jeudi 13 août 2015

Wayward Pines, le cul entre deux chaises (au moins)




Je viens de regarder Wayward Pines, la mini-série en 10 épisodes tirée de la trilogie du romancier Blake Crouch. Contrairement à ce que mon titre peut laisser supposer, je n'ai pas passé un mauvais moment. Je ne me suis pas extasié non plus.

Avant toute chose, rétablissons quelques vérités. Wayward Pines N'EST PAS la série de M Night Shyamalan. Il n'a  produit que cinq épisodes et n'en a réalisé qu'un. Donc oui, insister sur la présence en coulisses du réalisateur de Sixième Sens et d'Incassable était peut-être un argument marketing intéressant (quoique casse-gueule quand on connait la suite de son parcours) mais un tantinet exagéré. Wayward Pines est avant tout le "bébé" de Chad Hodge.

De même, non, Wayward Pines N'EST PAS un ersatz de Twin Peaks. Hormis le fait que l'action se concentre au sein d'une seule et même "ville" dont les deux séries portent le nom et qu'un parfum de mystère flotte plus ou moins dans l'air, il n'y a aucune comparaison à faire. Que les auteurs aient ici essayé de créer un parallèle, peut-être. Qu'ils y soient parvenus, aucun risque. Les personnages de Wayward Pines sont beaucoup moins travaillés et barrés que ceux de Twin Peaks. Ce qui ne les rend pas inintéressants pour autant.

A la limite, on pourrait davantage rapprocher (un peu) Wayward Pines d'Under the Dôme puisqu'il s'agit dans cette série portée par Matt Dillon d'une ville dans laquelle on peut entrer mais pas sortir. Voire de la série Le Prisonnier pour la même raison.



Bref, Wayward Pines mange un peu à tous les rateliers, plus dans ses intentions que dans les faits.Heureusement, si l'ensemble n'est pas d'une originalité folle et si les deux premiers épisodes sont pénibles, la machine s'emballe ensuite un peu plus. On pestera parfois sur des facilités scénaristiques propres à ce genre de séries ou sur quelques invraisemblances mais si on veut simplement passer un bon moment sans trop se prendre la tête, Wayward Pines sort alors du lot.

Il faut dire que côté casting, c'est quand même pas mal. Matt Dillon donc, mais surtout Melissa Leo, que je ne connaissais pas, et qui justifierait presque à elle-seule le visionnage de la série dans le rôle de la glaçante infirmière Pam. Sans oublier Toby Jones, inconnu pour moi lui-aussi, et mystérieux à souhait dans la peau du Dr Jenkins


Côté pitch, l'agent Ethan Burke (Matt Dillon) se rend avec un collègue à Wayward Pines pour enquêter sur la disparition de deux autres agents de son service. En chemin, ils ont un accident. Ethan se réveille à Wayward Pines et s'aperçoit très vite qu'il ne peut ni quitter la ville ni communiquer avec l'extérieur. Et que tous ses faits et gestes sont disséqués, ce qui n'aide pas dans ses investigations pour découvrir la vérité. Voilà pour les grandes lignes, vous vous doutez bien que la série propose son lot de révélations et de rebondissements. Bien rythmée (hormis au début) avec une réalisation plutôt nerveuse et soignée, elle compile en 10 épisodes la totalité de l'adaptation de la trilogie papier, ce qui fait qu'on n'a jamais trop le temps de s'ennuyer.

Vous l'avez compris, Wayward Pines est vraiment une série honnête, bien filmée et interprétée mais qui ne renouvelle pas suffisamment le genre pour rester dans les mémoires après diffusion. Mais on passe un bon moment et ça reste l'essentiel. Bien que la série ait été pensée pour une seule et unique saison avec une vraie fin en guise de conclusion, la possibilité d'une saison 2 n'est pas à exclure, si on en croit les propos de M Night Shyamalan. Il ne s'agirait alors plus d'une adaptation mais bel et bien de scripts originaux. Pas certain que le champ des possibles soit très étendu ou alors il faudra vraiment se renouveler pour relancer l'intrigue tout en restant dans la continuité des bases de la saison 1. Mais nous n'en sommes pas encore là...

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mardi 11 août 2015

Windows 10, à prendre ou à laisser ?



La réception se fait par vagues successives mais ça y est, je suis enfin en mesure, si je le souhaite, d'installer Windows 10 en lieu et place de ma version 7.

Si les critiques sont globalement plutôt bienveillantes concernant les apports de cette nouvelle version (ce qui n'était pas trop difficile vu comment la version 8 avait été éreintée pour son manque d'ergonomie), la question qui fâche semble être celle de la confidentialité des données et de l'atteinte aux libertés individuelles.

Finalement, le plus choquant dans tout ça est surtout la manière dont Microsoft "omet" d'en parler. Parce que pour le reste, franchement, rien de bien neuf sous le soleil. Nous sommes fliqués, pistés, surveillés en permanence. Partout, sans doute même au delà de ce que nous pensons. Il n'y a qu'à voir ce que nous autorisons via les réseaux sociaux ou via chaque application. Internet dans son ensemble est une gigantesque nébuleuse de données personnelles grouillant à tout-va. Microsoft est responsable de nous prendre pour des cons mais il n'a rien inventé et nous ne l'avons pas attendu pour étaler au grand jour ce qui devrait sans doute parfois rester de la sphère privée. Même si beaucoup de choses nous échappent dans la technicité des moyens employés pour mettre à mal notre pseudo vigilance.

Alors je dois faire quoi ? Très honnêtement, je suis tout à fait satisfait de ma vieille version 7 et je ne suis pas contre, un peu naïvement sans doute, mettre à mal les velléités intrusives de Microsoft. Concernant les nouvelles fonctionnalités de Windows 10, Cortana n'a guère d'intérêt pour moi puisque je ne dispose pas de micro mais seulement d'un "bloc" volume indépendant (Le premier qui me fait remarquer la pauvreté de mon langage informatique se prend une tarte dans la gueule). Mais deux choses me font hésiter quant à télécharger la mise en jour Windows 10 ou pas. D'abord, la rapidité d'allumage du PC qui, à en croire les articles lus ci et là, serait un vrai plus. Car ma version 7 rame un peu / beaucoup et je ne serais pas contre un boost à ce niveau-là. Mais surtout, ce qui me fait hésiter, c'est de me demander si Windows 7 ne risque pas de devenir obsolète tant au niveau de ses  mises à jour que de ses capacités globales. Et comme dans un an, le passage à Windows 10 deviendra payant, je veux être sûr de faire le bon choix.

Ceci dit, je ne m'affole pas plus que ça, d'une part parce qu'il n'y a pas de raison, d'autre part parce que je sais pouvoir compter sur un très cher ami informaticien pour me conseiller et surtout pour m'aider à passer d'une version à l'autre en toute intelligence (c'est-à-dire en faisant sauter tous les verrous intrusifs de Microsoft concernant les données personnelles). Mais en l'état, si la version 7 a encore de beaux jours devant elle, je pense la garder. Par contre, si elle doit tomber rapidement en désuétude et me forcer, une fois la période de gratuité passée, à opter pour la version 10, alors autant anticiper et faire ce qu'il faut.

Vous ai-je dit que ce très cher ami débarquait dans la semaine ?

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vendredi 7 août 2015

La page Spiderman se tourne...



Dan Slott avait été le scénariste qui avait entretenu l'espoir grâce au brillant arc consacré au Spiderman Supérieur. Mais c'est lui qui me pousse aussi à véritablement arrêter de lire les aventures du Tisseur suite au grotesque du Spiderverse, gigantesque saga où de multiples versions de l'araignée, issues de multiples mondes ou de divers espaces-temps, cherchent à s'allier contre plusieurs ennemis qui veulent leur faire la peau. peu importe le pitch d'ailleurs, le mal est plus profond : Spiderman n'est plus ce qu'il était et ça fait de trop longues années que cela dure. D'ailleurs, il n'y a pas que dans les comics que le héros bat de l'aile : il n'y a qu'à voir la pléthore de "reboots" au cinéma pour tenter d'attirer de nouveaux lecteurs tout en laissant à quai les anciens. Car ce qui faisait le sel, l'essence même de Spiderman a disparu : sa vie privée, ses faiblesses, ses questionnements. A présent, les combats s'enchaînent pendant que les personnages emblématiques sont laissés de côté. Ses aventures sont devenues poussives, technologiques, complexes et surtout inintéressantes et creuses.  Alors j'arrête. Point final. Pourtant, ce n'était pas grand chose, cinq euros par mois pour entretenir la flamme. Mais même ça, je ne peux plus. Le numéro d'août, acheté hier, je n'ai pas pu en lire une page. Je l'ai feuilleté péniblement, ai poussé un gros soupir las et l'ai abandonné négligemment sur le canapé.



Même si la qualité n'est plus là et qu'on en est bien conscient, c'est toujours difficile de renoncer à un personnage qui vous a tant apporté. Bien avant de découvrir les Strange, Nova et consorts, références absolues de cet âge d'or des comics, c'est en parcourant les pages du quotidien régional Centre-Presse que j'ai découvert pour la première fois les comic-strips signés Stan Lee et John Romita avec de superbes histoires en N&B aux graphismes somptueux. Comic-strips qui furent ensuite repris, en N&B puis en couleurs dans les pages de Télé Poche. Que ce soit dans les journaux ou dans les magazines TV, je découpais tout, gardais tout précieusement. Et puis je découvris Strange.


Je ne sais pas exactement à quel numéro j'ai pris le train en marche surtout que j'achetais pas mal d'autres titres des éditions Lug mais ça devait correspondre à peu près à l'arrivée de John Romita Jr sur le titre. Une claque visuelle à l'époque où le fiston Romita savait vraiment bien dessiner et où il s'appliquait surtout. Et comme les histoires avaient vraiment de la gueule (merci Roger Stern, entre autres), c'était un plaisir renouvelé à chaque page.


Après le binôme Stern / Romita Jr, ce fut celui de De Falco / Frenz qui prit le relais. Il fut très décrié à l'époque car le dessinateur avait un style très différent de Romita Jr. Mais moi, tout en regrettant le départ de ce dernier, je prenais un pied pas possible avec ce nouveau duo d'auteurs. Le super-bouffon et les guerres de gangs comme toile de fond y furent pour beaucoup. 


En même temps, je redécouvrais l'oeuvre du père Romita que je n'avais qu'effleurée via les comic-strips grâce à certaines rééditions d'histoires plus anciennes, notamment grâce à la collection des grands albums "Une aventure de l'araignée". Bien des années plus tard, Panini se risqua à rééditer à son tour et chronologiquement l'âge d'or de Spiderman (et d'autres séries d'ailleurs) dans des albums cartonnés très onéreux et à jeter du fait d'une politique de nouvelle traduction catastrophique.



Puis progressivement, la qualité des séries présentes dans Strange (mal commun à l'ensemble des titres Lug) déclina de façon drastique. Spiderman ne fit pas exception à la règle et c'est au n° 230, en février 1989, que je mis un terme à mes lectures. J'avais 17 ans. A part le menu regret de ne plus suivre les aventures d'Iron-Man signées Mark Bright, plus rien ne m'intéressait dans ces revues qui m'avaient pourtant tellement apporté.



J'ai attendu 11 ans et janvier 2000 pour m'y remettre. A cause de cette couverture où Spidey avait fort à faire avec son ennemi de toujours, le Bouffon Vert. Un effet madeleine de Proust, sans doute, car je n'ai pas pu résister. Comme Romita Jr faisait encore partie des dessinateurs oeuvrant en alternance sur la série, c'était la cerise sur le gâteau. Je n'ai pas eu néanmoins à regretter mon infidélité de 11 années, période pendant laquelle mon personnage préféré s'était embourbé. Tout d'abord avec le dessinateur Mac Farlane dont je n'ai jamais compris l'engouement qu'il pouvait susciter auprès de certains, même en me disant que tous les goûts sont dans la nature. Ensuite avec la saga catastrophique dite du clone qui fut un désastre éditorial aux USA puis en France et dont, pur hasard, mon numéro de reprise signait globalement la conclusion. Dès le mois suivant, la numérotation de la revue repartait de zéro. Et moi je reprenais le train en marche pour ne plus le quitter jusqu'à ce mois d'août 2015. Bien-sûr, j'avais hésité à de nombreuses reprises à arrêter de nouveau devant la baisse de qualité du titre au fil des années mais j'avais tenu bon. Là, ce n'est plus possible.


 J'ai beau pouvoir me replonger à loisirs dans mes lectures de Spiderman passées, il n'en reste pas moins que c'est un peu une page qui se tourne. Définitivement il me semble car Marvel semble avoir fait le tour des bonnes histoires et des bons dessinateurs susceptibles de les mettre en scène, deux conditions indispensables simultanément pour relancer l'intérêt. Je ne me vois pas avoir la même nostalgie dans 10 ans, pas parce que je serai trop vieux, la BD n'a pas d'âge, mais parce que je reste persuadé que la série Spiderman, bien que toujours vivante dans les faits, fait déjà partie du passé et que la situation ne s'améliorera pas.

Je ne suis même pas triste. C'est juste que c'était mieux avant. Et si cette phrase peut parfois en faire bondir certains, moi le premier sur certains sujets, je pense que dans ce contexte précis, je l'assumerai toujours. C'était tellement mieux avant...

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lundi 3 août 2015

Virée à Grand Vabre



Ce week-end, c'était la fête votive de Grand Vabre, petit village aveyronnais baigné par le Dourdou. Une occasion comme une autre de revenir passer deux jours en Aveyron et surtout de revoir mon très cher ami Denis.


Un week-end décidément placé sous le signe de l'amitié puisque Nath a ainsi pu retrouver pendant quelques heures sa "copinou" Christine venue en famille pour encourager son homme, Christophe, et le fils de celui-ci, Noa, qui ne déméritèrent pas lors des doublettes de pétanque.


Les photos artistiques des filles, je ne veux même pas chercher à comprendre. Mais le résultat final est quand même pas mal.


Le concours de pétanque a ouvert les activités festivo-sportives de la fête de Grand Vabre.


Parce qu'on ne voulait pas humilier qui que ce soit, Denis et moi avons convenu de ne pas nous inscrire. Regardez-moi ces deux forces tranquilles de la nature ! 


Le samedi soir fut assez frustrant et éprouvant pour les nerfs puisque le repas moules frites a tourné court, les organisateurs ayant prévu des quantités vraiment riquiqui au niveau des moules provoquant très vite une rupture de stock pourtant prévisible. Du coup, il nous a fallu trouver en urgence un endroit pour manger à 21h30 à une demi-heure de route de là où nous étions. Ensuite nous sommes revenus pour la partie animation musicale mais là encore, déception, que de l'électro ou presque au milieu de mômes alcoolisés. Bref, on n'a pas fait long feu. C'est en plein air, sous une couette et diverses couvertures que Nath et moi avons dormi aux abord du Dourdou. Cela ne nous était pas arrivé depuis 1998 et le camping sauvage pour éviter la Coupe du monde. Et encore, nous avions une tente à l'époque, alors que là nous avons vraiment opté pour la nuit à la belle étoile, avec pleine lune de surcroît. C'était bien, c'était chouette mais pas trace de Laurette...


Le dimanche matin après avoir exceptionnellement assisté à la messe pour écouter Denis saxophoniste, nous avons visité le hameau de La Vinzelle. Un très joli petit village tout en fleurs et offrant un superbe panorama sur la vallée. Et un des meilleurs moments de notre périple aveyronnais.






L'après-midi, il y avait les olympiades en binôme. Nath et sa partenaire Virginie n'ont guère brillé mais l’important était vraiment de participer et de prendre du plaisir.  


C'est une façon de jouer au tennis que je ne connaissais pas, mais pourquoi pas...


Petit moment de panique et de grosse solitude lorsque Nath, les yeux bandés, a du se livrer à un petit parcours d'obstacle. Elle n'était vraiment pas à la fête, incapable de se détendre. Du coup, elle m'a bien transmis son stress, bien qu'étant simple spectateur.


Le classique parcours jambes attachées. Au rythme du lièvre, elles ont choisi celui de la tortue mais le succès n'a pas été au bout.


Une variante du Docteur Maboul où il faut éviter de toucher le parcours métallique. Il y avait aussi le lancer d'espadrilles mais Nath ayant confondu le saut en longueur (le but) et le saut en hauteur (ce qu'elle a fait), le score fut assez limité.



Groupe folklorique, balades en calèche, Nath a fait le plein d'émotions et j'ai moi-même passé un très bon we qui s'est clôture par un très bon repas truffade / veau d'aveyron et par l'animation musicale signée Sylvie Pullès qui, mine de rien, est suffisamment renommée pour avoir rempli l'Oympia à plusieurs reprises. D'ailleurs, je vous laisse avec deux vidéos. La première est le célèbre brise-pieds. La seconde est en quelque sorte la fierté de Grand Vabre puisque le Saint Hervé est l'apéritif vraiment local du village à base de sureau. La chanson démarre véritablement vers les 3:30.