vendredi 22 février 2019

Comme une renaissance...




Certes, je n'en suis quand même pas à renaître de mes cendres tel ce magnifique phénix mais enfin, j'ai quand même le sentiment d'enfin véritablement sortir la tête de l'eau après une année très compliquée.

Bien sûr, on a tous nos épreuves, nos chemins de croix, notre résilience qui fait ce qu'elle peut jusqu'à un certain point de tolérance là encore variable, nos combats, nos jours désespérément sans et ces inestimables jours meilleurs. Comprenez par là que je ne me plains pas. Mais il était temps que la roue tourne...

Lorsque beaucoup de choses se sont écroulées l'an dernier, avec des prémices dès l'automne 2017 comme autant de signes inquiétants que je n'ai pas su décrypter, je n'y étais pas préparé. Pour moi, tous les voyants me semblaient au vert et je n'ai rien vu venir. Et quand j'ai enfin regardé dans la bonne direction, il était trop tard.

Je pensais qu'il me faudrait quelques semaines voire quelques mois pour me relever de ces épreuves sur lesquelles je ne vais pas davantage m'étendre. Il m'aura fallu presque un an. Je peux vous dire que lorsque la spirale négative s'étend, on en vient à croire qu'elle ne se résorbera pas et que l'on naviguera désormais inlassablement de Charybde en Scylla. 

Tout ne fut pas à jeter pour autant l'année dernière. Il y eut pas mal de bénévolat, quelques implications dans des projets communs, des rencontres, le soutien sans faille de Nathalie, la Bretagne et la patience de notre guide attitré Denis, Belle-Île que j'ai cru toucher du doigt à une époque où je reprenais déjà du poil de la bête, quelques beaux albums qui m'auront durablement accompagnés (Peyrac, Bashung et Chamfort pour les plus marquants), de belles personnes dans un bel espace sur FB, une fièvre acheteuse pas trop prise en défaut malgré tout, au grand dam de madame...

Et puis, en ce début d'année : un boulot. Enfin ! Je dis enfin parce qu'avec la reprise des études et l'obtention de mon BTS, il y avait un sacré bout de temps que je n'avais plus été salarié ! Stagiaire, oui, mais salarié, ça faisait un bail ! Et salarié dans ma nouvelle branche, ça, c'est chouette ! Et sur mon tout premier lieu de stage, là où tout a commencé il y a 3 ans ! L'impression délicieuse autant qu'indescriptible de boucler la boucle. De rejoindre une équipe que je connais très majoritairement et à laquelle je suis attaché. Et puis deux salaires. L'argent n'a jamais été mon moteur mais avoir le luxe, même momentané, de ne pas scruter ses relevés à tout bout de champ de peur d'être dans le rouge, ça n'a pas de prix. Pour le reste, me voilà lancé pour 6 mois. Peut-être davantage. Mais restons-en à ce qui est contractuellement écrit, si vous le voulez bien. Si la situation venait à se prolonger, il serait toujours assez tôt de se réjouir. En tout cas, j'ai commencé depuis deux semaines et tout se passe au mieux. C'est un boulot parfois dur puisque je suis le premier interlocuteur entre des personnes en grande situation de précarité et donc de détresse, et les travailleurs sociaux mais la variété des missions de mon poste rend l'ensemble très intéressant.

Du coup, en dehors du travail, mon épanouissement actuel se ressent aussi. Sur les proches, la famille, sur l'image que je renvoie, sur mon rapport aux autres. Il y a des amitiés naissantes, celles amenées à se développer, les amis que je n'ai pas vu depuis longtemps et que j'aimerais revoir, les personnes que je désespère d'enfin rencontrer un jour mais que j'ai l'impression de déjà connaître...

Bref, je me sens bien en ce moment. Demain, on reçoit une amie polonaise chère à notre cœur. On a prévu une belle ballade sous le soleil en longeant la Dordogne, puis une raclette végétarienne en soirée avant de refaire le monde jusqu'à pas d'heure... Des plaisirs simples mais dont j'avais perdu la saveur et l'importance.

Difficile de refréner ses excès d'optimisme quand on a le cœur aussi léger que je l'ai désormais...



mercredi 20 février 2019

Y'a pas d'âge pour les albums Panini !



J'ai toujours beaucoup aimé Mickey, Donald et tous ces personnages qui ont émerveillé mes yeux d'enfant lorsque je dévorais Le Journal de Mickey (oserais-je avouer que j'en possède encore de cette époque ?). C'est simple, lorsque j'étais môme, je dévorais Pif Gadget et surtout les aventures de Rahan, une bonne partie des productions Lug (Strange, Nova, Spécial Strange), les adaptations BD plus ou moins inspirées de séries animées incontournables de l'époque (Goldorak, Ulysse, Inspecteur Gadget...), les TéléJunior... et Mickey et toute sa bande ! Je me délectais surtout des aventures de Mickey contre le fantôme noir et de celles de Picsou qui le mettaient aux prises avec la maléfique Miss Tick.




J'étais aussi très friand des albums collecteurs de vignettes Panini. Pas ceux de foot, non, mais ceux de Goldorak, Ulysse, Jayce, Cobra, Inspecteur Gadget, Bernard et Bianca, Capitaine Flam... Sans doute bien d'autres ont agrandi la liste mais je ne m'en souviens plus. Pas plus que je ne me rappelle si c'était moi ou ma mère qui se chargeait du collage des précieuses vignettes. Vu que je devais être aussi appliqué que stressé à l'idée d'un faux pas, les deux options ont dû être possibles mais je ne m'en souviens plus. Mais quel émerveillement lorsque j'ouvrais la pochette de 5 ou 6 autocollants. Il y avait des images normales, des brillantes, des qui "finissaient une scène", des "centrées sur un personnage bien précis", des doubles que j'allais échanger au plus vite... Et l'album se complétait enfin, ou pas tout à fait, voire sans doute pas du tout parfois, une frustration qui ne durait que le temps de passer à un nouvel album et une nouvelle collection, et ainsi de suite...




Alors, lorsque mon marchand de journaux m'a fait remarquer que l'album de vignettes célébrant les 90 ans de la souris la plus célèbre au monde était vachement bien fichu (et c'est vrai qu'il l'est !), j'ai bien fini par craquer, vous pensez ! Me voilà devant la devanture du magasin avec l'album dans une main et une poignée de pochettes scellées dans l'autre. Incorrigible, oui, mais avec un sourire niais sur le visage, ça n'a pas de prix ! 




L'ouverture des premières pochettes, ce déchirement si particulier teinté d'impatience, laissa une saveur particulière. Chaque pochette se composait de 5 vignettes autocollantes (276 à collectionner quand même) et d'une carte rigide (36 à collectionner). Les images autocollantes faisaient elle-même preuve d'une certaines variétés : certaines avaient un effet de brillance, d'autres s'intégraient au beau milieu d'une scène, ce qui les rendait ardues à appliquer, d'autres étaient plus classiques mais toutes traduisaient l'évolution de Mickey et de son univers tout au long de ses 90 ans d'existence.



Par contre, je ne me suis pas senti de les coller moi-même. C'est Nath qui s'en est chargée. Elle a hésité car elle ne comprenait pas que je ne souhaite pas le faire moi-même. Elle pensait que cela faisait partie de l'effet madeleine de Proust mais je ne me sentais pas assez assuré pour ça. Et puis, surprenant mais heureux hasard, Nath n'avait jamais connu les albums Panini, elle n'avait jamais collecté ou collé la moindre image pendant l'enfance. Je crois que, au moins dans un premier temps, cela lui a procuré une émotion toute particulière et qu'elle s'est prise au jeu, avec l'exigence du débutant pour que les vignettes soient posées aussi soigneusement que possible.




Bien-sûr, l'inconvénient des albums de vignettes reste le gros tas de doubles que l'on finit par se constituer et, plus généralement, l'argent qu'on met dans ces satanées pochettes sans vraiment s'en rendre compte. Et puis, les doubles, j'en fais quoi ? Je fais le tour des cours de récré et finit en case prison pour comportement suspect aux abords des écoles ? Ben non, je tente le Bon coin et j'échange une petite poignée de stickers, de temps à autre, de façon très sporadique. Et puis, au final, alors que mon tas de doubles reste conséquent, je finis par commander les 27 vignettes qu'il me manque auprès de Panini.



Aujourd'hui, mon album (dont je ne montre que quelques pages ici) est enfin complet et je ne suis pas peu fier ! Nath a collé les ultimes vignettes hier soir. Je n'ai plus qu'à dévorer l'album anniversaire de Mickey Mouse ! Et replonger dans mes lectures de môme...