mardi 1 octobre 2019

Découverte du Pays Basque (1/2) : en solo

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

Me voici de retour du Pays Basque après deux semaines de complet dépaysement, l'une en solo, celle que je vais détailler dans ce présent billet, et l'autre en duo avec ma chère et tendre Nath sur laquelle je reviendrai plus longuement dans un second billet en fin de semaine. Ces deux semaines m'ont vraiment fait un bien fou. J'espère que l'occasion d'y revenir se présentera tant il y a à voir. Ceci étant, histoire de couper court au faux suspense me concernant, oui, le Pays Basque, c'est bien et c'est un magnifique lieu de vacances. Mais ma destination de cœur reste et restera la Bretagne. Vivement le printemps prochain ! Vous êtes contents les amis Bretons ?


J'étais à Socoa, tout près de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz pour ceux qui connaîtraient, dans un très chouette appartement dans une résidence avec piscine. Et, curieusement, si j'ai adoré toutes mes escapades (ou presque), je n'ai que peu goûté à l'océan dans lequel, de mémoire, je ne me suis baigné qu'une fois, peu de temps après mon arrivée. Pour le reste, j'ai surtout profité de la piscine, histoire de faire quelques longueurs et de la planche et histoire aussi de détendre mes chevilles après des balades parfois éreintantes et pas forcément de tout repos.



Le Fort de Socoa au fond



De l'autre côté, la plage de Saint-Jean-de-Luz


Ciboure



Saint-Jean-de-Luz...




... d'où on peut voir le fort de Socoa depuis sa plage


La Pointe de Sainte-Barbe





La deuxième semaine, j'y reviendrai, sera l'occasion d'éléments bien plus tempétueux... Mais les paysages sont déjà magnifiques.



Je tombe en adoration devant cette crique interdite d'accès par de voyants panneaux du fait de risques d'éboulement (sans oublier son chemin d'accès casse-gueule). Et je fais ce que je ne fais jamais, moi, le type pas bien courageux au vertige extrême : attiré comme par un aimant par cet espace désert, j'en entreprends la descente. Je m'accroche à tout, aux branches, à la terre, aux racines, je me dis x fois que je vais lâcher prise et glisser, que je ne pourrai jamais continuer ni même remonter. La panique est là et je me vois renoncer à de multiples reprises. Mais je ne veux rien lâcher. J'ai le temps. Je suis seul. Ma folie du jour n'engage que moi. Mais c'est une semaine où je vais me surprendre. Pas seulement ce jour là d'ailleurs.



Et enfin j'y suis ! L'endroit est magnifique et, lorsque les vagues se retirent, les galets chantent. Je ne peux pas être plus heureux. Je vais rester là plusieurs heures, juste à m'émerveiller de ce que j'ai sous les yeux, les pieds dans l'eau et la tête dans les nuages.










Finalement, je remonte et je rentre à la résidence. Mais cette journée restera inoubliable.


Le lendemain, je me dis que la journée sera plus reposante avec le train à crémaillère de la Rhune qui nous emmène du col de Saint-Ignace jusqu'au sommet de la Rhune à 905 mètres d'altitude. Mais la déception est de mise : il y a un monde complètement fou ! Je me gare à plus d'un kilomètre du point de départ et j'attends encore 3/4 d'heure de plus pour avoir mon billet. Rien n'a commencé et j'ai déjà très mal aux pieds, surtout après la longue marche de la veille. Et quand j'arrive enfin au sommet, avec la vue panoramique à 360 °, sans dire que ce soit décevant, une légère mais tenace brume nous offre un paysage moins spectaculaire qu'attendu. Bref, un bon moment mais pas la claque espérée.







Je termine la journée par une petite mais brève visite d'Espelette. Bel endroit qui a beaucoup de charme. Je découvre plein de spécialités à déguster, sirote quelques bières d'un très gentil producteur du coin, repars d'une autre enseigne avec un apéro à base de cerise, vin et armagnac, de petites choses à tartiner à base de piment d'Espelette et de fromages locaux. Je prends enfin deux baguettes et rentre me faire égoïstement un petit gueuleton réparateur au pied du fort de Socoa.





Le lendemain, je fais un peu de repérage à Bayonne car c'est là que je récupérerai Nath le samedi suivant à proximité de la gare routière. C'est bien sympa, Bayonne, le centre-ville a beaucoup de charme avec ses rues marchandes colorées.



Personnellement, je suis contre la corrida et autres "sports" taurins, c'est peu de le dire, fin de la parenthèse, mais je trouve ce cliché très représentatif de l'esprit Bayonnais, entre cette affiche annonçant la saison taurine et ces maisons colorées. 




Je vous ai dit que cette première semaine avait été celle des décisions un peu folles et du dépassement de soi. Je crois que le point culminant de ces premiers jours fut l'ascension que je me suis infligée le jeudi de ma semaine en solitaire : celle à l'assaut du pont suspendu d'Holzarte, en longeant le canyon d'Olhadubi. Je n'en avais pas mené large en descendant jusqu'à "ma" crique quelques jours auparavant mais là j'ai souffert comme rarement. Pas tant sur le pont suspendu finalement, même si je n'ai pas pavoisé lorsque je l'ai traversé, mais surtout lors de la randonnée qui a précédé puis suivi. Le temps pour arriver au pont était estimé entre 45 et 60 minutes, je pense avoir presque mis le double. Là, j'étais tétanisé. Je ne pensais pas qu'on pouvait transpirer autant en marchant aussi lentement mais si, si, c'est possible. Je ne compte plus les gens que j'ai laissé passer à l'aller et que j'ai vu redescendre alors que je n'étais toujours pas arrivé. Chemin pierreux au possible, étroit, escarpé, au sous-bois humide, pentu au point que certains passages avaient été aménagés avec des piquets et des cordages métalliques (précieux en montée mais salutaires en descente), bref j'ai tout eu. S'il n'y avait pas eu ce satané vertige, j'aurais pu faire meilleure figure mais là, j'étais effrayé et, surtout, je n'en voyais pas le bout. Quand allait-on enfin arriver à ce fichu pont ??? Mais là encore, je n'ai pas lâché. Lorsque je suis arrivé au pont, une famille n'arrêtait pas de me dire : "You made it ! You made it !" et je dois bien avouer, qu'aujourd'hui encore, je retire une petite fierté de ces encouragements. D'ailleurs, ce sont eux qui, une fois que nous soyons chacun redescendus à notre rythme, m'ont offert la bière de la délivrance ! Et ma petite célébrité du jour ne s'est pas arrêtée là puisque le samedi suivant, alors que j'étais devant la gare de Bayonne à attendre le car pris par Nath, je vois un couple de jeunes qui s'approche et qui me dit : "C'est bien vous qui grimpiez jusqu'au pont suspendu, n'est-ce pas ? Oh là là, on est trop content de vous voir, on avait tellement peur pour vous." J'étais ému comme tout...
Allez, quelques images du périple. Et pas d'exagération sur mon exploit du jour, suffisamment de personnes ont réussi la montée pour que je ne retire pas un crédit démesuré de ma petite escapade. Mais il n'y a pas si longtemps, j'aurais baissé pavillon rapidement, laissant ma peur du vide décider pour moi et c'est vraiment de cette non-renonciation que je suis le plus fier ! 





Arrivé à hauteur du pont, il y a encore de belles choses à voir au dessus de nos têtes.




Le pont suspendu d'Holzarte se dévoile enfin ! 


Petite immortalisation de l'instant T par la même famille qui m'offrira la bière libératrice un peu plus tard. Là, je suis sur le pont mais je ne l'ai pas encore traversé.


Là, c'est chose faite ! Yes ! ! ! 



On se retrouve très vite pour la suite du périple... en duo cette fois ! A très bientôt ! 
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