs ont sorti quelques coups d'éclat de leur chapeau. Le cinquième set fut d'ailleurs une formalité pour le Suisse (6-1). Un set qui aurait pu ne pas voir le jour si Federer avait su enfoncer le clou lorsqu'il a eu une balle de 3-0 (double break) dans le quatrième set avant de torpiller son propre jeu de service dans la foulée et de perdre 5 jeux consécutifs. 

Hormis le côté symbolique de la 20ème victoire en Grand Chelem pour Federer, le résultat est moins spectaculaire que celui de l'an dernier où, revenant de blessure et descendu à la 17ème place mondiale, il avait déjoué tous les pronostics en s'imposant, face à son meilleur ennemi Nadal de surcroît. Deux résurrections, Nadal revenant également au plus haut niveau, pour une opposition de légende délicieusement vintage. La fin aussi d'un complexe d'infériorité pour Federer que Nadal ne battra jamais en 2017 (4 rencontres, 4 défaites pour le Majorquin).


Si la victoire finale de Federer était donc moins étonnante lors de cet Australian Open 2018, elle ne fut pas aisée pour autant. Federer se retrouvait cette année avec la casquette de favori, surtout avec les éliminations précoces de Wawrinka, Djokovic puis Nadal et les déceptions des jeunes loups incapables de confirmer (Dimitrov notamment). Federer dit d'ailleurs à plusieurs reprises combien il se sentait plus nerveux cette année que l'an passé où il n'y avait pas d'attentes le concernant, si ce n'était la curiosité de le revoir jouer après six mois d'arrêt. Et même s'il arriva en finale sans avoir lâché un set en route (seul Berdych fut réellement en mesure de lui en chiper un avant que son mental ne le rattrape), son niveau de jeu fut moins impressionnant globalement. Mais Federer reste Federer et, sans jouer son meilleur tennis, c'est bien lui qui a donné le coup de rein supplémentaire pour aller au bout et inscrire un peu plus son nom au Panthéon du Tennis. 


Hormis ce 20ème titre de bonne augure à quelques mois de défendre son titre à Wimbledon (puisqu'il parait acquis que le Suisse fera sagement, comme l'an passé, la croix sur la saison sur terre), hormis cet incroyable 3ème Grand Chelem en l'espace d'un an, je retiendrai de cette journée la magnifique émotion vécue par le champion, ses proches et le public lors de la cérémonie d'après-match. En évoquant son staff et sa famille, Roger n'a pu retenir ses larmes et ce moment d'émotion intense partagée avec des millions de spectateurs et de téléspectateurs lui valut une standing ovation interminable et ô combien méritée. Federer dure, non par orgueil mais par amour du jeu, par amour de son sport et de ce qu'il représente. Qu'il en soit ainsi récompensé n'est que justice. Quel champion ! 

(Interview d'après match ICI)

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