mercredi 30 avril 2014

42 ans... et après ?




Voilà. Ma journée d'anniversaire se termine. Elle a été ponctuée de délicates attentions de la part de ma chère et tendre, de quelques coups de fil, de messages amicaux et sympathiques.

Une année de plus, ce n'est rien. En apparence, ce n'est rien. Quarante-deux ans. Bientôt quarante-trois. Dans un an. Le temps n'est pas figé. et le temps perdu ne se rattrape plus.

On parle de crise, de chômage, de morosité. De l'importance de garder à tout prix son travail. Parce que ce serait un luxe par les temps qui courent. Sans doute.

Mais j'ai néanmoins décidé de ne pas renouveler (ou faire renouveler) mon contrat de surveillant en internat à mi-temps au lycée. Je ne supporte plus. Les gamins ne sont pas en cause. C'est juste que je ne supporte plus, oui, c'est vraiment ça. J'ai l'impression d'avoir passé l'âge, de me demander en permanence ce que je fous là. Je ne veux plus faire des nuits, être confiné dans ces dortoirs, ne dormir que deux ou trois heures par nuit sans pouvoir expliquer pourquoi je suis insomniaque.

Ce boulot, c'est simplement pas moi. Attention, je ne ferme pas la porte aux postes dans l'enseignement mais j'ai besoin de travailler de jour, d'avoir des tâches administratives ou rédactionnelles en rapport avec mes compétences. D'avoir un relationnel qui ne se limite pas à un rappel quotidien des règles élémentaires de fonctionnement à des internes qui n'en ont pas grand chose à foutre. Alors oui, on va me dire que le boulot idéal n'existe pas et qu'il faut s'accrocher à ce que l'on a. Je ne cherche pas le poste idéal. Je sais que, quel que soit le poste, il y aura des contraintes, des jours avec et des jours sans, du stress. Mais je veux juste me sentir légitime dans ce que je fais, me sentir à ma place, prendre du plaisir. Dans ce cas, je prends les galères qui vont avec sans problème. Mais je dois prendre du plaisir.

Après il y a le Graal. Genre correcteur. Pour le féru d'orthographe que je suis, ce serait fabuleux de recevoir des manuscrits à corriger. Option qui pourrait aussi me permettre de travailler de chez moi, ce qui me séduirait énormément aussi. Mais je ne sais plus trop si cela se fait encore beaucoup chez les éditeurs ou les organismes de presse. Je ne suis pas certain que correcteur soit un poste à part entière par les temps qui courent. En même temps, il y a de grosses coquilles au sein de certaines entreprises au niveau communication écrite avec un impact sans doute fâcheux en terme de déficit d'image. Autre Graal : être ce que l'on appelle "nègre littéraire" ou "écrivain fantôme" ou "prête-plume". Là, je pourrais mettre à profit mon goût pour l'écriture au service d'autres personnes. Mais les places doivent être chères et il doit falloir un sacré réseau pour faire son trou. Et une certaine méthodologie aussi dans la prospection de personnes susceptibles d'être intéressées ou demandeuses. 

Pour le moment, je suis sous contrat jusqu'à fin août donc je ne peux pas faire n'importe quoi d'ici là. Mais je sais aussi qu'un mi-temps me laisse du temps pour envisager d'autres activités que celle de garder des ados la nuit. Du temps aussi pour réfléchir. Mais pas trop. Septembre arrivera vite et je dois impérativement retomber sur mes pattes d'ici là.

Quarante-deux ans. Je crois que le plus dur pour moi, dans ce temps qui s'égrène, est de vivre dans une espèce d'incertitude que je côtoie depuis de trop longues années maintenant. Je voudrais que l'on me donne ma chance. De travailler dans ce qui me tiendrait à cœur. De m'épanouir dans ce travail. De connaître le bon stress, celui qui génère de l'adrénaline et des envies de résultats. Alors quoi ? Est-ce vraiment trop demander ? Ou est-ce trop naïf que d'y croire encore ?

Des gens bienveillants me disent que je mériterais d'y arriver, louent mes qualités, que ce soit parmi la famille, les amis, les gens qui m'apprécient. Me souhaitent le meilleur. Mais ces gens là me connaissent. Comment faire pour que ceux qui ne me connaissent pas me perçoivent tel que mes proches me perçoivent et aient ainsi envie de faire un bout de route avec moi ? Je crois que lorsque j'aurai trouvé la réponse à cette interrogation, j'aurai accompli une bonne partie du chemin.

Quarante-deux ans ! Et merde...

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lundi 28 avril 2014

Micheline Dax : une voix de légende s'éteint...





Micheline Dax est décédée ce dimanche 27 avril. Elle aura eu une carrière exceptionnelle, surtout au théâtre avec de très nombreuses pièces essentiellement de boulevard et à la télévision où les accros des jeux de 20h ou de l'Académie des 9 n'ont pas pu la manquer. Pour moi, elle restera surtout une très grande dame du doublage. J'avais aussi été marqué par son talent de siffleuse lorsque je m'étais procuré en 1995 le CD Olympiades de William Sheller où elle livrait une prestation tout à fait remarquable. J'ai appris aussi que Micheline avait aussi été chanteuse, qu'elle était cantatrice de formation et soprano. Tant de talents dont je découvre la plupart seulement aujourd'hui à l'occasion de ce petit billet hommage.

C'est toujours délicat, et j'ai ce sentiment à chaque fois, de rendre hommage à une personnalité dont on ignore finalement tant de choses. Je n'ai pas connu (ou pas regardé) Au théâtre ce soir par exemple et je ne suis d'ailleurs pas certain de l'avoir seulement vue dans une pièce de théâtre. Il n'empêche que son palmarès est impressionnant avec deux nominations aux Molières à la clé. Cantonnée dans des rôles plutôt comiques qu'elle n'a jamais reniés, elle avait néanmoins lors d'une interview dans Thé ou Café regretté de ne pas avoir eu plus de rôles dramatiques alors qu'elle se sentait aussi l'âme d'une tragédienne. Et avoir vécu comme une vraie gifle le mépris d'un metteur en scène qui l'avait interrompue lors d'une audition pour un rôle tragique en lui demandant de se cantonner à ce qu'elle savait le mieux faire : rire. Alors qu'elle savait probablement tout faire avec le talent et la sensibilité qui étaient les siens. 

Je me souviendrai essentiellement de Micheline Dax pour ses voix et ses apparitions TV, surtout L'Académie des 9 que je regardais dès que je le pouvais. Et puis cette superbe performance lors de l'Olympia de Sheller. Je n'oublierai pas non plus ce beau moment de complicité entre elle et Roger Carel, réunis à l'occasion des DVD des Muppets il y a quelques années. J'ai essayé de compiler certains de ces moments ci-dessous avec des documents pris sur le net. Je vous en souhaite bon visionnage, en remerciant surtout tous ceux qui ont œuvré pour que ces documents soient disponibles, je pense surtout au formidable travail accompli par les passionnés du Monde du Doublage pour nous offrir une compilation dont ils ont le secret.

-Un tour d'horizon de sa carrière signé Le Monde du Doublage, notamment voxographique ICI
-Micheline Dax et Roger Carel, ensemble à l'occasion de la sortie du Muppets Show en DVD
-Un petit bijou, le sifflement de Micheline Dax sur Aria de William Sheller en prise unique lors de l'Olympia de ce dernier en 1995, à savourer ICI
-Une de ses multiples apparitions aux Jeux de 20 heures, l'occasion aussi de retrouver le regretté Maurice Biraud. 
-Retour sur les Branquignols qui marquèrent les débuts de Micheline Dax
-Article très complet du Monde suite à sa disparition
-Enfin, pour les plus nostalgiques qui ont connu ses heures de gloire au théâtre, voici une pièce dans son intégralité, à la grande époque du "Au théâtre ce soir" : Quelle famille ! 

Bon vent chère Micheline Dax ! 

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mercredi 23 avril 2014

Départs...

(cliquez pour agrandir)

Ce devait être des vacances joyeuses et elles le furent en partie. Mais elles furent assombries par le départ d'une très bonne amie à Nath et moi : Francine. Je serais incapable d'écrire ce billet sans l'évoquer tant cette personne aura compté. Nous étions en Aveyron lorsque nous avons appris la nouvelle et il aura fallu composer un peu dans l'urgence pour la suite. Francine, c'était une personne lumineuse, disponible, une femme de caractère à la gouaille pas possible. Je ne compte plus les soirées printanières ou estivales partagées avec Nath, moi, elle et son mari Emile. Sa bonne humeur bienveillante. Ses encornets farcis. Son cassoulet. Et à chaque fois ce plaisir d'être ensemble. Une page se tourne. Une sacrée page.


Nous avons quand même pu passer quelques jours en Aveyron. Nous y avons retrouvé les amis Christian, Denis (superbe concert et les poils hérissés lors du Lac des Cygnes, merci maestro !), Christine, Christophe, Jacky et quelques autres. De beaux moments divers et variés. Avec notamment une journée en Aubrac.


Nath, on ne la tient plus dès qu'il y a des monts enneigés donc il a bien fallu immortaliser l'instant.


On ne croirait pas comme ça mais l'ami Christian a un sacré tempérament de boxeur quand il n'est pas content. Et que ça monte trop, et que j'ai mal aux pieds, et que je veux de l'ombre, et que je veux boire un coup, et que j'ai faim... Mais c'est pour ça aussi qu'on t'aime, chef ! Et je le dis sans malice aucune ! 


On a même retrouvé son animal totem ! 


On a passé l'essentiel de notre journée en Aubrac à Laguiole. Vous enlevez toutes les coutelleries et il ne reste quand même pas grand chose... Mais on a bien mangé par contre ! On a aussi visité le village Aubrac avec l'enseigne "Chez Germaine" qui vous sert des parts de fouaces démentielles, genre côte de boeuf de 500g sur un barbeuc. 


Un peu de verdure, une table de pique-nique à l'ombre et on a l'homme heureux cher à William Sheller


En redescendant, on est passé faire un petit tour à Estaing que nous connaissions tous déjà mais on ne s'en lasse pas. On a momentanément laissé Christian à la terrasse d'un café pour ne pas réveiller le dragon en lui tant il était fatigué en cette fin de journée.



Nath a voulu me prendre en photo. J'ai fait ce que j'ai pu niveau naturel mais bon, est-ce que j'ai une tête à prendre bêtement la pause, aussi ?


Autre balade dans la campagne aveyronnaise en duo, juste moi et Nath. Village de Panat qui culmine depuis Clairvaux (si les noms ne vous disent rien, ben, c'est normal, faut pas vous affoler ! )


Clairvaux


Là, nous étions presque sur le départ suite à l'annonce du décès de notre amie Francine. Manque de bol : un câble Télécom à même le sol que je n'ai pas vu. Résultat : des zébrures sur tout le côté droit et sur le toit. Journée de meeeeerde !  




Bon, au final, le caoutchouc du câble aura juste "sali" la carrosserie sans endommager la peinture et tout sera parti sans problème. Mais je n'en menais pas large, la voiture avait moins de 1000 km et je me voyais déjà embarqué dans des histoires de franchise, de malus et tutti quanti...


Avant donc de descendre près de Narbonne assister aux obsèques, nous avons eu le temps de partager un délicieux repas avec Thérèse, une femme adorable et une amie chez qui j'ai passé de bien beaux moments enfant et que je n'avais pas revue depuis de longues années. Son mari Raymond, récemment décédé, était quelqu'un que j'adorais. "Papou" comme le surnommaient affectueusement certains de ses petits-enfants était aussi un peu le mien. Une journée magnifique aux relents nostalgiques bienvenus.




La maison de Thérèse dont je me rappelle presque de chaque recoin. J'étais un coq en pâte chaque fois que j'allais chez eux. Quand j'ai franchi la porte d'entrée, l'odeur si caractéristique de l'endroit de l'enfance s'est immédiatement rappelée à moi comme si je n'étais jamais parti. Malgré "tonton" Raymond et le poids de son absence.



Quand je vous disais qu'on était bien...



Les quelques rares vaches encore présentes dans la ferme. Dernières images de nos vacances en Aveyron avant d'embrayer sur Saint-Pierre puis Marcorignan, près de Narbonne.


Après un vendredi forcément particulier, nous nous sommes dits, Nath et moi, que puisqu'il nous restait 3 jours à tuer, autant rester sur place. Et c'est donc à Saint-Pierre la Mer que nous avons achevé notre parcours. Je n'ai pas pu m'empêcher de me baigner mais j'y suis allé très progressivement car l'eau était frisquette. Je vous épargne les photos où mes tablettes de chocolat apparaissent. Mon cousin Guillaume crève de jalousie quand il les voit ! 


Je suis même allé au festival BD de Gruissan auquel je n'aurais jamais pensé assister cette année. Du coup, petite dédicace. Signée François Roussel évidemment, le très sympathique auteur dessinateur de la série Des Bêtes.




Voilà pour le petit compte-rendu de circonstance ! Vacances chargées en émotions à différents niveaux mais vacances quand même... Allez, je vous laisse, portez-vous bien ! 

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mercredi 9 avril 2014

Le Mercredi, c'est Jean-Louis !



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Pour ce billet du mercredi je vais vous parler d'une reproduction d'une illustration de Boris Vallejo " I am a Barbarian " datant de 1977. Encore une oeuvre du Maître qui est dans parmi mes préférées de par sa composition et ses couleurs. C'est pas que je sois adepte des jeux du cirque du temps des Romains mais je trouve cette scène fascinante, le valeureux guerrier qui protège sa dulcinée à la chute de reins des plus fascinantes. Le profil du visage du Monsieur ne vous fait t-il pas penser à un acteur connu ?

J'ai voulu essayer avec cette illustration de voir si j'étais capable d'arriver au même résultat et de poser les bases d'un crayonné abouti pour y placer mes couleurs ensuite. Il existe deux versions imprimées de cette peinture et les deux n'ont pas les mêmes couleurs. Celle que je possède sur un vieux artbook n'a pas une qualité d'impression fabuleuse avec des détails trop flous. Donc je suis parti sur un scan topé sur le net et dont les tons bruns dominants donnent un plus. Il est toujours difficile de retrouver les couleurs exactes, j'ai donc pris en brun de l'ombre naturelle, ombre brûlée, sienne naturelle, plus de l'ocre jaune et jaune clair. A part quelques touches se différenciant de l'original, c'est toujours agréable de travailler la matière même si ce n'est pas la même, et de se plonger dans presque le même chemin de Vallejo...sans arriver à sa cheville, je reste modeste ;-)

Qu'en pensez vous ?

.Jean-Louis est de retour avec une toile que j'aime bien même si -il ne sera plus surpris- je ne suis pas un aficionado de cet univers. La composition de départ est déjà très riche et je suis bien content que Jean-Louis nous montre toutes les étapes de sa recréation. La première esquisse est notamment très intéressante car je n'étais pas certain que Jean-Louis en passe par là, tant son crayonné est à chaque fois une copie quasi-conforme de l'original. Bref, il n'a pas été chiche en étapes de travail alors régalez-vous ! Au final, une oeuvre qui ne dépasse peut-être pas celle du maître (puisque c'est Jean-Louis qui le dit) mais qui bénéficie notamment d'une refonte bienvenue au niveau mise en couleurs. 

Bon, et sinon, les autres, vous en pensez quoi ?

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dimanche 6 avril 2014

Équilibre instable (3/3)




Les jours qui suivirent la disparition de Dorothy virent le vide des ténèbres se propager à une vitesse folle. Les étendues blanches et désertiques se multipliaient. Tom ne quittait plus son quartier coloré. Il ne s’éloignait plus comme lorsqu’il l’avait fait si régulièrement avec Dorothy. Désormais tout ce qui était gris semblait pouvoir virer au noir et se décomposer à tout moment.

Tom se demandait combien de temps il bénéficierait encore de son coin de ciel bleu, de ses arbres en fleurs, des murs lumineux de son habitat. Même dans son quartier, les choses évoluaient, plus ou moins perceptiblement. Les rires des enfants se faisaient rares tant ces derniers jouaient peu dernièrement. La vie semblait s’être ralentie. Les gens voyaient ce qui se passait tout autour et n’étaient pas sereins. Sans doute craignaient-ils que la noirceur environnante ne les ronge à leur tour jusqu’à tous les engloutir.

Tom craignait surtout que les rêves de son hôte ne finissent par tourner aux cauchemars. Après tout, il ne savait plus rien de ce qu’il pouvait se passer sur la Terre. Il avait aussi estimé que son hôte était forcément privilégiée mais finalement il n’en savait rien. Les conditions de vie étaient déjà si compliquées sur Terre lorsqu’il l’avait « quittée » qu’il était fort peu probable qu’elles se soient améliorées entre-temps.

Autour de lui, quartiers gris et espaces blancs se succédaient dans une gigantesque mosaïque à perte de vue. Il se doutait bien que quelques zones colorées subsistaient au-delà de son champ de vision mais elles étaient devenues extrêmement minoritaires.

Tom se demandait comment on avait pu en arriver là. Comment le monde avait pu tourner aussi mal pour que l’on en soit réduit à trouver une échappatoire dans des pseudo-paradis somme toute bien artificiels. Etre injecté dans les méandres oniriques de personnes totalement inconnues dans l’espoir d’un semblant de vie meilleure, voilà où on en était.

Mais les gens ne pouvaient même plus rêver. Ils ne savaient même plus. Ils ambitionnaient seulement de survivre. Voire mourir pour certains. Un pessimisme au couteau qui semblait ne jamais devoir s’arrêter.

Tom pensait qu’il était de toute façon mieux là que n’importe où ailleurs. Maigre consolation mais il lui faudrait s’en contenter. Dans ce monde de plus en plus déséquilibré entre rêves et cauchemars, il n’avait prise sur rien. Sa propre vie ne lui appartenait plus. Peut-être mourrait-il demain. Ou dans un mois. Un an. Le temps était une notion vaine, si abstraite ici de toute façon.

C’est pour cela que Tom était bien décidé à profiter de chaque instant. Malgré le gâchis. Malgré les incertitudes. Malgré le vide alentour qui prenait inexorablement le pas sur tout le reste.

Il avait le luxe de voir une infime partie de ce monde en couleurs. De sentir le vent bruisser dans les feuilles des arbres. D’entendre le chant des oiseaux et le clapotis de désormais trop rares rivières. De baigner dans la lumière et d’éclatantes couleurs, aussi artificielles fussent-elle.

Tout ne manquerait pas de s'arrêter un jour. Mais en attendant, il lui restait de belles journées pour vivre.
Simplement vivre.

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vendredi 4 avril 2014

Chabouté, coup de coeur XXL




C'est toujours particulier de parler de coup de coeur pour un artiste confirmé qui ne vous a pas attendu pour faire son petit bonhomme de chemin. Mais pour moi, c'est une découverte et une vraie claque ! La galerie Huberty & Breyne (anciennement Petits Papiers) lui consacre une exposition vente à l'occasion de la sortie de son nouvel album adaptant le célèbre Moby Dick d'Hermann Melville. L'occasion de prendre quelques gifles en pleine face tellement c'est beau ! Je vous laisse admirer : 





Chabouté maîtrise le noir & blanc comme personne !  



Ses illustrations à l'encre de Chine et aux encres de couleurs sont un régal pour les yeux. La Nouvelle Orléans transpire à chaque touche de l'artiste. Superbe ! 





Les loups sont lugubres à souhait. Tout est dans l'atmosphère, tellement bien rendue.



Chabouté est tout aussi bluffant lorsqu'il se livre à quelques hommages.



Ce Mickey orphelin de son papa Walt Disney est un petit bijou. Mise en scène sobre mais si touchante. A chaque fois que je le vois, quelque chose se passe. Magistral ! 



Un Batman forcément très dark, style toujours épuré en apparence et total respect de l'essence même du personnage, encore une grande qualité de cet auteur taille patron.



La célèbre scène des Dupond(t) dans la deuche. Forcément culte !


Alors là, si on me prend par les sentiments. Dur, dur de résister... Gaston, le chat et la mouette devraient très vite trouver preneur mais à des prix autour de 1000 euros (ce qui reste "abordable" malgré tout, à mon avis), ce ne sera pas moi. En tout cas, entre lui et Mickey, mon coeur balance ! 

 J'ai bien compris la pose de ce Spiderman mais rien n'y fait, "l'absence" de jambe droite, même cachée, me gêne... Mais sinon, c'est superbe comme tout le reste ! 


Celui-là ne sera pas resté disponible longtemps et fera sûrement le bonheur d'un Tintinophile. Je ne suis pas un grand fan de Tintin mais cette réinterprétation d'une scène du Vol 714 pour Sydney (si je ne m'abuse) est saisissante ! 


Allez, on termine par un ultime hommage, celui de Chabouté pour deux personnages cultes, Calvin et Hobbes, dont le très discret papa, Bill Watterson, vient d'obtenir le grand prix du dernier festival d'Angoulême. Encore une fois, tout y est, on se croirait replongé dans les pages de ce comic strip incontournable.

J'ai pris un plaisir pas possible à découvrir Christophe Chabouté. J'espère que vous en aurez pris plein les yeux vous aussi ! N'oubliez pas de cliquer sur les images pour les voir bien en grand ! Et d'aller sur le site des Petits Papiers si le coeur vous en dit pour en voir toujours plus ! 

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mardi 1 avril 2014

En état de grâce...


(Cliquez pour agrandir)


... et un peu le cul bordé de nouilles quand même lorsque j'ai remporté cette partie de Scrabble contre mon grand ami Denis. En général, je ne suis pas particulièrement vantard mais là je ne suis pas peu content du résultat : 6 Scrabble dont 5 consécutivement. Un festival qui ne m'était encore jamais arrivé : destiné, peinons, cordâtes, louaient, éberlua, duvetiez. Mais j'avais quand même forcé un peu mon destin en passant mon tour en début de partie pour échanger 4 lettres sur mon chevalet ! Et à partir de là, j'étais lancé ! Bon, je ne suis pas assez prétentieux pour vous indiquer le score final mais... ah zut, on le voit sur l'image, c'est ballot, ça...

Je n'aime pas perdre, Denis non plus mais je peux comprendre que sur ce schéma de jeu là, il ait eu envie de tout envoyer bouler. Finalement, je me suis juste fait traiter de cocu, ce à quoi j'ai rétorqué que j'étais comme Serge Lama, "cocu mais content". Et plus on avançait dans la partie, plus j'étais cocu... et plus j'étais content ! 

Je sais qu'une telle partie ne se reproduira probablement jamais et que les batailles avec mon pote Denis vont redevenir serrées car je suis en présence d'un valeureux adversaire qui, il n'y a pas si longtemps, m'a fait encaisser 3 défaites de rang tandis que je rongeais mon frein en pestant comme un beau diable. Quand son côté revanchard aura repris le dessus, ça nous promet de belles empoignées ! 

Hein, que tu vas rejouer mon ami Denis ? Hein, dis ?

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