lundi 20 octobre 2014

Rocamadour & ses alentours



Ce week-end, histoire de couper un peu du train-train quotidien, nous nous sommes offert un petit périple de deux jours autour de Rocamadour. Et même si ce n'est qu'à une heure de chez nous, le dépaysement est garanti dès que l'on quitte la Dordogne pour le Lot. Pour l'occasion, on a fait le plein de photos (sans néanmoins arriver à la cheville de notre ami photographe mitrailleur Denis), n'hésitez pas à cliquer sur les vignettes pour agrandir.


Il était à peine 9h le samedi matin lorsque nous sommes arrivés à Rocamadour. Nous nous sommes garés sur le parking du château avant de descendre vers le sanctuaire.





Vue des hauteurs depuis le sanctuaire où se trouve notamment la basilique Saint-Sauveur. Vous voyez ce ciel bleu ?



La dimension religieuse est assez impressionnante quand on pénètre en ces lieux chargés d'Histoire. Nath s'est même fait accoster par une sœur qui lui a tenu la chandelle pendant près d'une heure.


Mon appareil photo ne me permet pas de faire de photos concluantes de nuit mais il faut s'imaginer cette même tour illuminée. Et puis les lumières s'éteignent vers les 23h. Et là on a une superbe nuit étoilée. Magique moment qui ne sera certes pas immortalisé mais que l'on n'est pas prêt d'oublier.








Après une matinée entière à déambuler à Rocamadour, nous avons déjeuné dans un restaurant d'un village proche de Padirac. L'enseigne ne paye pas de mine et n'est pas a priori idéalement placée mais la décoration intérieure a un charme fou ! Et la cuisine n'est pas en reste. L'agneau du Lot, c'est quand même quelque chose !



L'après-midi, nous sommes descendus dans le Gouffre de Padirac. Nath ne connaissait pas. Moi, je l'avais visité en voyage scolaire il y a une trentaine d'années, autant dire que je ne m'en souvenais presque plus. Très beau moment avec balade en barque et visite de salles magnifiques emplies de stalactites et autres concrétions. On a même rigolé avec d'autres touristes du fait de mon vertige (qui aura été beaucoup sollicité tout au long du week-end). Du coup, dimanche soir, j'étais aussi épuisé physiquement que nerveusement. Attention, du fait que les photos soient interdites dans l'enceinte du Gouffre, les clichés s'y rapportant ont été récupérés sur le net. Mais ceux qui ne connaissent pas auront au moins une idée. 








Nous voulions tellement nous couper de notre chez-nous le temps d'un week-end que nous nous sommes fait le petit plaisir d'une chambre d'hôte. L'endroit s'appelle la Grange de Penot et nous sommes tombés sur des gens charmants : Bruno, Véronique et leurs deux enfants qui nous ont réservé le meilleur accueil. 


Le gîte



Nous serions restés plus longtemps, nous aurions sûrement opté pour une de leurs roulottes. Il y en a 6 et toutes sont magnifiques.


Le gîte de Bruno et Véronique est un véritable havre de verdure et de paix. Ânes et chevaux y paissent en toute quiétude.



Le dimanche matin, après avoir pris congé de nos hôtes à l'issue d'un petit-déjeuner plus que copieux, nous avons entrepris de visiter les trois villages des alentours labellisés plus beaux villages de France. Autoire fut le premier d'entre eux. Mais avant de visiter le village proprement dit, nous avons tenté de nous rapprocher de sa cascade. Là, j'ai un peu crisé niveau vertige et nous avons du rebrousser chemin là où se trouve Nath car après la tournée derrière elle je n'aurais pas supporté la vue du vide sans la moindre barrière. On a appris après coup que l'accès à la cascade était de toute façon momentanément condamné. Le retour au parking fut laborieux pour moi et je crois que je n'ai jamais été aussi content de mettre le contact une fois à l'abri dans la voiture.


Les photos qui suivent concernent Autoire et Loubressac. Voilà, voilà, pas grand chose à en dire. Une occasion de plus de flâner par grand beau temps.






Cette étape n'était pas prévue mais nous avons fait un bref crochet vers le Château de Castelnau (à ne pas confondre avec le célèbre Château de Castelnaud en Dordogne). Très sympa. Du coup, on s'est restauré dans la brasserie située à l'entrée du village. Bonne surprise. Beaucoup de monde ce dimanche midi mais accueil et nourriture nickels. La cuisson des côtelettes d'agneau était parfaite ! 



Visite ensuite du dernier des trois "plus beaux villages de France" du coin : Carennac qui vaut essentiellement pour les sculptures qui ornent le dessus de l'entrée de l'église.



Retour à Rocamadour où un concert d'orgue était prévu à 16h à l'intérieur de la basilique. Nous n'avons rien vu venir (merci les organisateurs !) donc nous nous sommes consolés avec une glace prise à la terrasse d'un café. Voici la vue que nous avions juste en face.



Dernière photo de Rocamadour avant de nous en retourner chez nous


Sur le trajet du route, une bâtisse dont on ne sait absolument rien mais on a trouvé ça sympa. Voilà ce que l'on pouvait dire de notre petite escapade sur deux jours. Une fois à la maison, on était épuisés. Épuisés mais heureux. Bonne fatigue et bon we.

.

vendredi 3 octobre 2014

Retour aux sources ?


Plus le temps passe (et il passe vite le bougre !), plus l'idée d'un retour en Aveyron fait son chemin.
Je n'ai jamais caché un certain mal du pays depuis que je suis en Dordogne mais celui-ci ne fait que s'accentuer. Après, il ne faut pas se mentir, si j'avais un travail qui me plaise, je m'en accommoderais quel que soit l'endroit où je me trouve. Mais en ne travaillant pas, le poids d'une Dordogne qui me reste désespérément étrangère m'écrase de plus en plus.

Il y a quelques années, je vous aurais dit que je pouvais m'adapter partout, que je n'avais pas de racines. D'ailleurs on peut considérer que je ne suis qu'un aveyronnais d'adoption puisque je n'y suis arrivé qu'à l'âge de 4 ou 5 ans. Mais au final, l'Aveyron ce fut 25 années assez marquantes avec de vrais bons moments qui ont englouti les rares déceptions. Je m'y sens chez moi. J'y ai mes repères, mes amis, mes lieux familiers.

Je n'y suis pas né mais dans ma tête un retour de ma part aurait des allures de retour au pays. Avec l'envie d'y retrouver ma place, de m'investir, de me projeter.

Bien sûr, les choses ne sont pas toujours aussi simples qu'on le souhaiterait. Avant d'espérer revenir, je vais déjà devoir trouver un emploi à distance, ce qui n'est jamais très aisé. Le trouver et essayer d'avoir des garanties sur le long terme car je ne peux pas tout quitter ici sans perspective professionnelle sérieuse. Ensuite, il nous faudra entreprendre le déménagement à proprement parler. Un déménagement qui serait pharaonique vu le bordel que je me trimbale. La maison en Aveyron qui ne pourrait être qu'une location de toute façon, du moins à court ou moyen terme, devra être aussi vaste que celle que nous avons ici et idéalement plutôt isolée vu que je me suis rendu compte que mon besoin de paix et de tranquillité devenait presque viscéral.

Il faudrait ensuite que rapidement Nath soit en mesure de me suivre et de trouver un poste. Sur le principe, elle est tout à fait partante bien qu'elle soit un peu plus attachée à la Dordogne que moi. Elle adore son boulot actuel mais avec la crise notamment, elle n'a aucune garantie que, professionnellement, les choses ne s’aggravent pas. Bien évidemment, comme elle jouit d'une certaine stabilité, c'est à moi de d'abord trouver la perle rare en Aveyron niveau boulot avant qu'elle puisse envisager de me rejoindre.

Et de ce côté-là, rien n'est simple non plus. J'ai un profil administratif et littéraire, je suis passionné par l'écriture. J'ai envie de mettre ces aptitudes là au service d'une municipalité ou d'une association. Ou de travailler depuis chez moi pour des éditeurs ou des sites Internet au niveau rédactionnel (écriture, retouches, corrections). Peut-être aussi œuvrer auprès de personnes souffrant d'analphabétisme. Alors oui, j'ai un profil qui n'est pas nécessairement très porteur en ces temps de crise mais je ne veux plus m'éparpiller. Je veux prendre du plaisir, retrouver de l'enthousiasme et le transmettre à d'autres. Je veux m'investir sans compter pour un travail qui me tiendrait vraiment à cœur. Je veux croire que c'est possible.

Vous l'aurez compris, un retour au bercail n'est pas forcément pour tout de suite mais quand même cela tournerait presque à l'obsession à présent. Je sens que les prochains mois seront déterminants.

Il est grand temps de rentrer chez moi.

.