mardi 31 janvier 2012

Le Mardi, Jean-Louis nous fait une toile



"Il y a longtemps que je voulais faire le Rocketeer et comme c'est un des super-héros préférés de ma femme, et qu'elle le voulait pour son anniversaire, j'ai donc dû me mettre au travail. Déjà que l'année dernière elle a eu la statue Premium format de Sideshow du même Rocketeer, une statue de plus de six kilos ! Partant d'une illustration de couverture du recueil The Rocketeer : Cliff's New-York Adventure, j'ai voulu changer l'arrière plan où se trouve le Gee-Bee vu de profil pour en refaire un vu de biais en me basant sur un des avions miniatures que possède ma femme. Gouache 40/50."

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ami Jean-Louis ne s'est pas gaufré ! J'en connais une qui a du être bien contente de son cadeau. Il paraît même que son regard... scintilla ! ;-) mais bon, je n'étais pas là pour voir cette séquence émotion.

J'ai bien trouvé deux Bee Gees de profil sur les trois, mais je ne comprends pas bien le rapport avec le dessin... Peut-être le fait que l'on planait pas mal dans les années 70 ? Hum... je m'interroge.


Et pour ceux qui ne connaîtraient rien au monde des figurines et autres statuettes, voici le Rocketeer Premium Sideshow que Jean-Louis a offert à sa moitié. Rien à dire, ça a de la gueule !


Rocketeer, j'en avais déjà parlé ici à l'occasion d'une réédition de la BD américaine chez Delcourt. J'aime beaucoup ce que Jean-Louis en a fait sur cette toile. Et l'hommage à la collection de sa femme, véritable mordue d'aviation, fait réellement de cette gouache une oeuvre unique. Sans fioriture, parfaitement lisible, ça devrait le faire quand elle aura l'encadrement qu'elle mérite ! Chapeau Maestro ! 

.

lundi 30 janvier 2012

La BD du Lundi : La Fille de Paname T1


Allez hop, pour le topo de la BD de cette semaine, je vous renvoie au résumé de l'éditeur, Le Lombard : "Laurent Galandon, au scénario, et Kas, au dessin, revisitent un fait divers parisien datant du début du XXe siècle et passé à la postérité grâce à un récit retraçant la vie d'Amélie Elie, devenue célèbre sous le sobriquet de "Casque d'Or". La fille de Paname est l'histoire d'une jeune femme qui ne voulait ni devenir blanchisseuse, ni se tuer au turbin comme ses parents. Mais le Paris des Apaches, des marles et autres voyous n'offre que peu d'alternatives à une aussi jolie fille : le pavé et les passes à quelques sous. A moins, bien sûr que ne vienne le prince charmant, foulard au coup, surin dans la pogne."


Soyons honnête : j'ai acheté cette BD en raison du dessinateur Kas, dont j'avais déjà apprécié le travail sur la série Halloween Blues. A l'époque, le dessin m'avait bien plus comblé que le scénario de Mythic. Ici, c'est à peu près le même constat. Le scénario de Galandon me laisse sur ma fin tant il donne l'impression de tourner un peu en rond (la fille qui quitte son mac pour tomber sur autre) mais comme il s'inspire d'un fait divers que je ne connais pas (qui avait déjà donné lieu au célèbre film "Casque d'Or" avec Simone Signoret), ceci explique peut-être cela. En même temps, la retranscription de l'époque est plaisante. Paris et ses vieux quartiers, les filles légères, les garçons frondeurs, les petites frappes... le charme opère indéniablement. Et puis les dessins de Kas qui rendent si palpable l'atmosphère du Paris de la Belle Epoque. 

Un premier tome à découvrir pour un bond dépaysant dans le passé, en espérant que le tome 2 nous scotche quand même un peu plus.



dimanche 29 janvier 2012

La Fiction du Dimanche : 5:53


C'est à un véritable film à suspense que nous ont conviés Novak Djokovic et Rafaël Nadal à l'occasion de la finale de l'Open d'Australie, remportée sur le fil par le Serbe : 5-7 6-4 6-2 6-7 (5-7) 7-5. Cinq heures et cinquante-trois minutes de folie, 353 minutes où nos nerfs ont été soumis à très rude épreuve. Je n'ai vu qu'une dizaine de minutes du match, grâce à une vidéo compilant les meilleurs points de la rencontre, mais j'ai suivi le scoring en direct.


Les enjeux étaient conséquents. Pour Djokovic, il s'agissait de confirmer son époustouflante saison 2011 qui l'avait vu réussir un Petit Chelem (Open d'Australie, Wimbledon, US Open) et de rassurer sur son état physique suite à une demi-finale incroyable de densité et de suspense où il s'était péniblement débarrassé de Andy Murray, l'éternel 4e homme du classement mais si près d'un exploit. Pour Nadal, il s'agissait de mettre fin à une ahurissante série de six défaites consécutives en finale... contre le même Djokovic ! ! !

Après un premier set acharné gagné par Nadal, le flamboyant Djokovic retrouve de sa superbe et lamine l'Espagnol 6-4 6-2. A 4-3 pour lui dans le 4e set, 0-40 sur le service de son adversaire, on se dit que Djoko n'a plus qu'à finir le travail. Mais Nadal, toujours aussi pugnace, sauve ces trois balles de break, quasiment synonymes de balles de match et résiste jusqu'au tie-break où il est à nouveau mené 5-3 avant de finalement s'imposer 7 points à 5. Djokovic est sonné et accuse le coup. Il tient comme il peut en début de set mais se fait finalement breaker. A 4-2 pour Nadal, on se dit que la messe est dite, tant le Serbe semble au bord de la rupture.


Mais Djokovic ne se dépare pas de son mental et jette toutes ses forces dans la bataille face à un Nadal pourtant déchaîné. Il débreake dans la foulée puis, à 5-5, trouve des ressources insoupçonnées pour faire plier le Majorquin. A 6-5, Djoko ne tremble pas et conclut à sa première balle de match ! Homérique ! 

Avec ce match de 5h53, Djokovic et Nadal explosent le précédent record du match le plus long dans une finale de Grand Chelem qui était alors détenu par Mats Wilander et Ivan Lendl en 1988, à l'US Open (4h54)
Djokovic remporte son 3e Grand Chelem d'affilée et le 5e en carrière. Nadal a le triste record du seul joueur battu trois fois successivement en finale d'un tournoi du Grand Chelem, à chaque fois contre le Serbe.

Soyons clair : j'étais clairement pour Djokovic. D'une part parce que je ne suis pas friand de l'Espagnol et d'autre part parce que, vu les roustes qu'il continue d'infliger à Federer, je ne suis pas mécontent que Nadal ait aussi trouvé sa bête noire. Maintenant, il est clair que, sur ce match, les deux joueurs ont tout donné et auraient mérité tous les deux de s'imposer. Mais il ne peut y avoir qu'un seul vainqueur et je ne vais pas bouder mon plaisir. 

Djokovic a joué plus de 11 heures cumulées entre sa demi-finale contre Murray et cette finale grandiose contre Nadal et a trouvé au bord de l'épuisement les forces mentales pour s'imposer. Moi, je dis juste chapeau ! Et respect ! 

.

samedi 28 janvier 2012

Le Dessin du Samedi


Petit changement dans cette rubrique du samedi. Dorénavant, chacun commentera son propre dessin, ce qui donnera aussi à Nath l'occasion de s'exprimer. Allez, comme je suis galant... je commence ! 



Bon... Ce n'était pas une séance où j'étais très motivé... d'ailleurs, le dessin date d'il y a seulement quelques heures, c'est dire si je me suis fait violence. J'ai mis un temps fou à me décider avant de finalement opter pour cette saynète issue d'une série d'animation que vous aurez probablement reconnue. A mon sens, c'est ni franchement bon, ni franchement mauvais mais c'est à peu près tout ce que j'étais en mesure de faire à ce moment là. Ça a du me prendre entre 20 et 30 minutes. En fait, j'essaie de faire croire à Jean-Louis qu'il a encore de la marge avant que je fasse aussi bien que lui. Je suis sûr que si vous gardez le secret, il va tomber dans le panneau ! Si, si ! 
Allez, je vous laisse avec Nath à présent...



Voici le résultat de mon imagination...ce qui explique toutes les imperfections qu'il peut y avoir surtout au niveau de la "grange-maison" en arrière-plan. Au départ, je voulais faire une skieuse... très compliqué. J'ai donc gardé l'idée d'une scène dans le froid (je tenais au personnage avec le bonnet type péruvien). A partir de là, j'ai pensé à ce que la montagne m'évoquait : Heidi. D'où l'idée de faire une maison ou cabane en bois, je ne sais pas trop... Franck tenait à ce que je recherche des images de "chalet" sur Internet pour m'aider : j'ai refusé, plongée entièrement dans mon trip. Oui, comme diraient les "jeunes d'aujourd'hui", j'ai "kiffé grave" ce moment, le tout n'est certes pas à garder dans les annales, mais je suis assez contente de moi, juste avoir osé laisser libre cours à mon imaginaire, mon p'tit monde à moi...Bon, j'ai juste déploré de pas avoir pu y mettre quelques papillons... mais il fallait quant-même respecter le fait que les papillons ne virevoltent pas dans la neige...à moins que dans mon monde... sait-on jamais...

.

vendredi 27 janvier 2012

La Loterie du Vendredi : Babass, l'humour au rabais



Babass fait partie des pensionnaires de l'émission On ne demande qu'à en rire. Par pensionnaire, il faut comprendre qu'il s'agit des humoristes qui totalisent plus de 10 passages dans l'émission, ce qui les rend difficilement déboulonnables, même quand ils sont particulièrement mauvais. Ainsi, Babass me pourrit la vie depuis près d'un an et demi du haut de ses 47 passages.

Babass alterne le franchement moyen, le mauvais et le très mauvais depuis ses débuts. Plus personne n'en veut. Hier encore, les votes ont été sans appel, que ce soit les membres du jury, Laurent Ruquier himself ou les spectateurs du Moulin Rouge qui assistent aux enregistrements. Et pour la énième fois, Babass n'a pourtant pas été éliminé. On le reverra donc. Enfin, pas moi. Dorénavant, On ne demande qu'à en rire, ce sera sans moi tant que ce clown pathétique sera là.

Il faut comprendre aussi qu'il y a chaque jour, en plus des pensionnaires dont je parlais plus haut et qui assurent "l'audience" de l'émission, des petits nouveaux qui se lancent. La règle est simple : ils doivent totaliser 60 points pour revenir, ce qui équivaut à une note moyenne par juré de 12 (les 3 membres du jury, Laurent Ruquier et le public dont la moyenne des votes donne la 5e note). Si la note finale est inférieure à 60 mais si, parmi l'ensemble des 5 notes, celle du public est égale ou supérieure à 12, le candidat a la possibilité de revenir "en repêchage" un lundi, seul jour où l'émission est en direct, où il sera alors soumis au vote des téléspectateurs par SMS ou téléphone. Pour être précis sur les règles, ajoutons que, hormis lors du direct du lundi où seuls les téléspectateurs votent, le candidat peut à tout moment être éliminé de façon directe lors de son sketch si deux des quatre membres du jury (en comptant Ruquier) appuient sur un bouton rouge synonyme d'élimination. Bref, tout ça pour dire qu'il n'est pas facile pour les nouveaux de se faire une place dans l'émission. Si en plus, ils constatent que certains, comme ce Babass, jouissent de privilèges quasi systématiques, c'est un sentiment bien légitime d'injustice qui domine. Il y a beaucoup d'artistes qui travaillent vraiment pour essayer de proposer de la qualité (même si le résutat ne correspond pas toujours à l'investissement). Et puis, il y a cet escroc de Babass, sans travail d'écriture ou de mise en scène, sans davantage de jeu,  dont le simple maintien dans l'émission, est une insulte au travail fourni par tous les autres. Sans compter les nombreux éliminés qui avaient bien plus de talent que ce gars là...

Revenons en à Babass justement. 47 passages, quatre ou cinq sketchs qui se tiennent dans une pseudo poésie sirupeuse mais bon, pourquoi pas... et tous les autres qui naviguent gaiement entre grosses daubes, naufrages, pathétisme et j'en passe. Sans compter toutes les fois où le sieur Babass aurait dû être éjecté avant que toutes les règles édictées plus haut ne volent en éclat.

Babass joue de son personnage fétiche "Chreustian", un simplet qui regroupe tous les clichés et lieux-communs sur les pauvres gens qui n'ont plus toute leur tête. Ajoutez-y une poésie douteuse, une absence d'écriture confondante et un jeu lourdaud et vous obtenez Babass. Le problème, c'est que Babass ne se dépareille jamais de son personnage, y compris en dehors de la scène. Dans On ne demande qu'à en rire, chaque sketch est suivi d'un débriefing où chaque juré explique à l'artiste la note donnée. Il faut le voir, le pathétique Babass, quand il a eu, pour la énième fois, son chapelet de mauvaises notes. On croirait un gamin qui a fait une grosse bêtise, rougeaud, pataud, faussement larmoyant, jurant à qui veut bien l'entendre qu'il fera mieux la prochaine fois. 

Babass est un pseudo comique qui s'enfonce un peu plus à chacun de ses passages. Il trouve toujours le moyen de revenir, certes, même quand plus personne n'en veut, mais à quel prix ? Il donne l'impression d'être prêt à se prostituer télévisuellement pour exister. De n'avoir aucune dignité, aucune fierté, aucun recul sur son humour misérable. Il aurait un peu de jugeote, il serait déjà parti de lui-même. Il n'a plus aucune légitimité et dégage seulement au mieux de la pitié, au pire du mépris. D'autant que son côté chien battu ne prend plus. Il faut dire qu'à côté, sur sa page Facebook par exemple, ses chiens de garde éjectent sans ménagement tous ceux qui ont un mot de travers pour lui. Car oui, en plus d'être un escroc notoire de l'humour, Babass est surtout un être antipathique et manipulateur.

Ça fait plus d'un an que ça dure. Désormais, ce sera sans moi ! Et après l'émission d'hier, et vu le tollé que son énième sauvetage a provoqué, je ne pense pas être le seul à m'être définitivement lassé des largesses incompréhensibles de Ruquier et de sa productrice Barma. Je ne suis pas certain que maintenir coûte que coûte quelqu'un contre l'avis de la quasi totalité des membres du jury et du public soit porteur en terme d'audiences. Mais c'est une autre histoire...

Alors oui, on me rétorquera facilement qu'il y a plus grave ou plus important que ce coup de gueule. C'est vrai. Mais comme je n'aime pas l'injustice, à quelque échelle que ce soit, et que j'en ai plus que marre que ce type me pourrisse une émission que je prenais pourtant plaisir à regarder, je me lâche et j'assume ! 

Vous voulez quelques "Babasseries" histoire de vous faire une opinion ? Allez sur You Tube si le coeur vous en dit, ce ne sont pas les exemples qui manquent... Bon courage ! 

jeudi 26 janvier 2012

L'écrit du Jeudi : La Vache intello



Certains ne jurent que par des chiens ou des chats, parfois des rats ou des furets, des hamsters, des femmes, des poissons, des perruches et j'en passe. Ce ne sont pas les animaux de compagnie qui manquent. 

Moi, j'ai une vache. Enfin, au départ c'est celle de ma chère et tendre. Mais bizarrement, elle est tout le temps fourrée avec moi, elle me suit partout. Elle aime particulièrement lorsque nous regardons ensemble la télévision, installés sur le canapé. Elle aime beaucoup Des Chiffres et des Lettres et elle me trouve parfois des comptes assez invraisemblables. 

Lorsque je m'endors, elle s’assoit sur ma tête afin de prendre un peu de hauteur. Faut dire qu'elle n'est pas très grande pour une vache. Ça tombe bien qu'elle ne prenne pas trop de place car c'est vraiment une vache d'appartement. Montrez lui une pelouse et c'est la grande déprime. Par contre, les premiers mois ont été difficiles, hygiéniquement parlant, mais depuis qu'elle a appris à tirer la chasse des toilettes, c'est nickel. Il reste bien le problème des mouches en été mais je n'ai pas encore trouvé la parade.

Lorsque je m'endors, ma vache a quand même la fâcheuse habitude de me piquer mes lunettes, soit-disant qu'elle ne peut se passer de lire mais que la lecture lui fatigue les yeux . Et elle ne supporte pas les lentilles, surtout les vertes du Puy. Elle pioche allègrement dans mes BD et j'avoue que je n'aime pas trop ça. Je suis assez maniaque avec les livres et il n'est pas rare que je retrouve des traces de sabots sur les pages. On s'est engueulé un sacré paquet de fois à ce sujet, mais non, elle n'en fait qu'à sa tête ! Sans compter qu'elle me pique aussi mes mots fléchés. Là, là, franchement, c'est pas cool ! 

Enfin voilà... c'est ma vache, quoi. Elle n'a pas de petit nom. Le chien de Columbo s'appelait le chien et ma vache s'appelle la vache. Elle a pris une grande place dans mon quotidien. Elle est curieuse de tout et nous partageons énormément de choses. Ma femme me regarde comme un fou et mes amis ne comprennent pas.

Mais est-ce que je me permets de leur faire des remarques, moi, sur leurs chats, chiens, rats, furets, hamsters, femmes, poissons, perruches et autres bestioles de compagnie ? Un peu de tolérance et d'ouverture d'esprit, que diable ! 



mercredi 25 janvier 2012

La Gueule du Mercredi : Quelques incontournables !

Plus qu'une semaine et Sébastien sera enfin de retour ! Pas toujours facile de meubler (intelligemment s'entend) quand l'artiste n'est pas là. Il peaufine actuellement à Valloire en Savoie sa sculpture sur neige, élaborée avec deux comparses, et je vous renvoie au billet de mercredi dernier si vous souhaitez voter pour l'une ou l'autre des équipe.

Je profite donc de l'occasion pour vous inviter à visiter quelques sites où la crème des caricaturistes / portraitistes / peintres vous donne rendez-vous ! La liste n'est pas exhaustive et j'ai du faire un choix mais j'aurais très bien pu vous en donner facilement le double. Admirez le travail ! 


A tout seigneur, tout honneur avec le site de Diev alias Sébastien Dieu au cas où vous auriez zappé le lien dans mes blogs amis, à droite.


 Sebastian Krüger, très très loin dans la stratosphère ! 


 Charles Da Costa va aussi vous agacer, c'est certain ! 


 Jean-Marc Borot, la grande classe ! 


 Thierry Coquelet, l'as des as au bic ! (entre autres)


 Le toujours épatant Deloire


Un autre grand parmi les grands : Dominic Philibert

.

mardi 24 janvier 2012

Le Mardi, Jean-Louis nous fait une toile

(cliquez pour agrandir)


Quelques mots de Jean-Louis : "Voici un dessin de 1995 s'intitulant Mirages. Que dire de ce dessin ? Encore le délire de l'artiste sous l'influence de substances illicites. Des surfeurs sur des tortues volantes, un sablier, une jolie dame transparente, un tube cathodique cassé... Franchement, je ne me rappelle plus le pourquoi du comment, mais à l'époque où je l'avais mis en expo, il avait suscité pas mal de réactions et eu un vif succès auprès de la presse locale. Gouache 40x50."

Une fois de plus, Jean-Louis nous gâte avec une oeuvre que je découvre en même temps que vous.
J'aime vraiment beaucoup mais, une fois n'est pas coutume, je ne saurais traduire ce que je ressens, mettre des mots sur mes émotions. Sensation étrange d'une oeuvre qui me happe et dont la chaleur du crépuscule me fascine. Le genre de toile devant laquelle je pourrais m'asseoir et que je pourrais contempler inlassablement. Une invitation au voyage en quelque sorte.

Par contre, je tombe quand même des nues.
Je pensais vraiment être le seul à surfer avec les tortues volantes... 

.

lundi 23 janvier 2012

La BD du Lundi : The Complete Spider-man Strips







Il y a deux ou trois, Panini France a sorti deux recueils reprenant les comic strips de Spider-man de janvier 1977 à janvier 1981. L'éditeur s'est limité au duo Stan Lee / John Romita Sr, l'âge d'or en quelque sorte. Il faut savoir qu'aux USA, ces strips continuent encore aujourd'hui, malgré une qualité bien faiblarde. 

A l'époque, on trouvait ces strips dans les journaux. Je me rappelle que le journal d'information régionale Centre Presse en publiait une bande par jour. Autant dire qu'il fallait être patient pour voir le bout de l'aventure, à raison de deux ou trois cases quotidiennes ! Mais, à l'époque, c'était vraiment mon bonheur du jour. Je crois me souvenir qu'il y avait aussi les strips du Fantôme aussi, ou de Mandrake, je ne sais plus trop...

Mon bonheur du jour, oui. Et pour cause. Seuls mon oncle et ma tante achetaient ce journal. Précisément les personnes chez qui je passais mes vacances étant môme. Ceux que je n'aimais pas et qui me le rendaient bien. Ceux avec la cave.
Dès que j'arrivais, je me mettais en chasse de nouveaux strips à me mettre sous la dent, sachant que bon nombre de Centre-Presse finissaient à alimenter la cuisinière à bois. Mais j'arrivais toujours à en sauver quelques-uns. Mon jeu préféré était de chercher dans les moindres recoins ces trésors, notamment dans le grenier où je parvenais parfois à extirper une pile de vieux journaux jaunis d'un amas de poussière et autres cochonneries. Sinon, il y avait la voisine aussi, la vieille Germaine. Parfois, j'allais voir chez elle si elle n'en avait pas quelques-uns de sous les fagotes, et si c'était non, je repartais au moins avec un bonbon.

Mais on trouvait surtout ces strips dans la revue Télé-Poche où il y avait chaque semaine deux pages pleines, d'abord en N & B puis en couleurs. Le bonheur ! J'ai d'ailleurs eu la chance, il y a quelques années, de récupérer sur CD l'ensemble de ces pages parues dans Télé-Poche. Je ne vous dis pas l'effet madeleine de Proust ! 

Mais comme rien ne vaut l'aspect papier, je me suis quand même procuré les deux "intégrales" qui ne reprennent pourtant qu'une infime partie des strips de l'homme-araignée. Mais probablement la meilleure ! 

.

dimanche 22 janvier 2012

La Fiction du Dimanche : Le Complexe du Castor




J'ai regardé hier soir Le Complexe du Castor (The Beaver), film de et avec Jodie Foster, avec Mel Gibson dans le rôle principal de Walter Black, un père de famille dont la vie, professionnelle et familiale, prend l'eau de toutes parts. Son fils notamment le hait au point de noter sur des post-it les similitudes de caractère ou de comportement entre son père et lui pour mieux essayer de les gommer.

Un soir, lors de circonstances que je ne dévoilerai pas ici, Walter tombe sur une peluche de castor qu'il va enfiler à son avant-bras afin de le faire parler à sa place. Dès lors, Walter prend de l'assurance mais, dans le même temps, le castor prend une telle place dans la vie de Walter et de sa famille qu'il va y avoir des regains de tension assez inattendus.

Le film distille un climat assez malsain de bout en bout. Si Mel Gibson est au top, la marionnette castor lui volerait presque la vedette. Mystérieuse, on ne sait pas trop, dans un premier temps du moins, si elle lui fait plus de bien que de mal. Dès lors que son emprise sur Walter est avérée, le castor apparaît alors sous un visage menaçant dont on ne mesure pas très bien la potentielle dangerosité. Jodie Foster s'y entend à merveille pour nous faire partager la schizophrénie de Walter qui régit bien évidemment les réactions de la peluche. Jusqu'à une scène terrible impeccablement mise en scène.

Pour le reste, difficile d'avoir un réel avis. Aujourd'hui encore, je ne sais trop que penser de cet OVNI. Peut-être gagnerais-je à le revoir. Le film déconcerte et la première moitié, du moins en ce qui me concerne, n'a vraiment pas été loin de me faire décrocher. Mais il y a cette atmosphère si particulière, ce castor à la fois protecteur et terriblement inquiétant, l'interprétation au diapason (celles de Mel Gibson et de Anton Yelchin qui joue le fils, probablement aussi meurtri que le père). Il y a quelque chose qui vous scotche, qui vous happe.

Moi en tout cas, je préférais Tatayé ! ;-)

.

samedi 21 janvier 2012

Le Dessin du Samedi

(cliquez pour agrandir)


Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vous présente les petits dessins types que je réalise quand j'ai une feuille à portée de main ou, plus fréquemment, lorsque j'attends que Nath veuille bien jouer son tour au Scrabble. Il faut dire qu'elle se donne largement le temps de la réflexion et que, du coup, je m'occupe comme je peux.

Ces petits crobards ont été réalisés mercredi dernier alors que Nath et moi réfléchissions à notre dessin du samedi. Nous ne trouvions pas trop l'inspiration alors nous avons opté pour une séance de dessin "sans modèle". Vous ne verrez pas l'oeuvre de Nath aujourd'hui car elle a préféré repartir de zéro suite à un premier jet assez laborieux. Mais je suis sûr que l'attente en vaudra la peine ! 

Quant à moi, je n'ai rien changé à mes habitudes... des petits dessins esquissés en quelques minutes, pas de quoi casser trois pattes à un canard mais bon, l'important reste la pratique, alors... C'est sûr que ça ne vaut pas le dessin de samedi dernier dont j'étais quand même assez content.

A samedi prochain !

.

vendredi 20 janvier 2012

La Loterie du Vendredi : Marvel Custom's







Cela fait quelques semaines que ça me démange ! Vous parler d'un site qui est rapidement devenu très important pour moi : Marvel Custom's.

Ce site traite de tout de ce qui touche de près ou de loin à l'univers des super-héros : comics, produits dérivés, customs, sculptures, kits, peintures, collections, artistes, commissions, originaux, cinéma etc.

Mais plus que le contenu, pourtant bluffant de par sa densité, c'est surtout l'esprit de ce forum qui me fait y faire un petit tour quasi quotidiennement. Les gens y sont bien accueillis, l'ambiance y est très bonne, la déconne est aussi de rigueur, on en prend plein les yeux à admirer les créations des uns et des autres, même quand, comme moi, on n'y connait rien. Bref, on se balade, on prend du plaisir, on partage ses impressions...

Ce forum a aussi une qualité non négligeable pour moi : Vu que je ne collectionne que quelques comics et que je n'ai quasiment aucune statuette "super-héros" hormis quelques bustes et un Spiderman, je n'ai aucune tentation vis à vis de ma collectionnite. C'est un confort non négligeable que de pouvoir s'émerveiller des acquisitions ou des créations des uns et des autres sans envier qui que ce soit pour autant. Il m'est arrivé de tomber sur des forums qui mettaient à mal ma collectionnite aiguë alors que l'ambiance qui y régnait était franchement bof bof. Depuis, j'ai pris mes distances avec ces sites faussement accueillants où l'idée de clans règne en maître.

Et puis, Marvel Custom's, ça reste surtout ma "rencontre" avec Jean-Louis qui vous régale chaque mardi. Ça, ça n'a pas de prix ! Jean-Louis alias Red Rocket 64 sur le forum. Bon, il a un talent énervant, et je ne compte plus les fois où j'ai du prendre sur moi pour résister à la tentation. Il sait appuyer là où ça fait mal, le bougre ! Un Spiderman à la sauce Romita ou Frisano et hop, me voilà en transe ! 

Bref, Marvel Custom's est un forum où je suis bien. J'y suis arrivé probablement par hasard un jour d'août 2010. J'ai sympathisé presque immédiatement avec Jean-Louis. Depuis, je continue mon petit bonhomme de chemin en arpentant les très nombreuses allées du forum.

Peut-être vous y croiserai-je un jour, qui sait ?

.

jeudi 19 janvier 2012

L'écrit du Jeudi : Le Grand Lolo



Je n'en peux plus...


Je suis resté chez moi pendant de longues semaines. De jour comme de nuit.
J'ai traversé des contrées plus hostiles les unes que les autres.
Mes compagnons d'infortune ont fini par succomber. Il n'y avait plus que moi.
Mais j'y ai cru. Jusqu'au bout.

J'ai arpenté des donjons, délivré quelques princesses.
Répandu le sang des hordes bestiales qui me poursuivaient.
J'ai battu quelques boss pas beaux dans des combats épiques et titanesques.
Mais au bout, tout au bout de l'aventure, il y avait... lui.

Lui, c'est... le Grand Lolo. Le Boss suprême.
Seuls les plus courageux l'ont croisé. Ils n'en sont jamais revenus.
Bon, c'est vrai qu'au niveau chara-design, ils n'ont pas assuré. D'accord.
Mais pour le reste, c'est un truc de malade.

Le Grand Lolo est le Boss ultime de mon dernier jeu X-Box 360.
Trois semaines que je suis dessus (désolé Lolo)
Et pas moyen de m'en dépêtrer. Je me fais laminer à chaque fois.
Pourtant, je le connais le truc. Mais pas moyen.

Le Grand Lolo vous fixe d'abord avec son regard de fou et tente de vous hypnotiser.
Après il vous charcute à grands coups de couteau.
En mode difficile, ses dents font le reste et ce n'est pas beau à voir.
C'est simple, quand il commence à me mastiquer, je coupe le son .

J'ai failli vaincre le Grand Lolo. Une fois. (Mais pas à Bruxelles)
J'ai évité son regard, les coups de couteau et les dents.
Ne me demandez pas comment j'ai fait. J'étais hystérique.
La Victoire me tendait les bras. J'étais si près.

Mais je n'avais jamais tâté de l'arme suprême du Grand Lolo !
Le flocon de neige Shuriken !
Pas eu le temps de le voir venir que j'avais déjà la tête tranchée.
Je vous passe le passage où le Grand Lolo festoie toutes dents dehors.

Depuis, je vends pas cher une console et deux manettes broyées.
Les jeux, c'est fini pour moi.
Le Grand Lolo aussi.
Avec son flocon de neige à la con !

.

mercredi 18 janvier 2012

La Gueule du Mercredi : Sébastien Dieu



Puisque la rubrique du mercredi est celle de Sébastien, je profite donc de son espace attitré pour vous donner quelques nouvelles. Il reviendra sur ce blog début février mais en attendant il passe plusieurs semaines en Savoie, à l'occasion du 21e concours sur glace et du 29e concours sur neige de Valloire.

Cette semaine, depuis mardi jusqu'à vendredi, les artistes planchent jour et nuit sur des oeuvres qui seront ensuite soumises au vote. Sébastien a choisi une sculpture d'après un dessin réalisé par ses soins et intitulé Le Rêve de Kubrick. Voici quelques photos prises sur le site de Valloire, sur le plateau des Verneys pour être précis. En vous rendant ici, vous avez la possibilité de voir l'évolution des sculptures de l'ensemble des artistes, nationaux et internationaux. Et de voter pour celle qui aura eu, à vos yeux, ce petit plus. Bref, votez en votre âme et conscience, comme je vais le faire moi-même. Même si j'espère bien que Sébastien tirera au final son épingle du jeu ! Séb, je te dis juste les 5 lettres... et courage ! ;-)





(Ça le fait, non ?)

La semaine prochaine, rebelote avec le concours des sculptures sur neige où Sébastien sera cette fois associé à deux comparses, pour une oeuvre mystérieusement appelée "En apnée". Tout un programme. Là-aussi, vous aurez tout le loisir de voir l'évolution des sculptures des uns et des autres puis de voter pour le prix Internet. Ce sera ici.


Bonne chance à tous... et que le meilleur gagne ! 

.

mardi 17 janvier 2012

Le Mardi, Jean-Louis nous fait une toile

(cliquez pour agrandir)


Alien Night Clubbing est une toile d'une dizaine d'années (45x35 cm, gouache). C'est probablement pour ça que je la découvre en même temps que vous. La parole au maître d'abord : 
"Un de mes derniers dessins sous l'emprise de stupéfiants, dont l'un des personnages représente la dite drogue. ;-) J'ai voulu rester dans un ton bleu de prusse donnant une atmosphère feutrée. La scène représente des aliens regardant un mini guitariste extraterrestre survolté".

Pas facile du tout de commenter une toile que l'on découvre. J'aime beaucoup le bleu de prusse, j'aime beaucoup le bleu en général d'ailleurs donc c'est parfait pour moi ! J'aime surtout la mise en scène avec les personnages de face qui regardent le guitariste vu de profil. Il fallait y penser, pas con ! J'ai aussi l'impression d'avoir vu la femme avec la casquette d'officier ailleurs... mais pas moyen de savoir où. Création de Jean-Louis ou héroïne (oups, pas fait exprès !) existante, faudra que je demande ! 

Bref, je trouve la composition vraiment de qualité. Et je vois aussi dans les divers spots et autres éclairages une mise en lumière qui préfigure déjà beaucoup son goût pour le cosmos et les constellations. L'ensemble est chargé mais jamais surchargé. Il n'y a plus un coin de libre sur la toile mais tout est parfaitement lisible ! 

Et vous, vous en pensez quoi ?

.

lundi 16 janvier 2012

La BD du Lundi : Gaston VO



Petit zoom ce lundi sur une série que j'ai la chance de posséder et qui permet d'avoir un nouvel éclairage sur le talent de Franquin, le papa de Gaston Lagaffe. Les VO Intégrale de Gaston (série toujours en cours) présentent des fac-similés d'originaux, en grand format (43x30), qui reprennent de manière chronologique les gags du gaffeur de plus célèbre de la BD franco-belge. Le choix fort judicieux de présenter le matériel d'origine, donc non colorisé, rend notamment un bel hommage au talent fou de Franquin au niveau de l'encrage. Ce perfectionniste avait en effet un souci du détail maniaque. C'est encore plus visible sur L'Intégrale VO des Idées Noires où son trait est d'une précision d'horloger. 

En plus des gags proprement dits, chaque volume répertorie les divers apparitions de Gaston lors de l'année écoulée : couvertures de Spirou, travaux publicitaires, affiches, croquis, inédits et autres documents à découvrir. Tirés généralement à 2000 exemplaires (avec quelques variantes dont on voudra bien m'expliquer l'intérêt), ces livres ont un seul véritable défaut : leur prix, chaque volume coûtant entre 99 et 119 euros. Heureusement qu'il n'en sort qu'un, rarement deux, chaque année. Autre problème : le très faible tirage étant le plus souvent similaire d'un volume à l'autre, il faut parfois s'y prendre de bonne heure si on ne veut pas se retrouver avec un trou dans sa collection. C'est ainsi que j'ai bien failli laisser l'Intégrale Gaston 1970 me filer entre les doigts pour ne pas l'avoir achetée à Albi quand j'en ai eu l'occasion alors que dans le même temps mon revendeur attitré "oubliait" de me le mettre de côté.

Bref, entre le format avantageux, la qualité du papier d'impression et du matériel scanné en haute définition, le tirage limité et la foule de documents à (re)découvrir, on a vraiment affaire à de beaux ouvrages avec une réelle mise en valeur de l'oeuvre de Franquin. Je vous invite à en découvrir quelques pages, en cliquant allègrement sur les jolies vignettes pour voir tout ça en grand !