mercredi 31 octobre 2012

L'indifférence pire que le mépris ?




On dit qu'il n'y a rien de pire que l'indifférence. Moi, en allant voter le 6 mai dernier, c'est le mépris que je ne supportais plus. Celui de Sarkozy et de sa clique. Le côté bling-bling affiché et l'impression que le "petit peuple" ne valait rien. Et comme j'en fais partie...

Le 6 mai dernier, j'avais surtout besoin de croire. Je ne suis pas naïf pour autant. Je savais bien que les choses ne se régleraient pas d'un claquement de doigts. Je savais aussi que je mettrais aussi beaucoup de mon désarroi dans l'urne. Avec ce besoin de croire qu'enfin, à défaut de tout résoudre, le nouvel homme providentiel et présidentiel respecterait ce "petit" peuple.

Je suis donc allé voter le coeur léger, plein d'espoir, trop content comme beaucoup de Français de faire la nique au méprisant Sarko. Dans la foulée de mon vote, comme j'avais décidément besoin de croire plus que de raison, je me suis engagé pour la première fois de ma vie en adhérant au parti qui, à défaut de nous sauver, allait nous considérer et nous redonner l'estime de soi. Le pire était derrière nous, forcément, alors il fallait enfoncer le clou, s'investir, surfer sur la vague de l'optimisme ambiant. Chimère à laquelle je voulais pourtant tellement croire. Comme si ma propre survie en dépendait. Il y a un peu de ça d'ailleurs.

Six mois se sont passés et j'avoue que l'optimisme a laissé place à une certaine perplexité. Le mot est faible, assurément. Heureusement que l'UMP critique à tout-va, en parfait opposant, avec le même mépris et la même mauvaise foi qui le caractérise. Parce que pour le reste, je dois bien reconnaître que le PS ne trouve plus guère grâce à mes yeux. Rien n'est fait, nulle part, la valse des promesses non tenues a repris de plus belle, tout augmente, les impôts et le chômage en premier lieu, tandis que le pouvoir d'achat fait grise mine.

Alors évidemment, il n'y a plus ce mépris. En tout cas, il n'est plus affiché comme au temps de Sarkozy. La nuance est d'importance. Il a fait place à de l'indifférence. Rien ne se passe, rien ne va dans le bon sens. La locomotive serait-elle en pilotage automatique ? Où est le conducteur ? Où sont les gares ? Quel est le plan de route ?

La gauche a pris le pouvoir sans éclat le 6 mai dernier. Pas parce qu'elle avait convaincu. Non. Parce qu'elle assurait la fin du sarkozysme et qu'on la souhaitait annonciatrice de jours meilleurs. Toujours ce besoin de croire, si vital désormais que la claque n'en est que plus violente et douloureuse. La gauche est en train de tout détruire en ne faisant rien et en se contredisant en permanence. Si la droite repasse dans quelques années, la gauche laissera l'image d'un parti figé, englué dans un immobilisme effrayant. Une image dont elle pourrait ne plus jamais se relever au fil des ans et des élections.

J'avais besoin de croire au changement. Vous savez, le changement, c'est maintenant. On nous a rebattu les oreilles avec ça. Je le voulais tellement. Aujourd'hui, je me sens encore plus bas que terre. Aujourd'hui, je sais surtout que l'on ne pourra plus compter sur personne. Et ça, ça fait peur.




jeudi 25 octobre 2012

Le Philosophe qui n'était pas sage




J'espérais un retour de Laurent Gounelle mais je ne l'attendais pas. Alors lorsque mon regard se posa par le plus grand des hasards sur son nouveau roman, je compris que je ne quitterais pas la librairie sans l'avoir sous le bras.

J'avais beaucoup aimé ses deux précédents succès, L'Homme qui voulait être heureux et Dieu voyage toujours incognito. Et une nouvelle fois, hormis quelques réserves, je me suis régalé. En tout cas, en deux jours, c'était plié.

Quand on lit du Gounelle régulièrement, on est un peu en terrain connu. Mais ici, l'auteur détricote ce qui fut l'essence même de ses deux premiers ouvrages où un ensemble de réflexions et d'épreuves devait amener à un état proche du bonheur. Ou à l'idée que l'on s'en fait. Dans Le Philosophe qui n'était pas sage, il part de cette même idée du bonheur au travers d'une société dite primitive pour basculer vers le chaos le plus total et montre qu'il suffit finalement de peu de chose pour qu'un équilibre, en apparence solide, s'écroule comme un château de cartes sous l'impulsion d'influences extérieures. L'ensemble est très bien amené et la forêt apparaît tour à tour superbe, bienfaitrice, riche en couleurs, en odeurs ou carrément hostile et inquiétante, dangereuse et étouffante. L'image de la forêt évolue du tout au tout selon les perceptions de chacun. Bienveillante pour les indigènes qui ont l'impression de fusionner avec la nature, effrayante pour Sandro et son équipe qui n'en voient que les mille et un dangers et qui envahissent l'espace plus qu'ils ne le protègent.

Sandro, justement, est le personnage principal. Il se rend au coeur de la forêt amazonienne pour se venger de la mort de sa femme dont les circonstances restent longtemps un peu floues. Et comme ce meurtre n'est qu'un prétexte, on a du mal à s'y intéresser. Mais justement, l'intérêt est ailleurs. Il réside dans tout ce que Sandro va mettre en oeuvre pour déstabiliser dans un premier temps un peuple d'indigènes pacifiques. Ensuite, de Charybde en Scylla, la situation va s'envenimer toujours davantage, mais je ne vous dirai pas jusqu'où, histoire de na pas gâcher le plaisir d'une lecture très plaisante de bout en bout. Mais qui fait froid dans le dos, avec notamment retour de manivelle du plus bel effet.

Concernant les réserves, elles sont peu nombreuses. Hormis l'histoire un peu prétexte (à une philosophie de vie dans ce qu'elle a de pire et de meilleur selon les individus et qui constitue l'essence même de l'ouvrage), Laurent Gounelle retombe dans un travers un peu récurrent chez lui : si Sandro enseigne la philosophie et dispose à ce titre d'un langage adapté à cet enseignement, on est un peu plus sceptique de voir d'autres personnages rapporter le même discours dans les mêmes termes. C'est flagrant sur le personnage de Krakus, l'un des quatre accompagnateurs de Sandro au coeur de l'Amazonie qui, un jour où il rapporte les propos tenus par son "patron", le fait dans les mêmes termes, ce que sa culture et sa rusticité ne lui permettraient assurément pas puisqu'il ne tire son intelligence que de la manipulation et l'autorité qu'il exerce sur les autres. Autre petit écueil, plus pour chipoter certes, mais tellement inutile que je ne résiste pas à l'envie de vous en parler néanmoins. A un moment, l'un des personnages se demande quelle est la différence entre détruire quelqu'un physiquement et psychologiquement. Un autre lui répond, concernant la destruction psychologique : "Ça défonce l'intérieur sans laisser de trace à l'extérieur". Ce à quoi le premier rétorque bien évidemment : "Ben, quand je force une fille, c'est pareil, non ?". Non seulement, à mon sens, la réplique est prévisible en plus d'être inélégante (les accompagnateurs de Sandro sont loin d'être des lumières ou des modèles de vertu) mais en plus il y a cette impression tenace que Gounelle n'a écrit la première réplique que pour introduire la seconde à moins que ce ne soit précisément l'inverse, mais dans les deux cas, quel intérêt ? Je ne suis pas bégueule mais ce type de propos "gratuits" me gêne car ils n'apportent rien, d'autant que l'on comprend très vite que les types en question sont lourdauds et plutôt ignares. Alors pourquoi faire dans la surenchère, aussi prévisible soit-elle ?

Pour le reste, franchement, vous pouvez foncer. Le dépaysement est garanti, la lecture extrêmement agréable mais également très drôle en certaines occasions. C'est tout le paradoxe de ce livre : désamorcer la noirceur sous-jacente de ce que nos sociétés peuvent apporter de pire par de l'humour bienvenu. Le mélange, savamment orchestré, rend Le Philosophe qui n'était pas sage incontournable.

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mardi 23 octobre 2012

Si seule Fantômette...



On ne l'a curieusement appris que ce lundi mais Georges Chaulet, le papa de Fantômette s'en est allé le 13 octobre dernier. Bon, Fantômette ne fait pas vraiment partie de mes "classiques", sans doute parce que j'étais enfant bien plus accaparé par les aventures trépidantes du Club des Cinq. Sans doute aussi parce que la cible visée était quand même plus féminine. Mais j'en avais lu un certain nombre, je me souviens particulièrement du bouquin ci-dessus, Fantômette contre Diabola. Impossible par contre de me rappeler de l'intrigue et encore moins de ce que j'en avais pensé à l'époque. J'ai bien relu un Club des Cinq il y a quelques années, je peux bien faire de même avec la féline Fantômette à 40 berges, non ?


L'histoire ne dit pas si les japonais auraient pu s'inspirer de Fantômette pour leurs mangas, mais ce qui est sûr, c'est que la combinaison jeune écolière le jour et justicière la nuit les aurait sans doute séduit. Fille studieuse la journée, Fantômette revêt son masque, son bonnet et son justaucorps dès l'obscurité tombée, pour faire régner la loi dans une atmosphère très empruntée à Arsène Lupin. Une double vie et une identité secrète que Françoise Dupont s'emploie à préserver coûte que coûte. La mécanique est un peu plus classique, Fantômette déjouant toutes sortes de machinations tandis que ses ennemis, souvent récurrents à l'image du Masque d'Argent, s'enfuient pour mieux revenir.


Fantômette, c'est plus de 50 albums signés Georges Chaulet qui a même "ressuscité" le mythe en 2006 à l'occasion des 150 ans de la Bibliothèque Rose. Déclinée en série puis en dessin-animé, Fantômette n'a pas été aidée par la qualité de ces adaptations. La série animée, surtout, n'avait plus grand chose à voir avec les fondamentaux de l'oeuvre créée par Chaulet. Il y eut aussi des BD entre 1982 et 1985 mais là-encore, si j'ai pu en lire une ou deux, je n'en ai pas souvenir. Niveau adaptations BD, je dévorais plutôt Les aventures du Club des Cinq ainsi que celles de l’Étalon Noir dont il me semble me souvenir qu'elles étaient pré-publiées dans le Journal de Mickey.


Enfin, voilà, c'était juste un petit hommage à ma façon à un monsieur qui aura comblé bon nombre de jeunes (voire moins jeunes mais nostalgiques) lecteurs et lectrices. Sa Fantômette aura traversé les décennies avec brio avec 53 volumes écrits entre 1961 et 2011. Cinquante ans, une belle longévité. Merci Georges Chaulet ! 

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jeudi 18 octobre 2012

UP and DOWN





Up : La 300e de Federer, la 9eme de Loeb

Roger Federer a entamé lundi sa 300eme semaine en tête du classement mondial. Rappelons que le précédent record était détenu par Pete Sampras et ses 286 semaines au sommet de la planète Tennis. Belle moisson pour le suisse cette année avec 3 nouveaux Masters 1000 dans la poche, une médaille d'argent à Londres et surtout un 17eme titre du Grand Chelem à Wimbledon. Excusez du peu ! A 31 ans, Federer tient la forme. Et s'il est à peu près acquis désormais qu'il perdra sa couronne de n°1 d'ici la fin de l'année au profit de Djokovic, compte tenu du nombre élevé de points (3000 !) qu'il a à défendre, Federer aura montré une énième fois à quel point il est au dessus du lot. Chapeau champion !
Un mot aussi pour Sébastien Loeb qui a coiffé sa 9eme couronne sur ses terres alsaciennes. Je ne suis pas vraiment le rallye mais je suis très content pour ce mec que je trouve sympa et humble en toutes occasions. Pour une fois qu'on a un putain de vrai champion généreux dans son sport et en dehors, je dis bravo. Et merci puisque Loeb a apparemment décidé de lever le pied l'an prochain.



Up : La 31eme Foire du Livre de Brive

Ce sera du 9 au 11 novembre prochain et si la foire fait partie de mes UP du moment, c'est qu'elle devrait enfin me permettre, croisons les doigts, de rencontrer Achdé, dessinateur de grand talent qui a superbement repris le flambeau de Morris sur Lucky Luke (entre autres choses évidemment). J'ai déjà eu l'occasion d'échanger quelques mails avec cet artiste très sympathique ou de commenter sur son blog, mais ce sera la première fois que sauteront les barrières du virtuel. A n'en pas douter, je serai tétanisé, comme à chaque fois que je croise quelqu'un que j'admire, mais pas grave, ce sera un vrai bonheur de toute façon, je n'en doute pas ! Et je suis ainsi assuré de repartir avec le nouveau Lucky Luke sous le bras, un Lucky que j'attends avec impatience, avec plein de Dalton dedans.



Up & Down : Félix Baumgartner

Je suis partagé concernant le saut en chute libre de l'autrichien à 39 km d'altitude. Le mot exploit revient le plus souvent, du fait qu'il ait dans le même temps franchi le mur du son, mais moi, j'avoue que tout ça me laisse un peu perplexe. Parce qu'un saut à 20 millions d'euros, par les temps qui courent, ben, ça me rend un peu bégueule, quoi... Alors ok, le gars a pris un pied pas possible en l'espace de cinq petites minutes mais je n'arrive pas à m'extasier, ni à être seulement un tantinet admiratif. Vingt millions pour une gloire probablement guère moins éphémère que la durée de sa chute... En même temps, ça fait bien longtemps que l'on sait que ce n'est pas l'argent qui manque. Ce sont plutôt les priorités de son utilisation qui posent problème. Mais tout ça ne nous regarde pas, bien évidemment. Sinon, depuis tout ce temps, ça se saurait...



Down : Le ONDAR Show

On se doutait déjà fortement qu'on payait cher la redevance pour pas grand chose mais confirmation est désormais faite avec ce show indigeste où les pensionnaires des deux dernières années de "On ne demande qu'à en rire" rivalisent d'ego mal placé et de sketchs peu inspirés, pour ne pas dire nuls, chaque samedi à 19h sur France 2. Visiblement, tout ce petit monde se fait plaisir, ça gesticule beaucoup et ça vole franchement pas haut, tant pis pour les téléspectateurs qui souffrent en silence devant leur poste. Pour enfoncer le clou, l'escroquerie Babass est de retour et il semblerait que toute la bande se soit mise à son niveau. Un beau double gâchis puisque dans le même temps la quotidienne connait des difficultés. Il est vrai qu'entre les habitués qui l'ont désertée et les nouveaux que l'on buzze à tout va sans qu'ils aient le temps de s'installer, l'émission me semble aller droit dans le mur. Ruquier voudrait saborder ses émissions qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Et tant pis pour Michalak qui fait ce qu'il peut malgré ses rires exaspérants dont on ne finit pas de parler sur la toile.



Down : Romain Grosjean

Sept accrochages en 15 courses, une caboche dans laquelle rien ne semble pouvoir rentrer et un sacré sens de l'humour à moins que ce ne soit du millième degré ("Je suis très prudent sur les départs"), Romain Grosjean n'en finit plus de décevoir malgré un bon rythme en course lorsqu'il passe l'écueil du premier tour. Dernière victime en date : Mark Weber, harponné au départ du GP de Suzuka, qui ne s'est pas privé de lui dire vertement ses quatre vérités. Comme on dit, ça rentre par une oreille, ça ressort par une autre, donc peu de chance que les critiques (unanimes) portent leurs fruits. Bizarrement toujours soutenu par son équipe, il est par contre bien isolé au sein du paddock et sa reconduction, bien que hautement probable, n'a pas encore été officiellement confirmée. Il faut dire que la FIA l'a dans le collimateur. Du coup, sa dernière course a été plus que confidentielle mais au moins il n'a accroché personne. Le seul en tout cas à ma connaissance à avoir une page Facebook bien particulière et à l'intitulé sans équivoque : :http://www.facebook.com/RomainGrosjeanStupidPilot
Et puisqu'on est dans la Formule 1 côté Down, difficile de comprendre la reconduction de Massa chez Ferrari en 2013. Certes, le brésilien a montré un meilleur visage depuis quelques courses avec un podium à la clé à Suzuka, certes il est un fidèle lieutenant du roi Alonso, mais quand même... Trop inconstant depuis 3 ans, je doute que le miracle de sa "renaissance" perdure. On verra...



Down : Mentalist

Ce n'est pas la qualité de la série de Bruno Heller qui est remise en cause ici mais l'inconscience des programmateurs de la chaîne CBS qui ont décidé de la diffuser désormais le dimanche soir au lieu du mercredi aux USA, dans une case horaire connue pour être extrêmement délicate. Résultat : Mentalist prend l'eau de toutes parts et même si le 3eme épisode de la saison 5 a connu un regain de fréquentation, la prudence reste plus que jamais de mise. Une décision incompréhensible pour les fans avec un vrai suspense à la clé : la série, initialement prévue pour au moins 7 saisons, pourrait-elle tirer sa révérence à l'issue de cette 5eme ? Un scénario abracadabrant il y a encore quelques semaines mais qui prend peu à peu forme aujourd'hui. La confrontation Patrick Jane / John le Rouge en pâtirait forcément. A suivre...


mardi 16 octobre 2012

M'enfin ! ! !


(cliquez pour agrandir)


S'il y a un personnage de BD qui aura indéfectiblement ma préférence, c'est bien Gaston Lagaffe, le seul, l'unique ! Et parce que Gaston est définitivement indémodable, Télé 7 Jours a lancé le coup d'envoi la semaine passée d'une nouvelle collection regroupant chronologiquement les 19 tomes de la série en suivant, semble t-il, la nouvelle numérotation imposée par Marsu-Production il y a quelques années.

A priori, cette collection n'a rien pour m'intéresser hormis la tranche quand même assez classe. Ben oui, les Gaston, je les possède forcément tous, fan comme je suis du gaffeur et de son illustre papa Franquin. Sauf qu'aujourd'hui, le doute s'insinue dans mon esprit. Les ai-je vraiment tous ? Je me le demande. Car Marsu-Production répertorie désormais 19 albums. Or moi j'en ai 17. Il m'en manque 2 me direz-vous ? Eh bien, je n'en suis même pas sûr. Gaston Lagaffe a été une telle arlésienne au niveau de sa numérotation qu'il est franchement difficile de savoir où on en est. De plus, certains albums ayant eu 44 pages et d'autres davantage, il est tout à fait possible que je dispose en 17 volumes d'une intégrale qui pourrait aussi tenir sur 19 si la nouvelle a une pagination identique de tome en tome. Je sais, ce n'est pas très clair. Pour moi, si, forcément. Mais vous, franchement, pour suivre, je vous plains.

En tout cas, n'étant pas absolument certain de posséder l'ensemble des gags de l'ami Gaston, je me tâte quand même concernant cette collection. Ma bonne conscience (Nath) dit non, ma mauvaise (moi) dirait plutôt oui. Ça a quand même de la gueule une fois rangés tous ces jolis volumes, non ?


(Pour l'instant, Nath a, comme qui dirait, un petit ascendant)


vendredi 12 octobre 2012

Moment paisible...



Imaginez une pièce tamisée, seulement éclairée d'une guirlande de fleurs rouges répandue le long du living. Imaginez un canapé, vous étendu sur la partie chauffeuse et votre chère et tendre détendue sur les trois places restantes.
Imaginez deux êtres se donnant simplement la main et qui, fermant les yeux, sont emportés par l'émotion de la musique d'Angelo Badalamenti. Il n'y a rien d'autre que cette musique dans le silence et la presque obscurité. 
Imaginez alors quel moment paisible vous êtes en train de partager avec celle qui compte plus que tout pour vous, quel relâchement incroyable cet instant vous procure, quel bien-être réellement apaisant se répand en vous.

Il y a quelques jours, j'ai connu tout ça. Quelque part, encore aujourd'hui, je n'en suis pas complètement revenu. Peut-être parce que cette musique a un sens. Peut-être parce que ce morceau, Rose's theme, renvoie à un film magnifique, A Straight Story (Une Histoire Vraie), que je considère comme l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir.

Mais si c'est une découverte, cela n'a guère d'importance. La magie opérera quand même. Fermez les yeux, relâchez tout et profitez simplement d'un beau moment que la grisaille du quotidien ne noiera pas de sitôt.



dimanche 7 octobre 2012

A quoi ça tient, à quoi ça sert... ?



A quoi ça tient la vie d'un blog ? A un dessin de Diev arrivé au meilleur moment alors qu'une certaine noirceur m'envahissait et que j'étais à deux doigts d'arrêter Epistol'Arts. Je m'en serais probablement voulu plus tard mais sur le moment je ressentais une lassitude terrible, un blues pas croyable. Et puis le Malkovich de Seb est arrivé comme la fraîcheur d'une fenêtre ouverte. Bon, c'est vrai que clore un blog sur une superbe caricature de Roger Carel, avouez qu'il y a pire comme fin. Mais quand même... Si on peut éviter, finalement. Pour le moment.
Je pensais que la coupure que je m'étais imposée serait suffisante. De plus, je m'étais enlevé certaines règles finalement assez contraignantes, comme le schéma 1 jour / 1 billet. Et j'étais bien content de "revenir aux affaires". Avec le retour de Diev chaque mercredi en prime. Que demander de plus ?
Sauf que dans les faits, l'envie n'y était pas vraiment, ou très irrégulièrement. Et en même temps, j'aime cet espace, il ne révolutionne rien, mais en certaines occasions, il me fait du bien. Je n'y fais rien d'extraordinaire mais quand j'y prends du plaisir, c'est important pour moi.
Epistol'Arts se maintiendra donc. Avec un aspect un peu plus épuré. Avec la fin des libellés. J'écrirai ce qu'il me plaira quand il me plaira, à un rythme tout aussi volage. Mais avec toujours Diev une fois par semaine (à peu près). Il est des choses qui ne doivent pas changer et le talent de Seb, j'y tiens, tant qu'il prendra autant de plaisir à nous faire plaisir.

A quoi ça tient la vie au quotidien ? A de petits riens sans doute. Je me doute bien que le flou dans ma tête explique en partie le fait qu'Epistol'Arts soit un peu en perdition. Ma situation n'évolue pas, elle tendrait même à devenir catastrophique à force d'aller de déception en déception. Si déblocage il y a, cela ne devrait pas intervenir avant 2013, sans aucune garantie de succès évidemment. Et en attendant...
Et puis il y a Nath qui a beaucoup donné depuis près de 3 ans pour me maintenir debout, rattrapée aujourd'hui par des problèmes de santé pas forcément très graves en l'état mais insolubles. Une saleté de tendinite calcifiante au coude qui est remontée jusqu'à l'épaule. Une infiltration qui n'a eu aucun effet. Un médoc à base de morphine qui a enfin calmé la douleur mais qui a entraîné nausées et vertiges, tant et si bien qu'elle ne veut pas continuer son traitement. Bref, aucune solution en vue, des médecins pas franchement compétents ou des professionnels injoignables avant plusieurs semaines, un nouvel arrêt maladie qui risque bien de se prolonger. Sans vrai diagnostic ni vrai traitement à adapter. Sentiment d'impuissance terrible avec une Nath en panique dès qu'il s'agit de la santé. Pas simple quand on n'a pas de réponse tangible à apporter.

A quoi ça sert de dire tout ça ? Il y a bien longtemps que je sais que coucher ses angoisses "sur papier" ne les résout en rien. Je dois bien y trouver une quelconque satisfaction mais elle m'échappe. Je n'attends rien. Je suis vidé et, de déception en déception, j'ai perdu la flamme. Je veux juste tout faire pour que Nath aille mieux. Si seulement ceux dont c'est le métier avaient la même préoccupation...

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mercredi 3 octobre 2012

La Gueule du Mercredi : John Malkovich


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Vous vous êtes remis du Roger Carel de mercredi dernier et vous reprendriez bien un peu de Sébastien Dieu ? Qu'à cela ne tienne : l'artiste est en grande forme et nous sert un Malkovich de toute beauté et en couleurs s'il vous plaît ! 

Il est forcément un peu vain de parler de cet immense acteur tant sa carrière est impressionnante, jonglant entre films d'auteur et films à plus gros budget. Découvert dans La Déchirure, il a depuis multiplié les rôles d'envergures dans des films qui ne le sont pas moins : Mort d'un commis voyageur (où il joue le fils (!) de Dustin Hoffman), Empire du Soleil, Les Liaisons dangereuses, Dans la ligne de mire (phénoménal face à Eastwood)... et bien entendu Dans la peau de John Malkovich. A la télévision, je n'oublierai probablement jamais sa prestation dans Les Misérables dans la peau de Javert où il est comme toujours remarquablement servi par l'excellent doublage d'Edgar Givry qui colle à son jeu comme une seconde peau.
Que dire de plus ? Que le bonhomme est tellement discret qu'on ne sait jamais trop où il en est. Il ne cesse pourtant pas de tourner mais ses apparitions sont un peu plus confidentielles depuis quelques années.

En tout cas, merci à DIEV pour cette réussite totale. En plus, c'est lui qui alimente ce blog finalement puisque je n'ai pas trop eu à coeur de m'y consacrer ces quelques derniers jours. Que demander de plus ?