mardi 31 décembre 2013

Le Tueur, 12 tomes (série en cours)





Le Tueur est une série scénarisée par Matz et dessinée par Luc Jacamon que j'ai découverte un peu par hasard puisque le tome 1 était offert lors de je ne sais plus quelle opération promotionnelle, à choisir parmi une dizaine d'autres ouvrages. Bonne pioche car la série est d'une qualité assez incroyable malgré quelques réserves toutes personnelles et sur lesquelles je reviendrai.


On suit le quotidien d'un tueur à gages froid et implacable. Et comme l'homme n'est pas très bavard, on le découvre au travers de ses états d'âmes même si le terme est assez impropre puisqu'il n'en a guère lorsqu'il mène à bien ses contrats. On découvre ses motivations mais aussi le regard qu'il porte sur ce monde corrompu qui l'enrichit. Le premier tome pose admirablement les bases de l'histoire, découpée en plusieurs cycles de 5 tomes, à travers une mise en scène de haute volée et un scénario visiblement très bien documenté. 



Personnellement, le premier cycle est de loin le meilleur. On est clairement dans un polar brut et froid où les métaphores (celle du crocodile étant la plus parlante) font mouche. L'atmosphère est oppressante car on suit le tueur dans l'exécution de ses contrats comme si on y était. L'adrénaline du tueur. La peur de ses victimes. L'absence de regret ou de la moindre compassion. Un tueur qui ne veut rien savoir des personnes qu'il doit abattre ni de ses commanditaires. Il est payé pour un travail et il s'acquitte de sa tâche, point.



A partir du deuxième cycle, on glisse peu à peu du polar vers la géopolitique. Le tueur reprend du service après quatre années sabbatiques, voyage de plus en plus mais les considérations sur la drogue ou le pétrole rendent l'ensemble moins passionnant, moins noir, moins oppressant. Et si le tueur exécute toujours personnellement ses missions, il n'est plus vraiment seul. Il sympathise, toutes proportions gardées, avec certains de ses commanditaires et se retrouve embarqué dans des missions où l'aspect "tueur à gages" est un peu noyé au milieu d'autres considérations. Et les réflexions de notre tueur sur chaque fléau de notre société ne fonctionnent que si elles sont parfaitement intégrées. Souvent le cas. Pas toujours. Le tueur, à défaut de beaucoup parler, pense énormément. Or, est-il normal qu'un être froid et sans état d'âme ait tant d'avis sur tout ? N'est-ce pas contradictoire avec le peu d'intérêt qu'il dit ressentir sur toute personne ou toute chose ? Pour moi, la série perd de son essence lors de ce deuxième cycle.


Malgré tout, le cycle 3 (en cours) semble relancer de belle manière la franchise car la machine se grippe et les quelques grains de sable constatés sur les deux premiers tomes sont prometteurs pour la suite. Le tueur ne sait plus trop à qui se fier dans son "propre camp" et le tome 2 du troisième cycle (le T12 donc) s'achève sur un dommage collatéral des plus dramatiques. Et à la vitesse où les deux comparses enquillent les volumes, le T13 devrait répondre à une partie de ces interrogations fin 2014.


Après, si l'on peut, comme moi, émettre quelques réserves sur l'évolution de la série, elle n'en reste pas moins de belle facture. Le scénario est brillant, les dialogues ne sont pas en reste et l'ensemble est pertinemment documenté. Je ne sais si Matz a autant voyagé que le tueur mais à chaque fois le dépaysement est assuré. Il doit y avoir un boulot colossal derrière toute cette mine d'informations. Et que dire du dessin de Luc Jacamon ? C'est splendide, la mise en scène est terrible hormis (et c'est là encore un avis tout personnel) lors des scènes de fusillades en voiture. A ce titre, la double page du T4 où Jacamon a clairement voulu dynamiser l'ensemble m'a fait l'effet d'un pétard mouillé noyé dans une surenchère d'effets de mise en scène. La scène des motos, quelques tomes plus loin, ne m'a pas davantage convaincu. Enfin, certaines pleines pages ne se justifient pas (quel intérêt de voir en pleine page le train d'un avion lors de l'atterrissage sur la piste ?) Mais sinon, c'est que du bonheur, Jacamon a un sacré talent et c'est un vrai coup de coeur que le trait de cet artiste que je ne connaissais absolument pas.



En bref...

J'aime : 
-Le personnage du tueur, sa solitude intrinsèque et la métaphore avec le crocodile
-Le caractère fouillé et documenté des intrigues
-Le dessin de Jacamon et l'excellence générale de sa mise en scène et des couleurs
-Les bases du troisième cycle si elles confirment leur potentiel

J'aime pas :
-Le polar qui glisse vers l'oeuvre géopolitique / action
-Le tueur, trop entouré donc moins solitaire
-La surenchère de certains effets  et les choix de découpage dans les scènes d'action
-Certaines informations moins pertinemment intégrées à l'intrigue

PS : Les illustrations glanées sur le net sont là pour vous montrer quelques planches de la série mais ne sont pas forcément un reflet des textes qui les accompagnent.



samedi 28 décembre 2013

L'Atelier de Maître Christian




Nous avons tous dans un coin de notre tête un de ces rêves inaccessibles, coin d'Amérique, terre de découvertes  avec ses grands espaces et ses héros . Racontez une chose à laquelle vous avez rêvé, un projet apparemment inaccessible qui s'est finalement réalisé en dépit du scepticisme de votre entourage...
Possibilité de choisir entre autobiographie ou création d'un personnage se racontant !


Voilà quelle était la teneur du dernier atelier d'écriture de Maître Christian. Une thématique qui m'a énormément contrarié. Parce que je ne souhaitais pas repartir sur de l'imaginaire alors que j'avais déjà créé une biographie de toutes pièces il y a peu avec Emile, le maître de Toby. Restait l'autobiographie.

Sauf que je n'ai pas de ces rêves dits inaccessibles. Je vivrais bien à Oléron ou au Québec, en tout cas je m'y verrais bien une partie de l'année, mais c'est juste dans un coin de ma tête alors de l'eau aura coulé sur les ponts avant que ça se réalise éventuellement. Je reviendrais bien sur Rodez, ma ville de cœur que Sarlat ne sera jamais, mais niveau héros et grands espaces, on ne peut pas dire que les images affluent.

Je n'ai pas de rêve démesuré qui se soit réalisé. J'ai ma bulle mais je n'y rêve plus vraiment lorsque je m'y isole. Du coup, je n'ai pas eu à subir un quelconque scepticisme ambiant autour de ma personne vis à vis d'un projet qui m'aurait vraiment tenu à cœur.

Il y a bien mon projet d'auto-édition. Il se fera sans doute mais pour le moment je n'y suis pas davantage que le reste. Je suis par ailleurs entouré de livres qu'un passionné de BD comme moi devrait engloutir. Même pas. 
En fait, je suis incapable de me projeter autrement qu'au jour le jour en ce moment. Même pour ce qui est de savoir ce 28 décembre ce que je ferai le 31 par exemple (et non, ne voyez là aucun message subliminal, je ne cherche pas à me faire inviter en urgence, c'est juste pour dire que même m'occuper de choses a priori simples devient compliqué).

Mon rêve tournerait plutôt autour de la réussite professionnelle. Je suis las d'une certaine précarité, pas seulement financière d'ailleurs. Je me contenterais pleinement d'un travail qui me comblerait professionnellement et humainement auprès d'un patron qui aurait à cœur d'apprendre des compétences mais aussi d'enseigner des valeurs. Alors certes, je travaille quelques heures par semaine mais je me sens en complet décalage avec ce que je suis et ce que j'aimerais faire. Je me demande ce que je fais là. Le travail n'est pas harassant en soi (encore qu'émotionnellement, ça se discute) mais c'est tellement pas moi que je m'y rends souvent à reculons. J'ai besoin de me sentir utile, de toucher les gens. Parfois j'envie les artistes, pas pour leur notoriété ni pour leur argent quand ils en ont mais juste parce qu'ils véhiculent des émotions, parce qu'ils me font vibrer au travers de personnages ou de valeurs dans lesquels je me reconnais. Je voudrais m'épanouir dans le social, l'humain, probablement un peu égoïstement sans doute. Aider les autres pour s'aider soi-même. Et vice-versa. Le voilà mon rêve... Inaccessible dans la société actuelle où, en plus de jongler avec la crise, il faut avoir de l'expérience ou être jeune pour bénéficier de quelques largesses de nos dirigeants ou de la considération de nos employeurs.

Par contre, même si ce n'était pas un rêve à proprement parler, je suis à chaque fois émerveillé de la solidité du couple que je forme avec ma chère Nathalie. J'ai raté pas mal de choses dans mon existence, pas toujours fait les bons choix dans quelque domaine que ce soit, et ça reste encore vrai aujourd'hui, mais concernant ma vie privée, je n'aurais pu rêver mieux que l'existence que je mène avec ma chère et tendre. Tout n'était pas gagné au départ (là, pour le coup, le scepticisme de certains membres de notre entourage était bien marqué) et notre relation aura parfois été émaillée de menues zones de turbulences mais aujourd'hui, nous sommes plus unis et amoureux que jamais. J'ai même cette sensation depuis plusieurs années maintenant que rien ne pourrait altérer le ciment de notre couple et qu'il se renforce même au fil du temps. Je suis au moins apaisé de ce côté-là. Enfin, aussi apaisé que je puisse l'être. Un anxieux reste un anxieux. J'ai tout le temps peur qu'il lui arrive quelque chose, qu'un collègue lui manque de respect au boulot, ce genre de stress inutile, quoi... Je me demande en permanence si je lui témoigne suffisamment d'attentions ou de moments de complicité à deux. Et, bien évidemment, parce que cette relation est magique a bien des égards, il m'arrive encore de me demander ce qu'elle a bien pu trouver à un gars comme moi. Résultat, je m'émerveille 15 ans après avec une intensité sans cesse accrue du regard qu'elle me porte, sans trop savoir si je mérite autant d'égards.


Alors oublions un instant les rêves plus ou moins inaccessibles, les grands espaces et leurs héros. Je n'ai plus de rêve en stock pour le moment excepté l'obsession d'une vie professionnelle épanouissante. Mais à défaut de rêves, j'ai une réalité. Avec ma femme en point d'orgue de mon existence. Dont les qualités que je connais pourtant sur le bout des doigts parviennent encore à me surprendre et à m'émerveiller. Cette luminosité de tous les instants, cette capacité à ne garder que le verre à moitié-plein y compris les jours de forte houle, cette gentillesse qui la rend incapable du moindre calcul ou de la moindre mesquinerie, cette émotivité intacte y compris après vingt rediffusions des épisodes plus ou moins larmoyants de La Petite maison dans la prairie, ce débordement d'amour en toutes occasions.... Cet amour qu'elle donne sans compter et dont elle a tant besoin en retour.

Alors je ne sais pas si Maître Christian considérera que j'ai bien fait mes devoirs ou si je suis complètement hors-sujet. Je sais simplement que je n'aurais pas pu traiter le sujet autrement que sous cet angle avec l'état d'esprit qui est le mien en ce moment. Au final, je me suis encore dévoilé, un peu, beaucoup. Certains s'y retrouveront, d'autres moins probablement. J'assume. Et je dédie ce texte, dans sa partie rêve éveillé (histoire de quand même coller au sujet), à qui vous savez...

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lundi 23 décembre 2013

Spiderman & les Sinistres 6



Je voulais attendre d'avoir pu accrocher ce petit bijou au dessus de mon bureau pour vous en faire profiter mais comme je l'ai déjà depuis plusieurs semaines, il est grand temps de vous en faire profiter quand même ! 


(Cliquez sur les images pour agrandir ! Attention : risque de cécité tellement ça éblouit les rétines !)



Une nouvelle fois, après le superbe Spiderman sous la pluie (et même sous la neige, allez comprendre, ça vient de Google + alors que je n'ai absolument rien demandé, enfin, bon...) d'après les Romita père et fils, c'est Jean-Louis qui s'y est collé pour un résultat bien au delà de mes espérances (évidemment, les photos, surtout quand il s'agit des miennes de surcroît, ne rendent absolument pas justice au rendu hallucinant de l'ensemble). Il faut dire que Monsieur Jean-Louis est en état de grâce ces temps-ci et je ne vais pas m'en plaindre.


Au départ, tout est parti de cette planche originale que je rêverais bien de m'offrir mais qui m'est hors de portée niveau pépettes. Alors je me suis dit qu'il y avait peut-être moyen de se faire plaisir quand même.


Car, alors que j'avais acheté le précédent Spidey "en l'état", j'ai cette fois-ci opté pour une commission, c'est-à-dire que j'ai dit à l'ami Jean-Louis ce que je souhaiterais et je ne me suis pas gêné pour lui compliquer la tâche puisque le résultat final est en fait un mix de trois pages. Sur la première, je garde Mystério, Electro, le Vautour et l'Homme Sable. Détestant Vénom (le pas beau qui essaie d'étrangler mon perso favori), j'opte pour sa suppression pure et simple. A l'inverse, aimant beaucoup Kraven le chasseur, je souhaite lui donner une attitude beaucoup plus combative.


Ça tombe bien : je tombe sur une scène d'action entre Kraven et Spidey du plus bel effet. Bref, le combat Venom / Spidey est donc avantageusement remplacé par une lutte Kraven / Spidey. Sauf que par rapport à la première page, il me faut combler la place laissée vacante par la "position initiale" de Kraven (Vous suivez ?). Et comme les Sinistre 6 ne seraient rien sans Octopus, le choix de l'ultime vilain s'impose comme une évidence.


Je finis par trouver ce que je cherche en feuilletant sans relâche mes comics. Ce n'est pas évident. Il me faut une image exploitable impérativement dessinée par le même artiste, à savoir John Romita Jr. Jean-Louis gérera admirablement, comme tout le reste, l'effet miroir nécessaire pour une intégration parfaite dans la composition. 


Quelques "gros plans" de la toile qui fait un joli 70 x 50 cm. J'insiste sur le fait qu'il y a véritablement un monde entre ce que vous avez sous les yeux et la réalité encore plus bluffante. Jean-Louis s'est surpassé.


L'homme sable est particulièrement impressionnant. Il faut dire que la mise en scène de Romita Jr était quand même bien balèze concernant ce perso. Jean-Louis a sublimé l'ensemble.


Electro, Octopus et le Vautour. Pour le 1er, Jean-Louis et moi avions un temps hésité à lui faire revêtir le costume de ses débuts mais comme il était dans des tons jaunes et verts, j'ai préféré garder celui-ci qui offre une rupture de tonalité bienvenue.


La signature du maître ! Je ne remercierai jamais assez Jean-Louis pour l'excellence de ce taf ! Allez, je vous laisse avec quelques plans supplémentaires, histoire que vous puissiez vous rincer les mirettes ! Et Joyeux Noël à tous ! 








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mardi 17 décembre 2013

Les questions à la con de Franck




Sur le site Marvel Custom’s où je me rends fréquemment et qui traite, pour résumer, des univers Marvel & DC, j’avais créé un sujet « Les questions à la con de Franck… et les réponses à la con qui vont avec » dans lequel je partageais certaines interrogations pas forcément toujours pertinentes. Les réponses que l’on me donnait l’étaient parfois, pertinentes, mais il n’était pas rare que le sujet parte en sucette. Parmi les aficionados de la rubrique, mon pote Jean-Louis. Alors aujourd’hui, je lui dédie ce billet mais il est évident que tout le monde peut jouer.

C’est parti, soyez attentif !

Retard de lecture

Sachant que :

- Je vais avoir deux semaines de congés pour Noël
- J’ai un retard de lecture conséquent dans mes BD (mais pas seulement), jugez plutôt : les 18 tomes de Walking Dead, les 12 de Donald par Carl Banks, les 25 de l’intégrale de Rahan, le 1er volume de l’intégrale des Schtroumpfs, les 6 d’Il était une fois en France, le pavé de 600 pages de Photonik, le beau livre sur les couvertures de Spirou réalisées par Franquin, les 3 tomes de Picsou chez Glénat, les 4 de Long John Silver (et l’artbook du dessinateur M Lauffray), les 12 de la série Le Tueur, les 5 de Cellule poison, les 5 de l’intégrale Johan et Pirlouit, les 2 de Silas Corey, l’intégrale Torpédo, les one shot Page Noire, Atar Gull, Le Dalhia Noir, le tome 10 de Goldencity et l’artbook de son dessinateur Malfin, un nouveau pavé sur la série X-Files 20 ans après, deux tomes de l’intégrale de Stefan Wul, le recueil sur Shingo Araki, Docteur Sleep (dernier S King) et enfin la trilogie Millénium qui dort sur mon étagère depuis qu’elle est sortie
- Certains ouvrages sont plus volumineux que d’autres
- Je vais aussi passer une partie de mon temps sur le net
- Je vais essayer de consacrer du temps à ma petite Nath lorsqu’elle rentrera crevée du boulot
- Je vais m’acquitter d’une partie des tâches ménagères et de la cuisine
- Nous ne serons pas là a priori le 25 décembre et que nous ne savons pas de quoi le 31 sera fait, ni le lendemain.
- Je vais probablement dormir un chouia pendant ces deux semaines


Serez-vous alors en mesure de répondre aux questions à la con suivantes ?

- A partir des éléments ci-dessus, pensez-vous qu’il me soit possible de rattraper mon retard de lecture pendant mes vacances ? Si oui, quel serait le planning idéal me permettant de relever le défi tout en tenant compte des contraintes précitées ? Si non, je vous communiquerai les coordonnées de Denis Courtois pour un lynchage en bonne et due forme vu que ce petit malin s’amuse à m’offrir des bouquins au hasard en plein milieu de séries à rallonge m’obligeant ensuite à compléter les dites séries.
- Possédant depuis le printemps dernier l’intégrale en 24 tomes de Lucky Luke, quelles sont mes chances de m’acquitter également de cette lecture, sachant néanmoins qu’ayant lu tous les épisodes au moins une fois dans ma vie, il n’y a pas d’urgence.
- Si je lis dans le salon en face du sapin, quelle probabilité ai-je alors de sortir de ma lecture pour m’extasier devant l’arbre décoré et la pseudo magie de Noël ?
- Si je lis dans la chambre, sur la chauffeuse, quelle est la probabilité que je m’endorme comme un gros flemmard ?
- Si je mange une huître avariée ou si je force trop sur le blanc qui l’accompagne, combien de temps perdrai-je dans ma quête pour combler mon retard de lecture ?
- Si Jean-Louis fait partie des personnes qui ne manqueront pas de venir déconner sur ce billet, quelle est la probabilité que ça parte en couilles dans les commentaires ?
- Enfin, Denis sera t-il sauvé ?


Allez, allez-y, lâchez-vous, faites péter les commentaires et réglez-moi tous ces menus problèmes ! 
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mercredi 11 décembre 2013

Le calendrier de l'Avent de François Roussel



Je vous ai déjà parlé de l'excellent François Roussel et de sa série à succès Des Bêtes. Je vous ai également parlé de mes rencontres toujours chaleureuses et riches en souvenirs avec l'artiste lors de séances de dédicaces. Je vous ai forcément parlé de son blog qui fait bien évidemment partie des blogs amis que vous avez dans le menu de droite. Je vous invite particulièrement à vous y rendre en ce mois de décembre pour y découvrir, chaque jour, sur le modèle du calendrier de l'Avent, une saynète drôle ou émouvante. Une belle façon, pour les lecteurs friands comme moi de ses personnages, de partager des moments inédits avec son impressionnant bestiaire. Une façon aussi pour certains de peut-être simplement découvrir l'univers de François.

Depuis le 1er décembre et jusqu'au 24 inclus, faites-vous plaisir ! Merci François car si l'initiative est déjà louable en soi, encore faut-il s'y tenir chaque jour avec brio ! Moi, je me régale ! 

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vendredi 6 décembre 2013

Nelson Mandela, homme libre



Je ne suis pas doué pour les hommages. Mais la disparition de Nelson Mandela à 95 ans me laisse infiniment triste. En même temps, je suis content de le voir s'en aller tant je voulais que ce très grand homme pétri d'humanité cesse d'agoniser. Il faut croire qu'un départ n'est jamais simple.

Aujourd'hui, des millions d'individus sont un peu orphelins. Madiba, le symbole d'une lutte pour son pays, pour un continent, l'Afrique et, d'une façon plus large, pour la paix dans le monde.


Parce qu'il luttait contre les lois raciales de l'Apartheid, Nelson Mandela fut emprisonné 27 années durant. Un calvaire de chaque instant qui n'a pas entamé la foi et l'extrême combativité pacifiste de ce profond humaniste tant lors de sa détention qu'après sa libération le 11 février 1990. Il mettra alors son énergie à la création d'une Afrique multiraciale et démocratique.

J'ai découvert Mandela au travers de la sublime chanson Asimbonanga de Johnny Clegg en 1988. Avant, je ne connaissais rien de Mandela, de ses combats ou de sa captivité. Je vous laisse donc avec ce titre emblématique dans une version live où Clegg, le zoulou blanc comme il était surnommé, est rejoint par Mandela pour un final plein d'émotions. 

Merci pour tout Madiba et plus encore ! 


mercredi 4 décembre 2013

Curiosités insulaires


Miss Gayle, Cloé et Evanescence










Nous ne serons pas revenus les mains vides d'Oléron mais au contraire pleines de petites (et grosses) bébêtes nées de l'imaginaire foisonnant de Lionel Sestiaà, créateur de sculptures métalliques. Une rencontre humaine et artistique. Lionel est un mec bourré de talent, très sympa, pas prise de tête et on aura quand même passé pas mal de moments à palabrer. J'espère vraiment que ces moments privilégiés avec l'artiste en amèneront d'autres dans un avenir pas trop lointain. Merci pour tout, Lionel ! ;-)
J'avais immédiatement craqué sur l'araignée que certains ont déjà pu apercevoir dans la section Balades. Finalement, Nath et moi l'avons adoptée. Pour que vous ayez une sensible idée de son fort beau gabarit, je l'ai posée sur la table de la salle à manger. Elle trône désormais sur un petit palier en haut des escaliers. Bienvenue à... Miss Gayle ! 

Nous avons aussi recueilli Evanescence, la méduse, et Cloé la "coskinelle". Mais ce n'est pas tout...

Le plein de champignons et de cornichons




J'aime les univers délicieusement barrés où l'étrange, l'absurde, la fantaisie se fondent en une multitude de créations captivantes. Il nous a fallu faire un choix, finances obligent, et ce fut draconien de ne choisir que deux créations parmi toutes celles présentes chez Céline Baffoigne, un autre de nos gros coups de coeur. Du coup, nous avons opté pour ces champignons rigolos dont les yeux ne cessent de vous fixer une fois dans la pénombre. Et pour ce bocal de cornichons (création au crochet) serrés comme des sardines qui ne demandent qu'à sortir. Moi, ce genre d'humour absurde, j'adore ! Chez Céline, tout prend vie ! Et en plus, elle peint ! Là encore, ça a été difficile d'être raisonnable. Tant pis, on sera obligé de revenir.

Pépette Alice, Léopold et les jolis galets






On continue avec les créations de la famille Magnanon avec un coup de coeur pour Pépette Alice sur son rocher en papier maché, ses fleurs en papier rigide peint, entourée d'une composition de Nath mettant en avant les galets peints de Charlotte Magnanon au milieu de l'authentique sable d'Oléron sur la plage des Huttes. Sans oublier Léopold le gastéropode (dont le prénom rappelera peut-être des souvenirs à quelques-uns d'entre vous). Bref, tout ça rend vraiment pas mal et nous permet surtout de ne pas se déconnecter trop brutalement de ces deux semaines inoubliables sur l'île. Par contre, Alice, je veux bien, Pépette, j'ai déjà plus de mal mais c'était le nom qu'elle avait quand nous l'avons adoptée. Hum... Je sens qu'on va la rebaptiser vite fait quand même ! 

La femme en rouge sur son rocher




Nath a littéralement craqué pour les sculptures sur tissu de la créatrice Mamamio. C'est vrai qu'il y avait de très belles choses, même si je n'étais pas friand de la totalité des oeuvres. Anniversaire imminent oblige, elle a pu se faire plaisir et mettre sa jolie sculpture bien en vue dans le salon, à côté d'Evanescence d'ailleurs.

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Les Robinsons du Rail




Inconditionnel de Franquin, essentiellement sa période Gaston Lagaffe et Idées Noires, je ne pouvais pas passer à côté de cette superbe réédition des Robinsons du Rail, récit scénarisé par Delporte et Franquin et illustré par Franquin et Jidéhem dans les années 60.

A l'époque, "Les Robinsons du Rail" constituait au départ une série radiophonique à succès avant d'être publiée peu de temps après dans Spirou. On y retrouve Gaston et Fantasio mais également Spirou dans une aventure qui vaut plus pour la galerie de ses (nombreux) personnages secondaires que pour l'intrigue proprement dite, quitte à choquer les puristes. Car l'histoire tient en une phrase : comment stopper un train nucléaire fou parcourant l'Europe (malencontreusement démarré à l'insu de son plein gré par Lagaffe le bien nommé) tout en protégeant la vie de ses passagers ?

C'est un avis qui n'engagera que moi bien évidemment et j'ai un peu honte de l'avouer mais, passé le plaisir de revoir des personnages familiers, je me suis ennuyé. En gros, on a d'un côté Gaston et Fantasio prisonniers d'un train et de l'autre Spirou qui va tout faire pour leur venir en aide. On parcourt ainsi l'Europe au travers de péripéties qui prêtent parfois à sourire mais qui ne passionnent guère. Même l'humour de Gaston nous laisse un peu à quai, probablement parce que ce personnage n'est jamais aussi bien mis en valeur que sous forme visuelle. Or, ici, il s'agit d'un long texte entrecoupé d'illustrations (splendides mais finalement trop éparses) où l'humour des personnages, bien qu'omniprésent, fait moins mouche. On visite l'Europe, de pays en pays, de gare en gare, de difficulté en difficulté, chaque péripétie laissant place à une autre mais la mayonnaise ne prend qu'imparfaitement. Et en plus l'ensemble est longuet.

Cela dit, l'esprit des personnages est bien évidemment respecté, avec quelques passages savoureux (cocotte). Et puis il y a, je le redis, ces dessins bluffants de maîtrise signés Franquin et Jidéhem reproduits pour la plupart à partir des originaux d'époque. L'occasion pour les deux compères de montrer que les trains n'ont plus de secret pour eux. Au final, c'est un ouvrage que je recommande malgré quelques réserves. Parce que c'est Gaston, Fantasio, Spirou. Parce que Delporte reste un merveilleux conteur, même en mode mineur. Et parce que c'est Franquin tout simplement. Le Maître.

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Larry Hagman, un an déjà




Le 23 Novembre 2012 nous quittait Larry Hagman alias le plus célèbre méchant de l'histoire de la télévision. J'avais alors rendu hommage, à ma façon, au talent de cet immense acteur. Un an après, le vide de l'absence est intact tant JR Ewing a durablement marqué l'enfant puis l'ado que j'étais. Dallas continue sans lui, forcément dommage et vain. Puisque Dallas, c'était Larry Hagman.

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