mercredi 20 septembre 2017

En trompe l'oeil (21)


©CDolls

Nous n'étions pas rassurés. Il semblait n'y avoir que nous sur cette planète froide et apparemment dénuée de vie. A perte de vue, des pierres, des cailloux, des gravats. Pas d'eau ni de verdure. Une absence totale de couleurs hormis des teintes de gris et de noir à n'en plus finir qui auraient déprimé le plus optimiste d'entre nous. Pas un bruit, pas un souffle, rien. Un silence de mort semblait s'être abattu sur nous depuis que l'Aigle avait atterri.
 
Avec nos deux sacs rouge-vif, nous devions ressembler à deux tomates géantes. Si la planète était douée de la moindre forme de vie, nous aurions fait des cibles parfaites. Mais les radars n'avaient rien détecté lorsque nous étions en approche. Nous n'avions tenté une mission de reconnaissance que parce que l'air de la planète avait une composition similaire à celui de la Terre et était donc parfaitement respirable. Mais la crainte que cet endroit inhospitalier soit impropre à l'émergence d'une nouvelle civilisation était en train de se vérifier. Nous ne pouvions pas nous installer dans un lieu aussi inhospitalier. Par contre, je n'avais toujours pas la réponse à mon interrogation première lorsque j'avais posé le pied sur ce reg immense. Pourquoi, sur une planète douée d'une bonne qualité de l'air, n'y avait-il pas la moindre trace de vie ?  Quel cataclysme, quelle destruction, quelle catastrophe avaient pu provoquer un tel paysage de désolation ? Je décidai, accompagné de mon fidèle ami, le professeur Victor Bergman, de pousser un peu plus nos investigations.
 
Commandant John Koening, Carnet de bord base Alpha, 25 novembre 1999.

mardi 19 septembre 2017

Une chanson, un texte... (1)


(cliquez sur ce lien pour une écoute gratuite sur Deezer)
 


Derrière Bebel, derrière Bourvil
Dans les 4L, les Simca 1000
C'est moi
Celui qui courait sous la plage
Mais qu'ils ont coupé au montage
C'est moi

Devant Montand, devant Miou-Miou
Juste devant mais très très flou
C'est moi
Celui qui danse avec Marceau
Pas le grand brun, le blond de dos
C'est moi
Le figurant

Derrière Gabin, derrière Blier
Tous les larbins qu'on a sonnés
C'est moi
Derrière Poiret, derrière Serrault
Quand ils étaient troisièmes couteaux
C'est moi

Après les gens de toute l'équipe
Le grand absent du générique
C'est moi
C'est moi

Le figurant
Le figurant
Celui qui rêve d'une réplique
Comme d'autres rêvent de l'Amérique
Celui qui prend la ligne six
Tous les jours entre cinq et six
Celui qui rêve d'une réplique
 Comme d'autres rêvent de l'Amérique
Celui qui passe à bicyclette
Celui qui fume sa cigarette

Derrière Lino, derrière Lindon
Qui court après François Pignon
C'est moi
Derrière Stallone, derrière Bruce Lee
Les types qui zonent dans les tueries
C'est moi

Derrière Baloo, derrière Mowgli
Le singe qui joue de la batterie
C'est moi
C'est moi

Le figurant
Le figurant
Celui qui rêve d'une réplique
Comme d'autres rêvent de l'Amérique
Celui qui gèle pendant des heures
En attendant qu'on dise moteur
Celui qui regarde l'Atlantique
Juste à la proue du Titanic
Celui qui rêve de quelques lignes
Même si elles doivent le rendre indigne
C'est moi

Le soldat inconnu qui tombe
Quand Ryan passe entre les bombes
C'est moi
Celui qui dans Paris brûle-t-il
Saute d'un camion et qu'on fusille
C'est moi
Le figurant.
 
Cette chanson, la dernière en date de Michel Sardou et annonciatrice d'un album qui pourrait aussi être le dernier, a tout de suite trouvé un écho en moi. Combien de fois ai-je eu l'impression de n'être qu'un simple figurant dans ma propre existence ? Aujourd'hui, sans doute parce que je viens de connaître un peu de réussite récemment, je ne serais sans doute pas aussi catégorique. Mais j'ai tellement connu cette sensation de transparence et d'inintérêt suscité, qu'elle soit réelle, inventée ou exagérée, à une époque où, de surcroît, je me coupais tellement des gens...  Ou cette impression de n'être jamais au bon endroit, de multiplier les mauvais choix. Résultat : je voulais exister à tout prix, plaire, toucher les gens, sans trop savoir pour autant si j'étais assez intéressant pour vouloir ou mériter cela. Je ne m'aimais pas beaucoup et les échecs ou les erreurs de parcours n'aident pas à une meilleure estime de soi.
 
Ce titre me renvoie donc à des heures plus sombres mais elle me permet aussi de mesurer le chemin parcouru. Les doutes sont toujours là, l'équilibre sans doute fragile, mais j'ai appris à m'aimer dans une certaine mesure et surtout à m'épanouir par de petits plaisirs ou de menues satisfactions au quotidien. Il me reste de la route à faire mais j'ai acquis une certaine sérénité, une acceptation de moi et de mes capacités. J'ai appris à lâcher prise, à me souvenir des choses essentielles et de l'intérêt de les préserver. J'ai surtout appris à me faire confiance et à repousser certaines limites pour aller de l'avant. Il m'aura fallu sans doute plus de temps que d'autres mais désormais, le figurant que j'étais se sent enfin prêt à jouer les premiers rôles.
 
Exister, cela dépend d'abord de soi.
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lundi 18 septembre 2017

Zoom BD : Le Grand Jour (François Roussel)



Une fois n'est pas coutume, c'est sur un ouvrage estampillé jeunesse, aux éditions P'tit Glénat, que j'ai décidé d'attirer votre attention.
 
Alors oui, je ne suis a priori pas d'une objectivité folle : j'adore l'univers, ou devrais-je dire les univers de François Roussel. Que ce soit Matt & Higgins, Des Bêtes, le Bestiaire loufoque ou encore le professeur Iota, je suis un inconditionnel du ton, de l'humour et de la patte graphique de François Roussel. En plus, pour ce que j'en connais, j'apprécie vraiment le bonhomme, croisé à de nombreuses reprises avec toujours le même plaisir au festival BD de Gruissan.
 
François Roussel est donc de retour avec une histoire qui s'adresse clairement aux plus jeunes. Il est temps pour la petite coccinelle, sous l'œil bienveillant de sa maman, de prendre son envol. Mais elle ne veut pas, vraiment pas, tant tout ce qui lui est inconnu lui fait peur. Comment alors surmonter toutes ses angoisses et franchir ce palier qui la fera grandir un peu plus ?
 
Au travers d'un texte volontairement simple donc immédiatement compréhensible par le public auquel Le Grand Jour s'adresse, mais tout sauf simpliste, François Roussel nous parle d'énormément de choses en très peu de mots : l'insouciance de l'enfance, la perception qu'un "enfant" peut avoir de l'extérieur (la peur de l'inconnu est légitime quand on n'y a jamais été confronté, d'où la dimension hostile de l'environnement), les capacités insoupçonnées qu'il peut mobiliser, les trésors d'ingéniosité (et de patience) d'une mère...
 
L'histoire est tendre, poétique (la scène dans la neige) et rafraîchissante mais surtout elle est drôle. La dernière scène est à ce titre une façon remarquable de boucler la boucle par une pirouette hilarante. Et puis il y a ce dessin, si expressif, que les amateurs du trait de François Roussel connaissent bien. D'ailleurs, dans Des Bêtes, il était déjà question, entre des dizaines d'autres bébêtes, de coccinelles, probablement les mêmes d'ailleurs. Mais là, elles ont le premier rôle et c'est mérité.
 
En tout cas, si figure la mention "à partir de 3 ans", il n'y a visiblement pas d'âge pour prendre du plaisir : trois lectures par des adultes, trois éclats de rires avant de refermer l'album. Car oui, j'ai aussitôt partagé ma découverte mais je n'avais pas d'enfant sous la main. Qu'importe ! Trois grands enfants (ma femme, ma belle-mère et moi-même) ont passé un excellent moment, quoique trop court, forcément.
 
Si vous avez des enfants en bas âge, foncez. Si vous avez gardé une âme d'enfant, n'hésitez pas davantage !

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vendredi 15 septembre 2017

La dernière énigme...



Je ne pouvais pas enterrer cette rubrique sans vous en proposer une petite dernière pour la route ! Elle ne me parait pas bien difficile pour un chant du cygne mais sait-on jamais... Voici les indices : 

A moi si c'est entre nous
Tout si avec excès de zèle
A deux ou davantage, il permet de s'y rendre toujours sur le même mode.
Attention si entrée en gare ! 

Réponses comme d'habitude en MP sur Facebook ou par mail

Quant à celle de la semaine passée, il fallait trouver le film Lost Highway de David Lynch, énigme qui n'a pas pesé lourd face à Denis et Nath malgré un facteur chance conséquent. Je vous renvoie aux pages Wikipédia ou Allociné pour les réponses aux indices, manquant cruellement de temps aujourd'hui pour vous faire une correction appropriée. Bonne fin de semaine à tous ! 
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jeudi 14 septembre 2017

Changer et prendre toujours plus de plaisir...


Comme (assez) souvent, je ressens le besoin de faire évoluer mon blog. Je prends actuellement du plaisir à l'actualiser, même si je suis conscient que mes billets sont d'un intérêt assez aléatoire en fonction de ma propre motivation mais aussi de la façon dont mes écrits sont différemment perçus. Du coup, les libellés figurant dans le menu de droite ne sont plus réellement pertinents, pas plus qu'ils ne sont à jour d'ailleurs.

Aujourd'hui, mais ça peut évoluer demain, j'ai envie de revenir à une actualisation quotidienne selon des thématiques propres à chaque journée de la semaine. Je ne promets pas de m'y tenir, d'une part parce que c'est fastidieux sur la durée et d'autre part parce qu'entre reprise des études et stages en entreprise, il est fort probable que je ne sois pas systématiquement au rendez-vous. Mais cette formule, que j'avais déjà essayée avec un certain succès il y a quelques années, me manque suffisamment pour que j'y revienne. Lorsque la lassitude s'en fera sentir ou lorsque je voudrai lever le pied, je ferai les réajustements qui s'imposent.

Il faut dire aussi que de par mes contacts actuels avec certains professionnels de la bande-dessinée ou de l'édition, j'ai aussi envie de recentrer mon blog de ce côté-là, même si la BD a  déjà toujours occupé une place importante dans cet espace. Mais j'ai désormais envie de franchir un nouveau palier, de mettre encore plus en lumière les artistes qui me touchent, les auteurs qui me permettent de m'évader, les éditeurs qui façonnent de belles choses dans le respect des artistes comme des lecteurs. J'ai aussi envie, plus que jamais, de me remettre à l'écriture, mais sous des formats courts, en attendant également de pouvoir donner corps à une idée de roman que j'ai depuis un certain temps dans un fond de ma caboche.

Je me connais, ces envies ne peuvent être que passagères, je n'en sais rien. Mais qu'importe !  Ce blog n'est pas immuable, c'est aussi l'avantage de son amateurisme. Aujourd'hui ici, demain ailleurs, ce ne sont pas les pistes d'exploration qui manquent... On verra bien... J'espère simplement que ceux qui me lisent, que ce soit au travers d'une fidélité à toute épreuve ou plus épisodiquement voire par hasard, trouveront toujours de quoi opérer ici une petite halte à leur convenance.

En attendant, voici les 7 thématiques que je souhaite développer à partir de lundi prochain. Je ne garantis pas de pouvoir faire une actualisation quotidienne de par mon planning chargé évoqué plus haut mais j'aimerais bien. Je n'ai pas encore réfléchi à la répartition de ces rubriques dans la semaine mais le but est d'alterner les plaisirs. A noter que l'énigme du mardi disparaît, sans doute définitivement. je ne pense pas qu'elle ait jamais vraiment trouvé son public et elle me demandait quand même pas mal d'investissement pour peu de retours. Cela dit, c'est sans regret. Je préfère toucher les gens avec du fond plutôt qu'avec des devinettes plus ou moins bien troussées.

Thématiques quotidiennes : 

-dessinateurs d'hier
-dessinateurs d'aujourd'hui
-coup de cœur BD de la semaine
-en trompe l’œil (texte inspiré d'une photo aléatoire transmise par mon cousin Titof)
-une chanson, un texte (paroles d'une chanson + texte rédigé d'après celui-ci, c'est-à-dire d'inspiration libre ou expliquant pourquoi il me touche particulièrement)
-mots à dess(e)ins : je me remets au dessin en total amateur (n'attendez pas des chefs-d’œuvres) par le biais d'une reproduction d'une scène BD en expliquant pourquoi elle est mythique ou importante à mes yeux.
-ciné, TV, doublage, sport, lectures (hors BD)...

Voilà ! Y'a plus qu'à ! Je compte vraiment sur votre indulgence sur ce coup-là ! Et sur vos retours surtout, que ce soit via FB ou la partie commentaires de ce blog.
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mercredi 13 septembre 2017

"Ça" ou le retour du clown de Stephen King


L'affiche du film

"It" de Stephen King est peut-être le premier roman que j'aie lu de son auteur, adolescent. Un ouvrage qu'il me faudrait relire pour bien me rappeler de tous les tenants et aboutissants de l'histoire mais qui m'avait saisi de bout en bout. "Ça", c'est l'histoire de ce clown maléfique responsable de la disparition d'enfants et c'est surtout un éclair de génie de King d'avoir donné à une figure rassurante de notre enfance, ou généralement vécue comme telle, le rôle démoniaque de l'histoire.


Le 20 septembre prochain sort une version cinéma qui semble prometteuse (bande-annonce ci-dessus). Outre atlantique, les critiques sont plutôt bonnes et le lancement excellent (117 millions de $ pour le seul premier week-end d'exploitation aux USA). Le film  n'aura sans doute aucun mal à faire oublier le pitoyable téléfilm de 3 heures sorti en 1990 (1993 chez nous, sur M6) qui pêchait par manque d'ambition, de moyens, d'engouement des acteurs, de charisme dans la représentation d'un clown guère effrayant, et qui était plutôt grand guignolesque dans son déroulement. Ayant adoré le roman horrifique de King, je ne pouvais me satisfaire d'une version télé à peine frémissante et frileuse en tous points..

Le clown 2017 semble bien plus flippant que celui de 1990.

Pourtant, je n'étais pas opposé aux adaptations du genre. A l'époque, le genre horrifique, plus ou moins flippant, parfois non dénué d'humour, était bien plus représenté qu'aujourd'hui sur les chaînes françaises. M6 proposait chaque semaine ses "Jeudis de l'angoisse" et nous avions également droit aux savoureux mais inégaux "Contes de la crypte". J'avais donc accueilli cette première adaptation du classique de King avec autant de bienveillance que d'appréhension avant de prendre une vraie douche froide devant autant de médiocrité. Néanmoins, "Ca, il est revenu", le téléfilm bancal en question, reste pour une poignée de fans une sorte d'OVNI devenu culte avec le temps. Nul doute que le film de 2017 devrait redistribuer les cartes si toutes les cartouches n'ont pas été gaspillées dans la bande-annonce.

Dans les deux cas, l'ensemble semble fidèle au roman de King.

Depuis que le projet de cette nouvelle adaptation signée Andy Muschietti a vu le jour, et encore plus depuis que les premiers visuels ont fuité, le débat a repris concernant l'impact que pouvait avoir cette représentation démoniaque du clown. Des associations de clowns professionnels ont porté plainte face à l'image que le film véhiculait d'eux, craignant de se traîner désormais une mauvaise réputation qui mettrait à mal l'image du clown pitre, maladroit et rigolard tel qu'il est perçu dans les cirques. Encore un procès d'intention stérile. D'une part, King n'a rien inventé en faisant d'une figure rassurante une représentation maléfique. D'autre part, il serait bon de se rappeler que "It" n'est qu'une fiction et que ce serait bien de faire la part des choses. Enfin, les clowns des cirques s'adressent principalement aux enfants (même si certains grands enfants que nous sommes peuvent y être sensibles encore aujourd'hui, ce qui n'est pas mon cas) et ce ne sont pas ces derniers qui risquent de voir le film donc c'est, à mon sens, une fausse et vaine polémique.

L'affiche de la mini-série TV de 1990

Puisque l'on parle des clowns, j'ai été bien plus marqué en son temps par cette couverture de Tibet concernant le 25e opus de la série Ric Hochet, Coups de griffes chez Bouglione. Outre le fait d'avoir toujours eu un faible pour cette série, malgré une qualité des histoires comme du dessin assez inégale, j'avais adoré cette histoire et je trouvais la couverture d'une lisibilité et d'une pertinence absolues. Ce n'était pas rien pourtant que de s'attaquer à l'un des symboles les plus représentatifs du cirque, à une époque où il était bien plus ancré dans notre quotidien qu'actuellement. 


Pour terminer, je vous laisse avec ces quelques affiches réalisées par des admirateurs à l'occasion de la sortie du film "Ça". Certaines sont carrément sublimes et font preuve d'une vraie maîtrise. J'ai un coup de cœur pour la première de la série mais toutes me semblent valoir le coup d’œil ! Beaux hommages en tout cas ! 















lundi 11 septembre 2017

Planète Tennis (2)



En remportant l'US Open, Nadal a rejoint Federer au nombre de titres engrangés depuis le début de la saison : 5. Nadal a remporté Monte-Carlo, Barcelone, Madrid, Roland-Garros et donc l'US Open. Federer s'est imposé à l'Open d'Australie, a réalisé le doublé Indian Wells / Miami avant de remporter Halle puis, surtout, Wimbledon. Les deux joueurs ont accompli une saison extraordinaire et devraient en découdre une nouvelle fin lors du Masters des maîtres en fin d'année. 

Difficile de départager ces deux-là. Nadal est numéro 1 mondial, a réalisé 3 décimas (Monte-Carlo, Barcelone, Roland-Garros), en est désormais à 16 titres du Grand Chelem et s'est montré plus régulier sur l'ensemble de la saison en n'ayant pas besoin de faire quelques impasses, ce qui explique aussi son avance désormais sur le Suisse qui a du davantage s'économiser. Federer, lui, est plus que jamais seul au sommet de la planète Tennis avec ses 19 sacres en Grand Chelem. C'est aussi sa longévité qui est remarquable et la gestion de son calendrier. Ce faisant, il a du sacrifier une place de n°1 qui lui tendait les bras mais qu'importe, à 36 ans, le Suisse a vécu un retour extraordinaire et inespéré suite à une saison 2016 rapidement avortée en raison de blessures. Il a aussi modifié le schéma de son jeu en se montrant bien plus agressif, notamment à l'Open d'Australie où il a remporté un bras de fer extraordinaire d'intensité contre Nadal en finale alors qu'il aurait systématiquement perdu ce genre de match au couteau contre l'Espagnol il y a quelques années.

En tout cas, plus que jamais, ce sont deux immenses champions qui ont donné à cette cuvée 2017 un goût délicieusement vintage. Que je sois fan de Federer et (beaucoup) moins de Nadal ne change rien à cet état de fait incontestable.



Concernant cette édition 2017, du moins chez les hommes, on ne va pas se mentir, il n'y eut pas grand chose à se mettre sous la dent. Entre les forfaits des cadors (Djokovic, Wawrinka, Murray entre autres) et les accidents de parcours, cet US Open fut bien palot. Mais s'il y en a un qui a une nouvelle fois montré toute son abnégation et une grinta incroyable, c'est bien Juan-Martin Del Potro. Malade et à deux doigts d'une dérouillée en huitièmes face à Thiem, il revient de nulle part, s'impose et déboulonne Federer dans la foulée avant de céder, à court physiquement, face à Nadal, non sans un ultime baroud d'honneur en lui prenant le premier set avant de s'éteindre. Del Potro tarde à confirmer son retour mais quand il est à ce point présent en de grandes occasions, c'est un plaisir de le voir jouer. 

Pour le reste, pas grand chose à rajouter. On ne va pas s'acharner contre des joueurs français inexistants et sempiternellement décevants. Carton rouge par contre à Andy Murray, antisportif au possible lorsqu'il a annoncé son forfait au lendemain du tirage au sort. Soit le forfait était acquis du fait d'une blessure à la hanche qu'il traînait depuis plusieurs mois (auquel cas il aurait du l'annoncer assez tôt, ce qui aurait permis à Federer d'être tête de série n°2), soit il aurait du intervenir juste avant son match de premier tour le lundi ou le mardi. Alors que là, en plus de créer un profond déséquilibre entre le haut et le bas du tableau, la méthode "limite" a soulevé des interrogations, chez Nadal notamment. Federer ne devait pas en penser moins. 


Du côté du tableau féminin, en l'absence de Serena Williams et avec les contre-performances des ténors, c'est la relève qui s'est imposée avec le sacre de l'Américaine Sloane Stephens. opposée à une autre étoile montante Madison Keys. Cette dernière n'a jamais trouvé les clés en finale (il fallait bien que je la fasse) mais cette affiche est prometteuse pour les mois à venir. Les deux amies revenaient de blessures, ce qui rend leur parcours d'autant plus atypique (Stephens notamment était encore classée 957e début août après une opération en janvier, la voilà désormais 17e).


Relève toujours avec Garbine Muguruza qui décroche la première place au classement WTA. Une place amplement méritée pour la jeune joueuse Hispano-Vénézuélienne qui, si elle n'a pas particulièrement brillé lors de l'US Open (éliminée dès les huitièmes), a déjà deux titres du Grand Chelem à son actif. 

Enfin, saluons la bonne forme une nouvelle fois affichée par Venus Williams. Elle ne fut pas loin d'atteindre une nouvelle finale mais céda en fin de partie face à Stephens. A 37 ans, elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et c'est tout le mal qu'on lui souhaite.

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vendredi 8 septembre 2017

Retour aux affaires



Après 3 mois d'inactivité, je m'apprête à reprendre, comme tant d'autres, le chemin de l'école. J'ai jusqu'au 18 septembre pour finaliser les derniers réglages et me remettre dans le bain. Une dizaine de jours qui ne sera pas de trop pour que tous les voyants soient au vert.

Après l'obtention de mon BTS et les quelques excès qui ont suivi, après une longue période de ronronnement seulement interrompue par de saines marches en Aubrac et dans le Larzac, il est temps de me recentrer sur mon objectif principal : l'obtention du diplôme de Conseiller en Economie Sociale Familiale, mon Graal absolu, ce pour quoi je me bats depuis maintenant deux ans. Une dernière ligne droite non sans risque puisque 50% restent sur le carreau. Il me faudra impérativement être dans le bon wagon car un échec n'est pas envisageable. Ni envisagé d'ailleurs.

Car cette année sera plus difficile que les précédentes à bien des égards. J'ai pris le risque de ne pas chercher un job d'été afin de recharger les batteries après des révisions et des examens épuisants pour moi. Il me fallait absolument couper. Un choix assumé et compris (voire même encouragé) par mes proches mais finalement assez hasardeux si on considère que, pour la première fois depuis que j'ai repris des études, aucune aide publique financière ne me sera attribuée de quelque côté que ce soit. C'est tout le paradoxe : avant de pouvoir soulager Nath grâce à une réelle évolution professionnelle attendue d'ici un an, je vais devoir une nouvelle fois m'appuyer sur elle et contribuer de ce fait un peu plus à la fragilité de nos acquis. L'année va être très compliquée financièrement mais pas seulement : on va devoir une nouvelle fois vivre chacun de notre côté lors de mes sessions de formation. Dans notre malheur, on a quand même de la chance : nous ne sommes pas seuls dans cette grande aventure. Ma mère a pris à sa charge les frais de formation, belle-maman m'héberge pendant mes études et mon lieu de stage, près de chez moi, me garantit de pouvoir être à la maison de temps à autre. Et puis le programme "scolaire" promet d'être bien plus intéressant, comprenez par là qu'il sera vraiment centré sur l'objectif de fin d'année, laissant de côté toutes les matières techniques et scientifiques qui me portaient peine parfois. On va être à fond dans l'accompagnement social et moins dans la technicité (bien que celle-ci reste indispensable pour informer et conseiller). J'ai hâte autant que j'appréhende. Me connaissant, je me mets probablement déjà trop de pression mais j'ai tellement envie d'être à la hauteur des attentes, des miennes comme celles des autres.

Afin de démarrer dans les meilleures conditions en formation (le 18 septembre) puis sur mon lieu de stage (le 4 octobre), j'ai décidé d'utiliser les 10 jours qu'il me reste à me remettre dans le bain, d'où les résolutions suivantes : 

- me lever tôt (c'est déjà le cas)
- limiter mon accès à l'ordinateur (pas facile), c'est-à-dire pour l'essentiel résister aux viles tentations de mon ami Denis qui cherche à me détourner de ce noble objectif.
-supprimer les applications Bubble Witch Saga et Scrabble (fait aujourd'hui mais que ce fut dur... saletés de jeux addictifs)
-lire l'ouvrage sur le DECESF que je me suis procuré il y a deux mois
-feuilleter mes anciens cours juste pour me faire quelques piqûres de rappel
-recommencer mon régime (parce que vous pensez bien que j'ai évidemment tout repris, entre inactivité et célébrations éparses de mon petit succès de juin)
-trouver le bon rythme de sommeil
-lire davantage
-réfléchir posément à la thématique du mémoire qu'il me plairait de développer
-(re)parcourir l'ensemble des documents transmis par mon lieu de stage, faire des fiches récapitulatives.
-comme les mômes, préparer mon cartable, racheter des classeurs (fait), confectionner ma trousse, préparer mon goûter, acheter un hand spinner pour jouer dans la cour...
-m'aérer plus que je ne le fais (une vraie gageure pour un casanier comme moi), même si les vacances aveyronnaises ont vraiment fait du bien à ce niveau-là.
-rester focalisé sur l'essentiel pour ne pas s'éparpiller et s'épargner ainsi du stress (facile à dire, on verra en pratique ce que ça donne)

Voilà ! Y'a plus qu'à ! 

Tout un programme ! 

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mercredi 6 septembre 2017

Twin Peaks saison 3 ou le jeu de massacre de Lynch



Attention ! Cet article livre des éléments de la saison 3 MAIS ne révèle en aucun cas l'identité du meurtrier de Laura Palmer, découverte dans la saison 2.

A se balader sur les sites spécialisés, on pourrait croire que Twin Peaks The Return est un pur chef-d'oeuvre tant les critiques sont dithyrambiques. Tout le monde en perd son latin et y va de son explication pour tenter d'éclaircir un final aussi nébuleux que tout le reste mais, peu importe, on crie au génie quand même. D'ailleurs, cette troisième saison (ou plutôt ce long métrage de 18 heures) pourrait être taxée de culte de par son originalité, sa mise en scène inventive, ses expérimentations et la qualité de son interprétation si elle n'était pas attendue comme rattachée à Twin Peaks saison 1 et 2. Car de la série originelle, il ne reste rien ou presque. Les scènes se déroulant à Twin Peaks sont rares et n'ont souvent comme seul intérêt ou seul prétexte de montrer quelques personnages emblématiques aujourd'hui bien fatigués et sous-exploités (le personnage d'Audrey Horne, toujours campé par l'ex craquante Sherilyn Fenn, désormais hystérique en plus d'être inutile, en est le meilleur exemple). Quant à Dale Cooper, il est "sacrifié" d'entrée de jeu alors que, paradoxalement, il n'a jamais été aussi présent. En découle le personnage de Dougie, exaspérant seize épisodes durant, en dehors de quelques passages humoristiques bienvenus mais qui tiennent davantage de la qualité de seconds rôles souvent savoureux que d'un réel intérêt. Et lorsque, à deux épisodes du clap de fin, après un épisode 16 prometteur, on se dit que, enfin, tout va rentrer dans l'ordre, que l'on va retrouver l'esprit Twin Peaks et que l'on en salive d'avance après tant de frustrations, patatras, on repart sur des ellipses lynchiennes toujours plus déconcertantes. 

Twin Peaks The Return ne serait peut-être pas un mauvais film pour ceux qui aiment le côté expérimental assumé de David Lynch (après tout, son cerveau torturé a bien pondu Eraserhead ou Inland Empire pour ne citer que les plus tortueux) mais c'est une mauvaise série qui renie ce qu'elle fut 26 ans plus tôt. Lynch a piétiné une série originelle dont on oublie un peu vite qu'elle fut surtout l'oeuvre de son compère Mark Frost, Lynch ne signant finalement que peu d'épisodes de la première saison avant de déserter la seconde. Alors qu'il est véritablement le maître d'oeuvre de cette saison 3 dont il a réalisé l'intégralité des 18 épisodes, non sans avoir également remanié en profondeur la première mouture scénaristique de Mark Frost censée s'étendre sur 9 épisodes seulement. Bref, David Lynch s'est fait plaisir mais à aucun moment il n'a pensé aux attentes des fans. Il a même poussé le vice jusqu'à à apparaître bien plus que nécessaire dans le rôle de Gordon Cole, autrefois mineur. Il a pris du plaisir devant et derrière la camera, parfois à notre détriment, malgré tout le capital sympathie qu'on lui reconnait sans peine.

Le film Twin Peaks Fire Walk with me avait été en son temps une première vraie déception car, plutôt que d'apporter des réponses à une saison 2 qui s'était achevée en queue de poisson, David Lynch avait signé une préquelle afin de développer le personnage central de Laura Palmer. Avec Twin Peaks The Return, la déception reste de mise : on est bien dans une sorte de continuité chronologique (encore que la notion même de temps soit très abstraite chez David Lynch) mais on n'est plus du tout dans l'esprit de l'original. Ou quand Twin Peaks 1990 n'est que prétexte à des expérimentations égocentrées dans la cuvée 2017. Qu'elles soient réalisées avec maestria n'y change rien.

Alors que reste t-il hormis cette impression générale de gâchis ? (ou de foutage de gueule, cochez la bonne case) Je me suis tapé les 18 épisodes en espérant un miracle qui n'est jamais venu. En espérant une vraie conclusion qui n'arrivera jamais désormais. Je me sens un peu floué, escroqué... Heureusement, tout n'a pas été désagréable à suivre dans ce long, si long voyage. Lynch sait créer des atmosphères prenantes, des scènes qui semblent tellement inutiles parfois qu'on reste pour savoir où il veut en venir et si cela va nous mener quelque part. Sa réalisation a un côté hypnotisant bien réel. Et il s'y connait aussi pour créer des personnages secondaires délectables. 

Mais ce qui bluffe toujours autant chez David Lynch en ce qui me concerne, c'est la qualité de sa direction d'acteurs. L'univers du réalisateur est trop complexe pour que les acteurs partent en roue libre. Je pense donc que tout est consciencieusement préparé, mûri, orchestré. Mais comment arriver à un tel résultat de performance chez des acteurs qui, probablement, ne comprennent que très partiellement ce qu'on leur demande de faire et encore moins pourquoi. Comment être aussi bon quand on n'est pas dans la tête de David Lynch ? Comment arriver à un tel degré d'excellence, notamment lors de scènes qui s'étirent en longueur avec une quasi absence de texte ? Parce que, dans Twin Peaks The Return, toute l'interprétation est remarquable. Vraiment.

Au final, Twin Peaks The Return reste une déception. Il y a une atmosphère propre à Lynch réellement fascinante, quelques morceaux de bravoure, de bons acteurs mais l'ensemble est long et souvent ennuyeux. Lynch s'amuse mais nous laisse devant la porte de son monde. Avec cette sensation bizarre que, lorsque le rideau tombe, il nous la claque au nez.

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mardi 5 septembre 2017

Le Mardi, c'est l'énigme !



Après une courte pause estivale, retour de l'énigme du mardi ! Avant de passer à la nouvelle, résolution de la précédente. Rappel des indices pour une énigme certes corsée mais bien orientée avec les indices 1 et 2 :

Je démarre sur un riff de saxophone.
Je ne désigne pas seulement un prénom, mais peu le savent.
Initialement, je ne figure que sur un 45t.
Plus tard, on me croise dans le désert.


Il fallait trouver Gaby oh Gaby du regretté Alain Bashung, un titre qui débute par un riff de saxophone et dont le prénom Gaby provient de l'argot gaboune qui désigne aussi un homosexuel. Le parolier Bergman s'est d'ailleurs attaché à évoquer un travesti ou un transsexuel lorsqu'il a écrit le texte. Au départ, Gaby oh Gaby n'est qu'un 45t mais, devant l'ampleur du succès, il est intégré à l'album Roulette Russe lorsque celui-ci est réédité.
Mais si ce tube sauve Bashung professionnellement, l'artiste n'est pas préparé à une telle célébrité. Dans l'album Play blessures sorti en 1982, soit seulement deux ans après, dans le titre "J'croise aux Hébrides", Bashung révèle ses tourments quant au succès : "J'dédie cette angoisse à un chanteur disparu, mort de soif dans le désert de Gaby. Respectez une minute de silence. Faites comme si j'étais pas arrivé."

Voici à présent les nouveaux indices. Merci de me faire vos propositions par MP via Facebook ou par mail pour ceux qui l'ont. Je rappelle que la réponse doit être étayée de l'explication de l'ensemble des indices proposés pour être validée. Comme d'habitude, vous avez une semaine, bonne chance à tous ! 

Mon point de départ est un soupçon d'adultère
Je navigue entre rêve et réalité
L'intérêt réside dans les multiples personnalités de l'assassin
Deux mots distincts dans un livre composent mon titre
La maison de mes personnages principaux appartenait à mon réalisateur

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dimanche 3 septembre 2017

Du Larzac à l'Aubrac, une semaine en Aveyron (6)



St-Urcize / Aubrac / St-Chély d'Aubrac / St-Côme d'Olt


Le vendredi soir, en rentrant de Chaudes-Aigues, nous faisons une halte dans le petit village de St-Urcize. Le monument du Rocher de la Vierge permet l'accès en hauteur à un panorama sublime.






Toujours sur la route de notre hôtel, nous nous arrêtons également à Aubrac que nous connaissions déjà. De beaux paysages comme toujours et des vaches auxquelles il manque pourtant l'essentiel : la cloche si caractéristique des vaches de l'Aubrac.






Nous prêtons l'oreille : on entend bien les cloches. cela semble venir de la sortie du village quand on repart sur Espalion. On s'avance et les tintements s'amplifient au fur et à mesure de notre brève promenade. 



Notre patience est rapidement récompensée : les vaches d'Aubrac, les vraies, sont ici, regroupées en un petit troupeau. L'une d'elle tout particulièrement semble être intéressée par notre arrivée. Alors que les autres ne nous prêtent guère d'attention, madame prend la pose.






C'est tout personnel mais je considère les paysages de l'Aubrac tellement plus beaux que ceux du Larzac. D'accord, ce n'est pas franchement comparable mais, me concernant, le choix est fait : si je devais trancher, c'est en Aubrac que je vivrais. Rien que pour le plaisir de me réveiller chaque jour devant des paysages immenses et différents à chaque variation du jour ou de la nuit. Sans compter que le climat me conviendrait également bien davantage. Bon, pas sûr qu'un profil de conseiller ESF soit très recherché sous ces contrées...









Mais l'heure tourne et il est temps de s'en retourner vers notre hôtel à Saint-Chély d'Aubrac. Comme c'est notre dernière soirée, nous mangeons sur place et le repas est très bon, à peine entaché par un vin de table rosé vraiment médiocre. Mais sinon, c'est un sans-faute ! Je découvre le pounti aux pruneaux que je ne connaissais absolument pas, c'est un délice ! Puis je me laisse tenter par un pavé de boeuf de l'Aubrac accompagné d'un aligot digne de ce nom... Comme quoi, pas besoin d'aller systématiquement à Laguiole... Le panaché de fromages est un peu chiche à notre goût et la farandole de desserts tout autant mais l'entrée et le plat compensent largement le reste.


On a eu vraiment de la chance niveau hôtel : c'est très bien entretenu et décoré avec beaucoup de goût ! Un plaisir que de s'affaler sur ce lit après une journée de tourisme. Vraiment une bonne adresse ! Seul bémol : l'insonorisation n'est pas optimale et, même du deuxième étage, nous entendions les éclats de voix provenant du bar. Par contre, de chambre à chambre, rien à dire, c'est parfaitement silencieux.





Le lendemain, le coffre à nouveau plein de nos sacs, nous entamons le retour en Dordogne. Il est tôt, la température est fraîche (7°C) mais, au lieu de prendre directement la direction d'Espalion depuis St-Chély d'Aubrac, nous décidons de faire un ultime crochet par Aubrac pour saluer une dernière fois les vaches d'Aubrac rencontrées la veille.




On est revenu s'asseoir sur la croix afin d'engloutir un fugace petit déjeuner. Le froid était glacial. Je me demande si, voyant ça, notre amie la vache ne s'est pas un peu moqué de nous.




Parce que tout a une fin et qu'on ne peut pas tirer indéfiniment sur la corde, nous décidons ensuite de rentrer d'une traite (de circonstance après avoir vu des vaches, non ?). Seul St-Côme-d'Olt sera une entorse à cette bonne résolution, sans regret car le village a un vrai cachet. Très bel endroit ! 
















Cette fois, les vacances sont bien finies. Le week-end nous permettra simplement de nous poser et de faire tourner les machines avant le retour aux affaires pour Nath dès lundi. Quant à moi, je bénéficie de deux semaines de rab pour ne pas trop (m')en faire à la maison mais, question dépaysement, c'est bien fini... Heureusement, nous aurons profité au delà de nos espérances.

Fin