lundi 28 novembre 2011

Break




Epistol'Arts fait un petit break cette semaine ! Bonne semaine à tous et à lundi prochain !

dimanche 27 novembre 2011

La Fiction du Dimanche : La vie de David Gale




Les films dont on n'attend pas grand chose sont-ils finalement les meilleurs ? J'ai décidé au dernier moment de regarder ce film sur je ne sais plus quelle chaîne de la TNT, probablement attiré par le casting et le duo Kevin Spacey et Kate Winslet. Le fait que Alan Parker (Angel Heart, Midnight Express) soit aux commandes de ce thriller "engagé" (condamnation de la peine de mort au Texas) n'était pas pour me déplaire.

Bref, je n'en attendais rien et je me suis laissé emporter par cette histoire, prenante de bout en bout, jusqu'à sa conclusion, terrible et implacable, que je ne révélerai pas ici. J'ai même pensé à un moment qu'il s'agissait d'une histoire vraie et que le David Gale du film avait réellement existé, ce qui, après vérifications, ne semble pas être le cas.

David Gale est un ancien professeur de philosophie, militant très actif au sein d'une association contre la peine de mort. Nous sommes au Texas qui reste l'état le plus emblématique de la peine de mort aux Etats-Unis. Gale se retrouve accusé de viol et de meurtre, par un nébuleux concours de circonstances. Condamné à mort, il n'accepte de tout raconter qu'à Bitsey Bloom, journaliste intègre qui n'aura de cesse de démêler le vrai du faux pendant les trois jours qui précèdent l'exécution. 

Alan Parker brouille les pistes dès le départ mais ne fait jamais dans la surenchère. Résultat, le spectateur ne sait trop que penser et c'est bien là le but recherché. Puis, progressivement, les pièces du puzzle se mettent en place. La dernière ne sera dévoilée qu'à la toute fin du film. Malgré une certaine empathie que l'on voudrait avoir pour David Gale, celui-ci garde une forme de détachement, de recul, qui contribue à entretenir un certain brouillard. Coupable ou innocent ? L'important n'est peut-être pas là. Ou pas seulement.

Je n'en dirai pas davantage parce que j'espère vraiment que ceux qui n'ont jamais vu ce film sorti en 2003 se laisseront tenter par cette oeuvre forte, très intelligente dans son approche de la peine de mort. La vie de David Gale montre également jusqu'où certaines personnes convaincues de l'importance d'un combat sont prêtes à aller et à quels sacrifices elles consentent.

Dire que je n'en attendais rien... Grand film.

samedi 26 novembre 2011

Le Dessin du Samedi


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Avant toute chose, ce n'est pas une erreur de ma part : les photos sont bel et bien quasiment identiques, la seconde présentant l'avantage de voir un peu mieux la partie droite du dessin. Photos car je ne suis pas en mesure de scanner des dessins en format A3, donc désolé pour la définition moins bonne.

Ces considérations techniques mises à part,  voici un dessin qui doit remonter, je pense, aux années lycée. Je ne me souviens plus si le thème était imposé ou pas mais j'ai ici décidé de mettre en avant l'univers carcéral, entre représentations brutes et métaphores : l'acte qui conduit à l'enfermement, l'enfermement en soi,  le temps qui s'égrène, la liberté retrouvée à la fin de la peine etc. Si certaines parties ont été coloriées en noir par mes soins au feutre, l'essentiel des parties sombres du dessin est du à une feuille canson noire A3 que j'avais posée sous une feuille canson blanche, format A3 également. Ensuite, j'avais découpé sur la feuille blanche des bris de vitres, pour faire ressortir une certaine violence, une certaine noirceur (que j'ai ensuite accentuée avec l'utilisation certes modérée du rouge). Avant de coller les deux feuilles l'une sur l'autre.

Ce n'est sans doute pas un chef-d'oeuvre, mais c'est un dessin que j'aime beaucoup, suffisamment en tout cas pour ne jamais n'avoir pu me résoudre à le jeter. C'est probablement le plus ancien en ma possession. Parfois, j'aimerais bien retrouver cet élan là, ce vrai plaisir dans la création d'une composition.

Pourquoi ne pas simplement se laisser aller ?

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vendredi 25 novembre 2011

Le Vendredi en musique : Zelda Symphony Orchestra



A l'occasion de la sortie du nouveau Zelda, ce qui est toujours un petit évènement en soi, Nintendo en a profité pour fêter en grandes pompes les 25 ans d'une franchise emblématique du jeu vidéo. Plusieurs concerts symphoniques ont ainsi eu lieu un peu partout dans le monde, reprenant de manière magistrale les thèmes principaux de Zelda. Résultat : pour tout achat du jeu The legend of Zelda : Skyward Sword (en version collector ou standard), vous trouverez sans la moindre augmentation de prix un CD de 45 minutes exquises pour vos écoutilles.




Je ne le répéterai jamais assez : Zelda fait partie de ces univers cultes qui ont donné leurs lettres de noblesse aux jeux vidéo. Moi-même, je ne joue plus que très peu. Mais un nouveau Zelda est précisément ce qui fait que je ne décrocherai jamais véritablement. C'est beau, cohérent, maniable, envoûtant. Ceux qui ont encore et toujours des a priori sur les jeux vidéo devraient au moins jouer une fois à un Zelda (ou à un Mario) et imaginer la somme de travail que cela demande pour arriver à un résultat pareil. Il y a un tel respect du joueur, un tel degré d'exigence.




Et la musique n'échappe pas à cette règle d'exigence. Les musiciens sont avant tout des compositeurs hors pair. Là-aussi, on ne se rend pas forcément compte à quel point une musique est essentielle dans tout jeu de qualité qui se respecte, à quel point elle favorise l'immersion. Mais paradoxalement, l'immersion est telle parfois, que nous ne prenons pas forcément le temps de vraiment apprécier les thèmes musicaux. Avec ce CD, le problème ne se pose plus. En attendant, je vous laisse avec 11 minutes de bonheur. Allongez vous confortablement, fermez les yeux, et évadez-vous avec Zelda Symphony Orchestra. Le voyage en vaut vraiment la peine ! 


jeudi 24 novembre 2011

L'écrit du Jeudi : Quand tout bascule...



La soirée avait tout pour être belle. Les cinquante ans d'un ami. Des retrouvailles. Une jolie fête en perspective. On l'avait attendue cette soirée et on y était enfin ! 

Et puis l'apéro commence. Sangria pour certains, Ricard pour d'autres. Pour quelques uns, il s'éternise. Un groupe enquille les verres. Personne n'y prête vraiment attention mais un drame est déjà en train de se jouer. Dans la salle des fêtes, personne ne se rend compte qu'un père a décidé de donner la première cuite à son fils de 15 ou 16 ans. Il le force à enchaîner les Ricard. Lui-même est passablement éméché.

Le fils s'effondre, victime d'un coma éthylique. Le père tente de le faire vomir dans les toilettes. L'adolescent respire mais il ne parle plus et est inconscient. Le père devient agressif sans raison lorsqu'il voit une autre personne dans les toilettes et il faut plusieurs personnes pour empêcher que les deux n'en viennent aux mains. 

Finalement, la mère de l'adolescent arrivera à emporter son fils dans la voiture. Avec le plus grand mal car le père a complètement pété les plombs. Il veut désormais faire la peau du gars qu'il a trouvé dans les toilettes, allant même jusqu'à complètement oublier son propre fils qui gît dans la voiture. C'est tout juste s'il ne cogne pas sur sa femme qui tente de s'interposer.

L'ado est emmené chez une de ses tantes. Pendant le trajet, il finira par reprendre conscience et en sera quitte pour une bonne grosse nuit de décuvage. Mais ce sera vraiment passé près.

Dans la salle des fêtes, la tension est à son comble. Le père est incontrôlable et menacera à plusieurs reprises de mort l'autre individu qu'il semble avoir pris en grippe. Rien n'y fait : ni le coma éthylique de son fils, ni le traumatisme de sa jeune fille, terrorisée et en larmes devant le comportement de son père, ni sa femme qui est très vite revenue pour tenter de le calmer.

L'homme est refoulé de la salle une énième fois. Entre temps, il aura manqué de parvenir à ses fins en commençant à étrangler sa proie (A ce stade là, il n'y a pas d'autre mot) tandis que celle-ci s'emparera d'un couteau de cuisine.

L'homme est dehors mais il rôde tout autour du bâtiment dont les accès ont été fermés à clé. Bref, nous sommes tous enfermés dedans. Quand il croise l'autre à travers la vitre, il fait un signe d'égorgement de la main. La police, contactée, finira par l'appréhender et par.. le ramener chez lui ! ! ! Résultat de la soirée : d'un côté, un père alcoolique qui a failli tuer son fils, battre sa femme et qui a traumatisé sa fille, mais qui reste en liberté Et de l'autre, une mère avec ses deux enfants en sursis chez de la famille, toutes portes barricadées et qui nous dit que "le pire reste à venir".

Inutile de dire que la fête a été gâchée. Dommage avant tout pour notre hôte qui avait décidé de faire les choses en grand. Quant à moi, je n'ai jamais pu me détendre par la suite. 

Pour moi, cette personne est un monstre mais si je dis ça, le terme va probablement passer pour inapproprié aux yeux de certains. Je dis ça car je l'avais déjà employé dans mon précédent blog, dans un billet sur les violences conjugales faites aux femmes, et on me l'avait un peu reproché. C'était suite à une émission que j'avais regardée dans laquelle on parlait autant de la très difficile reconstruction de ces femmes battues que d'un hypothétique chemin vers la guérison pour leurs bourreaux. En gros, un homme violent avait probablement dans son vécu des "excuses" à son comportement, des circonstances qui faisaient que... Bref, on tentait de dédouaner la portée de leurs actes, d'amoindrir la violence physique et morale des coups. C'est très tendance et en général, ça s'accompagne d'un taux de récidive assez élevé.

Aujourd'hui, il est question d'alcool. On a tous un peu picolé, connu quelques "cuites" de prime jeunesse. Moi, le premier. En ce qui me concerne, j'ai plutôt l'alcool nostalgique ou mélancolique. Soporifique aussi mais c'est bien plus rare. De toute façon, je ne bois qu'en de très rares occasions, toujours entre amis, et je m'en porte très bien ainsi. En revanche, je n'ai pas l'alcool violent et c'est quelque chose que je ne peux excuser. Comment un mec qui se sait violent en présence d'alcool peut-il boire et se mettre ainsi en danger ? Comment un alcoolique dont on voudrait probablement faire croire qu'il "aime ses enfants" peut-il forcer son propre fils à boire à outrance, allant jusqu'à pratiquement le tuer ? Comment un être peut-il avoir une telle violence en lui pour avoir des envies de meurtre aussi bestiales alors qu'il a une famille traumatisée sous ses yeux ? On ne parle même plus d'un coup de sang, là. On parle d'un comportement animal d'une durée de plusieurs heures, d'une violence et d'une détermination inouïes.

Alors, on me dira ce qu'on veut. Qu'il est plus à plaindre qu'à condamner. Ça aussi, c'est tendance. On pourra aussi me rétorquer que je ne suis pas neutre, ma mère m'ayant moi-même également probablement sauvé d'un homme bien trop violent et menaçant pour mériter le nom de père. Mais moi, je garderai l'image de cet ado effondré sur la banquette d'une voiture pendant que son père laissait exploser sa violence. Je garderai l'image de sa jeune soeur, presque hystérique et en larmes, probablement durablement traumatisée. Je garderai surtout l'image de leur mère qui va devoir faire des choix radicaux pour elle et ses enfants.

Le pire reste à venir. C'est elle qui le dit.


mercredi 23 novembre 2011

La Gueule du Mercredi : Alain Souchon

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Je ne vous dis pas la pression que j'ai aujourd'hui ! Mon ami Sébastien a en effet annoncé sur son blog que mon article était excellent, rien que ça ! Et s'il n'est pas bon, mon article, comment je fais, moi ? Hein, hein ?

J'ai demandé à Seb s'il pouvait me dessiner, non pas un mouton, mais bel et bien un Souchon ! Regardez-moi ce résultat ! C'est simple, j'en bave tellement c'est beau ! Avec Jean-Louis, ça me fait deux gars énervants qui m'aident à faire de ce blog ce qu'il est chaque semaine. Superbe réussite Seb, merci !



Alain Souchon, c'est tout d'abord un nouvel album "A cause d'elles" où il partage les chansons de son enfance, celles que lui chantait sa mère et qui lui auraient donné envie de devenir chanteur par la suite. Un album concept donc, porté par l'inédit Le jour et la nuit, véritable invitation au rêve et au voyage. Un album rafraîchissant dans lequel les dessins de Sempé font merveille. Il faut dire qu'avec l'éternel gamin qu'est Souchon, le dessinateur nous renvoie à ses plus belles heures, celles où il nous émerveillait avec Goscinny et le Petit Nicolas.

Après, on ne peut s'empêcher de penser que Souchon s'est montré un peu chiche. Entre une nouvelle version de J'ai dix ans (qui s'y prête, d'accord, mais quand même...) et une autre de Menphis Tennessee, l'unique inédit Le jour et la nuit et les dix autres classiques sélectionnés par Souchon, on arrive péniblement à 34 minutes. De bonheur, certes, mais bon, nous n'aurions pas rechigné devant quelques morceaux supplémentaires. En attendant un vrai nouvel album ! 




Pour le reste, j'ai toujours beaucoup aimé Alain Souchon. 67 ans et pas une ride dans la tête. Doux rêveur qui sait en même temps mettre de si jolis mots sur les maux de la vie. Toujours les yeux qui brillent. Et cette improbable dégaine du gamin qui traverse les époques en toute décontraction et qui nous touche inlassablement. Le gars toujours content d'être là, profondément humain et généreux avec son public.

Et puis un site Alain Souchon forcément fidèle à l'artiste. Il y en a des choses à voir et à faire quand on pénètre dans l'univers doux rêveur de Souchon. On peut même prendre du Souchon ici et là, une belle moustache, une guitare si on le souhaite, quelques oreilles d'âne, pourquoi pas... et créer son fond d'écran personnalisé, comme je l'ai fait juste ci-dessus. Franchement, elle est pas belle la vie ?  



Une partie des fonds récoltés par la vente de l'album A cause d'elles sera reversée à la Ligue contre le cancer. En attendant de savoir si vous aurez l'album sous le sapin le 25 décembre, je vous laisse avec le premier extrait, l'inédit Le jour et la nuit. Souchon et son équipage vous invitent au voyage et vous auriez bien tort de vous priver ! 


mardi 22 novembre 2011

Le Mardi, Jean-Louis nous fait une toile

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Je profite d'un très probable court instant de répit dans ma panne informatique pour enfin vous présenter la toile hebdomadaire de Jean-Louis. Comme à l'accoutumée, je le laisse vous en parler d'abord et on se retrouve ensuite ! 

"Ceci était au départ un vieux dessin à la gouache datant des années 90, de 1997 précisément. Il s'agit ici d'une version retouchée infographiquement car je ne possède plus l'original qui était plein de tâches d'humidité. Je me suis inspiré de l'époque où la sonde Mars Global Surveyor s'est posée sur la planète rouge. Les retouches ont été faites avec Corel Painter 9 et les éclairages avec l'extension Lensflare. Il s'agit d'une expédition sur Mars comme je me l'imagine dans plusieurs dizaines, voire centaines, d'années."

Je suis très content ce mardi car c'est une création de Jean-Louis que je découvre quasiment en même temps que vous. Je n'ai jamais été très intéressé par la conquête de l'espace, ce n'est pas quelque chose qui me passionne. On a beau dire, avec raison, que je suis rêveur, je n'en reste pas moins cartésien. Je sais que je n'irai jamais sur Mars et que, s'il y a d'autres planètes vivables que la notre dans un autre système solaire, toute une vie ne suffirait pas pour s'y rendre.

En revanche, j'aime beaucoup la composition de l'ensemble. Ce côté Mars planète pas franchement hospitalière, avec ses mini-tornades, son aspect rocheux désertique.. il y a un petit rendu apocalyptique pas déplaisant, bien que peu engageant. Ce côté seuls au monde aussi, pas très réjouissant et un peu pesant.

Une belle réussite, quoi ! Une de plus...


lundi 21 novembre 2011

La BD du Lundi : L'encyclopédie des Schtroumpfs



Je sais, je vous ai déjà schtroumpfé des Schtroumpfs en long, en large et en travers. Après la superbe réédischtroumpf du Schtroumpfissime, les drôlement schtroumpfantes figurines de chez Fariboles dont je vous rebats les schtroumpfs, zoom aujourd'hui sur la très belle encyclopédie consacrée aux petits bonhommes bleus. 

Elle était sur la liste des "BD" que je comptais me schtroumpfer d'ici la fin de l'année. Je n'ai pas pu attendre bien longtemps, d'autant qu'elle est déjà entre mes mains depuis le 5 novembre. L'ayant préalablement feuilletée, je craignais qu'elle ne soit réservée à des petits schtroumpfs, mais non, les grands schtroumpfs, dont je suis, se régaleront aussi. Car si la mise en page est très colorée, très aérée, le texte est des plus pertinents mais toujours très accessible.

J'étais un peu schtroumpf grognon en constatant que la rédaction de cet ouvrage avait été confiée à un américain, Matt Murray. Certes, les Schtroumpfs sont un véritable phénomène là-bas, surtout grâce à la série animée des studio Hanna Barbera (256 épisodes dans les années 80), mais bon, on est quand même dans le registre de la BD franco-belge ! (Je ne schtroumpferai pas de commentaires sur le film moche comme tout sorti cette année en 3D puisque je ne l'ai pas schtroumpfé, mais bon, je n'en schtroumpfe pas moins ! Il faut vraiment s'appeler Jean-Louis pour vouloir se le schtroumpfer en Blu-ray)




Bref, j'avais peur que Matt Murray ait une approche trop éloignée de l'univers de Peyo et j'avais tort. L'auteur est doué, très respectueux de l'esprit schtroumpfé par Peyo. On réapprend certaines choses, on en découvre d'autres, l'ouvrage est très agréable à regarder, riche d'anecdotes et d'informations diverses. Rien n'est oublié, de la genèse des schtroumpfs et leur première apparition dans Johan et Pirlouit au succès planétaire des petits hommes bleus, en passant par une galerie complète des personnages, une biographie poussée de Peyo, l'évocation de la série animée de 1981, les produits dérivés et l'évolution des Schtroumpfs après la disparition prématurée de leur papa. 

Vous l'aurez compris : l'ouvrage est complet et foisonne d'illustrations en tous genres. Ne vous laissez pas rebuter par une mise en page faussement enfantine (qui colle très bien à l'univers des Schtroumpfs d'ailleurs) car le propos est réellement intéressant et globalement exhaustif.

D'un point de vue tout personnel, je suis schtroumpfement content de mon achat ! 


dimanche 20 novembre 2011

La Fiction du Dimanche : JAG

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JAG (Judge Avocate General) est une série américaine diffusée entre 1995 et 2005 aux USA. Elle donna lieu en 2003 au spin-off NCIS. Elle fut créée par le très prolifique Donald P Bellisario (Magnum, Supercopter, Code Quantum, NCIS...) qui avait lui-même servi dans la Marine pendant 5 ans. Il était donc idéalement placé pour raconter les aventures du capitaine de corvette Harmon Rabb (David James Eliott), pilote de l'aéronavale américaine qui devient conseiller juridique auprès du JAG, suite à une déficience visuelle l'empêchant de piloter. On suit essentiellement (mais pas seulement) les procès militaires qui se tiennent sous la juridiction commune de la marine et du corps des marines des Etats-Unis. 

Le rôle de l'armée, la guerre, les traumatismes qui en découlent, l'importance de la famille unie et du père sont des thèmes récurrents chez Bellisario. Il y a l'obsession du père disparu de Harm dans JAG. Dans Code Quantum, le héros tente, par de multiples voyages dans le temps, de retrouver sa famille. Thomas Magnum est un ancien combattant de la guerre du Vietnam. Le thème du traumatisme est omniprésent dans la série. Il faut se rappeler qu'en 1980, année de création de Magnum, les séquelles de cette guerre étaient encore bien présents dans la société américaine. Les vétérans étaient très mal perçus et le sujet n'était pas traité à la télévision et au cinéma.



Je suis un peu passé à côté de JAG lors de ses premières diffusions et je ne la découvre véritablement que maintenant, à raison de deux épisodes par jour, sur France 4. Autour de Harm, personnage central, on a le lieutenant-colonel Sarah "Mac" MacKenzie (très séduisante Catherine Bell), l'Amiral AJ Chegwidden (excellent John M Jackson) et l'enseigne de vaisseau Bud J Roberts Jr (Patrick Labyorteaux). Les grades des personnages principaux évolueront sans cesse au fil des épisodes, sauf celui de l'Amiral qui prendra sa retraite à l'issue de la 9e saison. Des personnages secondaires plus ou moins inspirés se relaieront tout au long du show.



C'est une série que j'aime bien, divertissante bien qu'assez prévisible dans ses ressorts dramatiques. On n'échappe pas aux sempiternelles histoires de coeur entre les divers protagonistes qui, si elles sont loin d'être indispensables, ont au moins le mérite de parfois dégoupiller des intrigues plus sombres. Le personnage Bud J Roberts a par ailleurs un côté assez crispant dans les premières saisons, bien desservi, il est vrai, par le doublage peu inspiré de Luq Hamet qui en fait un personnage bien plus benêt qu'il n'est en réalité, bien qu'il manque cruellement de confiance en lui. Heureusement, vers la moitié du show, Pierre Laurent prend le relais et lui donne une voix bien plus mature, tandis que le personnage prend plus d'épaisseur au fur et à mesure qu'il prend du galon.

Bref, JAG est une série où l'on ne s'ennuie pas, et où on prend même un certain plaisir, mais que l'on a tendance à oublier sitôt vue. D'une longévité exemplaire de 10 saisons, tout a pourtant failli s'arrêter à l'issue de la première, quand la chaîne NBC a jeté l'éponge, faute d'audiences satisfaisantes. Heureusement, CBS a racheté la série, tout en la remaniant plus ou moins profondément, avec le succès que l'on sait.


vendredi 18 novembre 2011

Le Vendredi en musique : Joe Cocker



En août 1997, Joe Cocker sort l'album Across from midnight qui sera l'un de ses albums les plus populaires, suivi d'une tournée magistrale. A cette époque, j'aime déjà beaucoup ce que fait le monsieur et je garderai, je pense,  toujours ce petit frisson en entendant la voix cassée du grand Joe.  D'ailleurs je dois bien posséder actuellement les deux-tiers des 21 albums de l'artiste.

Si j'ai par la suite comblé mon retard et si je connaissais bien évidemment ses reprises incontournables (With a little help from my friends, Unchain my heart, You can leave your hat on...), ce sont véritablement les albums Night Calls en 1991 (et le titre phare du même nom) et surtout le suivant Have a little faith en 1994 (avec Summer in the city et le méconnu mais superbe Out of the blue) qui me font vraiment suivre la carrière du talentueux Joe Cocker. En 1994, je m'offre un petit plaisir et je vois pour la première et unique fois à ce jour Joe Cocker en concert, à Limoges. Je suis devant les barrières et Joe et ses musiciens, juste derrière. Je ne peux pas être mieux placé. Un grand souvenir.

En 1997, l'album Across from midnight se classera à la deuxième place des ventes en France, porté par le succès du premier extrait N'oubliez jamais (4e du Top 50 de l'époque). Le clip ci-dessous a également eu son heure de gloire puisque Joe Cocker y apparaissait en compagnie de... Catherine Deneuve.



Personnellement, j'avais été très emballé par la reprise d'un tube de Bob Marley, Could you be loved. Je trouvais l'ensemble porté par la voix de Joe extrêmement puissant et c'est toujours avec beaucoup de plaisir que je la réécoute, toutes enceintes dehors, forcément. Je vous laisse avec le clip dont j'ignorais jusqu'à l'existence jusqu'à ce jour.



Pour terminer, voici ce que je considère comme étant la plus belle chanson de cet album. La chanson s'appelle That's all I need to know et c'est un titre pour lequel Nath et moi partageons le même engouement. Je me demande même si on ne l'avait pas programmé pour notre mariage. En même temps, vous vous en fichez probablement et vous avez bien raison ! Allez, je vous laisse avec Joe Cocker... D'ailleurs, ne dit-on pas "The Joe must go on" ?

jeudi 17 novembre 2011

L'écrit du Jeudi : Amitiés douces et... screugneugneu



Novembre version 2011 est vraiment un mois exquis. Le temps est doux, les températures clémentes et les amitiés ont un goût de reviens-y très agréable. 

Depuis quelque temps, je savoure ces amitiés comme jamais. Il y a les amitiés évidentes mais qui n'en finissent pas de se renforcer. Le week-end dernier en a été l'illustration parfaite. Je ne me souviens pas avoir été à ce point apaisé, serein, si heureux d'être là. Merci à ceux qui nous ont reçus pendant trois jours, rendant cette fin de semaine forcément inoubliable.

Il y a les amitiés naissantes mais pleines de promesses. Le plaisir de savoir l'autre "pas loin". Le plaisir d'échanger et où la barrière d'un écran d'ordinateur n'est que peu de chose finalement. Des gens rares et précieux, là encore.

Il y a les amitiés plus compliquées, davantage ancrées dans un passé quelque peu poussiéreux, mais dont on sent qu'elles pourraient renaître. Et dont on n'a surtout plus peur qu'il en soit ainsi.

Il y a enfin les amitiés qui n'ont jamais cessé d'être mais qui auront nécessité un peu de recul. Un break en quelque sorte. Et qui s'en retrouvent renforcées. Demain, pour l'un de mes amis les plus chers qui soient, ce break prendra fin et les retrouvailles n'en seront sans doute que plus significatives encore.

Et puis, au milieu de tout ça, il y a quelques screugneugneu. Ben oui, il était grand temps de justifier le titre. Pas de panique, c'est juste une histoire entre Isa, Laurent, Nath et moi. Les autres, ne cherchez même pas à comprendre, c'est impossible. Isa, Nath vient de retrouver dans son sac ce que tu sais. Paaaas bien, le Screugneugneu bis, non, non, non ! Alors, comme je suis mauvais joueur et que j'aime bien avoir le dernier mot (Screugneugneu de jeu, set et match), je viens de te précommander (en même temps que le mien, ça va sans dire...) un exemplaire de Magasin Général Tome 7 que tu devrais gracieusement recevoir chez toi aux alentours du 23 novembre. Elle est pas belle, la vie ? ;-)



mercredi 16 novembre 2011

La Gueule du Mercredi : Madeleine Stowe


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On ne peut pas dire que le terme "gueule" soit vraiment approprié pour la toujours sublime Madeleine Stowe. Joli minois serait plus avenant. Toujours est-il que ça faisait un petit bout de temps que je voulais consacrer un billet à cette ravissante et très talentueuse actrice dont on ne se remémore pas forcément le nom. Je remercie au passage mon ami DIEV d'avoir relevé le défi, très brillamment je trouve, avec une représentation longiligne du plus belle effet.



Actuellement, Madeleine Stowe est de retour au premier plan dans la série Revenge dont la première saison est en cours de diffusion aux Etats-Unis. Elle interprète Victoria Grayson, une femme de pouvoir dont le passé trouble sera mis à mal avec l'arrivée de la mystérieuse Emily Thorn (Emily VanCamp, parfaite) qui cherche à se venger de ceux qui ont détruit sa famille.



Après un départ très prometteur suivi de quelques épisodes trop classiques reposant sur une construction scénaristique un poil trop répétitive, Revenge a enfin trouvé son rythme de croisière et se révèle au final une très bonne surprise. Bref, si vous avez l'occasion d'en voir quelques épisodes en VOD ou en streaming, n'hésitez pas ! Madeleine Stowe y est épatante dans le rôle de cette femme qui semble tout contrôler et dont la carapace se fissure épisode après épisode.



Certains cinéphiles se souviendront surtout de Stowe aux côtés de Bruce Willis dans le très complexe mais foisonnant "L'armée des 12 singes" ; d'autres se rappelleront davantage de sa prestation dans "Le dernier des Mohicans". De toute façon, impossible de passer à côté tant sa filmographie reste impressionnante.

En tout cas, Madeleine Stowe garde un charme intact à plus de 53 ans. Et pour ceux qui voudraient se remémorer les diverses apparitions de l'actrice ou avoir une bio complète (but in english only), un site lui est entièrement consacré ICI.

mardi 15 novembre 2011

Le Mardi, Jean-Louis nous fait une toile

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Cette fois, c'est une oeuvre numérique que Jean-Louis nous propose. Ben oui, c'est ça les touche-à-tout... ça touche à tout ! D'ailleurs, pour rappel, c'est lui qui a signé le décor numérique de ce blog.

Comme chaque semaine, quelques mots de Jean-Louis : 
"Voici une fausse couverture de Strange d'après ce que je pense être une illustration de Jean Frisano mais je n'en suis pas sûr. Car il s'agit du médaillon qui se trouvait sur les premières couvertures du magazine Nova. J'ai d'abord dessiné le Surfer d'Argent à la main, je l'ai ensuite scanné pour le peindre numériquement avec Corel Painter. J'ai scanné les logos "Strange", "Tout en couleurs", "Collection Lug". J'ai ensuite découpé et retravaillé tout ça avec Adobe Fireworks et Adobe Illustrator. Le lettrage a été fait avec Illustrator, le cosmos avec Corel Painter et l'extension Lensflare. Pour le final, je place tous ces éléments comme il se doit pour en faire une couverture originale inédite."

Le travail numérique n'est pas ce qui m'attire le plus généralement, surtout quand je vois ce qu'il sait faire avec un vrai pinceau, mais je suis toujours admiratif de la volonté de Jean-Louis de toujours essayer de nouvelles choses, d'appréhender de nouvelles techniques, de se familiariser avec de nouveaux logiciels. En plus, c'est toujours très inspiré, très propre. Avec le même respect du matériau originel et des auteurs dont il s'inspire pour ses travaux. En plus, ici, il choisit une approche qui ne peut me laisser indifférent. Strange tout d'abord. Une révolution pour les marmots que nous étions. Des heures passées à lire et à relire ces magazines de super-héros. Et puis le choix du Surfer d'Argent qui apporte beaucoup de prestance à cette couverture.

Et puis il y a cette immensité, ce cosmos sans frontières... Superbe ici mais pas forcément évident à maîtriser en toutes circonstances... pas vrai Jean-Louis ? ;-)


lundi 14 novembre 2011

La BD du Lundi : IG Mag



Pas une BD à proprement parler ce lundi mais un véritable ouvrage de référence pour tous les passionnés de jeux vidéo ou simples amateurs qui aimeraient parfaire leurs connaissances. A l'occasion d'un Hors-Série, le deuxième de la collection, consacré à une rétrospective impressionnante des 25 ans de Zelda, je ne résiste pas au plaisir de vous parler de IG Mag, un magazine bimestriel consacré à l'univers des jeux vidéo. Il ne s'agit pas ici d'une revue de plus comme toutes celles qui fleurissent chez votre magasin de presse, bourré de tests de jeux tout juste sortis. Non, ici, on est en présence d'un ouvrage qui donne ses vrais lettres de noblesse à un genre qui vient d'entrer officiellement dans le patrimoine culturel français.

IG Mag est un livre de très grande qualité, plus de 250 pages sans pub tous les deux mois, qui revisite les jeux d'hier et d'aujourd'hui en donnant la parole à tous les intervenants qui font d'un jeu vidéo ce qu'il est. Actualité, dossiers thématiques complets, économie de l'industrie des jeux vidéo, personnalités et personnages emblématiques, studios de développement... le tout écrit de manière passionnante et véritablement ludique, avec une mise en page très inspirée. IG Mag est une revue dont on garde précieusement tous les numéros tant leur contenu est intemporel et quasi encyclopédique.

Alors oui, le prix pourrait paraître un peu élevé (8.50€) mais la qualité de l'ensemble est telle que c'est un investissement plus que conseillé. Et puis, l'absence de publicité est un choix éditorialiste qui justifie pleinement ce petit à-côté.

Allez, plus qu'une dizaine de jours avant le numéro 17 ! Cool ! ! ! .


















dimanche 13 novembre 2011

La Fiction du Dimanche : Ulysse 31, face cachée




On ne présente plus cette série d'animation franco-japonaise culte, à une époque où le très prolifique Jean Chalopin savait encore faire des dessins-animés de qualité. Très librement inspirée de l'Odyssée d'Homère, Ulysse 31 raconte les péripéties d'Ulysse au 31e siècle. Obligé de se sortir des griffes du Cyclope, Ulysse provoque la colère de Poséidon qui demande à Zeus de sévir. Dès lors, Ulysse va errer dans l'espace, à bord de l'Odysséus, son vaisseau, et chercher pendant 26 épisodes à rentrer sur la Terre. Il devra également libérer ses compagnons d'un maléfice.



Je l'ignorais mais apparemment l'Odysséus devrait son aspect en forme de mandorle... au logo de FR3 qui était son diffuseur à l'époque.



Ulysse et son fils Télémaque. Le chara-design sur les personnages est assez remarquable. Le physique d'Ulysse, son visage notamment, est un hommage appuyé des japonais envers le créateur Jean Chalopin dont la ressemblance à l'époque (il a environ 30 ans) est trop bluffante pour être le fruit du hasard.



Qui n'a pas rêvé d'avoir un petit Nono chez soi ? Il y avait même une petite Nonette qui se sacrifiera finalement pour Ulysse et les siens.



Ça avait de la gueule ces petits engins, non ? Bien pratiques pour se déplacer dans les longs couloirs de l'Odysséus.
 Thémis vient de la planète Zotra. Elle accompagne Ulysse dans son périple, le sortant souvent de mauvais pas, en attendant de pouvoir libérer son frère Noumaïos du sortilège de Zeus. Elle possède de grands pouvoirs psychiques.



Ulysse se laisse charmer par le chant des sirènes. Boaf, ça reste du poisson, non ? Vous préférez ces sirènes en liberté ou la belle sirène entravée façon Jean-Louis ?



Pour vivre heureux, vivons caché.



La navette d'Ulysse était utilisée aussi bien pour l'exploration que pour les combats. Elle pouvait se scinder en trois vaisseaux indépendants : le Dardos, l'avant de l'appareil, utilisé surtout lors de combats aériens ; l'Orbos, la partie centrale, armée d'un canon mais aussi de grosses chenilles pour l'exploration au sol, et le Virès formant la partie terminale de la navette. Elle avait donné lieu à un jouet de très belle qualité à l'époque qui s'arrache aujourd'hui à prix d'or sur les sites d'enchères. Ici, Télémaque essaie de convaincre un papillon de s'envoler pour qu'ils puissent enfin décoller.



Noumaïos, le frère, et Thémis la soeur, ne seront réunis qu'au premier et au dernier épisode.


Ca, c'est pour la partie connue. Mais ce que l'on sait moins (et qui va me permettre enfin de justifier mon titre nébuleux), c'est que Ulysse 31 a connu deux épisodes pilotes. Le second est celui que nous connaissons, avec le Cyclope et qui donnera lieu à la série. Mais auparavant, il y a eu un premier pilote, toujours avec le Cyclope, qui n'an jamais été diffusé en France... Vous allez voir, c'est pas très compliqué de comprendre pourquoi ! 



Comme dans la version connue, l'histoire commence par... eh bien oui, c'est bien Télémaque... qui fête son anniversaire. Il y a des fautes de goûts qui ne s'expliquent pas...




Wa-haaa ! Un tourniquet volant pour se déplacer, ça c'est cool ! Je veux le mêêême ! ! !



Ce qui est intéressant, ce n'est pas tant la Divinité déjà ridicule en soi mais l'alliance que l'on peut distinguer au premier plan. Si, si, croyez-moi, ça a bien la forme d'un anneau ! Et ça s'appelle l'Odysséus première version ! Mazette ! J'en suis béat d'admiration ! Trouver ça dans Les Mondes engloutis, j'aurais même pas fait attention, mais là, franchement ! 



Le sommet du bon goût, c'est quand même Ulysse 31 himself. On dirait Crâo, le père de Rahan ! Ou, au mieux, un viking... Ce qui m'échappe, c'est qu'il y ait eu plusieurs personnes qui ont dessiné tous ces personnages... et qu'on ait quand même validé le tournage de ce premier pilote ! Sans suite forcément, tu m'étonnes ! Ouf !



Télémaque (Étrange, cette coutume de mettre des bottes sur son pyjama mais enfin...), Noumaïos et Thémis qui est assez fidèle graphiquement à ce que sera son personnage dans la série. Après, quand ils sont réunis tous les trois, faut aimer le violet ! 



Télémaque fait le mort pour ne pas rentrer avec Crâo, père de Rahan, et rester avec les Cyclopes qui ont un look moins ridicule quand même.



Ah ben non, même pas... C'est moche, c'est très moche, le Cyclope façon 1ere version.



Nono est somme toute le plus fidèle au chara-design du personnage final. Il ne connait pas son bonheur !

Allez, c'est tout pour aujourd'hui ! Bonne semaine à tou(te)s !