mercredi 23 mars 2016

Quelques pensées et beaucoup de tristesse...




Cela devient tellement difficile de trouver les mots face à l'horreur qui se répète. Tout comme la France il y a peu, la Belgique a été elle-aussi attaquée dans ce qu'elle a de plus cher : la vie.
 
Je ne parlerai pas de ces barbares, désormais si nombreux et tellement sûrs de leur fait qu'ils entretiennent un vrai climat de psychose et de terreur.
 
Je parlerai de ces hommes et de ces femmes qui ne sont plus là pour simplement vivre. Je parlerai de ces familles éplorées d'avoir perdu leurs proches. Je parlerai de ceux qui sont partis sans l'avoir voulu et de ceux qui restent, réunis dans une profonde tristesse, bien au delà des seules frontières belges. Je parlerai de tous ceux qui resteront debout malgré tout parce qu'il faut bien vivre et tenir.
 
Aujourd'hui, je pense surtout à mes amis belges. Je n'ai pas les mots mais je pense à eux.

mardi 15 mars 2016

Le mardi, c'est l'énigme !



Rappel des indices de la semaine dernière : 

Mon prénom donne tout mon sens à mon nom. A moins que ce ne soit l'inverse.
Je suis antérieur à celui dont je suis l'une des Némésis. 
Je n'ai pas à rougir de ma filmographie mais je suis plus prolifique sur papier
J'eus pendant quelque temps une caractéristique bien précise mais, à moins d'être italien, vous risquez probablement de ne pas vous en souvenir.
Dernier indice :



Il fallait trouver l'un des ennemis jurés de Mickey, Pat Hibulaire, qui, s'il apparut relativement peu dans les courts ou moyens métrages Disney, eut une existence bien plus prolifique sur papier, comme chez nous via le célébrissime Journal de Mickey. Il fut créé avant le personnage de Mickey.
A ses débuts, il avait une jambe de bois mais cette infirmité disparut progressivement. En Italie, son nom est Gambadilegno, c'est-à-dire jambe de bois. Ce nom est resté, rappelant aux lecteurs italiens cette infirmité pourtant lointaine.
Enfin, l'album d'Astérix "Le ciel lui tombe sur la tête", probablement le pire de toute l'existence des irréductibles Gaulois, devait simplement permettre d'orienter vos recherches vers l'univers Disney puisque les extraterrestres de la planète Tadsylwine (anagramme de... Walt Disney) affrontent ceux de Nagma... anagramme de Manga ! 



Allez, c'est parti pour la nouvelle énigme ! Vu que personne n'a trouvé la dernière, vous ne pouvez que faire mieux ! Good luck ! 

J'aurais existé en 7 versions différentes mais seules 4 d'entre elles sont incontestables
Beaucoup de vert, un peu de bleu au final
Je fus résolument guerrier
Mon créateur finit par vivre en moi
J'eus deux appellations, toutes deux d'inspiration mythologique

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mardi 8 mars 2016

Le Mardi, c'est l'énigme !




Allez, on reprend les bonnes habitudes ! Qui ou quoi pour succéder au "What a wonderful world" de Louis Armstrong ? Nathalie et FMG vont-ils enfoncer le clou ou laisser quelques miettes aux autres ? Le suspense est à son comble... C'est parti avec la livrée habituelle d'indices : 

Mon prénom donne tout mon sens à mon nom. A moins que ce ne soit l'inverse.
Je suis antérieur à celui dont je suis l'une des Némésis. 
Je n'ai pas à rougir de ma filmographie mais je suis plus prolifique sur papier
J'eus pendant quelque temps une caractéristique bien précise mais, à moins d'être italien, vous risquez probablement de ne pas vous en souvenir.
Dernier indice :



Réponses toujours parfaitement argumentées via mon mur Facebook ou ma messagerie. Bonne chance ! 

lundi 7 mars 2016

Mickey's Craziest Adventures


 (cliquez sur les images pour agrandir)

Je suis tombé sur cet ouvrage aux éditions Glénat samedi matin et je n'ai pas pu résister. J'ai rudement bien fait d'ailleurs car c'est un vrai coup de coeur que je vous présente ici. L'édition est extrêmement soignée mais ce n'est pas une surprise, Glénat ayant fait des miracles avec les rééditions de deux univers emblématiques de Disney, le Donald de Carl Banks (toujours en cours, merci Denis) et le Picsou de Don Rosa (achevée depuis peu).


Pas de réédition ici mais bel et bien une histoire inédite sortie de l'esprit tordu de Lewis Trondheim, auteur dont je ne suis pourtant pas fan habituellement mais que je connais finalement assez peu. Trondheim explique que, lors d'un vide-grenier en compagnie de son pote dessinateur Keramidas, ils sont tombés sur de vieux comics des années 60, les "Mickey's Quest", avec notamment à l'intérieur les fameuses "Mickey's craziest adventures", des histoires qui auraient tenu en haleine des millions de lecteurs sans jamais avoir été republiées depuis. Les deux compères, assistés de la coloriste Brigitte Findakly, se sont donc mis à l'oeuvre pour remettre ces planches abîmées au goût du jour, en les restaurant tout en proposant une traduction française aussi fidèle que possible. Bien évidemment, des planches étant manquantes, il y a quelques trous dans la narration et le dessin mais le but est vraiment de recréer un ensemble aussi cohérent que possible.


La trouvaille géniale de cet album est donc de partir de ce postulat de départ... qui n'existe pas ! Le vide grenier n'a jamais eu lieu, les Mickey's Quest n'ont pas existé davantage, mais en créant ce contexte de toutes pièces, les trois artistes se sont imposé des contraintes absolument jouissives. Trondheim a ainsi monté de toutes pièces une histoire bourrée d'humour et de morceaux de bravoure, avec des ruptures volontaires dans la narration du fait de prétendues planches égarées. Keramidas, lui, nous offre une représentation graphique de l'univers Disney absolument divine tandis que la coloriste n'est pas en reste puisqu'en plus d'assurer une palette de couleurs parfaite pour cet univers, elle doit aussi veiller à donner au papier un aspect vieilli puisque les planches sont censées dater d'une cinquantaine d'années et avoir plutôt mal passé les outrages du temps.


L'ensemble est extrêmement lisible. Scénaristiquement d'abord. L'histoire est toujours parfaitement compréhensible, ce qui n'était pas gagné avec de telles ruptures dans la continuité de l'histoire. Evidemment, vu qu'il y a des manques, on se surprend à revenir en arrière pour être sûr de ne pas avoir loupé une planche en plus de celles qui n'existent pas. C'est une gymnastique qui peut demander un petit temps d'adaptation mais le procédé de Trondheim est tellement brillant que tout passe.


Graphiquement enfin. Le style de Keramidas est d'une expressivité totale, d'un dynamisme dingue. Et le dessinateur a pu se lâcher tant le scénario de Trondheim nous transporte dans des endroits multiples et variés. Du coup, visuellement, on ne s'ennuie jamais et comme l'ensemble fourmille de détails, c'est un régal pour nos petites rétines. Quant à la couleur, elle est parfaite. Ce qui nous donne un équilibre histoire / dessin / couleur assez miraculeux tant la tâche n'a pas du être aisée.


Bref, si vous voulez passer un bon moment de lecture dans une épopée débordant d'aventures et d'humour, concoctée par trois artistes infiniment respectueux du matériau d'origine qui se sont approprié la patte Disney sans la dénaturer, alors n'hésitez pas ! 



En revanche, dans la même collection, toujours chez Glénat donc, un ouvrage est sorti simultanément, signé Cosey cette fois : "Une mystérieuse mélodie, ou comment Mickey rencontra Minnie". Je l'ai feuilleté mais je n'ai pas accroché. Dessins plus gros donc moins de cases par planche, une impression d'ensemble plus sage, une petite appréhension de me retrouver face à une historiette pliée en 5 minutes de lecture... Evidemment, je peux me tromper et passer à côté de quelque chose donc si l'un ou l'une d'entre vous possède ce livre (couverture ci-dessous), je veux bien un petit topo sur vos ressentis, merci ! 



mercredi 2 mars 2016

Zoom sur X-Files saison 10



X-Files a longtemps été ma série préférée, tous genres confondus, avant que des séries comme Breaking Bad ne redistribuent quelque peu les cartes. C'est dire si j'étais très impatient de ce retour, près de 15 ans après. Problème en ce qui me concerne, avis que j'avais déjà partagé sur mon mur Facebook : "My struggle" qui entame cette nouvelle saison de seulement six épisodes est d'une faiblesse étonnante pour un épisode de reprise. Bavard et longuet, il n'est surtout à aucun moment passionnant. Passé le plaisir des retrouvailles, on se rend compte qu'il n'y a pas grand chose derrière. Pire, cet épisode qui s'inscrit dans la fameuse "mythologie X-Files", fil rouge de la série, est signé par Chris Carter, le créateur lui-même, c'est-à-dire le mieux placé pour répondre aux attentes des fans. Il n'y parvient jamais. Ni dans cet épisode d'ouverture, ni dans celui de clôture, qu'il signe également, qui se termine sur un cliffhanger que l'on nous vend comme haletant alors qu'il est mou du genou quand même. Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler, la diffusion française (avec sa censure pitoyable) n'étant pas achevée à l'heure où j'écris ses lignes.


Pour autant, tout n'est pas à jeter dans ce retour en demi-teinte, bien au contraire. Si Chris Carter peine à convaincre au niveau de ses intentions, des membres de l'équipe originelle sont bien plus inspirés. En premier lieu, Darin Morgan qui revient aux affaires en signant l'épisode le plus extraordinaire, et de loin,  de cette 10e saison et l'un des plus réussis de toute la série. Fidèle à l'esprit de X-Files d'un bout à l'autre, il nous offre 40 minutes absolument jouissives, hilarantes et bourrées de clins d'oeil à la série Dossiers brûlants et à son personnage principal Carl Kolchak. Mais pas besoin de connaître ces références pour prendre un pied pas possible devant cet épisode décalé. L'hommage à Kim Manners, réalisateur clé de la série aujourd'hui disparu, est également particulièrement brillant.



Si les autres épisodes sont de facture un peu plus classique ou parfois déséquilibrés dans leur mise en abîme (l'épisode 4 a toujours le cul entre deux chaises et ne réussit au final ni à vraiment nous effrayer, ni à vraiment nous émouvoir, mais là non plus, je n'en dirai pas davantage), ils ont au moins le mérite de mettre en scène des personnages qui nous avaient manqués, aussi détestables soient-ils parfois. A ce titre, l'éternel retour de l'Homme à la cigarette, revenu une énième fois d'entre les morts après avoir quand même été balayé par une roquette, ce n'est pas rien, est toujours un moment particulier. William B Davis est toujours aussi inquiétant et inciterait à lui seul à visionner cette nouvelle saison, malgré des apparitions au compte-goutte (excepté dans l'ultime épisode). D'autres personnages ne font vraiment que de la figuration (l'adjoint Skinner, étonnamment sous-employé, les lone gunmen en mode hallucinations) mais le plaisir de les revoir est bien là. Sans oublier quelques pointures invitées pour l'occasion, comme l'acteur Doug Savant (Tom Scavo dans Desperate Housewives) méconnaissable dans le rôle du sombre Docteur Augustus Goldman (épisode à voir si possible en VOST vu que M6 a fait des coupes franches contestables et contestées dans la VF)



Au final, vous l'aurez compris, le bilan est partagé. Le plaisir de revoir Mulder et Scully est bien là. Celui d'avoir pu assister à des moments de grâce aussi (l'épisode 3, Mulder and Scully meet the Were-Monster est, je le répète, une pépite à mes yeux). Je veux dire par là que de toute façon, je regarderai la saison 11, assurée d'exister compte-tenu des bonnes audiences US, qu'elle soit de bon ou de piètre niveau. Fan j'étais, fan je suis malgré tout. Pour autant, je n'attend pas la suite avec impatience. Je la verrai, c'est tout.

Après, difficile de laisser passer un tel manque de rythme et un tel manque d'intérêt global concernant les épisodes "gouvernementaux" notamment. Carter essaie de coller à l'actualité (avancées technologiques, montée du terrorisme, dangers des manipulations de l'ADN) pour justifier ses intrigues mais ce ne devrait pas être le propos central d'une série comme X-Files. Du coup, l'aspect fantastique et SF passe un peu au second plan, ce qui est dommage. Et comme les histoires n'emballent pas vraiment, on reste un peu sur sa faim, surtout que 6 épisodes, c'est vraiment très court et que j'aurais vraiment aimé que, vu la faible quantité, la qualité soit au top. Ce sera peut-être pour une prochaine fois...