samedi 24 mai 2014

Adieu Monsieur Poirot



Après 70 enquêtes télévisuelles tirées des nouvelles et romans d'Agatha Christie le mettant en scène, le célèbre détective belge a tiré sa révérence. Mercredi dernier, TMC diffusait l'ultime enquête inédite de Hercule Poirot et je n'aurais pas manqué ça pour rien au monde. Pourtant, je n'ai vu qu'une infime partie de la série TV qui existait quand même depuis 1989. Mais à chaque fois, je suivais l'intrigue avec plaisir. Il faut dire que David Suchet campe Hercule Poirot avec un immense talent et que la voix française si inimitable de Roger Carel (simplement remplacé par  Philippe Ariotti dans les cinq derniers épisodes pour cause de retraite bien méritée) rend le personnage immédiatement identifiable.

Pour son baroud d'honneur, Hercule Poirot a bénéficié d'une intrigue aux petits oignons. On a beau savoir qu'il ne survivra pas, Agatha Christie ayant choisi de faire disparaître ce personnage qu'elle ne supportait plus, on est captivé de bout en bout par une histoire où, plus encore que d'habitude, les apparences sont trompeuses. Poirot, malade et mourant, a particulièrement à cœur de démêler les fils de cette ultime affaire où la vérité a un prix qui l'obligera même à s'investir plus que d'ordinaire. A ses côtés, le fidèle Hastings (toujours impeccable Hugh Fraser) livre une composition parfaite. A noter que, dans le but évident de boucler la boucle, la romancière avait fait revenir Hercule Poirot sur les lieux de sa toute première affaire.

Je n'étais pas un inconditionnel de Poirot. J'aimais beaucoup mais pas au point de suivre avec assiduité les enquêtes du détective à la moustache. Mais cet ultime tour d'honneur m'a bouleversé (j'y suis même allé de ma petite larme, voilà, c'est dit) et m'a donné envie de combler mes lacunes. Et, quitte à me répéter, je tiens vraiment à souligner le travail extraordinaire de David Suchet, véritablement habité par le rôle. Tellement investi aussi que l'acteur londonien avait personnellement tenu à ce que toutes les aventures de Poirot soient adaptées pour la télé. Un degré d'implication qui n'est pas étranger au succès de la série.

Hercule Poirot est mort dans un final d'exception. Et ça, c'est assez rare pour être signalé. Actuellement, les retardataires peuvent voir cet ultime épisode en replay sur TMC. A ne vraiment pas rater. Que vous suiviez la série ou pas.

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jeudi 22 mai 2014

Albator 2013



Un peu pressé par l'enthousiasme débordant de mon ami Jean-Louis qui avait adoré le film (et un peu moins par tous ceux qui l'avaient éreinté), je me suis enfin décidé à visionner Albator version 2013. Bon, il y a un peu de tout dans ce film d'animation, du bon et du moins bon mais, autant être clair tout de suite, j'ai passé un très bon moment. Hop, quatre "bon" dans la même phrase, qui a dit que je savais écrire ?


Déjà, le film est visuellement époustouflant hormis deux trois réserves (les membres de la coalition Gaia aux visages pas très naturellement animés et de très rares passages qui font plus cinématiques de jeu vidéo). Je craignais vraiment d'être déçu à ce niveau là et toutes mes craintes se sont envolées tellement c'est beau. La mise en scène dynamise aussi beaucoup le propos, et l'aspect de l'Arcadia, bien plus impressionnant que dans les versions animées, renforce le sentiment de puissance de son charismatique leader.


Je ne vais pas m'étendre sur le pitch du film. En gros, la Terre est désormais aux mains d'une coalition qui empêche tout nouvel entrant. Albator va devoir lutter contre ces ennemis mais, ce faisant, on va également se rendre compte que le capitaine a aussi à coeur de réparer un cataclysme qu'il a provoqué malgré lui.
Le scénario n'est pas mauvais en soi mais il a tendance à se complexifier inutilement malgré un synopsis de départ pourtant limpide. 


Après, il y a les regrets du fan d'Albator que j'étais. J'ai toujours très nettement préféré Albator 78 à Albator 84, avec les Sylvidres, maléfiques femmes plantes. Du coup, quand j'ai vu que le "méchant" de service adorait la botanique, je me suis mis à rêver à une expérience qui tournerait mal et qui donnerait naissance aux Sylvidres de la première version. Hélas, rien de tout ça, on est quand même davantage dans l'esprit de la seconde série, rien de rédhibitoire mais dommage. Avis personnel bien évidemment.


Du point de vue casting, on reprend vite ses marques même si de nombreux personnages ont connu un lifting souvent heureux. J'ai été ravi de retrouver Alfred, l'amateur de modèles réduits dans la version animée, sous un aspect plus mature mais toujours bien barré et dont certaines mimiques m'ont fait penser à certains personnages de Miyazaki dans Porco Rosso notamment. Et que dire de Nausicaa émoustillante à souhait dans sa combinaison moulante ? Je n'en suis toujours pas revenu. Tochiro n'a pas été oublié non plus, essence même de l'Arcadia. 


Bref, l'esprit de la série a été parfaitement respecté bien que modernisé. Après on adhère ou pas à la version 2013 mais ce qui est certain, c'est que cet opus a bénéficié d'un soin tout particulier et surtout d'une fluidité que je craignais un peu de ne pas retrouver tant l'art de l'animation 3D est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Après, on peut regretter un certain manque d'âme lors de deux ou trois passages qui se veulent touchants mais qui peinent justement à émouvoir. Peut-être la seule vraie limite des techniques d'animation actuelles. Du coup, on peste un peu de ne pas ressentir les choses telles qu'on le devrait ou voudrait.


En bref, points positifs : 
-une réalisation haut de gamme
-Nausicaa à tomber
-l'esprit respecté
-le plaisir de retrouver tout ce petit monde
-une modernisation globalement bienvenue


Points négatifs : 
-un scénario qui ne plaira pas à tout le monde et un poil alambiqué. 
-des plantes, des plantes... mais pas de Sylvidres ! ! ! 
-un manque d'émotion malgré des efforts louables
-on est plus dans l'esprit d'Albator 84 que d'Albator 78
-la voix VF d'Albator


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mercredi 14 mai 2014

Bilan de mes séries 2013-2014


Puisqu'on ne va quand même pas passer tout le mois de mai en mode country, j'ai décidé de faire aujourd'hui un tour d'horizon des séries regardées cette année 2013-2014 puisque la majorité d'entre elles a vu sa saison en cours s'achever ou en passe de l'être.


Excepté 24 qui a démarré sa 9e saison début mai. On a beaucoup parlé de ce come-back de Jack Bauer plusieurs années après son épilogue. Un retour séduisant sur le papier mais qui, pour ma part, peine à convaincre au bout des 3 premiers épisodes d'une saison qui en comptera 12 et non 24. Alors certes, la machine est bien huilée, on est en terrain connu même si Jack a quitté les USA pour l'Angleterre comme nouveau terrain de jeu. Certes, les acteurs sont au diapason et on est bien content de voir certains choix de casting, notamment le retour du vétéran William Devane. Pour le reste, ceux qui connaissent la mécanique 24 ne seront pas surpris, ce qui est à la fois la force mais aussi la grosse faiblesse de la série. Nul doute que l'intrigue aura son quota de rebondissements plus ou moins tarabiscotés mais le temps nous dira si cela suffira à nous passionner. Pour l'instant, je dirais juste divertissant mais pas indispensable. J'attendais quand même plus de ces retrouvailles.


Ma série préférée du moment dont la 1ere saison vient de se terminer dimanche soir aux USA. Une saison maîtrisée de bout en bout, riche de perspectives pour la suite. L'extraordinaire James Spader justifierait presque à lui seul le visionnage de The Blacklist, l'histoire de ce fugitif recherché par toutes les polices et qui décide de se rendre pour aider le FBI dans sa recherche des plus grands criminels. Bien évidemment, rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît et l'intrigue est forcément à tiroirs mais la qualité est vraiment au rendez-vous sur la durée. Reste à savoir si l'excellente impression se confirmera en saison 2 et si les scénaristes en ont encore sous le pied après une telle saison 1. Par contre, compte-tenu du phrasé bien particulier de James Spader pour ce rôle (l'accent n'est pas le même mais l'exercice fait immanquablement penser à Timothy Oliphant alias le Marshall Givens dans Justified), il est très conseillé de voir The Blacklist en VOSTFR.




Crisis est une série de 2014 en cours de diffusion et qui est déjà annulée, comprenez par là qu'elle n'aura pas de saison 2 une fois que les 12 épisodes de la saison 1 auront été diffusés. Un ancien de la CIA qui cherche à se venger de son directeur pour de multiples raisons enlève plusieurs dizaines d'adolescents, tous fils de grandes pointures gouvernementales (diplomates, ministres et même Président des USA), cherchant ainsi à pousser les parents influents à commettre des actes irréparables pour servir sa cause. Rien de bien original malgré un premier épisode séduisant, l'intrigue est redondante et ne se renouvelle pas, le jeu des acteurs franchement inégal, malgré le plaisir de retrouver Gillian "Scully" Anderson mais aussi (et c'est surtout cette curiosité là qui m'a donné envie de voir Crisis) Fred Dryer qui avait peu tourné depuis sa grande époque Rick Hunter (série qui a d'ailleurs pris un sacré coup de vieux soit dit en passant). Sitôt vu, sitôt oublié mais je verrai quand même les 4 épisodes en attente de diffusion.


Aaaah, Dallas ! Toute une période pour moi ! Donc difficile de dire du mal d'un tel phénomène qui m'aura bercé des années entières. Malheureusement, la version moderne est très en deça de la qualité de son modèle et cette saison 3 (qui devrait être la dernière vu l'effritement des audiences, il faut l'espérer) ne déroge pas à la règle, surtout que Larry Hagman n'est plus là et que, malgré Patrick Duffy et Linda Gray, l'aspect nostalgie ne fonctionne plus. Les intrigues sont téléphonées, traînent en longueur, assorties d'effets musicaux pénibles visant à nous faire croire qu'il y a un regain de tension toutes les 5 minutes. Aucune idée novatrice, Sue-Ellen est toujours saoule, Southfork est en flammes mais on avait déjà vu ça dans la série originelle. On a même eu droit à un semblant de scène saphique invraisemblable histoire de faire un buzz tout relatif. Bref c'est du grand n'importe quoi qui prouve que Dallas était vraiment la série à ne pas déterrer. Comme je suis faible, je vais regarder jusqu'au bout mais franchement, et c'est un fan de la première heure qui le dit, c'est très mauvais. 


Justified continue son bonhomme de chemin et, pour cette saison 5, se permet même de nous offrir un final en tous points réussi. Car jusqu'à présent, si j'avais bien une petite réserve à formuler, c'était sur la façon parfois curieuse qu'avaient les scénaristes de boucler leur intrigue lors du dernier épisode. Là, le terrain est prêt pour une saison 6 ultime qui promet d'être explosive entre le Marshall Givens (Timothy Oliphant) et Bo Crowder (Walton Goggins). C'est une bonne chose que l'intrigue se recentre un peu sur eux en fin de saison, même si le bad boy de la cuvée 2014, Darryl Crowe Jr (Michaêl Rapaport) est un personnage vraiment à la hauteur d'une intrigue solide. Bref, Justified tirera sa révérence en 2015 comme l'avait prévu son créateur Graham Yost qui ne souhaitait pas d'une série dont on tirerait trop sur la corde. Ce qui devrait nous assurer un final grandiose mûrement réfléchi et excellemment écrit. On croise les doigts ! 


Mentalist est à quelques jours de la diffusion US du dernier épisode de la saison 6 et sera, contre vraiment toute attente, reconduite pour une ultime saison 7 qui pourrait ne comporter que 13 épisodes au lieu des 22 habituels. Que dire ? La série peine à se renouveler, pas aidée en cela par le manque d'intérêt de son créateur Bruno Heller ou par sa programmation US hasardeuse depuis deux ans. Le choix très étrange de cette saison aura été de résoudre l'énigme John le Rouge, véritable fil rouge de la série depuis ses débuts, à mi-saison. Une décision incompréhensible d'autant que cette résolution n'était pas bien passionnante. Ensuite, c'est un peu la vie de Patrick Jane sans John le Rouge que l'on nous sert. Et si le premier épisode de cette nouvelle vie est savoureux, introduisant notamment le personnage de Kim Fisher (séduisante Emily Swallow), le reste est bien plus convenu. Rigsby et Van Pelt sont pour ainsi dire sacrifiés, tant ils apparaissent peu, et lorsqu'ils sont enfin au centre d'une intrigue qui se tient, on nous sort un happy end indigeste complètement injustifié. Bref, la pertinence de ce renouvellement m'échappe car pour moi on a fait le tour du Mentalist. A moins que...


Walking Dead saison 4 m'aura laissé une drôle d'impression. Hormis quelques épisodes forts (celui consacré à Hershel ou celui où Carole doit faire un choix crucial), je me suis quand même pas mal ennuyé. En même temps, pour suivre en parallèle la BD dont la série est très librement inspirée, il n'y a pas grand chose à reprocher à cette saison. Un faux rythme presque nécessaire qui met en avant la psychologie des personnages et qui dilue certaines zones d'ombre. Des bases intéressantes posées en vue d'une saison 5 prometteuse. Mais quand même... Soit le goût de la déception est quand même là, soit je me lasse un peu du phénomène. Je verrai la suite mais je n'éprouve aucune hâte, ce qui est déjà un élément de réponse en soi.


Juste deux mots pour terminer sur la série "Revenge" dont j'avais suivi avec une assiduité un peu paresseuse les deux premières saisons, malgré le plaisir de retrouver la toujours épatante Madeleine Stone. Pour cette saison 3, j'ai tenu 2 épisodes avant de lâcher pour de bon. Une série victime de son succès et qui enchaîne des intrigues sans intérêt pour justifier sa durée. Le pitch de la vengeance s'essouffle, les audiences baissent et pourtant Miss Emily Thorne aura sa saison 4. J'ai quand même vu par curiosité le final de la saison 3 et c'était pas mal foutu. Je crois que je vais faire pareil pour la prochaine saison, voir le 1er et dernier épisode et en rester forcément à l'essentiel. Puisqu'il y a tant de superflu dans cette série décidément bien mineure.

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lundi 5 mai 2014

Fête Western en Périgord Noir...


Comme annoncé sur FB, c'est Nath qui a carte blanche aujourd'hui pour ce billet country. Je vous laisse donc en sa compagnie. Précision : toutes les photos de cet article © Patrice Lesaque. Merci à lui ! 


Dimanche 27 avril 2014 - 10h00 : malgré un temps plus qu'incertain nous quittons Périgueux, direction "Le Got", petit bourg à 10 min de Belvès, ambiance "Far West" en plein Périgord Noir...
Voilà plusieurs mois que j'avais mis une croix sur le calendrier. Au programme : bal CD, concerts country, cirque équestre, scène Western, démonstrations de lasso, taureau mécanique, spectacle amérindien... la journée était prometteuse !! 



Il y a en a même un que j'ai réussi à convaincre et qui en a profité pour se mettre dans la peau d'un parfait "Westerner" en ressortant la "panoplie" achetée au festival de Mirande il y a une dizaine d'années ce qui lui a valu d'être mis en boîte par le photographe officiel de la manifestation, excusez du peu !!

Le pauvre, ne pratiquant pas la "Country", il a trouvé le temps long...et je tiens à le remercier de m'avoir accompagnée et d'être resté jusqu'au bout malgré les intempéries à répétition...

Personnellement, j'étais surtout venue pour danser et écouter la musique et j'ai été servie !! Heureusement, toute cette partie avait lieu dans la salle des fêtes, à l'abri ...



Entre 12 et 14 heures, nous avons d'abord assisté au récital de "Chris Bakehouseman" : un artiste qui chante aussi bien qu'il joue de la musique, très impressionnant , un peu dans le style "Johnny Cash". 


 

Certains n'ont pas pu résister à l'envie d'exécuter quelques pas de danse pendant que d'autres prenaient des forces en vue du bal qui s'annonçait (sandwichs, frites, pâtisseries maison, crêpes:...)


Et à 14h00 , entrée en scène des "Rusty legs" !! Un groupe vraiment génial, très sympathique et qui "envoie" ! On a eu droit à tous les styles country, beaucoup de danses que je ne connaissais pas mais c'était un vrai régal de les observer sur scène et juste écouter leur formidable prestation.

Et puis grâce à mes "anti-sèches" accrochées à la ceinture, je pouvais dégainer à tout moment ! 
(3 soirées de révision en amont quand-même car à chaque chanson correspond une choré spécifique...)



Aux environs de 15h00, de nouveaux danseurs arrivaient, il fallait réduire la longueur des pas pour partager la piste...sans parler des personnes qui venaient juste assister au concert : la salle était remplie !
Alors que dehors...les bourrasques de vent faisaient retourner les parapluies et la bâche du taureau mécanique...autant dire qu"il n'y avait pas foule...

Bien sûr, on a eu le plaisir de danser sur les incontournables "All shook up" / "Cannibal stomp" / "Leaving on Liverpool" / "A devil in disguise" / "Jambalaya" / "Fais dodo"...: ambiance garantie !


En parallèle, il y avait les animations "Western" dehors ou sous chapiteau :


Le "Laurora Circus" : cirque animalier et surtout équestre durant 1/2 heure, 3 spectacles différents très bon enfant (j'ai juste vu le premier en fin de matinée) .




La compagnie "Spered an Avel" : spectacle de chevaux amérindiens, manipulation du lasso...

Et une scène Western :





Nous avons quitté les lieux vers 18H30, dès que les "Rusty legs" nous ont salués...journée bien remplie ! 

A l'origine de cette immersion dans le Far-West : les "Hot Peppers" (association de dance country de St Cyprien). Chapeau pour toute l'organisation et merci pour votre légendaire bonne humeur et vos succulentes pâtisseries !

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