mardi 16 août 2016

Bambi



Même si l'énigme du mardi fait une petite pause, je vous donne quand même la correction de celle de mardi dernier car cela me donne ainsi l'occasion d'évoquer l'un des plus beaux longs métrages Disney.
"Bambi" était la réponse attendue et seul François-Marie aura tiré son épingle du jeu, rapidement d'ailleurs. Félicitations à lui.
Je ne sais pas si cette énigme fut particulièrement plus ou moins bien ficelée que d'autres mais par contre, j'ai pris énormément de plaisir car j'ai appris beaucoup de choses sur ce dessin-animé. La période de recherches a été passionnante tant la création de ce classique Disney fut semée d'embûches.


D'entrée de jeu, j'avais décidé qu'aucun des indices ne porterait sur l'histoire proprement dite car la résolution aurait alors été beaucoup trop évidente tant le scénario est connu. En même temps, peut-on réellement parler d'histoire ? On suit l'évolution initiatique de Bambi, de sa naissance à son passage à l'âge adulte, entre apprentissages et épreuves, au fil des saisons. Avec deux passages emblématiques : la mort de sa mère lors d'une partie de chasse et la spectaculaire scène du feu, véritable prouesse technique pour l'époque.


Les indices justement. Une petite piqûre de rappel s'impose :

Je suis adapté d'un roman européen.
J'aurais du être deuxième mais je finis finalement cinquième.
Le découpage final de mon scénario compte huit parties, dont la septième, scène clé, ne figure pas dans le roman.
Le "mentor" de mon personnage principal n'a que ... quatre ans !
Mon succès financier tardera à venir du fait d'un contexte particulier.

Je vais expliquer plus brièvement les 4 premiers indices avant de revenir plus longuement sur le cinquième.


"Bambi" est adapté du roman "Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois" écrit par l'auteur autrichien Felix Salten. Prévu pour sortir initialement après le premier film d'animation Disney, "Blanche Neige et les sept nains", il ne sortira en définitive qu'après "Pinocchio", "Fantasia" et "Dumbo".

Le scénario est découpé en huit parties : le nouveau prince, la forêt, le pré, l'hiver, le printemps, Féline, danger dans la forêt et retour du printemps. La septième, avec la scène clé du feu de forêt, ne fait pas partie du roman de Salten.

Concernant le mentor et meilleur ami de Bambi, il s'agit du lapin Panpan qui, du haut de ses quatre ans, ne manque pas d'assurance.


"Bambi" fut l'un des plus grands succès financiers de Disney, du fait aussi de ses multiples ressorties mondiales, mais il fut très long à se dessiner car des problèmes d'argent justement mirent à mal le projet tout au long de son élaboration. Le contexte historique difficile (deuxième guerre mondiale) fut aussi réellement problématique.
D'abord, le projet est ambitieux artistiquement, avec une dramaturgie novatrice pour l'époque. Ensuite, il n'y a pas assez d'argent dans les caisses de Disney. Les recettes de "Pinocchio", "Fantasia" et "Dumbo" sont censées pallier ces difficultés mais elles ne sont pas suffisantes en première exploitation d'autant que ces trois films, sortis entre 1940 et 1941, ne peuvent bénéficier de rentrées financières européennes de par le contexte  historique de la seconde guerre mondiale. Il y eut aussi des problèmes de droits d'adaptation. D'autres motifs de retards apparurent comme certaines réticences artistiques de Walt Disney, le déménagement des équipes de travail à l'extérieur des studios Disney, la production coûteuse de "Fantasia", des coupes artistiques par souci d'économie, une gréve et enfin la réquisition d'une partie des studios (et des employés) lors de l'entrée en guerre des USA avec l'attaque de Pearl Harbor.


"Bambi" finira par sortir en 1942. Plus de 70 ans après, il reste une valeur sûre des studios Disney et l'un des plus appréciés, tant au niveau critique que public. Mais que l'accouchement fut difficile !

mercredi 10 août 2016

En trompe l’œil (15)


(cliquez pour agrandir)

J'observais de mon siège la jeune femme dont le regard semblait se perdre dans les méandres de la dense et sauvage forêt d'Amazonie. Était-elle subjuguée par la beauté aérienne de cet écrin de verdure encore partiellement épargné par la déforestation ? Était-elle triste, comme je l'étais moi-même, de devoir s'en retourner vers la civilisation, enfin, celle que l'on présente comme telle ?

Pour ma part, j'allais rentrer chez moi la tête pleine d'images et de souvenirs de rencontres, d'échanges, de partages. Mais sans les réponses que j'étais venu chercher.
J'avais ressenti le besoin de revenir aux fondamentaux parce que je ne supportais plus le monde tel qu'il est désormais, un monde de puissants, un monde au rythme effréné, un monde de compétition et d'individualisme, un monde en guerre contre tout, tout le temps. Evidemment, les critiques seraient à argumenter, à nuancer probablement aussi, mais le problème n'est pas là. La vérité est que je me sens complètement inadapté à tout ce qui m'entoure. Ce n'est pas juste une question d'âge ou de syndrome "C'était mieux avant". D'ailleurs, c'est plus un constat qu'une réelle introspection ou un jugement. Le monde va vite et je n'ai pas le rythme, c'est aussi simple que ça. Le monde se virtualise chaque jour un peu plus et cela me fait peur, d'autant plus que j'y contribue.

Malheureusement, je ne suis pas seulement inadapté à cette civilisation dite moderne. Ce voyage de cinq semaines à essayer de vivre parmi les indigènes a très vite montré les limites de la simple bonne volonté. Alors oui, on admire ces peuples qui tentent de vivre d'une façon aussi ancestrale que possible, sans beaucoup de ressources mais avec une abnégation et des valeurs de famille, d’entraide et de dépassement de soi qui forcent le respect. Oui, on aimerait bien ne plus être guidé par le seul aspect matérialiste comme baromètre social. Oui, on voudrait bien se recentrer sur les choses simples mais essentielles. Oui, on voudrait bien, pour un temps, partager le quotidien de tous ces gens qui n'ont rien autant qu'ils ont presque tout. Se prouver que c'est possible et que nous sommes récupérables.

Sauf que là-aussi, nous sommes des inadaptés. Moi, vous, tout le monde ou presque. On envie des personnes dont on estime qu'elles ont tout compris mais vivre cette vie signifierait pour nous être en situation de survie permanente. Car pour les indigènes, rien n'est simple. C'est une vie dure, exigeante et dont les efforts consentis chaque jour n'ont qu'une portée de quelques heures. Une vie qui exige inlassablement de tout recommencer, encore et encore. Une abnégation que l'on peut saluer ou admirer mais qui n'est pas pour nous. 

Avec tout ça, je ne sais toujours pas où est ma place. Pour tout dire, cela fait un sacré bout de temps maintenant que je cherche en vain. Avec ce constat qui revient tel un leitmotiv entêtant : Je suis un inadapté. Ce monde n'est pas le mien. Il n'est pas pour moi.

Je me demande si cette jeune femme se pose les mêmes questions. Honnêtement, je ne l'espère pas. Il y a tant à faire plutôt que de se poser des questions sans réponse.

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mardi 9 août 2016

Le mardi, c'est l'énigme !




Rappel des indices à partir desquels on devait trouver une danse :

A la base, je viens de Suisse.
En France, on associe une partie de ma paternité à une personne dont le nom est dérivé d'un signe astral.
Il y eut un avant et un après l'accordéon.
Au faîte de ma gloire, j'ai eu plus de 2 millions d'adeptes, rien qu'en France. De là à dire qu'ils m'ont tous dansée...
Le rythme imposé, s'il était vraiment suivi, serait intenable !

Trois vainqueurs cette semaine : François-Marie, Denis et Nathalie. Victoire incontestable pour le premier, un poil plus miraculeuse pour le second, à peine acceptable pour la troisième. Denis avait pensé à la bonne solution mais ne s'y était pas attardé, certain d'avoir une proposition trop loufoque, avec des indices qui ne prenaient pas sens à ses yeux. Sauf que j'étais avec Denis ce week-end et que c'est à moi qu'il a partagé ses errements. Et là, malgré mes efforts pour ne rien laisser paraître, il a bien vu (apparemment) qu'il avait peut-être tout intérêt à creuser cette idée si loufoque. Ce week-end aura été décidément déterminant puisqu'après avoir échangé je ne sais trop quels mots avec Denis, Nath est revenue à la maison chargée à bloc et a trouvé dans la foulée (médaille de bronze sur le fil, donc).

Bref, c'est La Danse des canards que j'attendais.
A la base, c'est un titre qui vient de Suisse, composé par Thomas Werner. Ce titre plutôt confidentiel retrouva une seconde jeunesse lorsque l'accordéoniste Hector Delfosse l'interpréta, avant d'initier une version chantée avec son producteur belge. (C'est là que je comprends bien que FMG ait trouvé, comme à chaque fois qu'il y a un peu de Belgique dans mes énigmes)
Cette version chantée par le non moins belge JJ Lionel (dont le nom est un pseudonyme dérivé de son signe astrologique,  lion) fut un carton monumental : plus de deux millions au faîte de sa gloire, près de 3.5 millions aujourd'hui. Pas certain néanmoins que tous mes acquéreurs m'aient dansée. 
La chanson nous invite à danser jusqu'au matin, ce qui reconnaissons le, serait assez impossible à réaliser vu le rythme de l'ensemble.



Allez, nouvelle énigme avant une pause de quelques semaines et un retour probable en septembre. On cherchera cette fois... un dessin-animé ! TV ou cinéma, je n'en divulguerai point davantage.

Je suis adapté d'un roman européen.
J'aurais du être deuxième mais je finis finalement cinquième.
Le découpage final de mon scénario compte huit parties, dont la septième, scène clé, ne figure pas dans le roman.
Le "mentor" de mon personnage principal n'a que ... quatre ans !
Mon succès financier tardera à venir du fait d'un contexte particulier.

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mercredi 3 août 2016

Bien sûr que j'aime The Newsroom




Certes, j'ai plus de mal (mais je vais me donner une deuxième chance, sait-on jamais...) avec Grace et Frankie.
Mais alors qu'est ce que j'ai aimé The Newsroom ! Série prenante mais exigeante, brillamment écrite, superbement interprétée. C'est bien simple, 2 saisons avalées en VF, la troisième et dernière en VO car je ne pouvais pas attendre.
Comment ça, je n'aimerais pas The Newsroom ?
Heureusement, madame n'a pas écouté monsieur.
Madame m'a envoyé l'intégrale de The Newsroom. Comme ça, spontanément. Cadeau. Je crois que c'est à ce moment de mon récit que je vais dire merci. Oui, c'est pas mal de le dire maintenant. On ne sait jamais ce qu'il peut se passer. Alors merci ! C'est une bien délicate et inattendue attention que voilà. J'étais tout ému. J'étais tout fier malgré mes plumes éparpillées. On ne s'improvise pas paon.
Tout de même. Penser que je n'aimerais pas The Newsroom. Me voilà tout chose.
En plus, ne le répétez pas mais... il y a du Paulin dedans. Du Michel Paulin, même.
De toute façon, là où il y a du Sam Waterston, il y a du Michel Paulin. C'est dingue, ces deux-là se suivent comme leur ombre. "Bonjour, je voudrais voir monsieur Waterston." "Rien de plus simple, demandez à monsieur Paulin." "Merci, vous êtes bien aimable". Il parait que dans l'autre sens, ça marche aussi.
Je vous ai dit qu'il se dirait en haut lieu que je pourrais ne pas aimer The Newsroom ? Incroyable ! 
J'en étais où déjà... Ah oui... Michel Paulin est une pointure du doublage. Bien sûr que vous le savez,  je vous l'ai déjà dit plusieurs fois. Vous suivez, c'est bien ! 
Depuis quelques semaines, d'une façon un peu miraculeuse, j'ai la chance de fréquenter madame et monsieur Paulin. Les rencontres, ça tient à tellement peu de choses. Quelques mots griffonnés par admiration, que l'on lit par hasard quelques années après. Quelques échanges. Le passage du virtuel au réel, forcément trop court mais si agréable.
Et puis, aujourd'hui, ce paquet avec du The Newsroom dedans. Je vais m'empresser de revoir la série, peut-être avec Nath qui ne connait pas encore. Mais sachant désormais que je n'aime pas The Newsroom, je vais probablement être déçu, c'est couru. 

En attendant, merci Frédérique et Michel ! 

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mardi 2 août 2016

Le mardi, c'est l'énigme !




Je suis encore dans les temps. J'ai laissé le maximum de temps à Denis mais... le sablier du temps est désormais vide et je n'ai pas de vainqueur cette semaine. Rappel des indices :

Certains de mes épisodes ne furent jamais diffusés
Maman, ce n'est pas ce que tu crois. Un jour, tu sauras.
Lors de ma deuxième saison, j'offre un rôle à contre-emploi à un acteur connu pour avoir une certaine force de frappe
Si mon acteur principal sombra dans l'oubli, le premier de mes acteurs secondaires fit un retour remarqué, dont il bénéficie encore aujourd'hui indirectement.
Je traite deux à trois affaires par saison

Je pensais sincèrement l'énigme trouvable (c'est quand même le but) mais j'ai sous-estimé la difficulté du premier indice qui était le point de départ de la résolution. Je pensais qu'en tapant sur Google, par exemple, "séries inachevées" ou "séries non diffusées intégralement", un site vous aurait apporté des éléments de réponse. Mais il semblerait que ce ne soit pas le cas, ce que je n'avais pas préalablement vérifié, certain qu'on pouvait tout trouver sur Internet, surtout ce genre d'info.

Sans ce premier indice, la tâche se compliquait considérablement. Ou alors il fallait avoir un éclair de génie et trouver que l'acteur de l'indice 2 était Jerry Lewis, la force de frappe faisant allusion à son célèbre sketch "Typewriter". Les autres étant des indices de vérification principalement.



Bref, il fallait trouver "Un flic dans la mafia", une série diffusée de 1987 à 1990 sur CBS qui ne diffusa pas les ultimes épisodes faute d'audience. Il faut dire que la série n'a pas survécu au départ de son acteur principal, Ken Wahl, à l'issue de la troisième saison. Il interprétait Vinnie Terranova, un flic infiltré au sein de la mafia. Tellement bien infiltré d'ailleurs que sa propre famille le considère comme un vulgaire voyou. Sa mère finira, avec quelques autres membres de sa famille, par apprendre la vérité. Si la première saison accueille déjà une future pointure (Kevin Spacey), la deuxième nous permet de retrouver Jerry Lewis.
La série avait l'originalité de traiter deux ou trois affaires distinctes par saison. Hormis Ken Wahl, qui disparut des écrans aussi vite qu'il était apparu, l'autre acteur récurrent était Jonathan Banks, bien connu des fans de Breaking Bad (série qui lui apportera une vraie reconnaissance critique dont il bénéficie encore aujourd'hui puisqu'il a repris son rôle de Mike pour Better call Saul, spin off de Breaking Bad.

Allez, c'est reparti pour un tour ! Voici les nouveaux indices et une semaine pour résoudre l'énigme, bonne chance !

Histoire de varier les plaisirs, on cherchera cette fois (enfin, surtout vous)... une danse !

A la base, je viens de Suisse.
En France, on associe une partie de ma paternité à une personne dont le nom est dérivé d'un signe astral.
Il y eut un avant et un après l'accordéon.
Au faîte de ma gloire, j'ai eu plus de 2 millions d'adeptes, rien qu'en France. De là à dire qu'ils m'ont tous dansée...
Le rythme imposé, s'il était vraiment suivi, serait intenable !

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