mercredi 31 juillet 2013

Faites plaisir, tiens...



(cliquez pour agrandir)

Pas facile d'écrire après un copieux apéro estival mais bon, petit coup de gueule quand même.... Vous offrez une jolie photo d'un coucher de soleil sur Domme d'un talentueux photographe pour fêter la fête (eh oui, ça arrive, si, si, de fêter la fête de quelqu'un) d'une personne qui vous est chère. Vous faites les choses en grand, surprise, cadre, et tout et tout, vous ne regardez pas à la dépense, transi d'amour (naïf) que vous êtes... Pffff.... Dans une société actuelle où tout le monde a tout tout de suite, pas moyen de faire plaisir... Les gens sont blasés, rien n'est assez beau, assez bien, donc me voilà bon pour ramener la dite photographie pour un échange. Pourtant, Domme et sa vue sur l'esplanade, prise entre chien et loup, avec la Dordogne en premier plan, qu'y a t-il de plus beau ? Evidemment, la photo ne rend pas bien, entre les reflets et le plexiglas. 
Bref, je ramène tout ça demain, en présence de la miss, histoire de ne pas me tromper deux fois d'affilée. Après, les goûts de chiotte, c'est comme tout, ça ne se discute pas...

Il y a des soirées comme ça où il aurait été préférable de rester au boulot..................... (et merci à la correction automatique qui m'aura évité un carnage orthographique ce soir)

mardi 23 juillet 2013

Résolutions malgré le cagnard




Il est extrêmement difficile pour moi d'écrire un nouveau billet après les chaleureux retours qui m'ont été adressés suite à mon texte "La bulle flétrie". Il est des écrits dont la portée surprend, c'est ainsi, non pas qu'il ait créé un quelconque buzz sur le net du haut de ses actuelles 40 vues, mais il semble avoir touché au delà de ce que j'aurais pu imaginer. Evidemment, c'est réconfortant.

Il n'y a pas que les retours qui soient chaleureux. Vous avez vu ce cagnard ? Jusqu'à présent, je me contentais de me liquéfier, maintenant j'évapore carrément, il va falloir me ramasser avec une paille. Jusqu'à présent également, pas une seule personne pour se plaindre. Ben oui, il se sera fait tellement désirer cet été qu'on lui pardonne les températures de dingue qui vont avec. Au boulot, je vois la valse des touristes qui agitent éventails ou autres bouts de papier pour se ventiler. Tous écarlates mais tous contents. Certains trop écarlates donc moins contents. 

Et au milieu de cette chaleur que je commence du fait de ma légendaire patience à maudire, je trouve quand même la présence d'esprit nécessaire pour cesser de tergiverser : oui, je vais aller dans le sens de ceux qui croient en moi et je vais donc m'auto-éditer. Ça ne révolutionnera ni ma vie ni la vôtre mais je crois qu'il est temps que j'accélère un peu tout ça ! Les prochaines semaines seront donc mises à profit pour remanier certaines de mes nouvelles alors que j'espère bien pouvoir avancer dans celle en cours, dont les lecteurs de ce blog n'auront donc pas la primeur. Ce sera une surprise (parmi quelques autres que je dois creuser) pour l'édition papier. Concernant ce dernier écrit, j'en ai rédigé le début et j'en connais la fin ; pour le reste, c'est un peu plus compliqué mais je ne désespère pas d'y arriver. Je dois aussi composer avec une fatigue extrême ces temps-ci, du fait d'un boulot parfois physiquement contraignant et de ces fichues températures qui font que ma flemme (tout aussi légendaire que ma patience) n'en demande parfois pas tant pour se manifester. Mais si je m'auto-discipline un peu, les choses devraient bien avancer d'ici l'automne, sachant que je ne me fixe de toute façon aucune échéance.

Parce que, quand même, je me connais bien...

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samedi 20 juillet 2013

La bulle flétrie




Plus le temps passe, plus je me rends compte que préserver la bulle dans laquelle j'aime à me réfugier parfois est devenu chose difficile. La noirceur du monde, le marasme économique, le pessimisme ambiant, l'individualisme décuplé, la chasse au profit, les progrès dans tous les domaines qui font avancer la science et reculer les hommes et tant d'autres facteurs qui mettent à mal l'enfant -ou ce qu'il en reste- qui essaie de survivre dans cette bulle. 

Pourtant, cet espace m'est vital. Je revendique tout ce qui s'y trouve : des rêves, de la nostalgie, des souvenirs insouciants, des madeleines de Proust, de la naïveté, de la poésie, des flashs de Noëls joyeux avec celui qui fut autrefois mon père de coeur. Parfois j'y fous aussi des choses moins belles comme de la rancoeur probablement futile et nuisible, des frustrations, des absences aux plaies béantes, des rêves douloureux car voués à ne jamais se réaliser, des amitiés sacrifiées à force d'avoir trop douté, mes peurs que les jours difficiles se répètent comme un puits sans fond, la honte et le désarroi de ne pas pouvoir offrir mieux à ceux qui me sont chers. 

J'y mets bien évidemment mon âme d'enfant, enfin ce qu'il en reste, et je m'y accroche comme un chien à son os ou une moule à son rocher. Je sens bien que tout ce qu'il en advient ne m'appartient pas et que l'équilibre est fragile, que tout est fait pour nous rappeler que ce monde est celui d'adultes qui ne s'épargnent rien et dont je fais parfois partie. J'y mets des choses si futiles qu'elles sont précieuses comme les prunelles de mes yeux, j'y mets bien évidemment l'amour sans limite et la bienveillance toute lumineuse que me voue celle qui compose avec moi jour après jour. 

J'y mets mes moments de solitude, aussi indispensables qu'insupportables parfois, cette solitude que j'ai cherchée et repoussée tant de fois. J'y mets les voix de mon enfance qui résonnent encore dans le petit garçon que je suis resté, en fer et contre tous. J'y mets tellement de choses encore dont je n'ai probablement pas souvenir ou idée.

Et tout autour de cette bulle usée, fanée, flétrie, désabusée, qui lutte pour ne pas éclater, il y a le monde actuel qui gagne du terrain. Un monde qui me fait peur et auquel je me sens étranger. Un monde qui va trop vite, trop loin. 

Alors je n'ai plus qu'à espérer que ma bulle prenne un peu d'altitude. Et qu'elle n'éclate pas de honte en voyant ce que notre monde complètement barré est devenu...

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jeudi 18 juillet 2013

Pourquoi je n'aurais finalement pas pu sauver la Terre...





Gamin, je suivais assidûment les aventures de Goldorak à la télévision.  Complètement tombé dedans comme on dit. Alors que j'étais encore à l'école primaire, je rêvais secrètement que Goldorak, usé par ses incessants combats contre les forces de Véga, allait s'écraser dans la cour de mon école et que son pilote, le valeureux Actarus, avant de succomber à ses blessures, allait me demander de reprendre le flambeau et de sauver la Terre à sa place. Avec la maturité qui est aujourd'hui mienne, du haut de mes 41 ans, je vous le dis tout de go : "J'aurais été dans une belle merde, tiens !". Et je vais même vous expliquer pourquoi en 5 points mûrement réfléchis, si, si ! 

1. Déjà, pour combattre, il faut avoir une condition physique irréprochable et un estomac à tout épreuve ! D'abord, rien que pour accéder à votre merveilleux robot, vous devez courir dans un long corridor, sauter sur une sorte de scooter sur rails, prendre la pose du parfait plongeur en criant Métamorphose pour enfin arriver dans le cockpit de Goldorak. Là, le robot tourne sur lui-même le temps qu'on lui dise quelle route prendre, souvent la 7. Et bien sûr, vous tournez avec lui. Ensuite, une fois en vol, pour peu qu'un vilain Golgoth vous cherche des noises, le combat au sol va vite s'avérer nécessaire. Là, vous allez faire deux fois le tour sur vous-même (dont une fois pour rien, si, si, des tas de gens ont planché sur la question sans jamais trouver de réponse satisfaisante) pour quitter le cockpit de la soucoupe porteuse. Bref, avec tout ça, si vous êtes déjà un peu ballonné par la choucroute de la veille (ou les sushis pour faire japonais), vous avez toutes les chances de mourir étouffé dans votre vomi. Ou au mieux de repeindre l'intérieur de votre habitacle non équipé d'essuie-glace, est-il nécessaire de le rappeler ? Alors oui, ce n'est guère ragoutant, dit comme ça, mais il faut s'y être préparé. N'est pas sauveur de la Terre qui veut ! Ou alors, il faut que les forces du mal attendent que vous ayez bien digéré avant de lancer leurs attaques. Probabilité assez faible, vous en conviendrez.

2. Pour être Actarus, il faut soigner sa voix en faisant des gargarismes matin et soir. Parce que si vous êtes aphone, comment vous allez les lancer vos attaques, hein, hein ? Comment vous allez les déboulonner les Golgoths sans vos "Fulguro-poing !", "Astéro-Hache !", "Corno-Fulgur !" et autres "Rétro-Laser" ? Alors oui, je les entends déjà ceux qui me rétorqueront qu'Actarus actionnait des tas de leviers mais on ne me fera pas croire qu'un héros, prince de surcroît, aurait pu, comme ça, gueuler des tas d'attaques barbares sans raison. Bref, le jour où vous êtes aphone, Goldorak n'est plus qu'une coquille vide qui se mange des parpaings sans pouvoir riposter. Selon les attaques portées et votre degré de résistance, vous finissez broyé, écrabouillé, explosé, désintégré... Et si en plus, c'est juste pendant la digestion, vous ajoutez les effets du paragraphe précédent et vous avez tout gagné ! 

3. Il ne faut être ni sujet au vertige, ni claustrophobe. Hééé oui, on a tendance à l'oublier mais Goldorak est une machine de plusieurs centaines de mètres de haut (une fois auto-largué évidemment) et vous, vous êtes un tout petit point tout au sommet. Donc déjà, quand vous regardez tout en bas, faut pas paniquer et ce n'est pas gagné. Mais si un Golgoth vous fout une mandale qui va complètement vous déséquilibrer, le sol va vous arriver à toute vitesse et là, on est très loin des sensations de la chenille ou du tapis volant de la fête foraine. Et si vous êtes claustrophobe, oubliez. Avec le Vénusiak et le Fossoirak sanglés à Goldorak, vous allez vous balader sous terre ou sous mer. Le terme balader devient vite impropre dès qu'un Golgoth vous y attend pour vous faire des misères (tentative d'éboulement, d'étouffement, de noyade, bref que des choses festives en perspective). Le Cosmorak n'est guère plus encourageant, imaginez, mourir d'une panne d'oxygène et dériver dans l'espace, brrrr....

4. Pour être Actarus, vaut mieux être adulte plutôt qu'un petit garçon d'école primaire. Parce que sinon, faut pas rêver : vu la différence d'âge, Vénusia ne va même pas avoir un regard pour vous et va se rabattre sur ce fanfaron d'Alcor. Auquel cas, rappelez vous seulement que la voix de Vénusia, c'était aussi celle de Nellie Oleson dans la Petite maison dans la prairie. Là, déjà, ça calme ! Bref, maintenant qu'il est acquis que rien ne sera jamais possible sexuellement entre Vénusia et vous, revenons-en à des choses plus terre à terre. Impossible de piloter Goldorak si vous êtes haut comme trois pommes. Vos pieds vont pendouiller lamentablement dans le vide et pour actionner le transfert synonyme de séparation entre Goldorak et sa soucoupe porteuse, c'est quasiment mission impossible, surtout si vous faites la taille de Mizar. Si par contre, vous descendez d'une lignée de grandes asperges comme Hydargos, vous pouvez essayer mais même là, le succès n'est pas garanti ! Et en plus vous serez accusé de passer à l'ennemi, pas glop, pas glop.

5. Vous n'êtes pas prince d'Euphor donc niveau pedigree, vous ne cassez pas trois pattes à un canard. Pire, Stéphane Bern ne s'intéressera jamais à vous, une injustice qui vous marquera à vie. Vous n'avez pas de sang extraterrestre dans les veines donc vous devrez composer avec une condition physique affligeante. Donc, en plus d'être quelconque, vous ne servirez pas à grand chose. Hééé oui, il faut quand même quelques pré-requis pour sauver le monde. Être un héros adulé par des millions de fans à travers le monde, c'est un métier ! 

Bon, si vous êtes sage, la semaine prochaine, je vous expliquerai les désagréments à vouloir à tout prix être Capucin dans la série Candy ! Ou le bras du Dr Gang dans Inspecteur Gadget. Ou le professeur Simon dans Capitaine Flam. Ou une belle plante dans Albator. Ou...ou...

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dimanche 7 juillet 2013

Marion Bartoli, la victoire sur un plateau




Elle l'a fait ! Et en allant au bout de son rêve de gosse, Marion Bartoli est entrée ce samedi dans une autre dimension. Victoire plus que méritée qui couronne une carrière faite de hauts et de bas mais dont le mot d'ordre a toujours été travail. A force de dur labeur, de persévérance, d'abnégation, de patience aussi, Marion Bartoli a dompté l'inaccessible gazon du temple du tennis sur lequel tant de têtes (de série) auront roulé lors de la quinzaine. Mais l'ordre complètement chamboulé du tableau féminin à l'orée des demi-finales n'enlève rien au mérite de la jeune championne corse. Au contraire. Surtout qu'elle a montré de très belles choses tout au long de la quinzaine, principalement lors de ses deux derniers matchs. Dans l'ultime étape vers le Graal, elle a explosé une Lisiki dépassée par l'enjeu et frustrée de ne pouvoir opposer plus de résistance face à la force de frappe et à l'application de la française. Marion a assuré taille patron, la grande classe !

Marion Bartoli a remporté l'un des plus prestigieux tournoi si ce n'est le plus prestigieux d'ailleurs. Je ne pensais pas être à ce point heureux. Peut-être parce que la façon qu'elle a eu de "partager" le trophée a eu quelque chose d'infiniment touchant. Les mots simples mais vrais qu'elle a eus à l'issue de la rencontre puis dans les médias, sa gestion de l’événement, sa délicate recherche d'équilibre, entre émancipation personnelle et choix professionnels pour donner une nouvelle impulsion à sa vie et à sa carrière... Pour tout ceci, je respecte énormément cette joueuse alors que je n'ai pas toujours été un adepte de la jeune femme à une époque où j'estimais comme beaucoup le père être un frein à son épanouissement sportif et personnel alors qu'au final il a bien évidemment joué un rôle essentiel dans cette superbe victoire. Le travail, toujours, et les fruits du labeur, si savoureux ce samedi. Chapeau à eux deux et à l'ensemble du staff actuel et passé. Si elle ne change pas sous le poids de cette nouvelle exposition médiatique (forcément méritée), en gardant fraîcheur et spontanéité, Marion Bartoli sera à suivre de très près. Et si tout s'arrête demain, elle aura déjà signé un exploit majuscule, bravo championne ! 

Exploit aussi chez les hommes où 77 ans après Fred Perry, un britannique a enfin inscrit son nom tout en haut des tablettes de Wimbledon. Andy Murray s'est imposé en 3 sets âprement disputés face à Djokovic. Vu l'attente qu'il y avait autour de lui, cette victoire à domicile a du être une vraie délivrance. Murray confirme ainsi, après sa médaille d'or olympique en 2012 tout le bien que les anglais pensaient de lui. Lui-aussi ne devrait pas en rester là. Murray, le héros de tout un peuple ce soir. Bravo à lui ! 

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