samedi 30 septembre 2017

Coup de cœur musique : Les Tourneurs Phraseurs



Il y a une semaine, j'ai découvert ce petit bijou "Absences..." et si je ne vous en parle qu'aujourd'hui, c'est d'une part parce que j'ai multiplié les écoutes ces derniers jours et d'autre part parce que, dès les premières notes, les premiers mots, j'ai eu envie de l'offrir à un ami et que je ne me voyais pas lui gâcher le plaisir de la découverte.

Aujourd'hui, je peux enfin dire tout le bien que je pense de ce très bel album qui est, de surcroît, un très bel objet. Derrière les Tourneurs Phraseurs (et je peux vous dire que leurs phrases sont sacrément bien tournées !), il y a, en plus d'une équipe de collaborateurs, un joli quatuor : Patrick Duhamel (auteur, compositeur, interprète), Pascal Martins (pianiste de haut vol), Magali Caumon (auteur de textes lus magnifiques et sculptrice, entre autres, sur scène lorsque le groupe se produit) et Anaïs Vaillant (clarinettiste). Et quelques autres sans lesquels les chansons ne seraient pas ce qu'elles sont : Laurent Souvent, Miguel-Angel Beaumont, Philippe Allaire... Je ne peux pas et je ne vais donc pas citer tout le monde mais Absences... est le résultat formidable d'un travail d'équipe, d'un artisanat au sens le plus noble du terme, de sensibilités d'artistes au diapason.


Soyons honnête : j'avais initialement acheté l'album par curiosité et par un profond respect de cette démarche artisanale. Aussi parce que je connaissais, même si d'assez loin, Magali. Jamait nous avait rapprochés sans que je me rappelle trop des circonstances. Lavilliers aussi. La beauté de ses mots et de ses engagements avait fait le reste. Il ne nous reste désormais qu'à briser les barrières du virtuel, nul doute que ce sera pour bientôt. Toujours est-il que, connaissant ses talents d'écriture et ayant appris qu'elle lirait certains de ses textes sur le CD, je ne pouvais que franchir le pas. Mon délai de réflexion n'a pas été bien long.


Et c'est peu de dire que j'ai été bien inspiré de suivre mon instinct. Rien qu'en sortant le CD de son enveloppe, j'ai su que je tenais entre mes mains quelque chose de très particulier, de très soigné, de très cohérent artistiquement. Le contenant était de toute beauté. Mais alors, le contenu... ! ! ! 

Rarement un album m'aura autant séduit dans sa globalité. Il y a des chansons qui ont ma préférence, ou qui ont une charge émotionnelle un poil plus forte en fonction de ma propre sensibilité, mais aucune, je dis bien aucune, ne me déçoit ou me laisse indifférent. Parce que j'aime l'écrit, parce que j'aime les mots, sans avoir ne serait-ce qu'une once du talent de Patrick Duhamel, j'ai immédiatement été happé par ses textes ciselés plein d'humanité. Car oui, l'humain est la colonne vertébrale de cet album. Certains morceaux sont à ce titre particulièrement engagés (même si je n'aime guère ce terme que l'on galvaude trop souvent) mais jamais militants à l'excès. Ils épousent simplement des convictions profondes. La chanson "40 000 enfants" est un titre qui remue longtemps, durablement, et malgré sa dureté et son constat implacable, c'est une oeuvre magnifique. J'ai "les poils" à chaque fois que je l'écoute. Et des titres qui me bouleversent, il y en a tant tout au long de l'écoute. Sans même parler des deux reprises de l'album dont le superbe Mon voisin est mort de Lény Escudero, une si émouvante découverte pour moi, et tellement lourde de sens par les temps qui courent...


L'amour, l'amitié, la solitude, le temps qui passe, l'absence, le plaisir dans ce qu'il a de plus charnel, la peur de l'autre... sont autant de thèmes universels qui trouvent ici un écrin parfait. La voix de Patrick est très agréable et, si je n'aime pas faire de comparaisons, je n'ai pu m'empêcher, en certaines occasions, d'avoir le sentiment d'y retrouver un peu du timbre pétri d'authenticité de Pierre Bachelet. En tout cas, c'est une voix remarquable qui fait désormais partie de mon quotidien. Car c'est un album qui a tourné en boucle toute cette semaine et dont je n'ai pas fini de percevoir toutes les subtilités et les richesses. 

Je pourrais continuer des heures, il y aurait tant à dire... mais le mieux serait encore que vous découvriez Les Tourneurs Phraseurs par vous-même. Si vous voulez franchir le pas, je peux servir d'intermédiaire dans la mise en relation sinon, encore plus simple, vous pouvez utiliser les deux options de contact suivantes : 
lestourneursphraseurs@orange.fr
http://lestourneursphraseurs.e-monsite.com

Pour ma part, la prochaine étape sera d'essayer de les découvrir sur scène. Je ne peux que vous souhaiter d'avoir cette chance. En attendant, pour que vous puissiez mettre quelques mots, de la musique et une voix sur mes propos, je vous laisse avec Patrick Duhamel et Pascal Martins pour une version live et intimiste du magnifique mais dramatique "40 000 enfants". Ecoutez bien... 


jeudi 28 septembre 2017

Ben alors, on termine comme ça ?




Alors oui, elle se voulait un peu particulière, un peu originale dans sa conception comme dans sa résolution, histoire de finir en beauté. Mais de là à ce que personne ne s'aventure avec succès dans les méandres de mon cerveau dérangé, là, franchement, je suis tout chose.
 
Rappel des indices (y compris les deux supplémentaires)
 
A moi si c'est entre nous
Tout si avec excès de zèle
A deux ou davantage, il permet de s'y rendre toujours sur le même mode.
Attention si entrée en gare ! 
+
Parfois, en fonction de la place que j'occupe évidemment, il se peut que je me devance ou me succède immédiatement
Si je plais, c'est pour la politesse que j'inspire
 
Quand je pense qu'avec tout ça, vous n'avez même pas été fichus d'être sensibles à l'hommage que je vous rendais ! Car c'est bien de VOUS qu'il s'agissait mes chers amis d'un jour comme de toujours ! VOUS !
 
De VOUS à moi, c'est entre nous...
Je suis tout à VOUS si je fais preuve d'excès de zèle !
Il faut être deux ou plus pour se retrouver au rendez-VOUS ce qui peut-être très agréable malgré un mode impératif limite agressif. Rendez-vous, rendez-vous, hého, si je veux, d'abord !
Gare à VOUS = attention !
De temps en temps, VOUS VOUS dites ou VOUS VOUS plantez, parfois lamentablement comme cette semaine.
S'il VOUS plait inspire quand même la politesse, non ?
 
Voilà, voilà... En toute modestie, et avant que certains ne contestent avec une mauvaise foi évidente, je conclurai cette rubrique et ce billet en disant que, franchement, cette énigme était remarquablement troussée ! Une fin en beauté, en somme.
 
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lundi 25 septembre 2017

Planète Tennis (3)



Ce week-end s'est déroulée sur 3 jours la toute première Laver Cup, à l'initiative du Maître Federer en personne ! L'idée était d'opposer l'Europe au "reste du monde", ce qui a créé, du moins sur le papier, deux équipes déséquilibrées, jugez plutôt : Federer, Nadal, Cilic, Berdych, Thiem, Zverev d'un côté (avec Borg comme coach), Isner, Kyrgios, Sock, Querrey, Shapovalov et Tiafoe de l'autre (avec McEnroe comme coach).


Le format était le suivant : 3 jours de compétition avec des simples et des doubles (en deux sets gagnants et un super tie-break en cas de 3e manche) et un système de points croissant (1 point par match gagné le vendredi, 2 le samedi et 3 le dimanche) afin d'entretenir le suspense jusqu'au bout. Et si l'Europe s'est imposée comme attendu (15 points à 9), c'est bien le dernier match qui aura livré son vainqueur puisque, à 12-9 avant l'ultime rencontre, l'équipe Monde pouvait encore espérer égaliser (ce qui, au passage, aurait fait de cette première édition un tournoi sans lauréat puisqu'il fallait 13 points pour s'imposer)


La particularité de cette Laver Cup fut surtout de voir dans la même équipe Federer et Nadal. Les deux légendes furent pour la première fois de leur carrière associées en double, pour le plus grand plaisir du public présent en masse pour l'évènement. La paire inédite s'imposa au bout du suspense. Je vous laisse profiter de ces quelques images. Voir ces deux-là échanger tactiquement, que ce soit sur le court ou sur le banc, devait être savoureux à bien des égards.











Il y eut de très beaux matchs lors de la compétition. Ce double donc, mais aussi la défaite surprise de Nadal face à Isner (qui ne l'avait d'ailleurs jamais battu jusque là). Mais il y eut surtout ce fameux ultime match entre Roger Federer et le bouillant Australien Nick Kyrgios. Federer dut surmonter un set de retard et sauver une balle de match dans le super tie-break (après avoir déjà frôlé la défaite au 2e) avant de s'imposer et d'offrir la coupe à son équipe.













Au final, ce qui aurait pu ne s'apparenter qu'à une exhibition géante ou à un gros coup de com a montré un visage diablement séducteur : un format original, des joueurs hyper-investis de bout en bout, des matchs disputés, des associations inédites, bref que du bon ! L'édition retour, prévue à Chicago, en septembre 2018 pourrait valoir le détour !
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mercredi 20 septembre 2017

En trompe l'oeil (21)


©CDolls

Nous n'étions pas rassurés. Il semblait n'y avoir que nous sur cette planète froide et apparemment dénuée de vie. A perte de vue, des pierres, des cailloux, des gravats. Pas d'eau ni de verdure. Une absence totale de couleurs hormis des teintes de gris et de noir à n'en plus finir qui auraient déprimé le plus optimiste d'entre nous. Pas un bruit, pas un souffle, rien. Un silence de mort semblait s'être abattu sur nous depuis que l'Aigle avait atterri.
 
Avec nos deux sacs rouge-vif, nous devions ressembler à deux tomates géantes. Si la planète était douée de la moindre forme de vie, nous aurions fait des cibles parfaites. Mais les radars n'avaient rien détecté lorsque nous étions en approche. Nous n'avions tenté une mission de reconnaissance que parce que l'air de la planète avait une composition similaire à celui de la Terre et était donc parfaitement respirable. Mais la crainte que cet endroit inhospitalier soit impropre à l'émergence d'une nouvelle civilisation était en train de se vérifier. Nous ne pouvions pas nous installer dans un lieu aussi inhospitalier. Par contre, je n'avais toujours pas la réponse à mon interrogation première lorsque j'avais posé le pied sur ce reg immense. Pourquoi, sur une planète douée d'une bonne qualité de l'air, n'y avait-il pas la moindre trace de vie ?  Quel cataclysme, quelle destruction, quelle catastrophe avaient pu provoquer un tel paysage de désolation ? Je décidai, accompagné de mon fidèle ami, le professeur Victor Bergman, de pousser un peu plus nos investigations.
 
Commandant John Koening, Carnet de bord base Alpha, 25 novembre 1999.

mardi 19 septembre 2017

Une chanson, un texte... (1)


(cliquez sur ce lien pour une écoute gratuite sur Deezer)
 


Derrière Bebel, derrière Bourvil
Dans les 4L, les Simca 1000
C'est moi
Celui qui courait sous la plage
Mais qu'ils ont coupé au montage
C'est moi

Devant Montand, devant Miou-Miou
Juste devant mais très très flou
C'est moi
Celui qui danse avec Marceau
Pas le grand brun, le blond de dos
C'est moi
Le figurant

Derrière Gabin, derrière Blier
Tous les larbins qu'on a sonnés
C'est moi
Derrière Poiret, derrière Serrault
Quand ils étaient troisièmes couteaux
C'est moi

Après les gens de toute l'équipe
Le grand absent du générique
C'est moi
C'est moi

Le figurant
Le figurant
Celui qui rêve d'une réplique
Comme d'autres rêvent de l'Amérique
Celui qui prend la ligne six
Tous les jours entre cinq et six
Celui qui rêve d'une réplique
 Comme d'autres rêvent de l'Amérique
Celui qui passe à bicyclette
Celui qui fume sa cigarette

Derrière Lino, derrière Lindon
Qui court après François Pignon
C'est moi
Derrière Stallone, derrière Bruce Lee
Les types qui zonent dans les tueries
C'est moi

Derrière Baloo, derrière Mowgli
Le singe qui joue de la batterie
C'est moi
C'est moi

Le figurant
Le figurant
Celui qui rêve d'une réplique
Comme d'autres rêvent de l'Amérique
Celui qui gèle pendant des heures
En attendant qu'on dise moteur
Celui qui regarde l'Atlantique
Juste à la proue du Titanic
Celui qui rêve de quelques lignes
Même si elles doivent le rendre indigne
C'est moi

Le soldat inconnu qui tombe
Quand Ryan passe entre les bombes
C'est moi
Celui qui dans Paris brûle-t-il
Saute d'un camion et qu'on fusille
C'est moi
Le figurant.
 
Cette chanson, la dernière en date de Michel Sardou et annonciatrice d'un album qui pourrait aussi être le dernier, a tout de suite trouvé un écho en moi. Combien de fois ai-je eu l'impression de n'être qu'un simple figurant dans ma propre existence ? Aujourd'hui, sans doute parce que je viens de connaître un peu de réussite récemment, je ne serais sans doute pas aussi catégorique. Mais j'ai tellement connu cette sensation de transparence et d'inintérêt suscité, qu'elle soit réelle, inventée ou exagérée, à une époque où, de surcroît, je me coupais tellement des gens...  Ou cette impression de n'être jamais au bon endroit, de multiplier les mauvais choix. Résultat : je voulais exister à tout prix, plaire, toucher les gens, sans trop savoir pour autant si j'étais assez intéressant pour vouloir ou mériter cela. Je ne m'aimais pas beaucoup et les échecs ou les erreurs de parcours n'aident pas à une meilleure estime de soi.
 
Ce titre me renvoie donc à des heures plus sombres mais elle me permet aussi de mesurer le chemin parcouru. Les doutes sont toujours là, l'équilibre sans doute fragile, mais j'ai appris à m'aimer dans une certaine mesure et surtout à m'épanouir par de petits plaisirs ou de menues satisfactions au quotidien. Il me reste de la route à faire mais j'ai acquis une certaine sérénité, une acceptation de moi et de mes capacités. J'ai appris à lâcher prise, à me souvenir des choses essentielles et de l'intérêt de les préserver. J'ai surtout appris à me faire confiance et à repousser certaines limites pour aller de l'avant. Il m'aura fallu sans doute plus de temps que d'autres mais désormais, le figurant que j'étais se sent enfin prêt à jouer les premiers rôles.
 
Exister, cela dépend d'abord de soi.
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lundi 18 septembre 2017

Zoom BD : Le Grand Jour (François Roussel)



Une fois n'est pas coutume, c'est sur un ouvrage estampillé jeunesse, aux éditions P'tit Glénat, que j'ai décidé d'attirer votre attention.
 
Alors oui, je ne suis a priori pas d'une objectivité folle : j'adore l'univers, ou devrais-je dire les univers de François Roussel. Que ce soit Matt & Higgins, Des Bêtes, le Bestiaire loufoque ou encore le professeur Iota, je suis un inconditionnel du ton, de l'humour et de la patte graphique de François Roussel. En plus, pour ce que j'en connais, j'apprécie vraiment le bonhomme, croisé à de nombreuses reprises avec toujours le même plaisir au festival BD de Gruissan.
 
François Roussel est donc de retour avec une histoire qui s'adresse clairement aux plus jeunes. Il est temps pour la petite coccinelle, sous l'œil bienveillant de sa maman, de prendre son envol. Mais elle ne veut pas, vraiment pas, tant tout ce qui lui est inconnu lui fait peur. Comment alors surmonter toutes ses angoisses et franchir ce palier qui la fera grandir un peu plus ?
 
Au travers d'un texte volontairement simple donc immédiatement compréhensible par le public auquel Le Grand Jour s'adresse, mais tout sauf simpliste, François Roussel nous parle d'énormément de choses en très peu de mots : l'insouciance de l'enfance, la perception qu'un "enfant" peut avoir de l'extérieur (la peur de l'inconnu est légitime quand on n'y a jamais été confronté, d'où la dimension hostile de l'environnement), les capacités insoupçonnées qu'il peut mobiliser, les trésors d'ingéniosité (et de patience) d'une mère...
 
L'histoire est tendre, poétique (la scène dans la neige) et rafraîchissante mais surtout elle est drôle. La dernière scène est à ce titre une façon remarquable de boucler la boucle par une pirouette hilarante. Et puis il y a ce dessin, si expressif, que les amateurs du trait de François Roussel connaissent bien. D'ailleurs, dans Des Bêtes, il était déjà question, entre des dizaines d'autres bébêtes, de coccinelles, probablement les mêmes d'ailleurs. Mais là, elles ont le premier rôle et c'est mérité.
 
En tout cas, si figure la mention "à partir de 3 ans", il n'y a visiblement pas d'âge pour prendre du plaisir : trois lectures par des adultes, trois éclats de rires avant de refermer l'album. Car oui, j'ai aussitôt partagé ma découverte mais je n'avais pas d'enfant sous la main. Qu'importe ! Trois grands enfants (ma femme, ma belle-mère et moi-même) ont passé un excellent moment, quoique trop court, forcément.
 
Si vous avez des enfants en bas âge, foncez. Si vous avez gardé une âme d'enfant, n'hésitez pas davantage !

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vendredi 15 septembre 2017

La dernière énigme...



Je ne pouvais pas enterrer cette rubrique sans vous en proposer une petite dernière pour la route ! Elle ne me parait pas bien difficile pour un chant du cygne mais sait-on jamais... Voici les indices : 

A moi si c'est entre nous
Tout si avec excès de zèle
A deux ou davantage, il permet de s'y rendre toujours sur le même mode.
Attention si entrée en gare ! 

Réponses comme d'habitude en MP sur Facebook ou par mail

Quant à celle de la semaine passée, il fallait trouver le film Lost Highway de David Lynch, énigme qui n'a pas pesé lourd face à Denis et Nath malgré un facteur chance conséquent. Je vous renvoie aux pages Wikipédia ou Allociné pour les réponses aux indices, manquant cruellement de temps aujourd'hui pour vous faire une correction appropriée. Bonne fin de semaine à tous ! 
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jeudi 14 septembre 2017

Changer et prendre toujours plus de plaisir...


Comme (assez) souvent, je ressens le besoin de faire évoluer mon blog. Je prends actuellement du plaisir à l'actualiser, même si je suis conscient que mes billets sont d'un intérêt assez aléatoire en fonction de ma propre motivation mais aussi de la façon dont mes écrits sont différemment perçus. Du coup, les libellés figurant dans le menu de droite ne sont plus réellement pertinents, pas plus qu'ils ne sont à jour d'ailleurs.

Aujourd'hui, mais ça peut évoluer demain, j'ai envie de revenir à une actualisation quotidienne selon des thématiques propres à chaque journée de la semaine. Je ne promets pas de m'y tenir, d'une part parce que c'est fastidieux sur la durée et d'autre part parce qu'entre reprise des études et stages en entreprise, il est fort probable que je ne sois pas systématiquement au rendez-vous. Mais cette formule, que j'avais déjà essayée avec un certain succès il y a quelques années, me manque suffisamment pour que j'y revienne. Lorsque la lassitude s'en fera sentir ou lorsque je voudrai lever le pied, je ferai les réajustements qui s'imposent.

Il faut dire aussi que de par mes contacts actuels avec certains professionnels de la bande-dessinée ou de l'édition, j'ai aussi envie de recentrer mon blog de ce côté-là, même si la BD a  déjà toujours occupé une place importante dans cet espace. Mais j'ai désormais envie de franchir un nouveau palier, de mettre encore plus en lumière les artistes qui me touchent, les auteurs qui me permettent de m'évader, les éditeurs qui façonnent de belles choses dans le respect des artistes comme des lecteurs. J'ai aussi envie, plus que jamais, de me remettre à l'écriture, mais sous des formats courts, en attendant également de pouvoir donner corps à une idée de roman que j'ai depuis un certain temps dans un fond de ma caboche.

Je me connais, ces envies ne peuvent être que passagères, je n'en sais rien. Mais qu'importe !  Ce blog n'est pas immuable, c'est aussi l'avantage de son amateurisme. Aujourd'hui ici, demain ailleurs, ce ne sont pas les pistes d'exploration qui manquent... On verra bien... J'espère simplement que ceux qui me lisent, que ce soit au travers d'une fidélité à toute épreuve ou plus épisodiquement voire par hasard, trouveront toujours de quoi opérer ici une petite halte à leur convenance.

En attendant, voici les 7 thématiques que je souhaite développer à partir de lundi prochain. Je ne garantis pas de pouvoir faire une actualisation quotidienne de par mon planning chargé évoqué plus haut mais j'aimerais bien. Je n'ai pas encore réfléchi à la répartition de ces rubriques dans la semaine mais le but est d'alterner les plaisirs. A noter que l'énigme du mardi disparaît, sans doute définitivement. je ne pense pas qu'elle ait jamais vraiment trouvé son public et elle me demandait quand même pas mal d'investissement pour peu de retours. Cela dit, c'est sans regret. Je préfère toucher les gens avec du fond plutôt qu'avec des devinettes plus ou moins bien troussées.

Thématiques quotidiennes : 

-dessinateurs d'hier
-dessinateurs d'aujourd'hui
-coup de cœur BD de la semaine
-en trompe l’œil (texte inspiré d'une photo aléatoire transmise par mon cousin Titof)
-une chanson, un texte (paroles d'une chanson + texte rédigé d'après celui-ci, c'est-à-dire d'inspiration libre ou expliquant pourquoi il me touche particulièrement)
-mots à dess(e)ins : je me remets au dessin en total amateur (n'attendez pas des chefs-d’œuvres) par le biais d'une reproduction d'une scène BD en expliquant pourquoi elle est mythique ou importante à mes yeux.
-ciné, TV, doublage, sport, lectures (hors BD)...

Voilà ! Y'a plus qu'à ! Je compte vraiment sur votre indulgence sur ce coup-là ! Et sur vos retours surtout, que ce soit via FB ou la partie commentaires de ce blog.
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mercredi 13 septembre 2017

"Ça" ou le retour du clown de Stephen King


L'affiche du film

"It" de Stephen King est peut-être le premier roman que j'aie lu de son auteur, adolescent. Un ouvrage qu'il me faudrait relire pour bien me rappeler de tous les tenants et aboutissants de l'histoire mais qui m'avait saisi de bout en bout. "Ça", c'est l'histoire de ce clown maléfique responsable de la disparition d'enfants et c'est surtout un éclair de génie de King d'avoir donné à une figure rassurante de notre enfance, ou généralement vécue comme telle, le rôle démoniaque de l'histoire.


Le 20 septembre prochain sort une version cinéma qui semble prometteuse (bande-annonce ci-dessus). Outre atlantique, les critiques sont plutôt bonnes et le lancement excellent (117 millions de $ pour le seul premier week-end d'exploitation aux USA). Le film  n'aura sans doute aucun mal à faire oublier le pitoyable téléfilm de 3 heures sorti en 1990 (1993 chez nous, sur M6) qui pêchait par manque d'ambition, de moyens, d'engouement des acteurs, de charisme dans la représentation d'un clown guère effrayant, et qui était plutôt grand guignolesque dans son déroulement. Ayant adoré le roman horrifique de King, je ne pouvais me satisfaire d'une version télé à peine frémissante et frileuse en tous points..

Le clown 2017 semble bien plus flippant que celui de 1990.

Pourtant, je n'étais pas opposé aux adaptations du genre. A l'époque, le genre horrifique, plus ou moins flippant, parfois non dénué d'humour, était bien plus représenté qu'aujourd'hui sur les chaînes françaises. M6 proposait chaque semaine ses "Jeudis de l'angoisse" et nous avions également droit aux savoureux mais inégaux "Contes de la crypte". J'avais donc accueilli cette première adaptation du classique de King avec autant de bienveillance que d'appréhension avant de prendre une vraie douche froide devant autant de médiocrité. Néanmoins, "Ca, il est revenu", le téléfilm bancal en question, reste pour une poignée de fans une sorte d'OVNI devenu culte avec le temps. Nul doute que le film de 2017 devrait redistribuer les cartes si toutes les cartouches n'ont pas été gaspillées dans la bande-annonce.

Dans les deux cas, l'ensemble semble fidèle au roman de King.

Depuis que le projet de cette nouvelle adaptation signée Andy Muschietti a vu le jour, et encore plus depuis que les premiers visuels ont fuité, le débat a repris concernant l'impact que pouvait avoir cette représentation démoniaque du clown. Des associations de clowns professionnels ont porté plainte face à l'image que le film véhiculait d'eux, craignant de se traîner désormais une mauvaise réputation qui mettrait à mal l'image du clown pitre, maladroit et rigolard tel qu'il est perçu dans les cirques. Encore un procès d'intention stérile. D'une part, King n'a rien inventé en faisant d'une figure rassurante une représentation maléfique. D'autre part, il serait bon de se rappeler que "It" n'est qu'une fiction et que ce serait bien de faire la part des choses. Enfin, les clowns des cirques s'adressent principalement aux enfants (même si certains grands enfants que nous sommes peuvent y être sensibles encore aujourd'hui, ce qui n'est pas mon cas) et ce ne sont pas ces derniers qui risquent de voir le film donc c'est, à mon sens, une fausse et vaine polémique.

L'affiche de la mini-série TV de 1990

Puisque l'on parle des clowns, j'ai été bien plus marqué en son temps par cette couverture de Tibet concernant le 25e opus de la série Ric Hochet, Coups de griffes chez Bouglione. Outre le fait d'avoir toujours eu un faible pour cette série, malgré une qualité des histoires comme du dessin assez inégale, j'avais adoré cette histoire et je trouvais la couverture d'une lisibilité et d'une pertinence absolues. Ce n'était pas rien pourtant que de s'attaquer à l'un des symboles les plus représentatifs du cirque, à une époque où il était bien plus ancré dans notre quotidien qu'actuellement. 


Pour terminer, je vous laisse avec ces quelques affiches réalisées par des admirateurs à l'occasion de la sortie du film "Ça". Certaines sont carrément sublimes et font preuve d'une vraie maîtrise. J'ai un coup de cœur pour la première de la série mais toutes me semblent valoir le coup d’œil ! Beaux hommages en tout cas !