mardi 29 décembre 2015

L'énigme du Mardi



Personne n'a trouvé que c'était la belle Uma Thurman qui se cachait derrière les indices de la semaine passée. Avec elle, on ne sait jamais trop à quoi s'attendre, et c'est même elle qui le dit dans la célébrissime pub Schweppes :" What did you expect ?" Elle campe la déesse Vénus au début de sa carrière dans Les aventures du Baron de Munchhausen. Dans Kill Bill, dans le rôle de La Mariée, elle survit miraculeusement à une attaque sanglante lors de la répétition de sa cérémonie de mariage. Enfin, son second époux, l'acteur Ethan Hawke, rencontré sur le tournage de Bienvenue à Gattaca, lui consacrera un ouvrage appelé Pour Karuna.


Bon, c'est reparti pour un tour avec la nouvelle et dernière énigme de 2015 ! Réponses toujours attendues en MP sur Facebook ou par mail pour les intimes réfractaires aux réseaux sociaux. A vous de jouer ! (je n'ose plus dire que je la trouve facile, histoire de m'épargner le rire nerveux de mon ami Denis, mais...)

Mon titre est celui d'un personnage mort.
Ici, le remède est pire que le mal
L'un de mes personnages principaux est un mix de deux assassins
Ne tue pas ce qui te nourrit.
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lundi 28 décembre 2015

Thierry Coquelet, l'artiste au style haut !


(cliquez sur les bôôôô dessins pour agrandir)

Thierry Coquelet est (entre autres) un caricaturiste de talent qui, souvent armé de son seul stylo-bille, fait de petits miracles sur son blog Les Utopies parallèles

Je pense, mais je peux me tromper, l'avoir découvert par l'entremise du non moins talentueux Jim Maëster. Ce dernier avait rendu hommage au regretté Claude Chabrol et avait invité ses lecteurs à voir la version de Thierry Coquelet. Et là, une grosse claque ! Vraiment. Autant je n'étais pas un familier des films du réalisateur (à quelques exceptions près), autant j'adorais l'écouter parler dès qu'il était invité dans une émission de télévision. Donc sa disparition m'avait vraiment attristé. Et avec ce dessin, il se passa quelque chose que je ne me souviens pas avoir déjà ressenti : l'oeuvre était tellement fidèle à l'essence même du personnage telle que je me l'imaginais que la tristesse de son départ en fut décuplée. Depuis, il y a tous les dessins de Thierry Coquelet et puis il y a celui-là, vraiment à part et tellement émouvant. Depuis, surtout, je suis un grand admirateur de son travail. Je ne parcours pas nécessairement son blog de façon très régulière mais à chaque fois c'est l'assurance de passer un bon moment.

J'ai contacté Thierry pour l'informer que j'aimerais bien lui consacrer un petit billet sans prétention ni technicité aucune. Juste quelques ressentis sur quelques dessins dont le choix est forcément subjectif. J'aurais pu en sélectionner d'autres mais ceux qui suivent ont un écho particulier en moi, soit parce que le résultat final me semble juste beau (et qu'y a-t-il de plus subjectif que la beauté ?) soit parce qu'ils renvoient (tout en étant beaux aussi) à des univers (séries, cinéma...) qui me sont familiers. Hormis le Chabrol que j'ai volontairement souhaité voir figurer tout en haut de ma sélection, les autres caricatures n'ont pas d'ordre particulier. Je vous souhaite simplement de prendre du plaisir en les regardant, plaisir que je vous invite ensuite à prolonger via son blog. Je finirai cette longue "introduction" en disant que Thierry s'est montré particulièrement bienveillant à mon égard, me laissant une totale liberté d'utilisation de son travail. Un grand merci à lui. Allez, c'est parti ! 


Je ne suis pas aussi fin connaisseur en westerns que la fine équipe de Wanted mais La Dernière Séance, lorsque j'étais gosse ou ado, était un rituel auquel je ne pouvais absolument pas me soustraire. Je buvais les mots de M'sieur Eddy et, n'ayant pas classe le lendemain, je me délectais des deux films proposés. J'en aurai vu passer des stars dans mon salon dont Claudia Cardinale, sublime sous le stylo de Thierry Coquelet. Je vous préviens, je risque de souvent me répéter : je ne comprends pas comment on arrive à un tel degré de finesse et de maîtrise avec un simple stylo-bille. Du coup, chaque émerveillement fait place à un autre. C'est bien de rester dans l'ignorance parfois ! 


Ingrid Bergman, je l'aurais choisie ne serait-ce que pour ce regard magnifique. Et puis j'ai regardé, il y a peu, Casablanca que, honte à moi, je n'avais jamais vu. Quel magnétisme, quelle séduction chez cette femme ! 


Jayne Mansfield, je ne suis pas certain de l'avoir jamais vu jouer ! Mais comme elle est superbe et que je tenais vraiment à élever le débat ! (à dessein, donc, vous l'avez compris)


Larry Hagman, cela peut faire sourire, mais sa disparition en novembre 2012 fut un mini traumatisme pour l'inconditionnel que j'étais de Dallas. Surtout que les hommages ne se bousculèrent pas au portillon. Heureusement que les caricaturistes s'étaient donné le mot pour témoigner de leur sympathie envers l'infâme JR Ewing ! Le JR façon Thierry Coquelet, si classique et en même temps si "Dallas" a vraiment de la gueule. Et si vous voulez savoir pourquoi Larry s'est retrouvé tout en bleu, l'explication (avec les jeux de mots qui vont bien), est ICI


Je ne suis pas familier de l'oeuvre de Lauren Bacall mais il se dégage de ce dessin un "je ne sais quoi" qui a aussitôt capté mon regard. Sans doute le sien ! 


Je parlais plus haut de cet émerveillement devant la finesse du trait de Thierry et je trouve que cette Marlène Dietrich symbolise parfaitement cette impression. Élégance de l'actrice, élégance de la pose, élégance du trait, le résultat ne pouvait être que grandiose. L'un de mes préférés artistiquement et techniquement.


Comme beaucoup, j'ai longtemps été amoureux transi de Michelle Pfeiffer. Alors, quand Thierry la rappelle à mon bon souvenir, je ne peux que fondre, forcément !


Columbo alias Peter Falk, j'ai toujours adoré, même sur la fin où les enquêtes n'étaient pas bien palpitantes. L'âge d'or de la série, avec ses guest stars de renom, aura laissé une trace indélébile en moi. Les contributions notamment de Patrick McGoohan, Martin Landau et de Faye Dunaway m'auront laissé sans voix. Quant aux hommages signés Thierry Coquelet, impossible de réellement choisir bien que le côté "j'allais oublier" du second soit du Columbo pur jus. Même si, pour moi, la plus belle représentation du lieutenant à l'imperméable reste celle de Jean-Marc Borot, irrésistible ! 


Sydnet Lumet, j'adore certains de ses films mais alors je ne savais pas du tout à quoi pouvait ressembler le réalisateur de Douze hommes en colère et Serpico. Sauf qu'ici, cela n'a guère d'importance car le dessin m'a happé dès que je l'ai vu. J'adore ce visage et le mélange d'humanité et de sympathie qui s'en dégage. Quant à la ressemblance, elle est sans doute là mais je n'ai même pas envie d'aller voir et d'avoir un avis là-dessus. Le simple plaisir des yeux me suffit amplement. Bref, j'adore ! 



Ce choix juste pour montrer, s'il en était besoin, combien Thierry Coquelet a un éventail extrêmement large dans le panel de ses influences. Des artistes, des personnes ou personnages de tous horizons, Thierry ne s'interdit rien, essaie beaucoup et épate souvent. La variété de son blog est l'assurance de ne jamais s'ennuyer. J'adore le regard de Stendhal ! 


Baudelaire, un petit plaisir tout personnel. Il a longtemps été mon poète préféré et je veux croire que, quelque part, il l'est encore. Mais au lycée, une prof me l'a servi à toutes les sauces en m'imposant des points de vue qui n'étaient pas les miens et que je considérais comme autant d'agressions de ma perception de son univers si foisonnant. Du coup, elle a presque réussi à m’écœurer d'un artiste que je dévorais pourtant avidement. J'espère qu'un jour, Baudelaire me reviendra. Celui de Thierry m'y aidera peut-être ?


Amicalement vôtre, tout un programme ! J'adore quand un effet madeleine de Proust se manifeste simplement de par l'impact émotionnel d'un dessin. Les bisbilles Wilde / Sinclair : juste inoubliables ! Et ce générique, culte ! 


L'un de mes préférés tous genres confondus. J'adore le Hercule Poirot de David Suchet et j'adore comment Thierry Coquelet a chopé le détective belge dans une mise en scène sobre mais hilarante et pleine de malice. La caricature parfaite selon moi ! 


Un fantastique Mark Twain toutes moustaches dehors qui montre une nouvelle fois le travail d'orfèvre effectué au stylo-bille. Je n'ai pas osé demander à Thierry le temps qu'il passe sur ses dessins, je me doute bien que ce doit être très variable, mais arriver à un tel degré de précision sans se brûler les yeux, ben moi, je voudrais bien comprendre ! 


L'une des passions de Thierry Coquelet est le dessin et je trouvais intéressant de vous montrer ce qu'il était capable de faire sur ce registre-là. Avec le Claude Chabrol, il y avait déjà un mix très intéressant entre caricature, BD et cartoon. En tout cas, la demoiselle croquée ne manque pas de charme ! 


Charlotte Rampling, je tenais absolument à ce qu'elle figure parmi mes choix, d'une part parce que je la trouve superbe sous les traits de Thierry (quels yeux et quelle prestance ! ) mais aussi parce que, pour moi, elle est actuellement synonyme d'un magnifique duo sur le dernier album éponyme d'Alain Chamfort. Le morceau s'appelle Où es-tu ? et même après plusieurs mois d'écoute, je ne m'en lasse pas ! Tout l'album de Chamfort est superbe d'ailleurs.


Je termine (parce qu'il faut bien terminer quelque part) avec Simone Signoret. Je ne connais probablement d'elle que Le Chat avec Gabin et, sans ironie, je n'aurais jamais pensé qu'elle ait pu être aussi jolie plus jeune. Toujours est-il que là-encore, le dessin dans son ensemble m'a happé : la finesse des traits, le jeu des ombres et des lumières, la qualité des noirs, le charme presque diaphane du modèle...

Voilà, j'espère que vous aurez pris plaisir à découvrir ou redécouvrir Thierry Coquelet. J'espère ne pas avoir été trop pompeux, trop long, trop maladroit. Comme je le disais à Thierry lors de notre échange initial par mail, trouver les mots envers un artiste que l'on admire profondément
sans le connaître personnellement n'a rien de bien aisé. Reste la sincérité qui aura guidé mes mots tout au long de ce billet. Je vous laisse avec une ultime curiosité, le dessinateur en action ! Belle semaine à toutes et tous ! 
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dimanche 27 décembre 2015

Downton Abbey, un final en apothéose !




Précision : Ce billet ne contient AUCUNE révélation sur l'intrigue des six saisons !

Le 25 décembre dernier, les anglais ont pu assister aux adieux de Downton Abbey après 6 saisons de bons et loyaux services et un épisode double "spécial Noël" de très haute tenue.
J'ai enfin pu voir cet ultime épisode, le temps d'obtenir des sous-titres en français, et je n'ai vraiment pas boudé mon plaisir. Une fin extrêmement soignée et très respectueuse de son public. Julian Fellowes, le créateur et principal scénariste du show, a réussi lors de cet épisode de conclusion à s'intéresser à l'ensemble des personnages sans exception pour un festinal de saynètes drôles ou émouvantes, souvent les deux. Je n'en dirai pas davantage puisque la version française (de qualité médiocre à mon sens, hélas) sera déjà disponible sur TMC le 2 janvier prochain.



Alors oui, une vraie tristesse que de voir Downton Abbey tirer sa révérence et en même temps, une infinie reconnaissance envers Julian Fellowes pour s'être autant appliqué à l'écriture de cette fin et pour ne pas avoir fait la saison de trop. D'ailleurs cette saison 6 est pour moi la meilleure. Maintenant, j'attends avec impatience une sortie intégrale en Blu-Ray afin de revisionner tout ça, avec Nath qui avait un peu décroché depuis la saison 3 (Il faut dire que je privilégie de plus en plus les visionnages en VOSTFR et que Nath préfère voir films et séries en VF)


En tout cas, tout ce petit monde va bien me manquer, Maggie Smith (Lady Grantham) et Jim Carter (le majordome Carson) en tête. Mais tous les acteurs furent vraiment au diapason et tous vont laisser un vrai vide. Merci à tous ceux qui ont œuvré de près ou de loin à faire de Downton Abbey ce qu'il est : un vrai petit bijou de télévision aux dialogues remarquablement ciselés, à la mise en scène inspirée et à l'interprétation sans fausse note. A l'instar de Breaking Bad, dans un tout autre registre certes, je ne suis pas certain de retrouver de sitôt une série aussi soignée et addictive. 

mardi 22 décembre 2015

L'énigme du Mardi



Pas besoin de VO ou de Vf pour... Mister Bean, qui était la réponse attendue à la précédente énigme. Mr Bean et ses 14 épisodes, soit 7 heures de programme. Pour le reste des indices, la deuxième photo ainsi que la vidéo devraient satisfaire votre curiosité. Je reconnais, afin de ne pas me mettre un grincheux aveyronnais à dos, que l'énigme était quelque peu orientée et qu'à part Nathalie (qui a d'ailleurs été la seule à trouver), peu de personnes pouvaient raisonnablement espérer donner une bonne réponse. Nos amies anglaises, Jackie et Sally auraient pu tirer leur épingle du jeu mais n'ont finalement pas crée la surprise espérée ! 




Allez, nouvelle énigme ! Résultats seulement en MP via FB ou par mail, bonne chance ! Voici les indices ! 

Je me fis connaître, entre autres, grâce à la mythologie romaine 
Mon deuxième époux écrira sur moi
Dans un de mes films, on parlera davantage du tragique de répétition
Avec moi, on ne sait jamais trop à quoi s'attendre
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samedi 19 décembre 2015

Les petits moments qui remuent




Tout est parti d'un truc tout simple : la restitution d'un "devoir" ou d'un "contrôle", appelez-le comme vous voulez. La formatrice ou prof, appelez-là comme vous voulez, rend les copies corrigées. Une fois fait, qui n'a pas sa note ? C'est bibi. J'attire son attention discrètement. 

Elle me dit l'avoir probablement oublié dans son bureau et, comme c'est la fin du cours, m'invite à la suivre. Là, elle fait mine de farfouiller et sort la copie qu'elle me tend, avec un large sourire accompagné d'un bravo.

Je vois le 20 et, sentant déjà l'émotion poindre, je balbutie un merci un peu gêné. Et là, elle me répond : "Ne me remerciez pas. C'est moi qui vous remercie. Vous êtes en train de vous faire un très beau dossier."

A ce moment, je me sens tout retourné de l'intérieur. Il n'en faudrait pas beaucoup que les larmes viennent. Je lui souris, me fends d'un timide "bonnes fêtes" et m'éclipse, écourtant ainsi ce moment si particulier.

Ce n'est qu'une note. Ce ne sont que quelques mots. Et pourtant, ils ont eu en l'éponge que je suis un écho, une charge émotionnelle que je n'aurais pas soupçonné. Cette forme de reconnaissance, même à petite échelle, m'a submergé. Je sais aussi que cette note récompense également son travail, la qualité de ses cours, son aptitude à transmettre et à partager. Je lui suis également reconnaissant de cette manière délicate qu'elle a eue de me prendre à part en feignant probablement d'avoir oublié ma copie lorsqu'elle a distribué les autres.

Ce n'est qu'une note guère essentielle finalement et qui sera vite noyée parmi tant d'autres, bonnes comme mauvaises. Mais elle m'aura donné quelques instants d'un vrai et pur bonheur. Pour un gars comme moi qui s'est tant de fois retrouvé en position d'échec, cette reconnaissance de mon travail a une valeur inestimable. Parce que, que je réussisse ou pas, il y a beaucoup de travail derrière pour compenser des difficultés à maintenir une concentration optimale au fil de la journée et pour combler une mémoire fluctuante. Sans oublier ce fichu stress sur lequel je n'aurai décidément jamais de prise.

Ce n'est qu'une note mais elle est riche d'encouragements pour la suite. Bien sûr, il est peu probable que je retouche du doigt la note ultime, c'est sans doute pour cela que je savoure, sans non plus y accorder trop d'importance. Mais elle me donne vraiment envie de persévérer et surtout de ne pas décevoir. Ni moi, ni les autres.

J'ai vécu hier un de ces moments qui remuent et que l'on garde durablement en soi. Ça n'a pas de prix.

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mercredi 9 décembre 2015

Le billet du Mercredi : L'automne qui fleure bon l'amitié !



L'automne devrait désormais toucher à sa fin mais le temps extraordinairement clément pour un mois de décembre fait qu'il est encore bel et bien là.

Plus encore que ses luminosités si particulières lors de balades forestières, l'automne m'aura surtout apporté deux nouvelles amies inestimables. Deux très belles rencontres. Deux très belles personnes.

La langue aurait pu être une barrière, ou du moins un frein, pensez-vous, deux Anglaises ne pipant pas mot de français (ou si peu) et deux Français pas bien à l'aise dans la langue de Sheakspeare. mais il était écrit que rien ne se mettrait en travers de notre chemin. 

Jackie et Sally ont d'abord fait irruption dans la vie de Nath avant d'entrer dans la mienne quelques jours plus tard. Depuis, nous essayons malgré les obligations de chacun (la formation à Périgueux et le stage à Gourdon pour moi, le boulot pour Nath, la gestion de leurs gîtes pour elles) de nous voir toutes les semaines ou toutes les deux semaines au minimum. Chez nous, chez elles, peu importe. Seul compte le plaisir de se retrouver. Elles balbutient quelques mots en français, nous essayons de donner le change en anglais et au final tout le monde s'y retrouve. Jackie adore mon côté sarcastique et je ne suis pas peu fier, intérieurement, d'être capable de mettre en avant ce trait de ma personnalité que je n'aurais jamais pensé pouvoir utiliser en anglais. On ne compte plus les fous-rires, les moments de partage à quatre. 

A ce titre, le dernier week-end passé en leur compagnie fut inoubliable, tant et si bien que nous avons joué les prolongations. L'accueil qui nous fut réservé fut comme à chaque fois extrêmement touchant et d'une sincérité désarmante.

En ce moment, je me sens bien humainement. Tout n'est pas parfait, loin de là, je suis quelqu'un de trop tourmenté pour que tout s'arrange d'un claquement de doigts, mais pour la première fois depuis longtemps, je me sens apaisé. Jackie et Sally me font du bien. Elles équilibrent l'électron libre que j'ai trop souvent été.

Le fait d'avoir également renoué avec deux amis ayant généreusement accepté mon retour dans leurs vies a aussi contribué à ce sentiment de bien-être persistant.

L'automne fleure bon l'amitié. Que les saisons à venir fassent de même.

mardi 8 décembre 2015

l'énigme du Mardi




Le jour où tout commença, un magazine me rendit hommage
Il fallut douze ans pour que l'on me voit en entier
Mes têtes d'affiche faillirent ne pas jouer du fait d'une présence d'arbres
Il y eut certes quelques déchets mais sans eux, je n'aurais pas existé.

Voilà ce que furent les indices de la semaine passée, auxquels je rajoutai dans les dernières heures "Hôtel California". Bon, pas de vainqueur cette semaine.

La "difficulté" était de comprendre que le 4e indice était le plus à même d'aiguiller dans la bonne direction. Puis, éventuellement, le 5e, rajouté lundi soir sur Facebook. Les 3 premiers servaient surtout de vérification, même si je pensais sérieusement que certains accros à cette rubrique seraient assez fortiches pour ne pas s'en laisser compter. Allez, on passe à la correction : 


Le point de l'histoire est le fait que la Terre entrepose ses déchets sur la Lune où est installée la base Alpha. Lorsque ces stocks explosent, la Lune quitte l'orbite terrestre puis le système solaire. Cosmos 1999 peut commencer ! 
Si la première saison est diffusée en France dès 1975, il faut attendre 1987 pour qu'elle soit rediffusée, avec la 2e (et dernière) saison dans la foulée, et ce pour la première fois.
Si Martin Landau et Barbara Bain furent finalement retenus, ce ne fut pas grâce à la co-productrice Sylvia Anderson qui estimait qu'ils étaient aussi mobiles qu'un arbre.
Le jour où tout commença, un magazine me rendit hommage : le magazine Génération Séries consacra son 30e numéro à Cosmos 1999 et le sortit le 13 septembre 1999, jour où l'aventure démarre dans la série.
Enfin Hôtel California renvoie évidemment aux Eagles, autrement dits les aigles, vaisseaux spatiaux de la série.

Allez, c'est parti pour la nouvelle énigme ! Réponses toujours en MP via Facebook ou via fspider@wanadoo.fr. Vous avez une semaine, bonne chance à tous ! Je rappelle à toutes fins utiles qu'il ne s'agit que d'un jeu et que personne n'est évidemment tenu d'y participer s'il ne le souhaite pas ;-) 

VO ou VF, franchement, quelle importance ! 
Surpris par le résultat d'une opération, je m'endormis aussitôt
Mon meilleur ami aime Astérix
En 7 heures, vous avez fait le tour ! 
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jeudi 3 décembre 2015

La BD du Jeudi : De beaux moments mais imparfaits




J'avais évoqué pas plus tard que le mois dernier le plaisir que j'avais eu à récemment découvrir le diptyque "Une nuit à Rome" signé par le couple Jim (scénariste / dessinateur) et Delphine (coloriste). Un gros coup de cœur, une vraie claque graphique, une histoire séduisante sous bien des aspects. Du coup, je décidai de ne pas en rester là et de me jeter sur le dernier titre du duo, De beaux moments, disponible dans toutes les bonnes librairies.


Problème : De beaux moments ne m'a pas emballé. L'idée de ces saynètes, de ces tranches de vie, de ces instantanés, était pourtant séduisante sur le papier mais passé le plaisir de retrouver ce dessin si caractéristique et terriblement attirant, je suis un peu resté sur ma faim. Il y a pourtant de très belles choses à mon sens (l'histoire du père qui songe à ses enfants devenus adultes et dont le souvenir qu'il a d'eux en bas âge lui rappelle que ces moments sont révolus ; la scène hilarante autant que surréaliste du père qui offre de bien étranges cadeaux pour Noël ; les illusions des réseaux sociaux ; le plaisir de retrouver Marie même si sans vraiment de surprise donc sans guère d'émotion). Et puis il y a ces moments où il ne se passe rien, ou si peu, ces moments qui pourraient nous emporter et qui nous laissent un peu à quai. Ces moments qui se voudraient poétiques et qui le sont sans doute mais qui sont tellement devenus la marque de fabrique de Jim qu'on lui en voudrait presque de nous balancer des lieux communs à chaque page.


En fait, plus que de déception, j'ai surtout envie de parler de frustration. Jim s'endort un peu sur ses lauriers sur ce coup-là. Le récit sur l'évocation des pères est pour moi le parfait exemple de cette frustration ressentie. On avait là un sujet en or mais hélas le propos est lourd, les dialogues interminables, avec une émotion qui finit par retomber alors que l'on aurait tant aimé se laisser embarquer. Jim cherche à poser des mots sur des émotions mais il n'y arrive pas avec le même panache que pour Une Nuit à Rome. C'est d'autant plus dommage que son sens de la mise en scène, lui, est toujours de très haute tenue.


Après, ne prenez pas mes critiques individuelles comme une remise en cause de la qualité de l'album. Parce que ces saynètes sont différentes, chaque lecteur aura ses préférences ou ses déceptions, forcément différentes des miennes. D'ailleurs, je ne regrette pas mon achat, d'abord du fait du dessin superbe de Jim magnifié par les couleurs de Delphine. Ensuite parce qu'il y a quand même de bien belles choses écrites ici. Enfin parce que je vais m'autoriser quelques relectures. Je suis bien persuadé qu'à chacune d'entre elles, une humeur différente, une perception différente feront que mon avis divergera forcément. Je serai peut-être finalement embarqué par des histoires qui m'ont ce soir laissé de marbre. Et peut-être que celles qui m'auront ému ne me procureront plus le même plaisir de lecture.

Vous savez quoi ? Faites-vous votre propre opinion ! Ce ne sera pas un achat vain, de toute façon. Et n'hésitez pas à vous procurer le dernier Casemate, magazine de référence sur la BD : Jim y est à l'honneur ! 

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mercredi 2 décembre 2015

Le billet du Mercredi


(cliquez pour agrandir)

Depuis lundi, j'ai enfin démarré mon premier stage de l'année, au centre médico-social de Gourdon. J'accompagne ma tutrice, conseillère en économie sociale familiale, métier auquel je me destine dans 3 ans, autant dire que je ne pouvais pas mieux tomber. Elle m'emmène partout avec elle, veille à ce que je sois là quand elle reçoit du public, s'arrange pour me faire assister aux réunions internes. Bref, elle a préparé ma venue avec soin et je suis très sensible à ses égards envers ma personne.

L'ensemble des professionnels du centre s'est tout de suite montré bienveillant à mon endroit, si bien que je me suis senti immédiatement à l'aise avec tout le monde. Ma tutrice, Nathalie (une de plus !) m'explique au préalable le contexte de chaque "affaire" qu'elle s'apprête à traiter afin que je sois déjà informé de ce qu'il est nécessaire de savoir avant que nous rencontrions la ou les personnes ayant besoin de ses compétences.

Je ne vais pas entrer dans les détails propres à chaque situation, confidentialité oblige, mais généralement, les affaires traitées par Nathalie sont en rapport avec le logement : déménagement, accès au logement, menace d'expulsion, problèmes de loyers ou plus globalement de surendettement etc. Quels que soient les cas de figure, il ne nous appartient surtout pas de juger ce qui a pu conduire telle ou telle personne à en arriver là où elle en est aujourd'hui mais simplement d'essayer de trouver des solutions ou des conseils pour que ce public en grande détresse financière mais aussi humaine puisse sortir la tête de l'eau.

Depuis trois jours, je vois ces personnes abîmées par la vie. Elles ont toutes un vécu différent, des difficultés différentes, des façons de faire avec différentes. Je suis sensible à ce qu'elles sont et en même temps, sans doute parce que je n'ai pas encore été confronté à des moments d'intense pénibilité, l'empathie que je peux ressentir ne m'empêche pas d'avoir le recul nécessaire. Pour autant, il y a un point commun à toutes ces personnes qui m'attriste énormément : leur solitude. Celle qui fait mal, celle que l'on ne choisit pas, celle qui contribue à entretenir une certaine forme de précarité, celle qui abîme un peu plus chaque jour. Celle qui n'aide pas à relever la tête.

Ce billet n'est qu'une esquisse de ressentis bridée par mon manque d'expérience et de vision d'ensemble. Nul doute qu'à l'issue des sept semaines de stage prévues, mes impressions et ma capacité à les intégrer à ma propre sensibilité auront évolué. J'aurai une meilleure appréhension du secteur social dédié, un panel de situations plus élargi, des discussions entre collègues de plus en plus formatrices et riches d'enseignements. 
Je relirai alors peut-être ce billet sans trop y reconnaître quoi que ce soit. On verra.

J'espère surtout que demain, pour toutes ces personnes, la solitude ne sera pas la seule au bout du chemin.

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mardi 1 décembre 2015

L'énigme du Mardi




C'est l'énigme du mardi, hééééé ouiii ! Vous fûtes nombreux, enfin 4, n'exagérons rien, à trouver la solution de l'énigme précédente : Belcastel ! Allez, quelques brèves explications avec le rappel des indices : 
Le dernier quart du XXe siècle me fit renaître. Deux hommes d'envergure ne furent pas de trop.
J'ai mon chemin de croix. J'en ai même deux,
On ne sait trop, de guerre ou simplement beau, comment décrire ce qui fait ma fierté.
Fernand Pouillon et Claude Cayla, à des époques différentes, furent les grands architectes de la reconstruction / rénovation de Belcastel (château & village). Deux chemins de croix, celui du Lourdou, et celui exposé dans l'église. Si Belcastel est souvent traduit par beau château, d'autres insistent sur son aspect surtout médiéval de forteresse défensive.



Voilààààà... Denis aurait préféré que je m’intéressasse à Conques, son pâle "voisin", mais bon... Allez, nouvelle énigme, réponses en MP via Facebook ou sur fspider@wanadoo.fr. Vous avez une semaine, good luck !  

Le jour où tout commença, un magazine me rendit hommage
Il fallut douze ans pour que l'on me voit en entier
Mes têtes d'affiche faillirent ne pas jouer du fait d'une présence d'arbres
Il y eut certes quelques déchets mais sans eux, je n'aurais pas existé.
Hôtel California

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