lundi 30 avril 2012

La BD du Lundi : Dieu voyage toujours incognito




Pas de BD ce lundi mais je ne vais pas changer l'intitulé de ma rubrique du lundi pour une ou deux exceptions à la règle. Aujourd'hui, zoom sur le roman de Laurent Gounelle, Dieu voyage incognito, dont le précédent ouvrage, L'homme qui voulait être heureux, l'avait fait connaitre du plus grand nombre. J'avais d'ailleurs consacré un billet à ce premier ouvrage sur mon ancien blog et ceux qui le souhaitent pourront (re)lire le billet en question à la fin de celui-ci.

Dieu voyage toujours incognito renvoie à une réflexion d'Einstein. Alors qu'on interrogeait ce dernier sur le hasard, le physicien avait répondu : "Le hasard, c'est Dieu qui voyage incognito".

Alan Greemor est un jeune homme qui décide de mettre fin à son existence. Alors qu'il s'apprête à commettre l'irréparable, il est stoppé dans son élan par le mystérieux Yves Dubreuil qui lui promet de lui faire voir les choses autrement, de le "sauver" en quelque sorte. Mais le service n'est pas gratuit et le pacte se paiera au prix fort puisque Alan doit désormais obéir aveuglément à son nouvel ami / ennemi quelles que soient ses exigences. Car les intentions de Dubreuil sont loin d'être claires. Veut-il l'aider comme il le prétend ou lui nuire ?

L'ouvrage est conçu comme un roman, ce qui permet de multiplier personnages, intrigues secondaires et surtout de rendre l'ensemble passionnant à lire. Vraiment, une fois que l'on est plongé dans le bouquin, on le dévore en quelques heures. Pour autant, il ne faut pas s'y tromper : il y a beaucoup de L'Homme qui voulait être heureux dans Dieu voyage toujours incognito. Il s'agit toujours, grosso modo, de trouver les clés pour s'accomplir du mieux possible et de ne pas se laisser freiner dans nos actions par la croyance de notre incapacité à aller au fond de ce que nous sommes. Laurent Gounelle est psychologue et ça se sent à chaque page. Ceux qui avaient adoré le premier livre de Gounelle seront en terrain connu, ceux qui n'avaient pas aimé aussi d'ailleurs.

On n'est pas obligé d'adhérer à tout ce que nous dit Gounelle. Il fait parfois preuve d'un optimisme débordant envers ses semblables qui peut prêter à sourire mais l'ensemble dégage un tel enthousiasme, une telle confiance en les capacités des individus que cela procure une bouffée d'oxygène bien agréable par les temps qui courent. D'autant que l'humour n'est pas absent, bien au contraire. Notamment lorsque Alan est embarqué de force dans une voiture noire et qu'il atterrit dans un lieu désert, loin de tout, persuadé que sa dernière heure est venue. Je ne vous en dirai pas davantage évidemment, ni sur ce passage, ni sur le reste du roman, mais il y a de très bons moments où l'humour se le dispute à l'angoisse. On regrettera juste un final un peu trop optimiste mais aussi une ressemblance un peu trop flagrante dans le devenir de l'un des personnages principaux.

Bref, un très bon moment de lecture qui pousse à réfléchir ou qui, plus simplement, fait du bien à défaut de fondamentalement changer les choses. Comme promis, je vous laisse désormais avec la critique que j'avais faite de son précédent livre, L'Homme qui voulait être heureux, il y a environ un an sur l'ancien blog. Bonne lecture !




(Billet de juin 2011)

Le livre s'intitule L'homme qui voulait être heureux, écrit par Laurent Gounelle. Tout un programme. Il m'avait été recommandé par une collègue du Greta lorsque je faisais ma formation en anglais. Vu le prix du bouquin (6 euros en pocket) et l'enthousiasme de la personne, je pouvais bien me laisser tenter.

Je l'ai quasiment lu d'une traite puis j'en ai racheté 4 exemplaires supplémentaires dont deux que j'ai offerts, un 3e pour Nath et un dernier que j'ai... stabiloté ! Oui, oui, vous avez bien lu. Moi, le maniaque des livres, triste à la moindre page cornée, j'ai gribouillé un exemplaire du livre, surlignant de nombreux passages qui m'avaient parlé plus que d'autres.

Rares sont les bouquins qui ont un tel effet sur moi. Avec la frustration qui va avec car, paradoxalement ce livre ne changera pas fondamentalement ma vie puisque, si le développement qui y est fait coule de source, sa mise en application me paraît impossible ou alors il faudrait se faire sacrément violence et changer bon nombre de nos comportements dont certains sont si ancrés en nous qu'il me paraît surréaliste d'y parvenir.

A ce stade de mon récit, il serait peut-être bon que j'en parle un peu plus de ce livre justement. Le point de départ est simple : un homme en vacances à Bali décide, sans trop savoir pourquoi, de rencontrer une sorte de guérisseur alors qu'il n'est apparemment pas malade. Maître Samtyang, le dit guérisseur, donne très vite son diagnostic : l'homme n'est pas malade mais est profondément malheureux. A partir de ce constat de départ, l'homme va devoir se livrer à une sorte d'introspection pour trouver les racines de ce mal-être jusqu'à remettre en cause certains fondamentaux de son existence.

Entre philosophie, psychologie et développement personnel, Laurent Gounelle navigue avec bonheur grâce à une écriture très accessible et des théories étayées d'exemples variés, tant et si bien que l'ensemble est d'une limpidité exemplaire. Après, libre à chacun d'adhérer ou pas mais le contenu du livre interpelle forcément et surtout fait du bien. Son format court permet aussi d'aller à l'essentiel.

L'ensemble des points abordés tourne autour de la perception que l'on a de soi et des autres, autant de croyances qui forgent notre réalité. Une perception des autres souvent faussée par la perception que l'on a de soi. Par exemple, nous focalisons sur nos défauts. Et du coup, nous incitons inconsciemment ceux qui nous entourent à ne voir qu'eux. Et à renforcer ainsi cette impression, ce déni de soi. Comme le dit l'auteur, "les autres ont tendance à nous voir comme l'on se voit soi-même". Et ajoute : "Quand on croit quelque chose sur soi, que ce soit en positif ou en négatif, on se comporte d'une manière qui reflète cette chose". Avant de conclure sa démonstration par cette petite phrase qui est peut-être l'essence même du livre : "Tout ce que vous vivez a pour origine ce que vous croyez".

A partir de ce postulat de départ, l'auteur réfute la notion de réalité puisqu'il s'agirait en fait d'un ensemble de croyances (pas au sens religieux du terme) que nous manipulerions "à notre guise" pour créer un monde à peu près en équilibre et qui nous rassurerait. Ces croyances ne sont pas la réalité sinon la nôtre.

Laurent Gounelle glisse ensuite sur un terrain un peu plus discutable, à mon sens, même si, fondamentalement, rien de vraiment nouveau. Il s'agit encore une fois de souligner le fort impact de nos croyances, au travers d'exemples médicaux. Ainsi certains patients qui prendraient des placebos en lieu et place de certains médicaments verraient leur état s'améliorer, jusqu'à la guérison complète parfois. Plus insidieux, dans le cadre d'une chimiothérapie, on sait que certains médicaments ont pour effet secondaire la chute de cheveux. Là encore, la prise de placebos aurait, dans bien des cas, le même effet pour peu que le patient soit convaincu d'avoir ingéré des médicaments dont les effets secondaires notoires seraient la perte des cheveux. L'auteur étaye ses exemples avec quelques pourcentages qui se veulent authentiques. Pourquoi pas ? Je suis d'un naturel sceptique mais bon... On sait tous que la façon que l'on a de se persuader de telle ou telle chose, dans la vie de tous les jours, influe réellement sur nos décisions, nos comportements et donc notre existence. Disons que c'est un chapitre du livre qui m'a interpellé mais pas totalement convaincu. Mais qui fait froid dans le dos quand même.

Le personnage principal du livre exprime ensuite ses doutes quant à sa capacité de mener à bien un projet qui lui tient à coeur. Sauf que ce projet reste flou. Et que les doutes viennent de là. L'auteur, via les mots de maître Samtyang, explique que plus un projet est flou, plus il nous semble abstrait... et donc irréalisable. C'est ce qu'il appelle une croyance limitante.

L'ouvrage insiste également beaucoup sur la notion nécessaire du sacrifice pour mener à bien sa barque : "renoncer à des choses auxquelles on tient pour aller vers ce que l'on a le plus à coeur".
Cela passe aussi par l'obligation de faire des choix alors que l'on tendrait surtout à éviter de devoir en faire. Mais si l'on aspire à un mode de vie, quel qu'il soit, ces choix sont nécessaires.
Maître Samtyang va d'ailleurs pousser son invité à faire un choix fort, un sacrifice et ce faisant s'imposera d'en faire un lui-même comme pour étayer son propos. Je ne vais pas gâcher le plaisir de la découverte ici pour ceux qui seraient tentés de se procurer le bouquin mais c'est un des meilleurs passages du livre et probablement le plus émouvant.

Plusieurs chapitres traitent de notre rapport aux autres, de cette notion de perception que j'évoquais au début. A un moment donné, le "guérisseur" confie une mission amusante à l'homme venu chercher des réponses : il doit demander des services à des gens autour de lui et obtenir des "non". Sauf que, contre toute attente, même dans des situations loufoques, tous les gens qu'il rencontre acceptent de l'aider. L'auteur explique qu'en effet "les personnes qui ont peur du rejet sont très loin de savoir qu'i est rare d'être repoussé par les autres" et que "c'est précisément lorsque l'on craint d'être rejeté que l'on finit par l'être". J'avoue que cela fait partie des points qui soulèvent un certain scepticisme chez moi, peut-être parce que je ne suis pas non plus un modèle d'altruisme. Et je n'ai pas non plus l'impression que les gens qui m'entourent se gênent pour me dire non quand ils en ont envie. Mais bon...

J'ai en revanche beaucoup apprécié l'aspect du confort matériel qu'il soulève dans plusieurs chapitres. Comment pouvait-il en être autrement, du fait de ma collectionnite aigüe ? En gros, le confort matériel n'apporte pas le bonheur et les gens riches ne sont pas plus heureux que les autres. Simplement, on le croit et c'est cette croyance qui nous fait envier les gens et nous rend malheureux.
Personnellement (mais je sais que certains de mes amis, à situation égale, ne partagent pas mon point de vue), je pense que l'argent (et dans une moindre mesure le confort matériel) apporte du bonheur, au moins celui de ne pas se soucier des problèmes d'argent en fin de mois. Je dirais même, mais ça n'engage que moi, que plus je vieillis, plus je considère que ceux qui ont de l'argent et ceux qui galèrent n'ont pas grand chose à faire ensemble. J'ai de plus en plus de mal à composer avec des amis ou des relations qui "ont les moyens" alors que paradoxalement, si j'étais riche moi-même, je placerais certes mon argent mais j'en dépenserais aussi une bonne partie, faisant partie de ceux qui refuseraient de mourir riche sans en avoir préalablement profité. Bref, je me comporterais comme ces amis. Pour autant, en attendant, j'ai l'impression que le gouffre se creuse, indépendamment de leur comportement. Difficile de partager de vrais bons moments avec des gens "aisés" si l'on traîne soi-même la patte. Ou si l'on a l'impression (ou la croyance) de traîner la patte, c'est selon. Bref, pour moi, je le dis tout de go : l'argent fait le bonheur (ou y contribue sacrément) et ce sont souvent ceux qui ne manquent de rien qui prétendent le contraire.

En revanche, l'auteur met le doigt sur une des limites du confort matériel et là, je ne peux que lui donner raison. Voilà ce qu'il dit : "cette croyance (que le confort matériel apporte le bonheur) rend malheureux puisqu'elle pousse les gens à une course sans fin ; on désire un objet (...) et l'on se met à croire que la possession de cet objet nous comblerait. On le convoite, on le veut, et finalement, si on en fait l'acquisition, on l'oublie très vite pour jeter son dévolu sur un autre qui, c'est sûr, nous comblera si on l'acquiert". Bon, là, je ne peux qu'adhérer, du fait de ma collectionnite. Je ne compte plus les coffrets DVD collector éditions limitées à acheter sur le champ avant qu'il n'y en ait plus et que je n'ai pas encore visionnés. Un exemple parmi d'autres.
L'auteur résume tout en une phrase : "Quel que soit le niveau matériel auquel on aspire, on désire plus dès qu'on l'a atteint".

Voilà en substance les points qui m'ont marqué dans cet ouvrage et les interprétations que j'ai pu en faire. Après, le livre a les défauts de ses qualités. Il est très facile à lire, très accessible, bourré d'exemples mais, en contrepartie on peut estimer que tout "coule de source" et qu'il y a donc une certaine évidence derrière toutes ces "révélations". Le personnage principal est probablement aussi un peu trop réceptif face à tout ce que lui raconte le guérisseur, il objecte rarement au final et certains propos (ou certaines situations) sont davantage démagos que réellement convaincants. Surtout, comme je le disais en introduction, il y a cette frustration de ne pas pouvoir réellement changer le cours de sa vie (ou de ses croyances) en fonction de ce que l'on apprend ici (ou de ce dont on prend conscience plutôt). Bref, c'est un ouvrage dont je sais pertinemment que je vais le relire encore et encore parce qu'il me fait du bien mais qui ne changera pas fondamentalement ma vie.

Merci à Edwige de m'avoir conseillé "L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle. J'espère qu'elle aura l'occasion de passer par ici et de nous éclairer sur ses sentiments à la lecture de ce livre.

Et que cela n'empêche en rien les habitués de ce blog de passer par ici donner leur avis surtout !
Ou de se laisser tenter, qui sait ?

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dimanche 29 avril 2012

La Fiction du Dimanche : Arabesque



Qui n'a jamais regardé ne serait-ce qu'un épisode de Arabesque alias Murder She Wrote en VO ? Les péripéties de la romancière Jessica Fletcher et du village de Cabot Cove dans le Maine se sont déroulées 12 saisons durant et je pense avoir vu tous les épisodes (plus de 260 quand même !) au moins une fois.

Car oui, j'aimais beaucoup cette série et je reconnais, pour en avoir revu quelques épisodes encore récemment, qu'elle vieillit plutôt bien. Après, le schéma est classique et forcément attendu. La victime est généralement présentée de façon peu reluisante, ce qui permet d'avoir une liste de suspects conséquente. Ensuite, Jessica Fletcher mène son enquête et finit toujours par la résoudre, forcément. Le ton est léger, délicieusement désuet parfois et l'on n'échappe pas à la sempiternelle scène de "happy end" où les personnages principaux rient ou sourient sans que l'on sache bien pourquoi. Mais puisqu'il fallait rire, c'est que cela devait être drôle...

A l'image par exemple de la famille Hart dans Pour l'amour du risque, Jessica Fletcher attire les crimes comme le sucre les guêpes. Toujours au mauvais endroit au mauvais moment, elle porterait presque la poisse. Lequel d'entre nous pourrait jamais se vanter d'avoir été mêlé à plus de 260 affaires de meurtres ? Elle serait enquêtrice encore, je comprendrais... mais romancière !

Arabesque ne serait rien sans Angela Lansbury et c'est peu dire que Murder She Wrote est avant tout une affaire familiale. Un mari (Peter Fisher) au scénario et à la réalisation et certains de ses enfants aux mêmes postes épisodiquement. Peter Fisher est par ailleurs le co-fondateur de la série avec le célèbre tandem Richard Levinson - William Link auquel on devait déjà le cultissime Columbo. On sent qu'Angela Lansbury contrôle au plus près la série et ce n'est pas plus mal tant elle crève l'écran. Le doublage français est par ailleurs en tous points excellent comme souvent dans les années 80.

Arabesque, c'était aussi une belle brochette de stars du petit (voire même du grand) écran. Tous les acteurs de série passaient y faire un ou plusieurs tours et cela a aussi contribué à rendre cette fiction particulièrement sympathique bien que parfois prévisible. Il n'était pas rare que le piège tendu au meurtrier soit téléphoné (du genre le faux indice qui obligeait toujours le méchant de service à revenir sur les lieux du crime) mais l'aspect bon enfant du show était vraiment plaisant.

Des séries qui m'auront séduit durant les années 80 et 90, Arabesque tient une belle place. L'ensemble a beau avoir un peu vieilli et être sans reélle surprise, Arabesque garde un charme certain plus de 15 ans après son clap de fin en 1996.Il est peu de dire que la nostalgie opère encore...

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samedi 28 avril 2012

Le Dessin du Samedi

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Je vous le dis tout de go : les bêtes de François Roussel ne se laissent pas facilement dessiner. Je pensais n'en faire qu'une bouchée de ce gorille, moi, gros naïf que je suis. Ben, j'en ai quand même bavé. Pas tant que j'y aie passé du temps, non, 20-30 minutes, pas assez pour que je m'exaspère à grands coups d'onomatopées savantes mais quand même.

Faut dire que je ne sais pas dessiner à la base. Comprenez par là que je n'ai pas de technique. Et au niveau outils à utiliser, c'est pire. Un crayon papier. Voilà. Ne sachant donc pas dessiner à la base, je ne fais pas de volumes préparatoires, d'esquisses. Du coup, je ne relâche pas vraiment mon trait. Je pars du nez puis je remonte le long de "l'arête" nasale ; j'embraie sur les yeux, le contour, je fais le bas du visage, la gueule (Je fais la gueule sans la faire, j'espère que vous suivez), je remonte jusqu'aux oreilles et enfin la base du crâne.

Voilà le résultat. Pas certain de le montrer à François celui-là. Surtout qu'il me considère comme un chic type.
S'il savait que je remets ça samedi prochain avec Matt et Higgins ! 

vendredi 27 avril 2012

La Loterie du Vendredi : Retour au pays

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Quand on me demandait, même encore récemment, si je me plaisais à tel ou tel endroit, je répondais que j'étais bien partout. Et c'était vrai. Il y a des lieux qui sont liés à davantage de bons souvenirs que d'autres, mais globalement je m'adaptais.

Il faut dire que je ne suis pas enraciné. Parisien de naissance, j'arrive en Aveyron à 4 ou 5 ans. Je n'ai aucun souvenir de ce qui a pu se passer avant,  pas même celui d'un père.

Une quinzaine d'années plus tard, je découvre Limoges. Un choc pour l'ado "sage" que j'étais jusque alors. La vie étudiante. Une liberté assourdissante. Les potes. Les soirées. Les échecs à répétition à la fac. Les filles. Les râteaux qui vont de pair, parfois. Aujourd'hui, je me dis que je referai tout pareil. Tant pis pour les échecs ! 

Retour en Aveyron. Retours devrais-je dire si je devais compter les fois où je suis rentré "au pays", même lorsque je ne m'y attendais pas. Nouvelle parenthèse limougeaude. Nath qui entre dans ma vie pour ne plus en sortir. Retour en Aveyron, encore. Encore et toujours.

Depuis quelques années, nous sommes en Dordogne. Après quelques mois délicats, nous nous sommes installés dans une maison dans laquelle nous prenons vraiment du plaisir à être. Galères et problèmes de santé ont un peu noirci le tableau. Pas plus, pas moins que le commun des mortels, je suppose. Sauf que la Dordogne, même si je n'y suis pas mal, je m'y sens de moins en moins bien. Je ne suis pas naïf, je sais que mon ressentit actuel provient aussi de mon inactivité actuelle. Mais quand même...

L'Aveyron s'est toujours rappelé à moi. Je n'y avais guère prêté d'attention. Aujourd'hui, j'y retourne encore. Pas pour très longtemps, certes. Mais j'y retourne. Et quand j'y pense, il y a cette envie plus ou moins enfouie en moi d'y rester. Voilà, le mot est lâché. Rester.

Rester près des gens qui me sont chers. Qui nous sont chers devrais-je dire d'ailleurs. Les relations que nous avons à Sarlat ne sauront jamais remplacer les amis que nous avons en Aveyron.

Ces amis, je vais passer le cap de la quarantaine avec eux. Autour d'une belle table. Rien de fastueux, juste le plaisir d'être ensemble. J'ai hâte ! Et vu le temps qu'il m'a fallu pour trouver un restaurant ouvert un 1er mai au soir, tout le monde n'étant pas disponible le 30 avril, je compte bien profiter de la soirée ! Il n'y aura pas que ce repas évidemment. Il y en a des choses à faire sur plusieurs jours. Des gens à voir. De bons moments à partager.

Et puis, il faudra rentrer. L'Aveyron se rappelle à moi autant qu'il finit par se dérober sous mes pas. 

Jusqu'à encore récemment, vous me l'auriez demandé, je vous l'aurais dit : je suis bien partout. C'est de moins en moins vrai, je crois.

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jeudi 26 avril 2012

L'écrit du Jeudi : Lecteurs acteurs

 (cliquez sur les vignettes pour agrandir)


Depuis quelques jours, je modifie l'image d'arrière-plan d'Epistol'Arts mais je n'arrive pas à être pleinement satisfait de mes choix. Je tâtonne, je ne suis pas forcément mécontent en soi, mais je crois bien que je vais avoir besoin d'avis extérieurs. Que mes lecteurs deviennent acteurs du blog, bien que vous le soyez déjà par le biais de vos commentaires qui me font avancer.

Que l'image d'arrière-plan ait un rapport parfois plus que lointain avec le titre du blog ne me pose pas de problème. Epistol'Arts est un endroit où l'écrit se mêle aux images, notamment le lundi (BD), le mercredi (les gueules de DIEV) et le samedi (dessin). C'est donc essentiellement par son contenu que le titre se justifie. Pour l'image de fond, je cherche avant tout à me faire plaisir et c'est la raison pour laquelle je tiens absolument à ce qu'elle soit issue de l'univers BD, voire d'animation. Et je dois aussi respecter le paramètre suivant : l'image doit faire 1920 x 1080. Ça réduit les possibilités. Je privilégie enfin les visuels pas trop chargés au milieu puisque c'est là que figure la partie texte du blog, avec un effet de transparence certes mais que je ne peux pas vraiment accentuer si je veux que le texte reste lisible.

Pour le moment, le visuel d'Epistol'Arts est aux couleurs de cette charmante femme aux cheveux rouge-orangé. Mais j'ai d'autres options ci-dessous donc j'attends vos avis. Et si vous avez des visuels correspondant aux critères énumérés plus haut, je suis également preneur. A vos suggestions... et à vos wallpapers ! 


Pratique pour la lisibilité... mais ça fait blanc.

Le rendu est pas mal... mais Nath trouve le mec (The Punisher) agressif

Ne rend pas aussi bien que je l'aurais cru de prime abord.

Le style et le sang peuvent rebuter mais on est en phase avec le titre.

Pas mal, je trouve... Mais c'est difficile d'être satisfait à 100%

J'adorais celui-ci... et puis j'ai demandé son avis à Nath...

Le duo en grand format ne rend pas aussi bien que prévu.

Un poil trop épuré, trop cartoon peut-être... mais why not ?

Celui-là a déjà été testé (et éclairci depuis). J'attends vos avis.

Liste non exhaustive. A vous de me donner un vrai coup de coeur ! 


mercredi 25 avril 2012

La Gueule du Mercredi : Richard Widmark


(cliquez sur les images pour agrandir)


Richard Widmark (ici remarquablement croqué en version panoramique version Sergio Leone par DIEV, merci Seb !) résume à peu près à lui seul le pied que je prenais chaque mois à regarder La Dernière Séance de M'sieur Eddy.

Bien sûr, toutes les soirées ne lui furent pas consacrées mais à chaque fois qu'il apparaissait dans un film, il se passait quelque chose en moi. J'adorais cet acteur et je n'ai jamais pu oublier combien il crevait l'écran que ce soit dans les westerns ou dans les films plus noirs où il excellait aussi.

Bien que reconnu, il n'a pas eu la même aura que ceux à qui il donnait la réplique, les John Wayne, Robert Mitchum, Anthony Quinn, Gregory Peck, James Stewart, Gary Cooper... et j'ai toujours trouvé ça un peu dommage qu'il n'ait pas laissé la même empreinte aux yeux du public que tous ces monstres sacrés du cinéma. Parce qu'il avait un talent au moins égal à celui de ses pairs.

En tout cas, Richard Widmark, pour moi, c'était quelque chose. Ça l'est toujours, d'une certaine façon, même si ça fait un moment que je n'ai pas revu un de ses films. Du coup, je me suis accordé un petit plaisir en lui consacrant mon énigme de la semaine dernière que seul Denis l'invincible a percé à jour... alors qu'il ne connaissait pas l'acteur (!!!) Mais bon, c'est un petit jeunot Denis alors on l'excuse volontiers. Et puis le cinéma, c'est pas trop son truc. Rappelez vous de Meryl Streep...

Allez, on passe au corrigé : 

Parfois un peu injustement "oublié" par rapport aux pointures auxquelles je donnais la réplique, j'ai heureusement été réhabilité à deux reprises par le sieur Mitchell.
Eddy Mitchell lui a consacré 4 spéciales de La Dernière Séance (et non deux comme je l'avais annoncé, merci à Denis pour la correction).

Un périple en vélo me mettra face à certaines réalités qui détermineront mes convictions politiques.
A 20 ans, il parcourt l'Europe à vélo et découvre ainsi les atrocités de l'Allemagne nazie qui le marqueront profondément et feront de lui quelqu'un d'engagé en politique.

Très tôt dans ma carrière, j'arrive à un croisement et me retrouve en pleine lumière.
En 1947, on le découvre dans Le Carrefour de la Mort (Kiss of Death) de Henry Hattaway. Premier film et premier succès puisqu'il est nominé aux Oscars. Ce sera l'ultime fois malgré son impressionnante filmographie.

Passez votre chemin si vous avez une infirmité. Sinon vous tomberez de haut !
Dans le même film, Richard Widmark joue le rôle de Tom Udo, un criminel psychopathe qui poussera dans les escaliers.la mère paraplégique de l'homme qu'il est censé abattre, dans ce qui restera la scène la plus marquante du film.

Un nombre ? 6800.
C'est le numéro de son étoile sur le très célèbre Hollywood Walk of Fame.


mardi 24 avril 2012

L’Énigme du Mardi



Une fois n'est pas coutume, vous devrez attendre demain pour avoir le résultat de mon énigme de la semaine passée puisque l'acteur mystérieux sera la prochaine Gueule du Mercredi de Sébastien Dieu !

En revanche, concernant celle de Nath, trouvée instantanément par Denis l'énervant et par moi-même quelques minutes plus tard, la réponse était Wolfgang Amadeus Mozart. Et comme la miss n'est pas là, c'est moi qui m'y colle côté indices. Tsss... travail ingrat... Heureusement qu'il me suffit de pomper honteusement sur la réponse détaillée de Denis.

Rappel des indices :


Artiste mondialement connu, ses origines ne manquent pas de sel et les relations avec son père sont assez pimentées.
Il se fait rapidement connaître lors d’une longue tournée européenne.
On parle régulièrement de lui à la radio, parfois à la télé et au cinéma et plus récemment au théâtre en 2005.
Enfin, sa vie est adaptée musicalement en coréen en 2011.

Mozart est né à Saltzbourg, ville qui a bâti sa renommée sur le commerce du sel. Il a des rapports assez conflictuels avec son père. C'est avec sa famille qu'il fera une tournée européenne pour faire découvrir son talent immense. La comédie musicale à succès, Mozart l'Opéra rock, connaîtra une adaptation en coréen en 2011. Lorant Deutsch aura interprété Amadeus au théâtre en 2005. Pour plus de détails, je vous invite à parcourir la page Wikipédia consacrée à l'artiste.

Encore une fois, vous aurez deux énigmes cette semaine pour le prix d'une. La première est signée Denis qui va bientôt pouvoir prendre ma place s'il nous pond des énigmes aussi bien ficelées et vachardes juste ce qu'il faut. Allez, c'est parti !

Énigme de Denis :

J'ai débuté par la pétanque en doublette. Mon partenaire était un grand spécialiste du carreau et il nous est arrivé de provoquer une vraie boucherie chez nos adversaires.
A la suite de beaux succès ensemble, je décidais de prendre mon envol seul et de partir à l'étranger où je finis 4e. Ce fut pour moi une résurrection.
De retour en France, à Paris, je devins jockey et mon cheval me donna beaucoup de bonheur.
Mes fiançailles pendant la guerre de 14-18 furent laborieuses.
Je pris quelques années après une balle dans la tête. Je fus sauvé mais on ne put jamais me l'extraire. Cet incident déclencha un vrai bordel dans ma vie.

Mon énigme du mardi :

Pas pêcheur pour deux sous, c'est pourtant bien le produit de la pêche qui me resta en travers de la gorge.
Ma première grande fête faillit tourner court et je dus m'exiler peu après.
Contrairement à ce que ma promotion pourrait laisser croire, je ne suis pas dentiste.
N'est pas japonais qui veut.

Vous avez le choix entre une énigme accessible et facile (la mienne) et celle, plus retorse, si, si, de mon ami Denis ! Réponses comme d'hab par mail ou sur ma page FB, en Mp uniquement. Bonne chance aux participants !

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lundi 23 avril 2012

La BD du Lundi : Matt et Higgins



J'ai achevé la lecture / relecture / rerelecture des 3 tomes existants de Matt et Higgins, datant respectivement de 2003, 2004 et 2005 et réédités en ce pluvieux mois d'avril chez Max Milo. A ce titre, c'est très intéressant d'avoir lu Des Bêtes avant Matt et Higgins car la trilogie, à mon sens, pose vraiment les bases de ce que sera l'univers des Bêtes dès 2007. D'ailleurs, certains gags auraient pu se retrouver dans les deux séries comme celui où on voit différents insectes glisser le long d'une paroi en gros plan avant que le champ ne s'élargisse, montrant le chien Higgins uriner sur un tronc d'arbre sur lequel se trouvaient jusqu'alors les petites bébêtes. Bref, on lit Matt et Higgins, que dis-je, on dévore Matt et Higgins, et on se dit vraiment que la série Des Bêtes est une évidence dans la carrière de François Roussel.





Higgins est typiquement le genre de chien qui se trouve où on ne l'attend pas et surtout où on voudrait qu'il ne soit pas. Enfin ses maîtres surtout. Le jeune Matt n'est également pas le dernier à souffrir des "bêtises" de son chien mais il est surtout bien content d'avoir un compagnon plutôt barré pour faire les 400 coups.

Higgins fait un peu penser à Garfield par son côté sans gêne parfois même destructeur (Essayez de priver Garfield de ses lasagnes et Higgins de ses chocolats) et par l'aspect parfois très absurde des situations mais, au final, la comparaison s'arrête là, d'autant que le chien ne dispose pas de la parole. Le tour de force de François Roussel est d'avoir créé une sorte d'univers parallèle où Higgins, par le biais de ses cauchemars, n'en mène pas large alors que ça reste quand même une petite "terreur" le reste du temps.





Matt n'est pas en reste et le duo qu'il forme avec Higgins me fait parfois penser, en moins trash quand même (quoique...) à l'excellente série Andy et Gina de Relom. Là encore, c'est un avis tout personnel, le genre de réflexion que je me suis surpris à avoir en lisant ces 3 tomes. En tout cas, je me suis régalé et surtout le plaisir n'a cessé de croître au fur et à mesure de ma lecture. Je me souviens d'un tome 2 particulièrement fendard. Comme souvent dans l'oeuvre de Roussel, poésie et émotion ne sont jamais bien loin lors de quelques gags plus intimistes. Et le potentiel de relecture est important. C'est vrai que c'est un critère dont je parle souvent mais il n'y a rien de pire pour moi qu'une BD dont on se dirait au bout d'une unique lecture qu'on en a fait le tour.




Je vous vois venir avec vos gros sabots. "Tu n'es pas objectif". "Tu parles de François Roussel tout le temps". "Tu copines pour être bien vu et avoir tes dédicaces". "Tu ne te sens plus péter depuis qu'on voit ta tête sur son blog" et patati et patata... Jaloux, va ! Oui, Matt et Higgins est une série que j'adore et je suis bien content de mes achats. Et je peux le prouver messieurs-dame : voici quelques planches glanées sur le site Amazon qui vous permettront de vous faire une idée. Chanceux que vous êtes ! Le premier gag renvoie justement aux cauchemars d'Higgins dont je parlais tout à l'heure. Ils sont d'ailleurs assez nombreux sur cette thématique et certains sont particulièrement drôles.




Les parents n'interviennent qu'assez rarement dans Matt et Higgins, d'une part parce qu'ils ne sont pas les personnages principaux et d'autre part parce que François Roussel n'a jamais caché qu'il aimait surtout dessiner des animaux et pas tellement les humains. Mais quand ils interviennent, c'est souvent hilarant. J'adore ce gag où les mots dépassent la pensée sous l'effet d'une grosse contrariété.




Voilà typiquement le gag culte pour moi. Pas un mot et pourtant tout est dit. J'adore ça et le côté "avant / après" me fait hurler de rire. Higgins ou la force dévastatrice mais tranquille. Terrible ! 




Un gag qui tient sur une case. Un splash comme disent les américains. Du texte juste ce qu'il fait, un effet comique garanti. On sent qu'il y a du vécu derrière tout ça. Le genre de gag que je peux connaître par coeur  et revoir à foison.

Que rajouter ? Laissez-vous tenter, vraiment ! Matt et Higgins jouit ici d'une réédition amplement méritée. Longue vie à eux !

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dimanche 22 avril 2012

La Fiction du Dimanche : Thundercats 2011


(cliquez pour agrandir)

Vingt-six ans après, Cosmocats (Thundercats en VO) fait son grand retour et revisite l'ensemble de l'histoire d'origine en repartant de zéro. Pour l'occasion, les personnages ont eu droit à un petit lifting pas franchement heureux à mon sens mais enfin, on les reconnait et c'est bien le principal. Quand même rageant qu'avec un tel chara-design d'origine, l'équipe se soit sentie obligée de faire ces réajustements physiques pas nécessaires. Au niveau animation, c'est correct mais pas transcendant. Evidemment, les ralentissements si fréquents en 1985 ont disparu. L'ensemble est fluide mais ne surprend jamais. Pire, comme à la grande époque de Goldorak notamment, certains plans identiques sont réutilisés, parfois quelques secondes après seulement. A un moment, les Thundercats, assiégés, ripostent par des lancers de milliers de flèches. A chaque salve, c'est la même scène qui revient. Vu les progrès réalisés dans l'animation ces 30 dernières années, on se dit que le procédé fait vieillot et paresseux. Voilà pour les quelques réserves. Fâcheuses mais pas rédhibitoires.

Parce que l'ensemble est bigrement passionnant. La preuve, je consacre déjà un billet à cette version Thundercats 2011 alors que je n'en ai vu que deux épisodes. Oui, l'histoire passionne. Passé un premier épisode déjà fort séduisant qui pose les bases de l'ensemble et où les personnages se rappellent à notre bon souvenir (Pauvre Snarf qui est encore moins beau que dans la version de 1985, comment ont-ils fait ?), le deuxième est un petit bijou d'action avec ses morceaux de bravoure et une dramaturgie qui va crescendo jusqu'à l'apparition du vilain de service, le terrifiant Mum-Râ ! La série s'offre même le luxe de distiller ci et là quelques clins d'oeil historiques bienvenus. Je crois aussi que la grande force des Cosmocats version 2011 est d'avoir été pensé comme une série TV et non comme une série animée classique. Finis les épisodes individuels et répétitifs. Là, on sent qu'on est parti pour une histoire au long court avec une vraie construction scénaristique propre à tenir en haleine sur la durée. J'espère simplement que les promesses nées du visionnage de ces deux premiers épisodes se confirmeront au gré des épisodes. 

Je précise que je regarde Thundercats en VO sous-titrée et que c'est plutôt une bonne chose. Car, mais c'est là encore un avis tout personnel, Cosmocats 1985 était l'une des rares séries animées de l'époque dont le doublage m'insupportait plus qu'autre chose. Les "Snarf, snarf, snarf" de Francis Lax m'horripilaient et il y avait un méchant qu'ils avaient affublé d'un tel cheveu sur la langue que je ne comprenais jamais ce qu'il disait. Bref, le doublage US fait davantage dans la sobriété et ça me convient tout à fait ! 

Bon, vous m'excuserez mais moi, j'y retourne ! Histoire de voir si Thundercats tient la distance sur la durée. Si c'est le cas, on aura alors là un futur incontournable ! 

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samedi 21 avril 2012

Le Dessin du Samedi


(cliquez si vous êtes fou à ce point)


Il y a deux semaines, lors des Rencontres BD de Gruissan, j'ai vécu un long et pénible moment de solitude, assorti du pire dessin qu'il m'ait été donné de faire. Vous présenter ça après les compliments de Denis sur mes dessins, c'est dur vous savez ! 

Pendant que je conversais gaiement avec l'ami François Roussel qui me faisait de jolis dessins (je vous renvoie aussi à son CR sur son blog où Nath et moi sommes mis en avant de manière très sympathique), Nath s'est rendue à un atelier caricature pour les enfants et adultes de 7 à 77 ans. En fait, c'est un atelier gratuit où le public (essentiellement des enfants quand même) est censé apprendre à se dessiner et repartir avec la caricature en question. Nath s'est beaucoup amusée. Après tout, c'est le principal dans ce genre de petite manifestation bon enfant qui n'a d'autre but que de divertir entre deux séances de dédicaces.

Après que Nath eut fini, elle est venue me montrer le résultat, toute contente de son oeuvre (Comprenez par là qu'il est hors de question de jeter l'oeuvre en question) et m'a demandé de m'y coller aussi. Après moult refus, grognements, froncements de sourcils, soupirs et j'en passe, me voilà assis à une table en face de trois gamins d'une dizaine d'années. Et face au prof bien évidemment qui commence à me demander de dessiner des points à certains endroits de la feuille. Ces points, intelligemment reliés, devraient donner le contour de ma petite tête. Ensuite, tout y passe : les sourcils, les yeux, le nez, la bouche. A chaque fois, je dois tracer d'un point A à un point B imaginaires afin d'obtenir le résultat escompté. Autant dire que, aussi souriant soit le caricaturiste animateur, ça me barbe vite. Tiens, la barbe, parlons-en justement. "Faites-moi du poil", qu'il me dit, je veux du poil !". Je ne sais déjà plus où me mettre. S'il y avait un trou de souris, je me glisserais dedans.

A la fin, l'artiste regarde le travail des artistes en herbe et corrige, à grands traits façon Jean-Pierre Blanchard (Vous savez, celui qui passe chez Sébastien et qui peint de grands portraits d'artistes célèbres avec ses mains). De dos, ça fait un peu savant fou de le voir gesticuler dans tous les sens, mais bon, il gomme le plus gros des imperfections et vous voilà donc propriétaire de votre caricature. Moi, avec la gueule que j'avais, mal rasée de surcroît, il a rajouté "Wanted" en tête du dessin. Quand je vous disais que ça avait été un long moment de solitude...

Mais ça a fait plaisir à Nath et, vu que j'avais mes BD dédicacées dans une poche plastique et que j'étais tout content de mes retrouvailles avec François Roussel, j'ai décidé de prendre ça à la rigolade. D'ailleurs, cette activité n'était bien évidemment pas à prendre au sérieux. Ça a aussi fait passer un petit moment qui m'aura permis de susciter la sympathie des parents présents autour de leurs gamins.

Quand je pense que je vais devoir garder ces deux dessins pourris... Bâââââââh ! ! ! 

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vendredi 20 avril 2012

La Loterie du Vendredi : Les 10 mots de Nath

(Photo : François Golfier)


Cette fois, c'est Nath qui s'y colle ! Je lui ai soumis les 10 mots suivants (barrière, embrouilles, passion, labyrinthe, gâterie, paillasson, pizza, simagrées, gastéropode, courir) et voilà le texte que ces mots lui ont inspiré : 

Léopold

Lucas était assis derrière la fenêtre du salon et regardait la pluie tomber. Tout était fin prêt, il ne manquait plus qu'une éclaircie.
-Lucas, tu penseras à mettre tes bottes !
-Oui, m'man.
-Tu as bien prévu la bâche plastifiée ?
-Pfouiiii, souffla le garçonnet. Vivement un rayon de soleil ! 
Son voeu ne tarda pas à s'exaucer.
Lucas sauta dans ses bottes, saisit son sac à dos puis ouvrit la grande porte. Il scruta le ciel et fit un large sourire.
-A tout à l'heure, m'man !
Il savait où se diriger : tout droit vers la mare. Là, c'est certain, il en trouverait par dizaines.
-Surtout, ne dépasse pas la...
-Barrière, oui je sais m'man.
Ah cette fichue barrière ! Si seulement il ne l'avait pas franchie un an auparavant, ça aurait évité les embrouilles ! 

C'est précisément à cette époque qu'il avait commencé à observer la nature et ses petits habitants rampant, voletant, sautillant... Il partageait alors cette passion avec Paulette, sa grand-mère. Cette dernière, illustratrice de renom, lui avait inculqué les rudiments du dessin. Quand il était en vacances chez elle, ils passaient des heures allongés dans l'herbe à observer  et à coucher sur papier scarabées, coccinelles, gendarmes... Très rapidement, Paulette eut la vue qui faiblissait. Elle continuait d'accompagner son petit-fils mais n'était plus en mesure de reproduire quoi que ce soit. Lucas en fut très attristé et lui promit de continuer à dessiner ces petites bêtes, même si elle ne pouvait plus être toujours à ses côtés.

Un jour, Lucas demanda à sa grand-mère de lui écrire une liste de prénoms de personnes qu'elle avait côtoyées ou aimées et décida qu'il les attribuerait désormais à chacune des petites bêtes qu'il reproduirait. Cette idée amusa beaucoup la vieille dame. Il y eut ainsi Gaspard le lézard, Armelle la coccinelle ou bien encore Gaston le papillon. Car oui, Lucas mettait un point d'honneur à ce que prénom et nom de bébête riment forcément. Et il prenait de plus en plus d'assurance. Jusqu'à ce fameux jour.

C'était un après-midi où il avait jeté son dévolu sur une grenouille. Au moment où il s'était approché d'elle, elle s'était mis à bondir, de gauche à droite, avant de franchir la barrière et de s'enfoncer à travers le champ de maïs du voisin. Lucas s'en amusa et la poursuivit avec un filet à papillons. Il finit par finalement l'attraper, le temps de réaliser son petit croquis. Mais lorsqu'il la relâcha, il se rendit compte qu'il s'était bien trop éloigné et qu'il avait grand peine à retrouver son chemin dans ce labyrinthe végétal.
Alerté par les cris du garçonnet, le voisin était parti à sa recherche et c'est un Lucas bien penaud qu'il ramena bientôt à ses parents. C'est ainsi que Lucas décida d'appeler son dessin, Fripouille la grenouille. Oui, Fripouille n'était pas sur la liste de grand-mère mais le batracien farceur méritait bien un tel surnom ! 

Aujourd'hui, il savait qu'il ne risquait rien. Et pour cause ! Il avait choisi de compléter sa collection par... un escargot ! Il n'eut pas de mal à en trouver un, énorme, juché sur une pierre. Lucas effectua alors son rituel : il étendit soigneusement la bâche plastifiée afin de s'allonger dessus et d'être ainsi à la hauteur de l'animal. Puis il sortit crayons et feuille de papier de son sac à dos. Qu'il avait l'air fier cet escargot ! Il dressait ses antennes et semblait prendre la pose, pour le plus grand bonheur du petit garçon. Une fois son oeuvre terminée, Lucas sortit une feuille de salade en guise de petite gâterie qu'il déposa devant son modèle.

Il remballa ses affaires et prit le chemin du retour en sifflotant, l'air satisfait.
-A table ! cria sa mère en le voyant arriver de loin.
Lucas se mit à courir cahin-caha avec tout son attirail et franchit la porte d'un air triomphant.
-Et le paillasson, Lucas, c'est fait pour les chiens ? Pose moi tout ça et déchausse toi immédiatement ! N'oublie pas de te laver les mains.
Tout le monde était à table. Lucas s'installa à son tour.
-Qu'est-ce qu'on mange ?
-De la pizza aux escargots, gloussa Sylvain, son grand frère.
Lucas, stupéfait de prime abord, prit un air dégoûté. 
-Lucas, arrête tes simagrées, s'écria le père, tu vois bien que ton frère te chambre. Tu sais bien que maman a fait cuire un poulet rôti, comme tous les dimanches ! 
Le garçonnet jeta un regard en coin à son frère, hilare et le repas se poursuivit dans la bonne humeur.

Une fois le dîner achevé, Lucas monta dans sa chambre, sans oublier évidemment de récupérer son oeuvre du jour. Il s'assit sur son lit, ouvrit le tiroir de la table de nuit et en sortit la liste de prénoms griffonnée par sa grand-mère. Rosalie, Edouard, Léopold et Amélie étaient les seuls qui n'avaient pas encore été attribués.
-Zut ! Aucun prénom ne finit par "o" comme escargot.
C'est alors qu'on frappa doucement . La tête de son père dépassa de l’entrebâillement de la porte.
-Alors bonhomme, que nous as-tu dessiné de beau ce matin ?... Oh ! Le bel escargot ! Quel nom vas-tu lui donner ?
-Ben justement, chais pas, soupira Lucas, y'a rien qui finisse en "o" dans la liste...

Face au désarroi de son petit, le père prit la liste des prénoms et caressa les cheveux de Lucas. 
-Ne t'inquiète pas fiston, j'ai trouvé ! Il va s'appeler Léopold, comme ton grand-père. Léopold le gastéropode. Comme ça, tu l'auras ta rime.
-Le... quoi ?
-Gastéropode. C'est la famille à laquelle appartiennent les escargots.
Le visage de Lucas s'illumina. Il était heureux. Il n'avait pas connu son grand-père mais avait passé un excellent moment avec cet escargot, il était fier de lui donner ce prénom ! 

Et ça ferait bougrement plaisir à sa grand-mère, sûr !

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jeudi 19 avril 2012

L'écrit du Jeudi : Encore un peu en vacances...

(cliquez sur les images pour agrandir)


Les vacances ne se limitèrent quand même pas seulement au festival BD de Gruissan. En fait, nous nous sommes surtout bien baladés. Ajoutez à nos périples quelques invitations d'amis à droite à gauche et vous avez grosso modo le résumé de nos 8-10 jours de vacances.




En image d'ouverture de ce billet, gros plan sur les montagnes que l'on pouvait apercevoir au loin. Nath a fait une vraie fixation sur les massifs enneigés et la photo s'imposait vraiment, tant il est rare qu'ils apparaissent aussi nettement. Il faut dire que, si on a eu beaucoup de vent, on a eu aussi beaucoup de soleil et un seul jour de pluie. Sur la deuxième photo, vous avez une idée de la distance qui nous séparait quand même de ces fameuses montagnes. C'est sur cette plage de Saint-Pierre la Mer que nous sommes venus à quelques reprises. Je me suis baigné trois fois, dont deux dans les vagues. J'étais pas dérangé, c'est sûr ! 




Dans le genre "virée synonyme de temps perdu", celles aux Cabanes de Fleury fut assez mémorable. Deux rigolos (c'est nous) à la recherche de cabanes de pêcheurs qui n'existent plus depuis la nuit des temps. Les Cabanes de Fleury, c'est surtout un "patelin" en bord de mer. Et comme on n'a pas su tout de suite comment s'y rendre, on a bien tourné en voiture. Heureusement qu'il y avait ce bateau, c'était bien l'unique intérêt du déplacement ! 




Nath a beau essayer de faire croire à qui veut bien l'entendre que l'Oeil Doux est à une bonne heure de marche de Saint-Pierre la Mer où nous passions la semaine, ne vous laissez pas dissuader : c'est à 10-15 minutes de marche tout au plus. Enfin, l'accès au parking. Ensuite, il faut marcher un peu plus pour arriver aux abords de l'Oeil Doux et encore davantage pour y descendre. Endroit on ne peut plus célèbre depuis qu'un corps y fut découvert dans ses eaux vert émeraude, il y a quelques mois. Pas de quoi décourager les nombreux touristes qui y plongent abondamment en été. Un site que nous avions arpenté il y a plus de 10 ans avec Nath et que nous avons revu avec plaisir. Bonne marche, température agréable, soleil, rien à dire.




Là, on amorce la descente. Rien de bien compliqué, même pour les types sujets au vertige comme moi, mais faut quand même regarder où on marche. Et puis, il n'y avait pas foule donc je pouvais y aller à mon rythme mollasson.





Hop, mission accomplie ! Il n'y a pas à dire : l'eau du gouffre de l'Oeil Doux, c'est plus joli vu d'en haut. D'ailleurs, nous sommes vite remontés. Regardez nos deux belles têtes de vainqueurs... c'est marrant, ça me rappelle un film...




Dans la semaine, nous nous sommes rapprochés de Narbonne, invités par des amis. Nous avons fait un petit crochet vers l'abbaye de Fontfroide. Mouais. Ça ne vaut pas les 9,50 euros demandés à l'entrée, surtout que le prix impose une visite guidée d'une heure à l'issue de laquelle il nous est demandé de... ressortir de l'abbaye ! ! ! On ne peut même pas profiter des lieux, revenir dans les pièces visitées. Bref, une petite déception quand même et un site qui a vraiment cédé aux affres du bassement commercial. Un peu dommage quand même. Heureusement qu'on nous a invités. Parce que ça ne les vaut pas. Les 9,50 euros par tête de pipe. Tu en penses quoi, Francine ?




Nous avons aussi passé une belle journée à Gruissan en fin de semaine. Gruissan que nous pensions connaitre "de fond en comble" alors qu'une partie même du site nous était complètement inconnue. Là, nous avons fait une vraie grosse balade et j'ai été bien inspiré de prendre les bonnes chaussures. Il y avait un sacré vent mais quel plaisir que cette découverte ! 




Gruissan toujours. J'ai toujours été émerveillé par le spectacle des nuages surtout quand ils ont cet aspect cotonneux. Il y en avait partout et c'était encore plus vrai lorsque nous primes le chemin du retour vers Saint-Pierre en voiture.

Voilààà... Tout ça est assez loin maintenant ! Mais ce fut une belle semaine dont nous avons profité pleinement. Tout a une fin mais, de toute façon, on n'aurait guère pu faire plus. Oui, vraiment, une belle semaine ! 

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mercredi 18 avril 2012

La Gueule du Mercredi : Mark Weber

(cliquez pour agrandir)


Comme un fait exprès, c'est pile poil le jour où je vous parle de Mark Weber que Nath se chope une crevaison. Une putain de vis et des frais supplémentaires dont on se serait bien passé. Déjà que ça chiffre, une voiture, niveau budget...

Mark Weber est probablement le gars actuel en F1 pour lequel j'ai le plus de sympathie et de respect. Il n'est pas champion du monde, il a connu des débuts franchement mitigés en F1, il n'a "que" 7 victoires au compteur à son actif et pourtant c'est quelqu'un que j'adore regarder évoluer. Quand je pense qu'en 2010, il pouvait prétendre au titre de meilleur pilote... Enfin, c'est comme ça...

Je n'ai d'ailleurs jamais compris que Sébastian Vettel, son coéquipier, ne s'entende pas avec lui, d'autant plus que l'allemand a toujours été dans la position du n°1 chez Red Bull. Tout le monde dit que Vettel est sympa mais ça ne me saute pas aux yeux. Personnellement, Weber me semble bien plus intéressant humainement, droit dans ses bottes.

J'aime surtout, bien évidemment, le Mark Weber pilote. L'attaquant. Celui qui foire quand même pas mal ses départs (son vrai talon d'Achille selon moi) mais qui vous fait de ces remontées dont lui seul a le secret. On oublie parfois à quel point c'est un excellent pilote, incisif, rapide, technique et un fin stratège.

Son avenir chez Red Bull n'est pas assuré au delà de 2012, face à la montée des jeunes aux dents longues. Mais je ne crois pas que cela l'inquiète outre mesure. Mark Weber n'a pas vraiment de plan de carrière. Quand la F1 ne voudra plus de lui, il s'éclipsera à son image. Discrètement. D'ici là, qu'il nous régale encore quelques temps avec sa conduite toute en panache et sa personnalité atypique sur le circuit.

Un autre qui n'en finit pas de nous régaler, c'est DIEV. Son Weber est superbe. Merci Sébastien ! 

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mardi 17 avril 2012

L’Énigme du Mardi



L'énigme de mardi dernier était... l'Inspecteur Gadget ! Bravo à Denis et Nath pour leur perspicacité ! On fait vite fait le tour des indices qui n'étaient guère compliqués, sauf un qu'il valait mieux écarter d'entrée mais dont on pouvait vérifier la véracité une fois l'énigme trouvée. Car bien malin celui qui aurait pu savoir préalablement que le mot Penny faisait référence à un prénom, celui de la nièce Sophie dans la version originale. Pour le reste, je suis livré tout en un faisait allusion à la flopée de gadgets dont est affublé le célèbre inspecteur, je ne manque pas de chien se référait à Finot, toutou sans peur et sans reproche qui sauvait toujours son maître des pires situations. Enfin, son patron, le chef Gontier, lui amenait toujours son ordre de mission sous la forme d'un billet explosif. Forcément, Gontier finissait toujours par exploser en même temps que ledit message.

Nath a décidé cette semaine de vous soumettre à son tour une énigme, mais vu que je l'ai résolue en 20-30 minutes, ça ne devrait guère poser de difficultés à Denis la flèche, l'homme qui trouve les réponses aux énigmes plus vite que son ombre ! Du coup, je m'y suis attelé aussi et ce n'est donc pas une mais deux énigmes que vous aurez ce mardi pour le même tarif ! On y va ! 

Enigme de Nath : 


Artiste mondialement connu, ses origines ne manquent pas de sel et les relations avec son père sont assez pimentées.
Il se fait rapidement connaître lors d’une longue tournée européenne.
On parle régulièrement de lui à la radio, parfois à la télé et au cinéma et plus récemment au théâtre en 2005.
Enfin, sa vie est adaptée musicalement en coréen en 2011.

Enigme de votre serviteur : 

Parfois un peu injustement "oublié" par rapport aux pointures auxquelles je donnais la réplique, j'ai heureusement été réhabilité à deux reprises par le sieur Mitchell. 
Un périple en vélo me mettra face à certaines réalités qui détermineront mes convictions politiques.
Très tôt dans ma carrière, j'arrive à un croisement et me retrouve en pleine lumière.
Passez votre chemin si vous avez une infirmité. Sinon vous tomberez de haut ! 
Un nombre ? 6800.

A vous de jouer ! (Réponses par mail ou par MP via FB, comme d'hab !)


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lundi 16 avril 2012

La BD du Lundi : Des Bêtes en pagaille à Gruissan !




Ah ! Quel plaisir que celui d'avoir revu le talentueux François Roussel lors des Rencontres BD de Gruissan 2012. François Roussel est, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas ou qui auraient raté le billet que je lui avais consacré sur mon ancien blog il y a 3 ans, l'heureux papa de la série "Des Bêtes". Une série que j'ai découverte en 2009 et qui en est déjà à son 5e volume, "Nés pour courir". Je vous recommande également chaudement son blog, forcément répertorié dans mes blogs amis.




Il faut être courageux quand on est dessinateur. Surtout lors des festivals. Surtout quand un gars mal rasé et à la mine patibulaire vient s'asseoir en face de vous avec sa pile de BD. Ah, mon correcteur d'orthographe m'informe qu'il ne faut pas de "h" à patibulaire. Ça avait de la gueule pourtant. Bon, pas de "h" alors ! 




François en pleine dédicace. Un plaisir de le voir dessiner. On a même pu discuter alors que je ne suis pas forcément toujours à l'aise dans ce type de manifestation. Les gens autour, la peur de dire des choses un peu convenues du genre "J'aime beaucoup ce que vous faites". Mais bon, en même temps, j'aime beaucoup ce qu'il fait, François Roussel, alors je ne vais pas dire qu'il est nul juste pour faire original ! 





François dans ses oeuvres. Ici, il me dessine un superbe Professeur Iota (Faut vraiment que j'arrête de l'appeler Maître Iota, mais quand même, avouez que c'est confusant !). Pardon ? Vous ne connaissez pas le professeur Iota ??? Houlà, mais c'est une lacune à combler d'urgence, ça, messieurs-dames ! Hop, Iota, c'est par ICI ! (cliquez sur les 3 premières vignettes). Absolument fendard et décalé comme j'aime ! 




Allez, je ne résiste pas à l'envie de vous présenter mes dédicaces. Enfin, les siennes. Enfin, je ne sais plus. Les dédicaces, c'est un terme pour celui qui les réalise ou celui qui les reçoit ? Breeef, voici donc les zolis dessins réalisés par François Roussel à mon attention. C'est bien simple : Désormais, tous les ouvrages de François que je possède sont dédicacés ! Je peux enfin me la péter en société. Il était temps à quelques jours de ma quarantaine vieillissante. Donc, voici un chat pour illustrer, en 2009, mon tout premier volume "Des Bêtes". C'était à Gruissan, déjà.




Toujours en 2009, toujours à Gruissan, une petite coccinelle pour Nath sur une des pages du tome 2. Une petite bébête qui, tout comme Nath, ne ferait pas de mal à une mouche. A un puceron, je ne dis pas, mais à une mouche, non.




C'est sur cette photo de famille que s'était achevée ma première rencontre avec François en 2009. Pas la peine de vous demander qui est qui. Le dessin s'imposait de lui-même, forcément et je l'aime beaucoup.




En 2012, on prend les mêmes et on recommence. Retrouvailles plus qu'attendues avec François Roussel et sa charmante compagne qui a aussi fait le déplacement. Cette fois-ci, c'est carrément 5 dédicaces que je ramènerai dans ma besace. Petit tour d'horizon avec, pour commencer, pour illustrer le tome 4 de "Des Bêtes", un professeur Iota. Le jour où les petites saynètes de ce drôle de personnage auront l'honneur mérité d'une sortie papier, je me rue dessus ! 




Pour le dernier volume en date des Bêtes, Nath a demandé un âne. Je précise afin qu'on ne dise pas que c'est moi, hein ! Pfff, c'est quoi cet âne qui n'avance pas ! Hue, coco ! Coco, coco ? Ça me dit vaguement quelque chose. Un poil cucul si je me souviens bien...




François Roussel soigne ses bons clients ! Hop, un petit cadeau en prime ! Plaisanterie mise à part, je le remercie très chaleureusement pour sa disponibilité et sa patience car il m'aura consacré beaucoup de temps. Cinq dédicaces sur une journée, c'est énorme. Les deux premières m'auront permis d'être à jour dans ma collection "Des Bêtes". Mais il y en a eu 3 autres...




Car avant Des Bêtes, François Roussel avait crée la série Matt et Higgins. Or, son éditeur actuel Max Milo a eu la riche idée de ressortir l'intégrale des 3 tomes existants. Du coup, ni d'une ni de deux, je fonce ! "Des Bêtes" avait été un vrai coup de coeur et il n'y a pas de raison que le charme n'opère pas pour Matt et Higgins. On retrouve une nouvelle fois le professeur Iota (Il faut dire que j'ai beaucoup insisté auprès de François pour dire à quel point j'aimais ce personnage) avec un Higgins un tantinet indélicat. Heureusement que le professeur prend ça avec le sourire ! 




Tome 2 de Matt et Higgins et on retrouve le professeur Iota qui nous pique un petit footing de bon matin ! Ou alors il cherche désespérément un moyen de sortir de ces foutues pages de séances de dédicaces ! A moins qu'il soit attendu pour la 4e planche de ses aventures sur le blog de l'artiste. Pardon ? De quel message subliminal tu me parles, François ?




On clôt cette incroyable journée de beaux dessins par celui du tome 3 de Matt et Higgins. Je voulais un orque parce que je savais que François dessinait vachement bien les orques. Ça a de la gueule, non ? Je ne voudrais pas être à la place du jeune Matt. Il lui faudrait un miracle du genre "T'as du bol, je viens de déboulonner le professeur Iota juste avant et j'ai comme un poids sur l'estomac". Ou un truc du même tonneau. Parce que sinon, aie, aie, aie ! 

Allez, c'est tout pour aujourd'hui. Lundi prochain, zoom sur Matt et Higgins ! Forcément. 

Et... Un grand grand merci François !

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