mardi 23 décembre 2014

Joe Cocker (1944 - 2014)

(tous les titres bleutés renvoient à une vidéo ou une piste audio)



Ce lundi 22 décembre s'en est allé l'un de mes interprètes favoris bouffé comme tant d'autres par une saloperie de cancer : Monsieur Joe Cocker. Hormis Alain Bashung, je n'aurai jamais eu un tel engouement pour un artiste bien que je l'aie découvert tardivement vers la fin des années 80 ou le début des années 90. Unchain my heart, You can leave your hat on, With a little help from my friends, Night calls... Je ne saurais dire aujourd'hui quel titre aura vraiment été le premier à m’interpeller.  Ce qui est certain, c'est que l'album Have a little faith m'aura rendu définitivement accro et qu'à partir de cet album sorti en 1994, j'ai d'une part rattrapé mon retard dans sa discographie et d'autre part je n'ai plus jamais manqué d'acheter ses nouveaux titres. La même année, je le découvre en concert à Limoges. Je me retrouve  au premier rang tout contre la barrière séparant le public de la scène. Ma joie est un peu ternie du fait de la salle remplie seulement aux deux-tiers du fait d'une campagne promotionnelle inexistante. Comment peut-on recevoir un artiste de ce calibre et ne pas faire le nécessaire ? Franchement, j'aurais moi-même raté l'info si je n'étais pas tombé sur une affiche distraitement placardée dans un coin de la ville. Bref...


 L'album est porté par le rythmé Summer in the city mais c'est l'anonyme Out of the Blue de Robbie Robertson qui attire surtout mon oreille. Il suffit que je sois un peu mélancolique, comme ce soir, et l'effet est assuré tant c'est une superbe chanson... 


Hormis cet album un peu spécial à mes yeux, je ne vais pas passer en revue la totalité de la discographie de Joe Cocker. Mais certains titres emblématiques ne méritent pas d'être passés sous silence. Comme With a little help from my friends, reprise culte d'un titre des Beatles qui fait de Cocker une star lorsqu'il livre une prestation hallucinée et hallucinante à Woodstock en 1969. Parmi les incontournables, on a aussi Unchain my heart (version 2013 lors de son ultime captation DVD), You can leave your hat on, Night calls ou l'indispensable You are so beautiful parmi tellement d'autres pépites. 


Joe Cocker aura parfois pâti de n'être "qu'un" faiseur de reprises. Il est vrai qu'il aura composé extrêmement peu de titres originaux. Mais il mettait tellement d'âme, de cœur et de voix lorsqu'il recréait tous ces tubes plutôt que de simplement se les accaparer qu'on ne saurait restreindre la portée de son talent et de son succès. Joe Cocker était un immense artiste avec une voix hors du commun, ce n'était pas un compositeur. Mais parce qu'il était nourri de multiples influences rock et soul, ses reprises étaient tellement plus que des reprises. Comment rester indifférent devant  First we take Manhattan du maître Léonard Cohen revisité ? Devant la reprise du sublime Never tear us apart d'INXS ? Ou du Everybody hurts de REM ? Ou de la déferlante Could you be loved de Marley ? Et j'en passe... et j'en oublie forcément.


Je vous laisse avec une ultime chanson, "notre" titre à moi et Nath : That's all I need to know.  Il date de 97 et j'ai rencontré ma chère et tendre en 98. Qui sait ? Peut-être est-ce avec ce titre que je lui ai fait connaître le grand Joe ?


J'ai ce blu-ray depuis sa sortie en octobre 2013. A cette époque, Joe Cocker disait qu'il scellait la fin de sa carrière internationale et qu'il ne réserverait désormais ses futures et rares prestations scéniques qu'à des festivals à proximité de chez lui, aux USA. Je ne sais pas pourquoi, je ne l'ai encore jamais visionné. J'ai hâte autant que je suis effrayé à l'idée de me dire que cet enregistrement était un peu la "der des ders". Mais bien-sûr que je vais le regarder...  Comment pourrait-il en être autrement ?


Voilà. Mon "hommage" à l'immense Joe Cocker s'achève. Comme à chaque fois c'est un exercice dont le résultat ne me satisfait que moyennement. On cherche les mots sans être sûr de les trouver, on veut partager des titres emblématiques quand des titres plus confidentiels valent autant le détour... Ce qui est sûr, c'est que ce grand monsieur va me manquer et que je ne risque pas d'arrêter de l'écouter.

En attendant, tous les titres réécoutés pour composer ce billet conjugué à l'annonce de sa disparition font que je me sens tout chose à présent. Il faut que je "déconnecte" un peu. Je vous souhaite une bonne nuit.


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vendredi 28 novembre 2014

Amitié, terme galvaudé ?




Il y a quelques années, j'avais déjà pondu un billet assez tortueux sur le sujet de l'amitié. C'est un sujet sur lequel je reviens de temps à autre. Écrirais-je en ce moment ce que j'ai pu écrire il y a cinq ans ? Peu probable. L'amitié, j'en suis revenu...

Je suis un ami difficile. Extrêmement fidèle et disponible mais plutôt intransigeant et peu enclin au pardon. Entier et très (trop) sensible avec ce que cela suppose comme complications. Et comme je suis aussi un solitaire, quand les choses tournent mal je me persuade que je gère, que la solitude est un choix. Mais forcément que parfois elle me pèse...

J'ai perdu de nombreux amis. L'étaient-ils véritablement ? Je suppose que oui, évidemment, à un moment ils l'ont été. Mais quand l'amitié se délite, on essaie d'en limiter la portée pour mieux supporter ce qui n'est plus.

Avec du recul, je me rends compte que j'ai souvent abaissé le levier sonnant le glas d'une amitié. Même si je suis bien convaincu d'avoir fait un geste que l'autre aurait pu faire un peu plus tard. Mais quand des amis n'ont plus rien à vous dire, quand ils sont presque devenus des inconnus à vos yeux ou un point à l'horizon, quand venir vous voir devient une sinécure, je ne peux pas faire avec et me dire que "ça va, ça vient" ou que ça peut s'arranger. Je ne veux m'imposer à personne et je ne vais plus où je ne suis pas désiré. Et tant pis si c'est dur en dedans. Je ne peux plus dire d'un ami que c'est un ami parce qu'il l'a été. Le temps passe et fait son oeuvre. On change tous et je ne pense pas que l'amitié soit gravée dans le marbre. Et encore moins dans le temps.

Je disais, comme beaucoup, que les amis se comptent sur les doigts d'une seule main. Chez moi, on peut même l'amputer de quelques doigts supplémentaires. Ce n'est pas grave. C'est pas très beau esthétiquement, forcément, mais enfin je m'en accommode tant bien que mal.

Ce matin, en me baladant sur le net, je suis tombé sur l'image illustrant ce billet. C'est marrant parce que le hasard veut que ma femme et moi ayons eu une discussion précisément sur ce sujet hier après-midi en nous promenant. Avec ce constat que finalement les gens sont tellement peu de chose pour tellement de personnes. On vous demande comment vous allez, on vous dit qu'on est là si vous avez besoin de quoi que ce soit, que ce serait bien de se voir... mais au final tout le monde s'en fout. Pas par méchanceté mais parce que ces gens ont leur vie et, quoi qu'ils en disent, vous n'en faites pas partie. Ils vous voient sans vous voir. Douce indifférence...

C'est cruel parce que l'amitié ne se commande pas. Il y a des individus qui vous touchent, vous émeuvent. Avec lesquels vous vous sentez des atomes crochus. Mais ils n'ont pas attendu que vous arriviez pour avoir leur vie évidemment. Vous prenez alors conscience que vous avez plus besoin d'eux qu'eux de vous. Que les sentiments d'amitié que vous ressentez n'ont pas à être réciproques. Que les affinités n'ont pas à être partagées parce que vous le souhaiteriez.

En disant cela, je ne vise personne en particulier mais je crois qu'on a tous connu des rencontres dont on aimerait qu'elles débouchent sur de vraies amitiés tant vous vous sentez en phase avec l'autre. Mais ce que l'on voudrait est rarement ce qui est.

Même les termes "amis" ou "amitié" sont devenus trompeurs. Facebook n'a rien arrangé, on est toujours l'ami de quelqu'un. Pire, aussi virtuels que soient les échanges sur Facebook, des liens se créent. Se créent-ils d'ailleurs parce qu'il y a cette (quasi) systématique assurance qu'ils resteront virtuels ? Je dois bien avouer que parmi mes "amis FB", hormis ceux que je connaissais personnellement par ailleurs et qui n'ont plus rien de virtuel, il y en a quelques-uns avec lesquels j'aimerais franchir le pas d'une rencontre. Mais ces gens là ont leur vie (réelle, elle), leur vécu, leurs amis (vrais, eux). Peut-être qu'ils se satisfont pleinement de la relation virtuelle qu'ils entretiennent avec vous... Peut-être que ce qui est n'a pas à changer.

J'arrive à la fin de ce billet et je n'ai pas fait avancer le schmilblick d'un iota. Mais le message de l'illustration m'a renvoyé en plein cœur la réalité de ma propre existence. J'avais beau le savoir, ça fait mal quand même... En même temps, je dois être honnête : ce message, certains de mes amis qui ne le sont plus aujourd'hui doivent forcément le ressentir comme je le ressens. Avec la même sensation de gâchis dans la bouche. Même si je continue à penser que quand ça ne veut plus, faut vraiment pas insister...

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lundi 24 novembre 2014

Bravo les Suisses ! ! !





Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je suis devenu suisse le temps d'un we de Coupe Davis. Dès le vendredi, je souhaitais que Federer et son équipe s'imposent. Pour moi, Federer est le plus grand joueur de tennis de tous les temps et qu'il puisse inscrire pour la première fois son pays au palmarès de la Coupe Davis rajoute une énième ligne à la carrière de cet immense champion.

Quand Federer a déclaré forfait pour la finale du Masters dimanche dernier en raison d'un mal de dos persistant, j'étais KO debout. Quand il a été englouti par Monfils au 1er jour de la compétition vendredi en se montrant emprunté et peu mobile, je me suis dit que c'était bien mal engagé. D'autant que pour moi, sur le papier, la France avait une meilleure équipe de double, quelle qu'en soit la composition. Donc après le 1-1 du vendredi soir, je voyais la France prendre l'avantage le samedi. Et ne croyais guère à un Fed retrouvé le dimanche.

J'aurais sans doute davantage dû me fier au discours du maestro suisse après sa déculottée du vendredi. Il disait ne pas avoir ressenti de douleurs et savoir les efforts qu'il avait à faire pour la suite de la compétition. 

Le samedi, face à la paire Benneteau - Gasquet alignée suite à la défection du "leader" Tsonga, Federer et Wawrinka ont montré un niveau de jeu phénoménal pour étouffer toute velléité de rébellion française. Les français ont bien eu quelques opportunités dans la deuxième manche mais ensuite ils n'ont plus existé. Moi qui ne devais pas voir le match de double initialement, je me suis régalé. Surtout, j'ai vu un Federer complètement métamorphosé, en binôme avec un Wawrinka aussi solide que la veille face à Tsonga. La paire suisse s'est imposée en 3 sets et prenait une option sur la victoire. J'étais tout sourire, surtout avec le niveau retrouvé de Federer, rassuré que j'étais quant à l'état de son dos.

Et le meilleur restait à venir ! Ce dimanche, le Maître a apporté le point de la délivrance à son équipe en dégoupillant un Richard Gasquet qui n'a pas démérité (notamment avec une entame de match excellente et un début de troisième set disputé) mais qui n'était simplement pas au niveau d'un Federer des grands jours. Moins de deux heures plus tard (6-4 6-2 6-2), le champion suisse pouvait s'écrouler face contre terre battue, il l'avait fait ! Extraordinaire ! Ses larmes m'ont pris aux tripes et pourtant je suis habitué à le voir gagner ! 

Dans son discours d'après-match, Federer, le héros de tout un peuple, n'a pas oublié de rappeler à quel point son partenaire Stan Wawrinka avait été déterminant dans la quête du Saladier d'Argent. Et pour cause ! Stan a été irréprochable sur chacun de ses matches, en simple comme en double. Une vraie victoire d'équipe ! Bref, les suisses, vous m'avez régalé ce we ! MERCI les gars ! Belles vibrations, grand moment de sport ! 

Je ne vais pas m'attarder sur l'équipe française probablement très déçue de l'issue cruelle du we. Comme beaucoup néanmoins, je ne suis pas pleinement convaincu par la prétendue blessure de Tsonga. Je pense que le manceau s'est trop vu leader et a explosé en vol psychologiquement après sa défaite du premier jour face à Wawrinka. Tsonga n'a pas assumé son rôle et a refilé le bébé à des joueurs qui ne s'y étaient pas vraiment préparés. L'absence de communication du capitaine Clément n'a en rien apaisé les questionnements autour de Tsonga tout au long du we. Bref un simulacre de cohésion qui a atteint son point de non-retour lorsque Llodra, pourtant non-sélectionné, a pris la place de Gilles Simon, remplaçant, certes, mais bel et bien sélectionné, lui, lors de la remise des médailles aux finalistes. Une dernière fausse note chez des bleus décidément pas encore au point pour brandir une dixième fois le trophée.

Restera de ce we fantastique une grande page d'Histoire du Tennis écrite pour la Suisse. Emmenée par deux leaders irrésistibles, l'équipe helvète aura plus que jamais mérité sa première Coupe Davis. Chapeau bas ! 

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jeudi 20 novembre 2014

Cher Papa Denis Noël Ze Retour




Cher Papa Denis Noël,

Que tu me sollicites afin que je n'oublie pas de t'écrire ma lettre m'a fait très plaisir. Tes larmes à l'idée que je pourrais ne rien recevoir m'ont attristé, ébranlé même, car jamais je n'ai pas pensé que tu puisses prendre ton travail autant à cœur. Donc surtout ne t'en veux pas d'avoir laissé mon sapin désespérément vide l'an dernier.

Mais parce que je suis altruiste avant tout et que je ne peux pas lutter contre la si réputée générosité aveyronnaise qui te caractérise (ce cher Aveyron vers lequel tu t'évades quand tu n'es pas occupé au pays des jouets), et bien que ce soit contre mes principes de demander quoi que ce soit, je te fais une liste de livres. Ce sera quand même plus abordable pour toi, cher Papa Denis Noël, toi qui es si bon pour nous tous, petits et grands enfants. Amen.

Je te demanderai par contre de ne pas m'apporter plus de 4 cadeaux car j'ai reçu une éducation qui fait que je me contente de peu. C'est très bien ainsi, d'autant que je sais que la hotte est lourde et les enfants comme moi nombreux à satisfaire, la nuit de Noël.

Voici donc ma liste. J'espère que ma lettre aura dissipé ces vilaines larmes et que c'est le coeur léger et vidé de toute tristesse que tu pourras préparer ta grande tournée. Je précise aussi que j'ai été bien sage, selon la formule consacrée.

Je te fais un gros poutou, cher Papa Denis Noël ! A bientôt et ne prends pas froid surtout !



T4 uniquement


mercredi 19 novembre 2014

Un acteur, un rôle, une voix (1)


Sam Waterston - Jack McCoy - Michel Paulin



Nouvelle rubrique qui me permettra de temps à autre de mettre à l'honneur un acteur qui me tient à coeur dans ce que je jugerai être son rôle le plus emblématique (de façon forcément subjective donc) mais également l'acteur français qui le double dans le rôle en question.

Aujourd'hui, je me suis fait particulièrement plaisir car l'acteur Michel Paulin, spécialisé dans le doublage, est celui que je considère comme le plus doué de sa génération encore en activité. En France, il est surtout connu pour être la voix française de Ted Shackelford alias Gary Ewing dans le soap américain Côte Ouest. Mais en doublant l'acteur américain Sam Waterston dans le rôle de l'assistant du procureur (puis du procureur) Jack McCoy dans la série Law & Order (New-York Police Judiciaire), son talent explose. Son phrasé très particulier fait des merveilles lors de chaque plaidoirie. Jack McCoy doit convaincre les jurés de la culpabilité d'un prévenu au travers d'un argumentaire puissant à chaque épisode. Sam Waterston est réellement habité par ce personnage qui ne vit que pour la justice. Et Michel Paulin sublime le travail de l'acteur américain en livrant une performance inouie. Chaque syllabe, chaque intonation est travaillée. C'est un doublage extrêmement ciselé, précis. Tout comme Sam Waterston, Michel Paulin EST Jack McCoy. Il faut au moins avoir vu un épisode de cette longue série (20 saisons dont 17 pour Waterston) pour juger de ce que peut être un doublage digne de ce nom (hormis l'erreur de casting concernant le personnage de Van Buren doublée par une actrice... martiniquaise ! ! !)

Quant à Sam Waterston, certains me diront que son rôle le plus célèbre reste celui du reporter Sydney Schanberg dans le film La Déchirure. Peut-être. Mais moi, c'est véritablement dans la série Law & Order que cet acteur prodigieux se sera révélé à moi.

Je vous laisse avec une interview de Michel Paulin réalisée par le fantastique site RS Doublage et quelques (très rares) extraits vidéo de son doublage de Jack McCoy. J'aurais aimé trouver des extraits plus parlants, en pleine plaidoirie par exemple, mais ces passages vous donneront une idée de l'immense talent de Monsieur Paulin. Law & Order est actuellement rediffusée sur TMC tous les après-midi du lundi au vendredi (sauf le mercredi) donc n'hésitez pas à découvrir cette série aujourd'hui terminée.

L'interview écrite, c'est ICI (avec un tout petit extrait audio)
Quelques courtes vidéos ICI mais également LA

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lundi 20 octobre 2014

Rocamadour & ses alentours



Ce week-end, histoire de couper un peu du train-train quotidien, nous nous sommes offert un petit périple de deux jours autour de Rocamadour. Et même si ce n'est qu'à une heure de chez nous, le dépaysement est garanti dès que l'on quitte la Dordogne pour le Lot. Pour l'occasion, on a fait le plein de photos (sans néanmoins arriver à la cheville de notre ami photographe mitrailleur Denis), n'hésitez pas à cliquer sur les vignettes pour agrandir.


Il était à peine 9h le samedi matin lorsque nous sommes arrivés à Rocamadour. Nous nous sommes garés sur le parking du château avant de descendre vers le sanctuaire.





Vue des hauteurs depuis le sanctuaire où se trouve notamment la basilique Saint-Sauveur. Vous voyez ce ciel bleu ?



La dimension religieuse est assez impressionnante quand on pénètre en ces lieux chargés d'Histoire. Nath s'est même fait accoster par une sœur qui lui a tenu la chandelle pendant près d'une heure.


Mon appareil photo ne me permet pas de faire de photos concluantes de nuit mais il faut s'imaginer cette même tour illuminée. Et puis les lumières s'éteignent vers les 23h. Et là on a une superbe nuit étoilée. Magique moment qui ne sera certes pas immortalisé mais que l'on n'est pas prêt d'oublier.








Après une matinée entière à déambuler à Rocamadour, nous avons déjeuné dans un restaurant d'un village proche de Padirac. L'enseigne ne paye pas de mine et n'est pas a priori idéalement placée mais la décoration intérieure a un charme fou ! Et la cuisine n'est pas en reste. L'agneau du Lot, c'est quand même quelque chose !



L'après-midi, nous sommes descendus dans le Gouffre de Padirac. Nath ne connaissait pas. Moi, je l'avais visité en voyage scolaire il y a une trentaine d'années, autant dire que je ne m'en souvenais presque plus. Très beau moment avec balade en barque et visite de salles magnifiques emplies de stalactites et autres concrétions. On a même rigolé avec d'autres touristes du fait de mon vertige (qui aura été beaucoup sollicité tout au long du week-end). Du coup, dimanche soir, j'étais aussi épuisé physiquement que nerveusement. Attention, du fait que les photos soient interdites dans l'enceinte du Gouffre, les clichés s'y rapportant ont été récupérés sur le net. Mais ceux qui ne connaissent pas auront au moins une idée. 








Nous voulions tellement nous couper de notre chez-nous le temps d'un week-end que nous nous sommes fait le petit plaisir d'une chambre d'hôte. L'endroit s'appelle la Grange de Penot et nous sommes tombés sur des gens charmants : Bruno, Véronique et leurs deux enfants qui nous ont réservé le meilleur accueil. 


Le gîte



Nous serions restés plus longtemps, nous aurions sûrement opté pour une de leurs roulottes. Il y en a 6 et toutes sont magnifiques.


Le gîte de Bruno et Véronique est un véritable havre de verdure et de paix. Ânes et chevaux y paissent en toute quiétude.



Le dimanche matin, après avoir pris congé de nos hôtes à l'issue d'un petit-déjeuner plus que copieux, nous avons entrepris de visiter les trois villages des alentours labellisés plus beaux villages de France. Autoire fut le premier d'entre eux. Mais avant de visiter le village proprement dit, nous avons tenté de nous rapprocher de sa cascade. Là, j'ai un peu crisé niveau vertige et nous avons du rebrousser chemin là où se trouve Nath car après la tournée derrière elle je n'aurais pas supporté la vue du vide sans la moindre barrière. On a appris après coup que l'accès à la cascade était de toute façon momentanément condamné. Le retour au parking fut laborieux pour moi et je crois que je n'ai jamais été aussi content de mettre le contact une fois à l'abri dans la voiture.


Les photos qui suivent concernent Autoire et Loubressac. Voilà, voilà, pas grand chose à en dire. Une occasion de plus de flâner par grand beau temps.






Cette étape n'était pas prévue mais nous avons fait un bref crochet vers le Château de Castelnau (à ne pas confondre avec le célèbre Château de Castelnaud en Dordogne). Très sympa. Du coup, on s'est restauré dans la brasserie située à l'entrée du village. Bonne surprise. Beaucoup de monde ce dimanche midi mais accueil et nourriture nickels. La cuisson des côtelettes d'agneau était parfaite ! 



Visite ensuite du dernier des trois "plus beaux villages de France" du coin : Carennac qui vaut essentiellement pour les sculptures qui ornent le dessus de l'entrée de l'église.



Retour à Rocamadour où un concert d'orgue était prévu à 16h à l'intérieur de la basilique. Nous n'avons rien vu venir (merci les organisateurs !) donc nous nous sommes consolés avec une glace prise à la terrasse d'un café. Voici la vue que nous avions juste en face.



Dernière photo de Rocamadour avant de nous en retourner chez nous


Sur le trajet du route, une bâtisse dont on ne sait absolument rien mais on a trouvé ça sympa. Voilà ce que l'on pouvait dire de notre petite escapade sur deux jours. Une fois à la maison, on était épuisés. Épuisés mais heureux. Bonne fatigue et bon we.

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