mardi 7 juin 2016

Le mardi, c'est l'énigme !



Pas de vainqueur cette semaine. Faut dire que j'ai voulu changer radicalement de thématique et que je me suis plus compliqué la tâche qu'autre chose. Mais comme l'énigme n'était pas tordue pour autant, voici le rappel des indices pour ce métier ancien à trouver : 

Malgré mon nom, on commence toujours par faire le contraire.
Je suis médaillé en quelque sorte
Ma naissance occasionna quelques frais qu'il fallut combler
Quand on manque à mes devoirs, ce n'est pas perdu pour tout le monde
Mon amplitude horaire est conséquente.

Le résultat de l'énigme est un clin d’œil à mon ami François-Marie puisqu'il fallait trouver le métier... d'allumeur de réverbères ! 



On a beau être allumeur de réverbères, la première chose à faire, en arrivant tôt le matin, est de tout éteindre. Les journées commençaient tôt et se terminaient tard et ceux qui exerçaient ce métier ingrat au niveau des horaires (entre autres contraintes) avaient tout intérêt à avoir un travail à côté en journée. Et gare aux absences ! Dans le cas, c'est le surnuméraire qui récupère les 3 francs de la journée ! C'est un métier qui occasionna des frais à ses débuts puisqu'il fallut équiper les villes, d'abord de lanternes puis de réverbères. C'est à cette fin que fut créée une taxe : l'impôt de boues et lanternes. Enfin, pour perpétuer le souvenir de cette nouvelle évolution, une médaille fut frappée avec cette légende :  "Urbis securitas et nitor" (la sûreté et la sécurité de Paris). 

Allez, c'est reparti pour un tour ! Nouveaux indices, nouvelle énigme et une semaine pour la résoudre ! Good luck  pour cette incursion  dans l'univers du cinéma ! 

Je n'ai pas eu à me cacher lorsque la septième fut la bonne
Les déchets ? Très peu pour moi qui suis attaché à mon patrimoine
A mes débuts, ce fut un vrai festival ! 
Mon alter ego de cinéma m'accompagna à huit reprises. D'autres me furent fidèles à 5.
En 2012, je n'ai pas dédaigné croquer dans la pomme
Je ne manquais pas de mémoires pour signer mon plus gros succès

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lundi 6 juin 2016

Zoom sur Roland-Garros 2016




Roland Garros cuvée 2016 vient de s'achever. Le cru, parasité par la pluie et quelques forfaits de marque (Federer puis Nadal), s'annonçait bien médiocre mais heureusement, les deux dernières journées apportèrent du sang neuf inespéré.

Je ne suis pas un adepte du tennis féminin, encore moins du double que je trouve d'un rasoir pas possible en retransmission TV, mais ce dimanche matin, comme beaucoup, j'étais devant mon écran pour assister à la victoire de la paire "Kiki" Mladenovic et "Caro" Garcia. Une victoire qui aura mis du temps à se dessiner (3 sets) mais incontestable tant elles ont su conclure avec autorité pour écrire un nouveau chapitre (et quel chapitre !) de leur histoire. J'ai été touché par leur bonheur intense à l'issue de la balle de match, par leur complicité indéfectible, par les mots qu'elles ont eu l'une pour l'autre. Par leur charme aussi, je dois bien l'admettre. Car elles sont vraiment agréables à regarder évoluer sur un cours de tennis. Au final, elles m'auront fait chavirer en même temps que tout le public du central. C'est pour moi le meilleur moment de la quinzaine, c'est dire ! Quand on voit ce qu'elles arrivent à faire depuis seulement quelques mois, avec cette coupe de Roland-Garros comme point d'orgue, on peut se mettre vraiment rêver à des lendemains encore plus radieux. Bravo les filles ! Et, pour rester dans le double, un coup de chapeau pour Nicolas Mahut qui devient 1er de la discipline malgré un parcours assez décevant à Roland. Une distinction méritée au vu du parcours spectaculaire en double de l'angevin et de son complice Pierre-Hugues Herbert, depuis le début de l'année.


Autre temps fort : le passage de Novak "Nole" Djokovic dans une autre dimension. Il était déjà en orbite à des hauteurs stratosphériques mais cet après-midi il a ajouté une nouvelle page à son histoire et à celle de son sport. Après s'être refusée à lui à trois reprises au profit de Nadal (deux fois) et Wavrinka (une fois), la Coupe des Mousquetaires a fini par lui revenir à la quatrième tentative au terme, il faut bien l'avouer, d'une finale sans grande saveur où aucun des deux joueurs (Djoko et Murray) n'a su envoyer du lourd en même temps que son adversaire. Djokovic franchit donc un vrai palier, d'autant qu'il réalise aussi un Grand Chelem sur deux saisons, ce que des Federer ou Nadal n'ont pas réussi à accomplir. Désormais détenteur de 12 titres du Grand Chelem, il revient à deux longueurs de Nadal et Sampras, mais surtout il n'est pas utopique de le voir déloger, d'ici un à deux ans, le Maître Federer de son trône, du haut de ses 17 titres. Cette perspective ne m'enchante pas, du fait que je considère vraiment Federer comme le maestro du tennis, mais après tout les record sont faits pour être battus. On verra bien ! 


Dernier vrai grand rayon de soleil de la quinzaine : le sacre de l'espagnole Garbine Muguruza après une finale toute en maîtrise face à la presque insubmersible Serena Williams qui devra attendre pour rejoindre sur les tablettes du tennis féminin l'allemande Steffi Graf et ses 22 titres du Grand Chelem. Avec une agressivité inversement proportionnelle à la douceur qu'elle dégage, Garbine ne s'est pas embarrassée de détails pour tailler sa route et elle avait visiblement bien appris de ses erreurs de jeunesse lors de sa première finale en Grand Chelem l'an dernier à Wimbledon, déjà devant la cadette des soeurs Williams. Vu qu'elle n'a que 22 ans, qu'elle se montre très ambitieuse lors de ses interviews et qu'elle est, contrairement à la plupart de ses compatriotes, multisurfaces, on devrait la revoir très vite dans le dernier carré. En attendant, elle est désormais 2e mondiale derrière... Serena Williams.




Voilà pour les "bons points". J'aurais pu en trouver d'autres, comme la poussée des "jeunes" loups Tiem et Goffin, comme le parcours plus qu'honorable de Gasquet qui a calé en quart, non sans avoir disputé deux sets d'anthologie contre Murray avant de dévisser. Ou comme la joie d'avoir revu, ci et là, le toujours très sympathique et souriant "Guga" Kuerten, triple vainqueur à Paris. Mais comme la quinzaine n'a pas non plus été très folichonne, en dépit de sa conclusion, pas la peine de trop épiloguer dessus.

Il faut dire que la pluie a joué les trouble-fête, obligeant notamment les joueurs et joueuses du bas de tableau à jouer plusieurs jours d'affilée dans des conditions parfois dantesques. Cela n'a pas empêché le commentateur de France 2, Laurent Luyat, de s'offusquer que l'on puisse faire jouer des rencontres hors périodes de retransmission télévisée, privilégiant ainsi, selon lui, les spectateurs aux téléspectateurs. Un comportement puéril vu qu'au bout d'un moment il fallait simplement essayer de faire jouer le plus de matches possibles en fonction des aléas de la météo et certainement pas de ceux de la programmation TV. Les caprices du temps se sont également faits ressentir au niveau de la fréquentation du tournoi. Si les finales ont fait le plein, celles des hommes surtout, le manque à gagner risque d'être conséquent. C'est sûr qu'offrir des places à des pontes qui ne se déplacent pas, ça contribue pas mal à l'aspect clairsemé de certaines tribunes.





Je termine sur un coup de gueule, un carton rouge contre le toujours plus pathétique et horripilant Nelson Monfort. Tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, il intervient toujours quand il ne le faudrait pas, pour poser ses questions insipides (toujours les mêmes depuis des années sans jamais se remettre en question) à des joueurs qui ne le supportent plus. Point d'orgue des problèmes occasionnés par le manque de tact de cet ersatz de journaliste sportif lors de la finale hommes de ce dimanche : Andy Murray, en plein match, est entré dans une colère noire quand il a vu Nelson l'indélicat s'approcher du box de son staff. Si la réaction du joueur écossais a pu paraître poussive à certains, surtout que les accès de colère de Murray ont été légion toute la quinzaine, les réactions sur les réseaux sociaux ont été unanimes : marre de Nelson Monfort ! Du coup, Andy a pu compter sur le soutien de nombreux internautes. Pas suffisant, sans doute, pour que Nelson soit privé de Roland-Garros l'an prochain, ou de sport tout court, mais il est quand même permis de rêver, non ?