dimanche 24 février 2013

Dignité et Pardon


Moi qui ne suis pas vraiment enclin au pardon, j'ai été particulièrement touché par la mort de Baptiste, le jeune collégien de 12 ans décédé samedi suite à une rixe dans l'enceinte de l'établissement, la veille.

Même si la violence qui tend hélas à se banaliser en milieu scolaire est déjà un drame en soi, il s'est avéré que l'adolescent souffrait d'une malformation à la tête qui l'aurait de toute façon condamné à plus ou moins brève échéance. Une IRM pratiquée dans le cadre de l'enquête a mis en évidence ce lourd problème médical dont les parents n'avaient pas la moindre connaissance jusque là.

J'ai été extrêmement touché par les mots du père qui a de lui-même contacté France Bleu Drôme-Ardèche pour éteindre toute polémique :
"Une IRM a été effectuée et il s'est avéré qu'il avait une malformation des vaisseaux sanguins au niveau du cerveau qui, dans tous les cas, aurait causé à plus ou moins long terme cette rupture des vaisseaux et donc une hémorragie cérébrale avec une mort cérébrale relativement rapide (...) ça aurait très bien pu survenir au foot ou en chahutant avec sa soeur à la maison (...) On ne veut surtout pas accabler l'enfant impliqué dans cette petite chamaillerie."

Je pense ce soir à Baptiste. A ses parents. Qui ont du passer par une foultitude d'émotions. Peur, inquiétude et incompréhension probablement dans les premiers temps, tristesse, recueillement et peut-être colère lorsque leur fils s'est éteint au lendemain du drame. Par quel prisme des sentiments sont-ils ensuite passés lorsqu'ils ont pris connaissance de la malformation de leur enfant et de l'aspect inéluctable de sa condamnation à courte échéance sans même cet épisode tragique ? Et pourtant, au bout de ces deux journées de souffrance où un être cher s'en est allé, un enfant de surcroît, il y a ces mots justes... et le pardon. Le père est certes pompier volontaire et son expérience l'a sans doute aidé à avoir le recul et la lucidité nécessaires en pareille occasion. Mais quand même. Il fallait les avoir ces mots-là. Les penser mais aussi les dire. Cette dignité m'est allée droit au coeur. Jusqu'à ce besoin indicible de coucher ces quelques mots.

Toutes mes pensées vont vers Baptiste, ses parents et leurs proches ce soir.

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mercredi 20 février 2013

Keswick, si près, si loin...




J'en sais enfin un peu plus sur l'itinéraire qui doit me conduire à Keswick et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce ne sera pas de la tarte ! Un truc de malade ! Jugez plutôt : départ en train de Souillac le samedi 2 mars 2013 à 7h25, arrivée à la gare de Bordeaux St Jean 11h13. De là, taxi jusqu'à l'aéroport où je ne risque pas de rater mon vol prévu à 13h20. Vol qui me fera atterrir à l'aéroport de Manchester à... 18h55 ! ! !  Oui, je suis d'accord, y'a comme un bug qui s'explique par un atterrissage entre-temps à Paris avec visiblement de longues heures d'attente (même s'il faut aussi compter l'heure de décalage horaire). Breeef, une fois à l'aéroport de Manchester, mes ennuis ne sont pas terminés puisque je dois alors prendre le train en direction de la gare de Penrith. Si tout va bien, je descendrai dudit train à 21h33. Il faut vraiment l'espérer parce que le bus qui doit enfin m'amener à Keswick part à 21h35 ! Si je le rate ou si je m'écroule, crevé de trop lui avoir vainement couru après, le prochain sera à 23h. Et comme il faut compter une quarantaine de minutes de trajet, mon calvaire devrait s'achever au mieux à 22h15, au pire à 23h40. Pour un début de journée à 7h25, c'est pas mal. Evidemment, on parle là d'une journée certes chargée mais sans accroc. On va espérer très fort que les intempéries et / ou les retards et / ou les annulations de vols et / ou de trains ne seront pas de la partie. Pour le retour, on refait tout pareil mais à l'envers. Ben oui, pas de miracle.

A part ça, les choses se passent plutôt bien. Bien évidemment, il y a la paperasse, les bagages à préparer et les limitations de poids à ne pas dépasser à ce niveau, la conversion euros en livres, l'ordinateur portable qu'il faudrait prendre et que je n'ai pas, le téléphone portable auquel il faudrait un bon adaptateur et j'en passe, mais niveau anglais, je suis apparemment prêt, dixit my english teacher. Je rentre d'ailleurs juste d'une soirée organisée en présence d'anglais pure souche et je ne suis pas mécontent d'avoir pu me faire comprendre et communiquer sans grande difficulté. Disons que c'est rassurant. Tout n'est pas parfait, loin de là sinon je n'aurais pas besoin de partir un mois en complète immersion, mais je tiens vraiment le bon bout et c'est un stress en moins à ce niveau là. 

L'échéance avance à grands pas désormais et tout serait parfait s'il n'y avait pas cette journée de malade mais pas moyen d'y couper. Pas grave. Une fois ce cap franchi, une nouvelle vie s'offrira à moi l'espace de quelques semaines. En espérant que ce sera le point de départ de tous les possibles.


dimanche 10 février 2013

Le foutage de gueule AnimeLand




Le numéro 188 d'Animeland, paru il y a seulement quelques jours, va marquer la fin d'une belle histoire entre ce magazine et moi.  Découvert aux environs du 40e numéro à l'aube des années 2000, j'avais eu un vrai coup de coeur pour ce magazine passionnant et passionné, tant et si bien que j'avais même rattrapé mon retard de lecture, hormis les 13 premiers numéros sur lesquels je n'ai jamais pu mettre la main. Avec un point d'orgue : un stage de quelques semaines au sein de leur équipe en 2005 et même la parution de 3 articles dans le 119. J'avais d'ailleurs été extrêmement bien accueilli et j'en garde un excellent souvenir.

Depuis tout a bien changé, et pas en bien. Toujours plus cher pour toujours moins de contenu. Des rubriques qui fondent comme neige au soleil, des posters qui foutent le camp, des pubs en veux-tu en voilà, de belles tranches inspirées sacrifiées sur l'autel du sacro-saint assemblage aux agrafes, un public de passionnés tout autant sacrifié pour tenter d'ameuter en masse la "jeune" génération, des refontes de la maquette à la mords-moi l'noeud (on ne compte plus les "Nouvelle Formule !" empilées sans génie. Animeland est né fanzine avant de connaître le succès -mérité- que l'on sait et il mourra probablement fanzine s'il continue à prendre tous ceux qui le font vivre pour des cons.

Dernier exemplaire en date : le 188 justement. Animeland est tellement fier d'annoncer une baisse de prix. Ca pue et il suffit de s'emparer de l'exemplaire en question pour comprendre. Le prix a fondu de 55 centimes pendant que la revue a eu un dégraissage massif de 16 pages ! Bref, vous l'aurez compris, le magazine a bel et bien augmenté de prix. La seule baisse, c'est celle du nombre de pages. Et du respect de ses lecteurs aussi. Mais le staff n'est plus à ça près...

A l'intérieur, si tout a un petit goût de moins bien, les publicités n'ont pas déserté, une vingtaine sur 84 pages. On se demande bien tout ce que ces publicités financent puisque c'est de toute façon le lecteur qui trinque.
Mais je crois que le pire, une fois qu'on est devant le fait accompli de s'être une énième fois fait flouer, est le mépris affiché par le rédacteur en chef Olivier Fallaix qui croit bon de signaler dans son édito que les remarques des lecteurs depuis un an ont été prises en compte. Sauf que dès que vous manifestez votre mécontentement sur le site d'AnimeLand, vous perdez votre temps puisque toutes leurs décisions sont immanquablement justifiées. Du moins le pensent-ils... Donc, vous êtes là comme un con sur votre clavier, en donnant votre avis, en émettant des réserves ou des suggestions, et au final vous n'aurez absolument pas été entendu. Parce qu'on vous répondra invariablement que le magazine est meilleur. Sauf que je lis Animeland depuis le numéro 14 et que je suis mieux placé que quiconque pour me rendre compte de la pertinence ou non des évolutions du magazine. Et notamment savoir si ces évolutions sont guidées par des exigences qualitatives ou purement mercantiles. Oui, on augmente le prix sans cesse, oui, il n'y a plus de tranche, plus de poster, oui, il y a moins de pages, peu ou pas de dossiers... Mais puisqu'on vous dit que malgré tout ça, le mag est meilleur, allons ! Bref depuis des années, rien de ce qui a été fait ne l'a été pour de bonnes raisons. Il doit d'ailleurs y avoir quelque chose qui m'échappe parce que franchement, Animeland voudrait se saborder qu'il ne s'y prendrait pas autrement.

Alors parce que l'opinion du lecteur fidèle que j'étais n'a aucun poids (pas plus que celle du reste des lecteurs d'ailleurs), parce que la vache à lait que je suis n'est bonne qu'à claquer du fric en dépit du bon sens pour faire vivre des gens qui se foutent de nous, parce que surtout je préfère garder d'Animeland l'image d'un magazine fait par des passionnés pour des passionnés, à l'époque où c'était encore sincèrement le cas, j'ai décidé que ce 188eme numéro serait le dernier. Et j'espère que beaucoup raisonneront comme moi. 

Qu'il me parait loin le temps où AnimeLand me captivait à chaque page... Tant pis.

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vendredi 8 février 2013

Et ce sera... Keswick The Lake District !



Le site qui avait ma préférence parmi les six proposés m'a été accordé, ce sera donc à Keswick (prononcez kaisic), la région des lacs. J'avais eu ce petit coup de coeur pour Keswick car je voulais éviter de me retrouver trop près d'une agglomération. Pour éviter de dépenser à tort et à travers les sous que l'on n'a pas toujours, quoi de mieux que de faire le plein de nature et de beaux paysages ?


Quand j'ai tapé YHA Keswick sur Google View afin d'avoir une idée plus précise de mon hébergement (un établissement de type auberge de jeunesse qui sera aussi mon lieu de travail), je suis tombé sur ça. Mais ça semble être une galerie d'art, alors...


A quelques centaines de mètres se dresse ce majestueux hôtel. Mais ça ne fait pas vraiment auberge de jeunesse. En même temps, il paraît que les auberges de jeunesse en Angleterre sont bien différentes de celles qui peuvent exister en France. Mais quand même... En tout cas, l'un comme l'autre donnent une petite indication de l'architecture et de l'aspect très typé de certaines habitations. Je devrais me plaire.


Voici des photos purement touristiques donc prises avec le meilleur angle de vue et sous un beau soleil que je ne croiserai peut-être pas forcément en mars. Mais ça donne une belle idée pour bien occuper son temps libre.




Qu'on ne s'y trompe pas : je vais en Angleterre pour apprendre la langue et travailler dans un cadre hôtelier et je compte bien rendre ce séjour aussi immersif que possible, surtout si je veux embrayer sur un CQP Réceptionniste en alternance dès mon retour. Mais bon, être sur un site qui s'annonce superbe est également important. Alors si je peux joindre l'utile à l'agréable, je ne vais pas m'en priver ! 



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mardi 5 février 2013

The Art of John Romita


(cliquez sur les photos pour agrandir)


Chose promise, chose due avec un petit descriptif de l'ouvrage qui me manquait sur le maître John Romita. Première surprise : la taille du bouquin. Très légèrement plus grand qu'un Walking Dead. Le dernier Lucky Luke vous donne une idée. Je m'y suis fait mais ça a quand même été une claque tant je m'attendais à du plus grand, surtout que le style de Romita sied bien au grand format, il n'y a qu'à voir le bijou d'IDW Publishing pour s'en convaincre. Un format "entre-deux" aurait été parfait.


Côté épaisseur, c'est pas bien gros non plus. En même temps, l'ouvrage ne fait qu'une centaine de pages alors...


Lorsque l'on enlève la jaquette, ça en jette déjà pas mal ! Classe ! 


Je vous laisse découvrir quelques pages du bouquin. Il y a de belles choses. Evidemment, quand je serai revenu de mon voyage en Angleterre, j'espère que l'interview de John Romita sera moins nébuleuse because my english will be perfect of course (smiley sifflotant). De ce que j'ai pu comprendre, l'interview couvre quand même une large période et prend vraiment le temps de revenir sur ses débuts. Les photos ne sont pas toutes d'une qualité extrême mais vous aurez au moins un aperçu. Hors de question de pouvoir scanner quoi que ce soit sans l'abîmer, surtout du fait de la couverture rigide.











Pas mal de crayonnés, d'études mais que le format peine à mettre en valeur. Dommage parce qu'il y a quand même de très jolies choses à se mettre sous les yeux.




Le livre s'achève sur la totalité de l'épisode 109 qui semble être pour John Romita l'un de ses préférés. Un choix qui peut sembler curieux, vu le nombre d'épisodes mémorables qu'il a réalisés. Comme quoi... Une vraie curiosité pour ceux comme moi qui n'ont jamais lu un Spiderman en VO mais une petite frustration que 20 pages d'un ouvrage déjà pas bien épais soient consacrées à une histoire complète et connue. Néanmoins, on a là un très beau livre, très complet apparemment sur le parcours de John Romita par le biais d'une interview fleuve et aux choix iconographiques plutôt pertinents. Une réédition sous un format mettant en valeur le travail de dessinateur et d'encreur de l'artiste et The Art of John Romita serait probablement ce qui se fait de mieux sur ce monument des comics. En deux mots : indispensable pour les fans et hautement recommandable pour tous les autres.

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Le Couac des 40 ans d'Angoulême







N'écoutez pas ce que l'on vous dit ! Non, Willem n'est pas le grand gagnant de la 40e édition du festival d'Angoulême. Pourtant, c'est bien lui qui a remporté le prix et qui présidera donc la prochaine édition, allez comprendre ! Le grand gagnant, c'est Akira Toriyama, mangaka à l'origine notamment de la série Dragon Ball, et si ça se trouve, ça ne se saura véritablement jamais.  Akira Toriyama à qui on a honteusement volé la victoire. Dans le temple français de la BD, ça la fout mal ! Mais Angoulême n'est plus à ça près...

En fait, cette année, le festival avait décidé de faire voter l'ensemble des auteurs présents pour décerner le grand prix. Initiative louable que d'être légitimement élu par ses pairs. Sauf qu'à ce petit jeu, c'est bien le mangaka Akira Toriyama qui remporte le plus de suffrages. Pourtant, le grand prix lui échappe, ce qui ne manquera pas évidemment de jeter un froid parmi les auteurs qui ont voté sans que leur choix soit respecté.. En urgence, les organisateurs vont même jusqu'à lui décerner un prix spécial, comble du cafouillage et de l'irrespect.

Au final, nous avons d'un côté Akira Toriyama, vainqueur déchu de son titre sans l'avoir peut-être jamais vraiment su, et de l'autre Willem, davantage dessinateur politique que dessinateur de BD de surcroît, dont la victoire contestée fera de lui un usurpateur plus qu'un digne vainqueur. Bref, un couac monumental, mais finalement très peu relayé par la presse qui, visiblement, n'entend que ce qu'elle veut. Une injustice inadmissible à l'image d'un tel festival, mais l'âge d'or du festival d'Angoulême est derrière lui depuis longtemps. D'ailleurs, je n'y vais plus depuis 20 ans et il y a peu de chance que j'y retourne puisqu'en plus d'être un antre du tout commercial, les dés sont pipés.

J'espère simplement que la présence d'Uderzo à Angoulême, à l'occasion de la grande expo qui lui fut consacrée, n'a pas pesé dans la balance et ne s'est pas avérée préjudiciable à Toriyama. J'affabule peut-être mais je ne peux m'empêcher de penser au mépris presque viscéral d'Uderzo pour les mangas. Ceux qui ont un trou de mémoire pourront toujours se rabattre sur le tome d'Astérix "Le Ciel lui tombe sur la tête" avec la gué-guerre primaire entre les gentils inspirés de l'univers Disney et les méchants inspirés des mangas. Akira Toriyama n'était-il pas assez bien pour tous les grands pontes du festival ? Toujours est-il que pour moi il n'y a qu'un vainqueur de cette 40e édition, et c'est lui. N'en déplaise à tous ceux qui lui ont volé la victoire.

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samedi 2 février 2013

Joyeux bordel




Je croyais que la bonne nouvelle de mon prochain voyage en Angleterre allait me booster pour faire le plein de billets sur le blog cette semaine. En fait, ce fut l'inverse. J'ai eu une semaine calme où je n'ai pas trop eu le goût de faire quoi que ce soit. J'ai vivoté, quoi, je me suis même parfois franchement emmerdé devant l'écran de mon ordi... J'ai quand même pris le temps, après un week-end réparateur et peinard chez Isa et Laurent, d'assister à quelques réunions pour battre le fer tant qu'il est chaud. Donc, en principe, une fois revenu d'Angleterre, je devrais embrayer sur un CQP Réceptionniste avec le même organisme organisateur. Mais comme je ne veux rien négliger, je garde un oeil sur d'autres pistes éventuelles, principalement sur les métiers liés au secrétariat et à la comptabilité, ainsi que ceux liés aux AMP. Cette fois, je cours plusieurs lièvres à la fois, ce qui est un comportement rarissime chez moi. Mais puisque mon périple en Angleterre va me sortir des sentiers battus et de mon petit carcan sécuritaire, autant y aller à fond ! Bref, privilégier la route principale mais ne pas bouder les axes secondaires. On verra bien mais pour une fois, je ne vois pas trop où ça peut capoter, à condition de donner tout ce que j'ai en Angleterre. Je sais déjà que je serai hébergé dans un établissement de type auberge de jeunesse et que c'est également là que je travaillerai en semaine. Géographiquement, je devrai être fixé la semaine prochaine. Wait and see...

Epistol'Arts devrait continuer à être alimenté durant mon mois d'absence, essentiellement sous forme de comptes-rendus et uniquement en anglais pendant cette période pour ne pas enrayer mon immersion. Mais bon, on a le temps d'en reparler... Et cela dépendra aussi des équipements sur place.

Je passe du coq à l'âne (normal vu le titre) et vous donne la solution de l'énigme d'il y a 10 jours, histoire de faire enrager Denis. Le pauvre est complètement passé à côté de Stephen King, pas sûr qu'il s'en remette ! Allez, petit rappel des indices et résolution dans la foulée : 

Dans ma catégorie, je suis un maître en la matière.

Ado, il ne fallait pas me conter fleurette. 
Les prémices de mon premier succès sortirent d'une poubelle.
J'ai disséqué mon genre de prédilection en 1981
Pas de réalisateur en vue pour mon dernier voyage

Spécialisé dans les romans d'horreur ou fantastiques, Stephen King reçoit en 2007 le titre de Grand Master de la part de l'association des auteurs de romans policiers américains. Le deuxième indice est une subtile (si, si, ne me contrariez pas) allusion aux Contes de la Crypte qu'il découvre ado et qui sont, comme chacun sait, bien éloignés des romans à l'eau de rose. King a pas mal galéré à ses débuts, bien qu'il ait commencé précocement, et perce véritablement avec Carrie. Ce n'était pas gagné puisque King avait jeté les trois premières pages de son roman à la poubelle, pages ramassées par sa femme qui, enthousiasmée, l'a poussé à  continuer. En 1981, il dissèque son genre de prédilection en sortant l'essai "Anatomie de l'horreur" (danse macabre). Enfin, des divergences artistiques avec le réalisateur Jonathan Demme font capoter le projet d'adaptation de son dernier ouvrage 22/11/63 sur la thématique du voyage dans le temps.

Je termine ce billet fourre-tout en vous reparlant d'un artiste aujourd'hui disparu que j'ai déjà évoqué à maintes reprises tant il reste synonyme pour moi de claques visuelles : le peintre dessinateur Jean Frisano. Il est rarissime de voir l'une de ses oeuvres à la vente par les temps qui courent. Or, l'original de cette superbe couverture du Strange 158 est actuellement en vente sur Ebay, photos à l'appui. Je ne peux clairement pas me positionner pour le moment donc je passe mon tour, mais que celles et ceux qui seraient fans de l'artiste et auraient quelques pépètes à dépenser se fassent plaisir, l'occasion ne se représentera peut-être pas de sitôt ! Une vraie rareté ! 



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