mardi 28 août 2012

L’Énigme du Mardi




L'énigme de mardi dernier a laissé tout le monde sur le carreau. Pourtant, il y avait de l'idée chez Nath lorsque, parce que je lui demandais pourquoi elle s'agaçait au bout de 30 minutes de recherches alors qu'elle avait encore plusieurs jours devant elle, elle me répondit que l'énigme lui "trottait dans la tête" et qu'elle ne pouvait pas s'arrêter de chercher. Trotter, le verbe sied parfaitement à Jolly Jumper qui était le nom du personnage que j'attendais. Revoyons les indices : 


C'est dans l'Arizona que je fais mes débuts.
J'en ai plein le dos du piano mais je ne refuse jamais une partie d'échecs.
Un lance-pierre marquera le début d'une indéfectible amitié
Seul un domino peut me battre à la course.

Je vais en profiter pour vous expliquer mon cheminement afin que vous puissiez tous constater que c'était certes un tantinet difficile mais faisable. L'idéal était de taper Arizona sur Wikipédia et de chercher ensuite les articles homonymes. Dès lors, la piste Lucky Luke se faisait jour puisque l'histoire Arizona 1880, parue dans l'album Arizona, est la première mettant en scène LL et son fidèle Jolly Jumper.
Dans l'une de leurs nombreuses aventures, JJ tient sur un fil en portant un piano sur son dos. Il ne dédaigne pas jouer aux échecs avec son maître, le battant régulièrement. Dans l'album Kid Lucky retraçant l'enfance du cow-boy, on apprend que c'est avec un lance-pierre que le jeune LL sauve JJ d'une horde de coyotes, point de départ de leur indéfectible amitié. Enfin, si JJ est un cheval galopant particulièrement vite, à ce jour seul un personnage a pu le distancer à la course : un bandit appelé Double-Six.



Bon, c'est parti pour les indices du jour ! Comme d'habitude, propositions par mail ou via MP sur Facebook, good luck ! 

Avec moi, il suffisait de suivre les flèches
Je n'allais jamais aux épreuves du bac sans mon panier
Ah ! La belle langue des pays nordiques ! 
J'aimais tout ce qui était conforme au bon goût

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lundi 27 août 2012

La BD du Lundi : Ludo


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Ceux qui comme moi dévoraient Pif Gadget n'ont pas pu oublier chaque semaine dans les pages Jeux du magazine les enquêtes de Ludo, détective privé. Des recueils LUDO existaient d'ailleurs déjà à l'époque, compilant les énigmes parues dans Pif. Les gamins que nous étions se creusaient évidemment les méninges, trouvant tantôt aisément ou tournant les pages un peu vite jusqu'à la rubrique Solution des jeux. Avec du recul, c'était pas trop mal et les dessins bien que désuets ont gardé un charme certain. Evidemment, avec l'âge (le notre en tout cas), les enquêtes n'ont pas gagné en difficulté et celles que je vous propose ci-dessous ne vous poseront guère de problèmes. Allez, hop, on fait un bond dans le temps, retour en enfance, et on fait marcher les neurones ! Il va sans dire que je veux un sans faute ! ;-)














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dimanche 26 août 2012

La Fiction du Dimanche : Ma semaine "vidéo" (2)

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Avant toute chose, petit hommage à Neil Armstrong, premier homme à avoir posé le pied sur la Lune, disparu ce samedi à 82 ans. Ce dessin signé Hergé a été envoyé par le papa de Tintin en 1969 quelques jours après que Armstrong fut revenu de son périple. Pour ma part, n'étant pas né à l'époque de l'évènement, j'avoue que je n'en saisis peut-être pas toute la portée, même 43 ans plus tard, mais en tout cas il est clair que Neil Armstrong et son équipe ont accompli quelque chose de très grand ce 21 juillet 1969. RIP, monsieur Armstrong...




Cette semaine, zoom sur la série Downton Abbey que diffuse TMC chaque dimanche soir, sur Le Pianiste, enfin vu dix ans après sa sortie en salles et enfin sur Ulysse 31 et son édition Premium en tous points remarquable.

Parce que je n'avais entendu dire que du bien sur Downton Abbey, je me suis enfin laissé tenter. Cinq épisodes plus tard, le constat est sans appel : je prends de plus en plus de plaisir à suivre les aventures de la famille Crawley et de leurs domestiques au sein de la gigantesque demeure de Downton Abbey, au tout début du XXe siècle. La famille Crawley doit composer avec le décès accidentel de leurs héritiers lors du naufrage du Titanic. Seul un cousin éloigné peut prétendre récupérer titre, domaine et fortune de la famille, ce qui est loin d'être du goût de tous. En parallèle, du côté des domestiques, rien n'est simple non plus, avec une loyauté plus ou moins prononcée envers les Crawley mais surtout envers les autres domestiques.
Dit comme ça, Downton Abbey pourrait ne pas paraître bien intéressant d'autant que, pour une obscure raison, je m'étais mis en tête que DA était une série policière, je ne sais toujours pas pourquoi, alors qu'il n'en est rien. Et pourtant, on vit ces opposition de styles et d'intérêts avec délice, sans jamais s'ennuyer. Il faut dire que les dialogues sont particulièrement savoureux et l'interprétation homogène et sans faille. Mentions spéciales quand même à Hugh Bonneville (Robert Crawley, comte de Grantham), Brendan Coyle (valet John Bates) et surtout Maggie Smith (Minerva Mc Gonagall dans Harry Potter) qui donne toute la démesure de son talent dans le rôle de la comtesse douairière de Grantham, Violet Crawley, rôle pour lequel elle a très justement obtenu un Emmy. Avec le plaisir de revoir aussi la trop rare Elisabeth Mac Govern dont j'avais adoré la prestation dans Il était une fois en Amérique. Bref, voici ma nouvelle série incontournable du moment, véritable petit joyau britannique s'il en est.





Si Nath ne m'a pas demandé une bonne cinquantaine de fois de regarder Le Pianiste alors elle ne me l'a pas demandé. Il faut dire qu'il faut que je sois dans certains dispositions pour regarder un film historique. bien réveillé, bien concentré etc. Je me souviens que j'avais mis également plusieurs années avant de voir La Liste de Schindler du maître Spielberg. Avec le Pianiste, il m'aura fallu dix ans avant que ce ne soit le "bon moment". Ce film est tiré du roman autobiographique de  Wladyslaw Szpilman (rôle tenu dans le film par Adrien Brody) relatant l'histoire du pianiste polonais pendant la Seconde Guerre mondiale.

Accueilli à sa sortie par une pluie de récompenses dont 7 Césars et 3 Oscar, Le Pianiste est un film assez terrifiant où Szpilman lutte sans relâche pour sa survie. Souvent aux portes de la mort (malade, traqué, violenté, affamé), il ne doit son salut qu'à des concours de circonstances parfois miraculeux et, à ce titre, j'avoue regretter que la page Wikipédia consacrée au film ne s'attarde pas sur les possibles différences entre le film et le roman autobiographique dont il est tiré. Szpilman a certes énormément souffert mais il a aussi, paradoxalement, eu une certaine "chance" en se sortant de situations souvent inextricables. Difficile de savoir si Polanski s'en est vraiment tenu au matériau original ou s'il a cherché, par petites touches, à en faire un "héros" de guerre. Héros il l'est de toute façon, ne serait-ce que parce qu'ils sont si peu nombreux, ceux du Ghetto de Varsovie, à avoir réchappé aux allemands.

Pour le reste, j'ai vécu un très bon moment de cinéma, accentué par le fait qu'il s'agissait d'une histoire vraie. J'émettrai juste quelques réserves sur une deuxième moitié un peu trop longue et sur un choix de titre un peu trompeur. Certes, le talent de pianiste de Szpilman le sauve d'une mort certaine mais ce talent est occulté, u presque, tout le reste du film. En fait, je ne m'attendais pas forcément à ça et je pensais vraiment que le côté pianiste ressortirait bien davantage. Mais c'est évidemment un détail tant le film est très fort par ailleurs et les traumatismes (et persécutions) de la guerre bien rendus. On comprend aisément que ce soit Roman Polanski qui s'y soit attelé et qu'au travers de l'histoire de la famille de Szpilman, ce soit forcément un peu (beaucoup?) de la sienne qui remonte à la surface.
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Il y a des périodes où ma fibre nostalgique me fait ressortir des placards quelques incontournables de l'enfance. Cette semaine, j'ai donc revu les 26 épisodes de la série animée Ulysse 31, très librement inspirée de l'Odyssée d'Homère. En la revisionnant, je me suis rendu compte à quel point cette série était de qualité et avait bien vieillie malgré ses 30 ans d'âge. L'animation est restée fluide (principalement lors des scènes de combat entre vaisseaux), le doublage de qualité est indémodable et les histoires passionnantes bien que fonctionnant sur le même questionnement : va t-on enfin retrouver le chemin de la Terre et arriver au royaume d'Hadès, avant la déception de chaque fin d'épisode, teintée de l'espoir d'y arriver forcément un jour.

Cette édition Premium est de toute beauté et est un indispensable pour celles et ceux qui voudraient posséder l'intégrale des aventures d'Ulysse 31. Image remastérisée (hormis le générique, on se demande encore bien pourquoi), livrets explicatifs, certes petits mais apportant un réel éclairage sur les divers aspects de la série, premier épisode en version japonaise sous-titrée, bonus sur chaque DVD d'intérêt variable mais ayant le mérité d'exister, bref que du bon. On pinaillera simplement sur la nécessité, si l'on veut voir tous les épisodes d'un DVD d'une traite, de se coltiner à chaque fois générique de début et de fin. Mais franchement, à part ça...Et cette édition en deux coffrets DVD datant déjà de quelques années, on la trouve à tout petit prix sur divers sites marchands. Une superbe occasion de redécouvrir la série dans d'excellents conditions.

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vendredi 24 août 2012

La Loterie du Vendredi : De l'art de résoudre les énigmes..


Depuis plusieurs mardis, je mets en ligne une énigme par semaine. Je les travaille mes énigmes, j'essaie de bien les ficeler (sans doute trop parfois) et j'essaie également d'anticiper les recherches des futurs joueurs. Là réside tout le plaisir de l'exercice : trouver des indices à double tranchant selon le sens qu'on leur donne et s'assurer ensuite qu'il ne suffise pas de taper deux ou trois mots clés sur Google pour résoudre l'énigme.

Car avec Internet en général et Google en particulier, la manière d'élaborer des énigmes a forcément changé. Du coup, je me suis demandé cette semaine ce qu'il se passerait si je donnais des indices plus accessibles mais avec l'interdiction de faire des recherches sur le net. La réponse m'est tombée dessus comme une évidence : sans possibilité de faire des recherches, l'énigme ne serait alors plus qu'une question de simple savoir. Sa résolution serait alors immédiate ou impossible selon que l'on connaisse ou pas la réponse. Bref, j'en ai conclu qu'à mon avis l'énigme du mardi ne devait pas changer de formule et que sa résolution devait résulter de recherches plus ou moins approfondies. A condition, déjà, de partir dans la bonne direction car si certains de mes indices doivent permettre d'avancer, d'autres ne sont là que pour effectuer une vérification.

Mon problème, c'est que chacun réagit différemment et interprète tout aussi différemment les indices. De la même façon, rechercher des informations sur le net sera plus ou moins productif selon la méthode employée et le profil du joueur. Prenez mon ami Denis par exemple : c'est un informaticien branché en mode Google toute la journée. Il part donc avec un avantage certain même s'il lui arrive de sécher aussi. Oui, oui, vous avez bien lu entre les lignes : c'est à cause de types comme ça que je suis obligé de saucissonner injustement mes énigmes pour que leur résolution ne se transforme pas en promenade de santé.

Certains vous diront que pour trouver l'énigme il vaut parfois mieux s'intéresser à celui qui la crée dans un coin de son obscur cerveau. Mais je ne suis pas certain que ce soit judicieux, du moins avec moi. De la même façon que je cherche à anticiper les recherches des joueurs, je fais tout mon possible pour ne pas mettre de l'affect dans mes choix. Il faut aussi savoir que ce qui prime chez moi, c'est la possibilité ou non de créer des indices "pertinents". Combien de fois ai-je renoncé au choix d'un personnage qui m'emballait, uniquement parce que je ne trouvais pas comment créer des indices qui aient de la gueule.

Peut-être pourrais-je songer à élaborer des énigmes à difficulté variable, où chacun y trouverait son compte. Mais cela me demanderait beaucoup plus de travail et je n'ai pas pour l'heure suffisamment de participants pour creuser la question. Mais si un jour il y a foule (on peut toujours rêver ou flatter son ego) pourquoi pas ?

En tout cas, concernant l'énigme de mardi, je n'ai pour l'instant pas eu de bonne réponse. Denis a lâchement quitté le navire (hoooooouuuu ! ! !) en mettant, je le cite, "tous les espoirs de l'Humanité" en ma petite Nathalie. C'est sympa de mettre une telle pression sur ses frêles épaules et de fuir honteusement dans la foulée. Surtout quand le sort de l'Humanité en dépend ! Puisque c'est lui qui le dit ! 

Et si François, le passant qui passe mettait tout le monde d'accord ? D'ici mardi, tout reste possible ! Quel suspense ! ! ! 

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jeudi 23 août 2012

La liberté de pensée


Que ce soit sur Facebook ou sur le net en général, fleurissent adages, tantra, proverbes et autres bon mots comme autant de vérités que l'on chercherait à nous asséner. J'avoue ne plus supporter ces phrases toutes faites où l'on transforme ce qui ne devrait être qu'une opinion en pseudo vérité visant à rassembler le plus grand monde.

On vous apprend ce qu'est un ami, sans vous demander votre avis ni employer le conditionnel. Un ami, c'est ceci, le respect, c'est cela, la générosité, c'est encore autre chose. C'est... c'est... c'est... Mon dieu, que de certitudes ! Le pire, c'est quand la phrase en question est suivie par : "Si tu ne penses pas comme ça, alors tu es...". Et c'est du vécu. Il y a de plus en plus de remarques de ce types, sur Facebook notamment. En gros, pense comme eux, parce que sinon t'es à côté de la plaque, forcément. Puisqu'il n'y a qu'une vérité : la leur.

J'ai un ami facebookien dessinateur que je porte en très haute estime par ailleurs. Un gars très talentueux et d'une extrême gentillesse. Mais lorsqu'il part dans de grandes litanies, autant je respecte son propos, autant j'admets assez mal qu'il essaie de l'imposer à tous. Surtout qu'avec des gens comme moi, cela produit exactement l'effet inverse. Je me souviens notamment qu'il trouvait inadmissible la violence faite aux femmes. Jusque là, nous sommes complètement d'accord. C'est probablement le fléau qui me heurte le plus, cet abattage de violence, la lâcheté et la cruauté de l'autre au quotidien. Donc oui, mille fois oui, la violence faite aux femmes (la violence tout court, du reste, qu'elle soit physique ou mentale) est pour moi inadmissible et devrait l'être, me semble t-il, pour tous. Mais je ne suis "tous" et je n'ai pas à juger la liberté de pensée des autres. Je n'ai surtout pas à chercher à imposer mon point de vue. Je le donne à l'appréciation de tout un chacun. Rien de plus. Rien de moins.

Le problème, c'est que cet ami facebookien s'est lancé dans une de ces litanies que j’évoquais à l'instant. Du style : faisons ceci, faisons cela, comportons nous comme ceci, comportons nous comme cela...Ce qui a déjà eu le don de passablement m'agacer tant on ne saurait faire passer sa propre pensée comme universelle. Mais là où je me suis senti mal, c'est lorsqu'il a dit : "J'en appelle à tous les hommes, les gros, les maigres, les petits, les grands, les blancs, les noirs, les homos, les hétéros..." etc, etc. Là, je me suis dit qu'il y avait un problème. Tenir un propos humanisant ou humaniste (bien que je déteste ce mot dont trop de gens s'affublent un peu prétentieusement) tout en stigmatisant les populations me gêne profondément même si je suis bien évidemment persuadé que cet "ami" n'a pas pensé à mal. Comment espérer vaincre le racisme, comment croire en l'intégration de tous si on continue à mettre les gens dans des cases selon leur physique, leur couleur de peau, leur sexualité etc ?

Bref, vous l'aurez compris, je suis pour le respect de toutes les pensées qui ne soient pas uniques. Je préfère être en désaccord, ce n'est pas grave. Quant à toutes ces phrases qui pullulent sur Internet et qui tendraient à nous dire quoi penser ou comment se comporter, je ne leur accorde guère de crédit. Surtout qu'en général, ceux qui nous en abreuvent comme autant de donneurs de leçons devraient balayer devant leur propre porte avant de nettoyer celles des autres. Pour ma part, je préfère donner à réfléchir mais sans jamais chercher à imposer quoi que ce soit. J'ai la faculté de penser et je ne dois pas oublier que les autres aussi. C'est très bien ainsi, non ?

Enfin bon, je dis ça mais... vous faites comme vous le sentez, hein ! C'est quand même ça l'essentiel ! 

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mercredi 22 août 2012

La Gueule du Mercredi : William Windom






Juste un petit hommage à l'acteur William Windom qui a disparu la semaine dernière à 88 ans. Hormis de très nombreuses apparitions à la télévision, il a surtout campé le Dr Seth Hazlitt à plus de 50 reprises dans la série à succès Murder She Wrote (Arabesque en France) aux côtés d'Angela Lansbury alias la romancière Jessica Fletcher. C'est probablement ce rôle là qui me restera de lui, ses autres apparitions ayant été plus confidentielles, du moins chez nous puisqu'aux USA il a notamment remporté un Emmy Award du meilleur acteur dans une comédie, pour la série inconnue en France, My World and Welcome to It.

Tous ces gens qui ont marqué notre enfance ou notre adolescence et qui s'en vont les uns après les autres, c'est un peu triste. Et bien évidemment, ça ne nous rajeunit pas non plus. RIP Mr Windom.

mardi 21 août 2012

L'Enigme du Mardi



L'énigme de mardi dernier n'a été trouvée que par Denis dont je tairai ici la méthode foireuse de résolution. Mais comme il faut aussi encourager ceux qui se creusent les méninges, on va quand même se lever et l'applaudir, si, si ! Et merci à Nath et à François de s'y être intéressé à défaut de la résoudre.


Il fallait trouver Sharon Tate, la femme de Roman Polanski sauvagement assassinée en 1969. Rappel des indices :

Tout a commencé parce que je n'avais pas de voiture
Je deviens très vite la reine du bal
Michèle Morgan ne m'aura pas porté chance.
C'est bien connu, on ne choisit malheureusement pas sa famille.

C'est en faisant du stop à Hollywood que Sharon décroche son premier contrat dans une comédie. Quelques années plus tard, elle obtient le rôle principal dans le film de Polanski, Le Bal des Vampires. Elle meurt dans d'affreuses souffrances (dans la maison qu'elle et Polanski occupaient et qui avait été construite au départ en 1942 pour Michèle Morgan) tuée alors qu'elle était enceinte par les fanatiques de Manson qu'il appelait sa "famille".

Bon, pas évident après ça d'enchaîner sur l'énigme du jour. Vous avez une semaine pour trouver et pour me faire vos propositions par mail ou par MP sur Facebook. Bonne chance !

C'est dans l'Arizona que je fais mes débuts.
J'en ai plein le dos du piano mais je ne refuse jamais une partie d'échecs.
Un lance-pierre marquera le début d'une indéfectible amitié
Seul un domino peut me battre à la course.


Et un petit Keskecé en prime, j'attends vos propositions :



A mardi prochain pour de nouvelles énigmes !


dimanche 19 août 2012

La Fiction du Dimanche : Ma semaine "vidéo"


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Vous remarquerez que je n'ai rien fourni depuis mardi. C'est un peu le prix à payer si je veux continuer à prendre du plaisir à alimenter Epistol'Arts. Je ne me pose plus de questions quant à savoir s'il y aura chaque jour un billet ou pas. Si j'ai l'envie et l'inspiration, j'alimente. Sinon, je passe mon tour. Par contre, je garde les libellés et leur jour dédié.

Dorénavant, chaque "Fiction du Dimanche" ne sera pas exclusivement consacrée à un film ou une série mais plutôt à ce que j'aurai avalé comme films, dvd, émissions TV, jeux etc. pendant la semaine écoulée. Bref, à tout ce qui peut être vu sur un écran.

Aujourd'hui, je passe au crible L'Amour est dans le Pré, la fin de The Closer, Le Labyrinthe de Pan, Les Schtroumpfs, le nouveau Spider-Man et Shogun. Vous voyez, il y en a pour tous les goûts.




Je regarde L'Amour est dans le Pré distraitement, comprenez par là avec une BD ou des mots fléchés à portée de main pendant que Nath est bien plus attentive à ce qu'il se passe. Cela étant, je prends un plaisir coupable à regarder et forcément à critiquer. Je n'ai pas la moindre empathie pour ces agriculteurs dont on veut nous faire croire qu'ils "cherchent l'amour", pas plus que je n'en ai pour leurs prétendant(e)s d'ailleurs. Parfois, je voudrais bien, après tout, tous ne sont pas antipathiques ou pathétiques, mais je n'y arrive pas. A dire vrai, oui, c'est dégueulasse, je guette le faux-pas, la situation ridicule, les moqueries vachardes des uns envers les autres... Bref, je me comporte comme M6 s'attend à me voir me comporter. Je n'ai aucun problème avec ça puisque je n'y accorde aucune importance. Sitôt vu, sitôt oublié. Mais quand même ! Il faut en être réduit à peu de chose pour vouloir montrer sa tête à la télé, étaler ses états d'âme, s'extasier devant les courriers reçus qui sentent tous le romantisme et la sincérité, pensez donc ! Il faut en vouloir pour faire passer les agriculteurs en général pour des simplets, des gens asociaux voire des obsédés alors que le travail réalisé par ces mêmes agriculteurs gagnerait à respecté tant il est dur et exigeant. Bref, lundi dernier, pèle-mêle, on a assisté aux démonstrations tactiles d'un pauvre bougre qui s'est entiché d'une de ses prétendantes, non sans avoir couché avec l'autre la nuit d'avant, et que l'on voudrait faire passer pour un mec bien sous tous rapports sous prétexte qu'il est veuf avant d'être chaud lapin. On s'est également coltiné un type tellement muré dans son mutisme et ses manières de vieux garçon qu'il en devenait insupportable. J'oubliais Bertrand qui recherche forcément l'amour mais uniquement canon. Et Jeanne, une femme de caractère de 60 ans, très directive au milieu de sa basse-cour constituée de deux coqs dont la rivalité, risible, m'a fait me replonger dans ma BD aussi sec. En fait, je ne sais pas pourquoi je regarde. Ma méchanceté doit reprendre le dessus. Et puisque ces agriculteurs tiennent à tout prix à s'exhiber et à avoir un public tel celui de Rome dans les arènes, pourquoi ne pas leur donner ce qu'ils veulent ? Après, l'émission est sans intérêt voire humiliante, mais quand on cherche à y être sélectionné alors que l'on sait pertinemment à quelle sauce on va être mangé, on récolte ce que l'on sème. Dany, l'agriculteur calculateur, méprisant et macho, a vu sa tactique se retourner contre lui. Il ne voudrait pas qu'on le plaigne en plus ?




Bon, pas de panique. J'ai quand même vu des choses de qualité cette semaine. A commencer par les deux derniers épisodes, en streaming et en VOSTFR, de The Closer. J'aime bien cette série portée par l'excellente Kyra Segdwick alias Brenda Leigh Johnson. J'aime bien mais pas au point d'y être scotché chaque semaine. Du coup, j'ai toujours regardé The Closer mais en dilettante, sautant allègrement quelques épisodes, voire quelques saisons. Mais je n'aurais pas manqué le final, final qui tient ses promesses et qui pose les bases du spin-off de la série : Major Crimes. Un bon petit moment de télévision et un petit pincement au coeur quand même. Parce que.




On continue avec Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro (L’échine du Diable, Hellboy...). Le film date de 2006 et j'ai du acheter le DVD dès sa sortie quelques mois plus tard. Sauf que, pour une obscure raison, je ne l'avais jamais visionné, allant jusqu'à même oublier que je le possédais. Passé le moment de surprise et la petite voix intérieure du genre "Non mais quel con !", j'ai donc décidé de voir enfin ce fameux film. Et je n'ai pas été déçu. Bien que ce ne soit probablement pas exactement ce à quoi je m'attendais.
La toile de fond est l'après guerre d'Espagne où le capitaine Vidal (Sergi Lopez, hallucinant !) essaie par tous les moyens de démanteler la guérilla anti-franquiste. Dit comme cela, on pourrait penser à un film historique. Mais c'est avant tout un conte initiatique dans lequel une jeune fille, Ofelia, est présentée comme l'héritière du monde souterrain, auquel on n'accède qu'au travers d'un labyrinthe. Elle devra montrer sa valeur en passant 3 épreuves édictées par une mystérieux créature dont les motivations restent obscures : le faune.
Film noir, Le Labyrinthe de Pan surprend par son esthétisme très soignée et l'extrême beauté des lieux et personnages qu'il nous fait traverser. Sans trop en dévoiler, la deuxième épreuve où Ofelia est confrontée à l'Homme Pâle, est un bijou de mise en scène et d'inventivité.
Au final, j'ai passé un très bon moment. On ne s'ennuie pas une seconde et la folie de Sergi Lopez "à la surface" contrebalance admirablement les scènes dans le monde souterrain, même si j'aurais personnellement désiré que celles-ci soient plus nombreuses, tant elles sont inquiétantes à souhait. Un film que j'ai enfin découvert et que je reverrai probablement prochainement, tant plusieurs lectures me paraissent indispensables pour en comprendre toutes les subtilités et les exigences.




J'avais dit que je n'irais jamais voir le nouveau Spider-Man. Par principe parce que je ne comprends pas que Marvel relance si tôt la franchise en reposant les bases même de la genèse de Spider-man, quelques années seulement après la superbe trilogie de Sam Raimi. Et aussi, donc, par respect envers ce qu'a accompli Raimi que l'on balaie d'un revers de la main. Les fans de l'homme araignée ne s'y sont pas trompé en boudant relativement ce nouvel opus. Je dis bien relativement car les recettes montent déjà à plusieurs centaines de millions de dollars, sans compter le marchandising et la future sortie DVD. Spider-Man est une valeur sûre, ce qui ne veut pas dire que le film soit bon. Si la licence suffit à assurer le succès du film, ce nouvel épisode reste faiblard. Si j'admets que Andrew Garfield campe admirablement Peter Parker en lieu et place de Tobey Maguire, le reste n'est pas à la hauteur, à commencer par l'intrigue qui met en lumière l'un des adversaires les moins charismatiques de Spider-Man : le Lézard alias le Dr Curt Connors. Le design du reptile est aussi décevant que l'avait été celui du Bouffon Vert dans la trilogie de Raimi et les (rares) confrontations avec Spider-man (dont le costume est tout aussi déplaisant) sont tout sauf palpitantes. Finalement, les moments les plus réussis du film restent ceux où Peter Parker est mis en scène, Andrew Garfield insufflant une fraîcheur et une modernité bienvenue à son personnage. On passera sur l'erreur de casting Sally Field, que j'aime vraiment beaucoup par ailleurs, absolument pas crédible dans le rôle de Tante May. Bref, mais ce n'est que mon avis, un film qui se laisse regarder mais en tous points inférieur à ceux de Sam Raimi. 




Ce week-end, histoire de replonger un peu en enfance et de retrouver le plaisir d'entendre les voix de Philippe Dumas, Gérard Hernandez et Francis Lax (entre autres), je me suis visionné quelques épisodes de la série animée des Schtroumpfs de Hanna-Barbera. Petite douche froide car je pensais que la série avait mieux vieilli et que les histoires étaient plus passionnantes. Ces petites réserves mises à part, la nostalgie fait quand même son effet, mais à petite dose, et quel plaisir de réentendre ceux qui ont contribué à l'âge d'or du doublage dans les années 70 et 80 notamment. Philippe Dumas et Gargamel, c'est quelque chose ! 




Et puis, parce que je faisais du rangement dans mes DVD et que Nath, à ma grande surprise, ne l'avait pas encore vue, j'ai ressorti du placard la superbe fresque historique de Shogun. J'ai toujours adoré cette mini-série sur le Japon, tirée du roman de James Clavell, avec un Richard Chamberlain (extraordinaire Claude Giraud) au meilleur de sa forme. Bien que datant de 30 ans, Shogun n'a pas pris une ride et reste une oeuvre épique de très grande qualité. L'histoire raconte les aventures de John Blacktorne, un pilote de navire anglais qui s'échoue sur les côtes japonaises, après en avoir cherché le chemin pendant près de deux ans. D'abord traité en ennemi et en vulgaire pirate, il apprendra à découvrir ce pays dont il ignore tout, jusqu'à gagner la confiance de ses détracteurs. Mais entre les guerres civiles qui couvent et les manoeuvres des Jésuites portugais qui cherchent à s'enrichir, Blackthorne aura fort à faire pour rester en vie. Voilà pour le pitch. Après, si vous êtes passé à côté, je ne saurais que trop vous conseiller une séance de rattrapage. Neuf heures, ça peut sembler long au final mais c'est passionnant d'un bout à l'autre. Les scénaristes ayant eu la bonne idée de ne pas traduire les propos japonais (hormis lorsque Blackthorne est en présence de traducteurs), l'immersion est totale, nous mettant vraiment dans les mêmes conditions que le pilote anglais. A voir et à revoir sans modération.

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mardi 14 août 2012

L’Énigme du Mardi




L'énigme de la semaine dernière n'a guère posé de difficultés à Nath et à Denis qui ont tout deux trouvé Cruella d'Enfer derrière les indices. Petit corrigé avant l'énigme du jour :


L'enfer est peut-être pavé de bonnes intentions... mais pas chez moi ! 
Quand je pense que j'ai failli rempiler pour une histoire de diamant, j'en reste... médusée !  
Mon ambition me colle à la peau mais ce n'est pas du goût de tous.
Chez moi, rien n'est jamais tout blanc ou tout noir.

L'enfer en allusion à son nom évidemment. J'avais au départ prévu un indice du style "Il paraît que je suis d'enfer" mais en tapant "personnage" + "d'enfer" dans Google, on arrivait direct à la bonne réponse. Hééé oui, parce que faut pas croire, je les teste mes énigmes, avant de vous les envoyer.
Le personnage de Cruella devait en principe revenir... en lieu et place de Médusa dans Bernard et Bianca. Finalement, l'idée fut abandonnée lorsque le personnage de Médusa fut créé. Médusa dont l'obsession était de retrouver le diamant "L'oeil du Diable".
Cruella n'a qu'une obsession : se vêtir d'un manteau de peaux de dalmatiens.
Enfin, le dernier indice faisait évidemment allusion à ses cheveux, blancs d'un côté et noirs de l'autre.



Allez, c'est parti pour l'énigme de ce mardi. Vous avez jusqu'à lundi prochain minuit pour m'envoyer vos réponses soit par mail pour ceux qui l'ont, soit sur ma page Facebook, par MP exclusivement ! Bon, si certains originaux préfèrent s'y prendre au dernier moment et chercher la solution mardi matin entre minuit et sept heures, c'est possible aussi. Non, non, je ne vise personne... :-)

Tout a commencé parce que je n'avais pas de voiture
Je deviens très vite la reine du bal
Michèle Morgan ne m'aura pas porté chance.
C'est bien connu, on ne choisit malheureusement pas sa famille.



lundi 13 août 2012

La BD du Lundi : New-York Trilogie

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Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de Phil Cordier, de son blog passionnant et de ses 3 ouvrages de référence consacrés à Spiderman, The Spirit et Daredevil. Mais s'il y a vraiment une chose dont je lui suis particulièrement reconnaissant, c'est de m'avoir donné envie de découvrir l'oeuvre de Will Eisner dont j'ignorais tout. Après un premier contact avec Affaires de famille où une réunion familiale tourne rapidement aux règlements de compte (ouvrage que j'avais vraiment aimé mais dont j'avais regretté de ne pas en avoir eu un peu plus à me mettre sous la dent), j'ai embrayé sur du lourd avec New-York Trilogie qui regroupe en un seul volume les ouvrages La ville, L'immeuble et Les gens.

Dès le début de la lecture de La Ville, on est happé par le talent de dessinateur de Will Eisner. Personnellement, ça m'aura vraiment marqué. New-York sous toutes les coutures, des quartiers populaires aux quartiers plus huppés. New-York vue à partir d'une bouche d'égout, d'une bouche à incendie, d'en haut, d'en bas. Une multitude de saynètes comme autant d'instantanés de la vie urbaine où toutes les classes sont représentées, dans ce qu'elles ont de plus vrai, de plus drôle, de plus tragique, de plus pathétique aussi parfois. Will Eisner dépeint une société vraie mais toujours avec beaucoup de tendresse. A l'instar d'un Woody Allen dans ses films, Eisner aime New-York. Et c'est en la faisant vivre par le biais de ses habitants qu'il lui rend le plus bel hommage. La force de ces tranches de vie prises sur le vif est renforcée par un dessin réaliste et un encrage incroyables de maîtrise mais j'ai surtout été bluffé par la force de son découpage, de ses angles de vue. J'ai eu cette impression qu'il savait tout faire. Et puis, même si le format est celui de saynètes, Eisner est un conteur d’histoires remarquable. C'est passionnant, fluide, touchant.







Dans L'immeuble, Eisner s'intéresse surtout à un environnement en perpétuelle évolution et aux répercussions que ces pertes de repères peuvent avoir sur nos propres vies. On détruit des immeubles comme on arracherait des arbres. Des immeubles chargés de vie et d'histoire(s). On rompt des habitudes de vie pour en imposer d'autres. A un rythme tel que ça se passe dans la plus profonde indifférence, dans la plus grande normalité. Parce que le monde tourne vite. 





Enfin, Les gens, 3e partie de cette superbe intégrale, renvoie à l'anonymat qui touche tous ces gens qui grouillent, qui s'affairent, s'activent, vivent. Mais dans Sanctum, Pincus, le personnage principal de l'histoire, ne souffre pas de cet anonymat. Non seulement il n'en souffre pas, mais en plus il fait tout pour l'entretenir. Je ne peux pas cacher que je me suis un peu retrouvé dans ce personnage, malgré le paradoxe en ce qui me concerne d'une certaine dualité qui fait que je voudrais à la fois être transparent et en même temps bien plus visible que je ne le suis actuellement.






Je pourrais dire tellement de choses sur tout le bien de je pense de New-York Trilogie. Mais aimer particulièrement une oeuvre ne signifie pas trouver les mots qu'il faut pour faire envie ou pour dire ce que l'on ressent. J'ai pris une claque, voilà tout. Je possédais ce pavé depuis quelques mois maintenant et j'attendais LE moment où il me ferait un appel du pied pour que je m'y plonge dedans. C'est peu de dire que je n'ai pas été déçu et que l'ensemble de ces tranches de vie, comme le prisme de millions d'existences et donc forcément un peu de la nôtre, n'a pas fini de m'émouvoir. L'un de mes plus beaux achats, à bien mettre en valeur dans une bibliothèque ! 

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dimanche 12 août 2012

La Fiction du Dimanche : Dallas 2012

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La première saison de ce Dallas 2012 vient de s'achever aux USA mercredi dernier et il est donc temps de dresser un petit bilan, en sachant néanmoins que la chaîne TNT proposera une deuxième saison de 15 épisodes au lieu de 10 dès janvier 2013. Les Ewing sont donc bel et bien de retour.


Je ne m'en suis jamais caché : je suis un grand admirateur de la série d'origine. J'ai baigné dans "Dallas" dès mon plus jeune âge, étant immanquablement emporté dans les batailles des Ewing contre les Barnes. Et même si la série originelle s'est considérablement essoufflée lors de ses ultimes saisons, elle n'en reste pas moins un des meilleurs souvenirs télévisuels de mon enfance puis de mon adolescence. Alors dire que j'attendais beaucoup de cette cuvée 2012 est un doux euphémisme.


Le problème de Dallas 2012, c'est finalement ce pour quoi on s'y remet 20 ans après : on veut revoir JR, Bobby, Sue-Ellen, Cliff Barnes... Le problème, c'est que les héros sont bien fatigués. On essaie bien de faire tourner la série vers un conflit de générations (les fils Ewing s'affrontent en lieu et place des pères) mais le casting, Josh Anderson alias John Ross Ewing Jr en tête, est bien trop faiblard pour que l'on soit scotché à notre fauteuil. Les intrigues sont téléphonées et les incohérences nombreuses.


Mais JR reste JR. Celui que l'on adorait détester a perdu de sa superbe mais le regard et le sourire sont bien là. Larry Hagman, bien qu'usé par la maladie, n'est jamais aussi bon que lorsqu'il sert ce sacré JR qui lui aura tout apporté. Mais on ne peut s'empêcher de se demander combien de temps encore il pourra mettre tout son talent au service de ce personnage mythique. Certaines incohérences dans le scénario et certaines confrontations attendues puis avortées (Je pense notamment à celle entre JR et Cliff qui aurait du intervenir aux deux-tiers de la saison) laissent à penser que certains pans du scénario ont du être réécrits en urgence, probablement en raison de la santé défaillante de Hagman. Quant au personnage de Cliff que j'attendais avec impatience vu son passif dans la série d'origine, il m'a plutôt déçu. Personnage clairement sous-exploité, acteur (Ken Kercheval) bien fatigué, on est loin du compte. Lors de l'ultime épisode, il n'insuffle pas suffisamment d'intensité dramatique à son personnage alors que sa présence résulte quand même du coup de théâtre le plus réussi de la saison.


Hormis Larry Hagman qui donne tout ce qu'il a quand il est en mesure de le faire, c'est finalement Patrick Duffy qui s'en sort le mieux parmi les anciens. Patrick Duffy est Bobby Ewing et ça reste une évidence 20 ans après. Mais pourquoi diable a t-il fallu que les scénaristes développent une intrigue autour de la santé de son personnage pour tout désamorcer aussi brutalement ensuite ? A ce titre, le dernier épisode est indigne des éléments mis en place jusque là. Quant à Sue-Ellen alias Linda Gray, elle a laissé tomber la bouteille et a désormais des ambitions politiques qui seront mises à mal par les manigances de son fiston. Retrouver Sue-Ellen est un plaisir mais là encore, son personnage n'est pas servi par des chantages trop gentillets pour être pris au sérieux. Il est loin le temps de Dallas avec des magouilles avec un grand M. C'est finalement le plus gros défaut de cette version 2012. L'ensemble n'est pas très passionnant et lorsqu'il y a des moments plus prenants, le soufflé retombe trop vite pour que l'on puisse en profiter.


En résumé, j'ai pris du plaisir essentiellement de par la présence des anciens poids lourds du show. La fibre nostalgique fonctionne à plein régime. JR et Bobby sont et resteront les piliers de Dallas. Problème : leurs rejetons ne leur arrivent jamais à la cheville et les intrigues prêtent surtout à sourire, quand elles ne sont pas tout simplement incohérentes ou expédiées à la va-vite sans réelle explication.
Revoir les héros vieillissants de Dallas, c'est un peu jongler entre nostalgie et un certain pathétisme. La saison 2 devra rectifier le tir et nous proposer quelque chose de bien plus consistant pour emporter l'adhésion. En attendant, il faudra surtout espérer que Larry Hagman récupèrera vite de ses problèmes de santé car si Dallas 2012 tourne désormais autour des fils Ewing, il ne faut pas se tromper : Dallas, c'est JR et personne d'autre. L'absence de son personnage enterrerait probablement le show.